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Guide orthodontistes 202613 minMis à jour 10 juin 2026Taux de remplacement souvent sous 25 %

Retraite de l'orthodontiste : préparer la baisse de revenus avec la CARCDSF

À 350 000 € de revenus, vous cotisez chaque année plusieurs dizaines de milliers d'euros à la CARCDSF — et non à la CARMF. Mais vos cotisations retraite sont plafonnées à 5 PASS (240 300 € en 2026), tandis que votre revenu, lui, ne l'est pas. Au-delà de ce plafond, chaque euro gagné ne crée plus aucun droit. Résultat : un taux de remplacement qui peut tomber sous 20-25 % du dernier revenu (à vérifier sur carcdsf.fr) — un décalage encore plus brutal que pour un dentiste généraliste, justement parce que vos revenus sont plus élevés. Votre vraie retraite se jouera donc sur le capital — PER, assurance-vie, immobilier et surtout cession du cabinet — pas sur la pension. Je vous montre ici d'où vient ce trou — et comment le combler avant le départ. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

BILAN RETRAITE ORTHODONTISTE 2026

Calculer votre vrai trou de pension et le combler pendant que vous facturez encore à plein régime

Audit de votre situation d'orthodontiste : estimation de votre taux de remplacement CARCDSF, dimensionnement du trou à combler, calibrage du PER 154 bis au plafond, prévoyance du geste et préparation de la cession du cabinet comme capital de sortie. Cabinet 100 % indépendant, modélisation chiffrée avec votre expert-comptable.

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TAUX DE REMPLACEMENT À 350 K€

souvent 13-25 %

PLAFOND DES COTISATIONS

5 PASS = 240 300 €

REVENU SANS AUCUN DROIT (À 350 K€)

109 700 €

PER — PLAFOND MAX 2026

88 911 € à 45 %

CAISSE DE L'ORTHODONTISTE

CARCDSF (pas la CARMF)

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LE CONSTAT·2 MIN

Le paradoxe de l'orthodontiste : beaucoup de revenu, des cotisations plafonnées

La retraite de l'orthodontiste en 30 secondes

Votre retraite obligatoire a trois étages, tous gérés par la CARCDSF (et non la CARMF) : le régime de base CNAVPL, le régime complémentaire CARCDSF et la PCV du praticien conventionné. Les deux premiers sont plafonnés à 5 PASS, soit 240 300 € en 2026, et la PCV est en partie forfaitaire. Conséquence : au-delà de 240 300 € de revenu, vous cotisez sans acquérir un seul droit de plus. Pour un orthodontiste à 350 000 €, le taux de remplacement peut tomber sous 20-25 % (à vérifier sur carcdsf.fr) — plus brutal que pour un dentiste généraliste. Le reste se comble en capitalisant à votre nom.

J'ai ce profil en rendez-vous toutes les deux ou trois semaines. Après une carrière d'orthodontiste à 25 000-30 000 € de revenu mensuel, votre première pension CARCDSF tombera, pour une carrière pleine, autour de 4 000 à 5 000 € par mois — un ordre de grandeur, pas une promesse. Ce n'est pas un montant « faible » dans l'absolu : il est dérisoire en proportion du train de vie d'un praticien qui dégage 300 000 à 400 000 € de bénéfice. La bascule tient à une seule chose : votre revenu n'a pas de plafond, vos cotisations retraite en ont un— et c'est là, précisément, que le décalage de l'orthodontiste devient vertigineux.

Prenez cette page pour ce qu'elle est : un diagnostic. On cerne pourquoi le trou se creuse, on le chiffre, puis on regarde par où le combler. Le diagnostic de fond est commun au dentiste généraliste — l'orthodontiste est un dentiste spécialiste, même caisse —, simplement en version aiguë ; pour la logique générale de la caisse, voyez le guide retraite du chirurgien-dentiste à la CARCDSF.

Déontologie : aucun montant individuel ne peut être garanti

Tous les montants de pension, valeurs de point et taux de remplacement de ce guide sont des ordres de grandeur pédagogiques, donnés au conditionnel. Votre chiffre réel se lit sur votre relevé individuel de situation (RIS) et sur carcdsf.fr. Ce qui est en revanche certain et structurel, c'est le mécanisme : le plafonnement des cotisations à 5 PASS. C'est lui, et non un chiffre précis, qui fonde tout ce diagnostic.
§ 2LA CONFUSION N°1·1 MIN

CARCDSF, pas CARMF : l'orthodontiste est un dentiste spécialiste

Une confusion revient sans cesse, autant la régler tout de suite. L'orthodontiste est un chirurgien-dentiste spécialiste qualifié en orthopédie dento-faciale (ODF). À ce titre, il relève exactement de la même caisse que le dentiste généraliste : la CARCDSF (Caisse Autonome de Retraite des Chirurgiens-Dentistes et des Sages-Femmes), section professionnelle de la CNAVPL (article L. 641-1 du Code de la sécurité sociale). Il n'existe aucune section professionnelle distincte pour les orthodontistes : mêmes trois étages, mêmes plafonds, mêmes barèmes que le dentiste.

Orthodontiste = CARCDSF, médecin = CARMF

Gardez ce repère : dentiste et orthodontiste à la CARCDSF, médecin à la CARMF. C'est tout sauf un détail : les valeurs de point, les barèmes de cotisation et les conditions de la PCV ne sont pas les mêmes d'une caisse à l'autre. Raisonner avec les chiffres de la CARMF sur un dossier d'orthodontiste, c'est se tromper sur toute la ligne. La seule différence avec un dentiste généraliste tient à votre profil de revenus, souvent bien plus élevé — ce qui rend l'écrêtement au-delà de 5 PASS encore plus marqué.

Le diagnostic est donc le même que pour un dentiste, en plus aigu. Pour la logique d'ensemble du libéral, commune à toutes les caisses (pourquoi le régime obligatoire ne suffit jamais), voyez le guide sur la retraite du libéral au-delà du régime obligatoire.

Le bon réflexe : raisonner « dentiste spécialiste »

Comme l'orthodontie ne dispose d'aucune caisse ni d'aucun barème propre, tout ce qui vaut pour un chirurgien-dentiste vaut pour vous — paramètres CARCDSF, abattements de cession, PER 154 bis. La seule variable qui change, c'est le niveau de revenu, et donc l'ampleur du décrochage. En pratique : appuyez-vous sur le cluster dentiste déjà publié (le diagnostic retraite du dentiste, le chiffrage du PER), et appliquez-le à vos chiffres à vous.
§ 3ARCHITECTURE·3 MIN

Les 3 étages de votre retraite obligatoire : base, complémentaire, PCV

Avant le décrochage, regardons comment la pension se construit. Vous relevez de la catégorie « santé » des professions libérales (article L. 640-1 du CSS), affiliée à la CNAVPL, et la CARCDSF gère pour vous trois régimes : la base, la complémentaire et, pour le praticien conventionné, la PCV. Chacun fonctionne par points — mais chacun bute sur le même plafond.

Trois étages, un même plafond : 5 PASS

Le point commun des trois régimes, c'est leur plafond d'assiette : 5 PASS, soit 240 300 € en 2026. La base CNAVPL (L. 642-1) est plafonnée à 5 PASS ; la complémentaire CARCDSF (L. 644-1) l'est aussi ; et la PCV (L. 645-1) combine une part forfaitaire (déconnectée du revenu) et une part proportionnelle elle-même plafonnée à 5 PASS. Aucun de ces étages n'est calibré sur le vrai revenu d'un orthodontiste à 350 000 €.
Les trois régimes obligatoires de l'orthodontiste (identiques au dentiste), valeurs 2026 issues de carcdsf.fr et des décrets n° 2022-1633 et n° 2025-1076. Les valeurs de point et les barèmes sont des ordres de grandeur à confirmer sur carcdsf.fr.
RégimeBase légaleCotisation 2026 (ordre de grandeur)Plafond d'assietteValeur du point
Base CNAVPL (par points)CSS L. 642-18,73 % ≤ 1 PASS / 1,87 % de 1 à 5 PASS5 PASS = 240 300 €0,6599 €
Complémentaire CARCDSFCSS L. 644-1Forfait ~3 210,60 € + ~11,35 % de 0,65 à 5 PASS5 PASS = 240 300 €≈ 31,82 € (à vérifier carcdsf.fr)
PCV (conventionnés)CSS L. 645-1 à L. 645-3Forfait ~1 663,60 € + ~0,725 % ≤ 5 PASS5 PASS = 240 300 €(à vérifier carcdsf.fr)

Un point à votre avantage : la déductibilité sans plafond

Ces trois cotisations obligatoires sont intégralement déductibles de votre bénéfice, sans plafond (BOI-BNC-BASE-40-60-50-20). À ne pas confondre avec le PER / Madelin facultatif, lui plafonné par l'article 154 bis (voir section 9) : l'un est une charge sociale obligatoire déductible, l'autre une épargne volontaire déductible dans une enveloppe limitée. Deux logiques différentes.

La PCV de l'orthodontiste : une nuance de conventionnement, mais pas de rattrapage

Un mot sur la PCV, car elle mérite une nuance propre à l'orthodontie. Cette prestation est réservée au praticien conventionné (articles L. 645-1 à L. 645-3 du CSS), et sa part forfaitaire (de l'ordre de 1 663,60 € en 2026) est complétée par l'Assurance maladie, qui finance environ les deux tiers du total. Un orthodontiste exerce dans le cadre de la convention dentaire 2023-2028 et reste, en principe, conventionné : il bénéficie donc de cette PCV cofinancée. Mais l'orthodontie comporte une part importante d'honoraires libres sur les actes d'ODF à entente directe : selon votre degré de conventionnement, la PCV peut peser plus ou moins dans votre future pension.

Quoi qu'il en soit, le constat ne change pas : la PCV est pour l'essentiel forfaitaire, donc déconnectée du revenu (un orthodontiste à 350 000 € valide les mêmes droits PCV qu'un dentiste à 100 000 €), et sa part proportionnelle (≈ 0,725 %) est elle aussi plafonnée à 5 PASS. Ce troisième étage ne « rattrape » donc jamais le plafonnement des hauts revenus. Notez enfin le vocabulaire : pour le dentiste comme pour l'orthodontiste, on parle de PCV (prestation complémentaire de vieillesse), et non d'« ASV » — terme réservé aux médecins (CARMF). Encore une raison de ne pas calquer un raisonnement de médecin sur votre dossier.

§ 4LE MÉCANISME·3 MIN

Le décrochage : à 350 000 €, 109 700 € sans aucun droit

Ce plafond, ce n'est pas de la tuyauterie technique : c'est lui qui change toute l'équation, et chez l'orthodontiste plus que partout ailleurs. Prenons un praticien à 350 000 € de bénéfice. Il cotise — et acquiert des droits — comme s'il était à 240 300 € ; la fraction de revenu au-dessus de 5 PASS, soit 109 700 €, ne génère aucun point, ni en base, ni en complémentaire. Un confrère à 240 300 € validera exactement les mêmes droits. Et la PCV, en partie forfaitaire, ne suit pas davantage le revenu.

Le décrochage de proportion à 350 000 €

Revenu d activite (BNC)                        = 350 000 EUR
Plafond d assiette base + complementaire       = 240 300 EUR (5 PASS)
Revenu SANS AUCUN DROIT de retraite            = 350 000 - 240 300
                                               = 109 700 EUR
PCV : part forfaitaire (~1 663,60 EUR) identique a 100k comme a 350k

Taux de remplacement =
   Pension annuelle CARCDSF (base + complementaire + PCV)
   --------------------------------------------------------
                    Dernier revenu d activite

Sur 350 000 € de bénéfice, 109 700 € sont cotisés (et écrêtés) sans produire le moindre droit supplémentaire en base et en complémentaire, et la part forfaitaire de la PCV est la même qu'à 100 000 €. Plus le revenu monte, plus le dénominateur grossit sans que le numérateur suive : le taux de remplacement s'effondre. Ce n'est pas une question de conjoncture, c'est arithmétique — et c'est justement pour cela que l'orthodontiste, aux revenus les plus élevés, est le plus touché.

Taux de remplacement souvent sous 20-25 % à hauts revenus

Pour un orthodontiste à hauts revenus, la seule CARCDSF se situe le plus souvent sous 20-25 % du dernier revenu (estimation sectorielle, au conditionnel, à vérifier sur carcdsf.fr) — soit nettement en dessous des 25-40 % d'un dentiste généraliste, justement parce que votre revenu est plus élevé. Et au-delà du plafonnement, le contexte n'arrange rien : les régimes par répartition sont sous pression budgétaire, et des mesures de modération des revalorisations sont régulièrement discutées en loi de financement (à confirmer pour le millésime applicable). Traduction : vous payez, sans garantie que vos droits suivent l'inflation. Un argument de plus pour une retraite capitalisée à votre nom — la seule jambe que vous maîtrisez vraiment. Reste à vérifier le chiffre exact sur votre propre relevé.
Méthode documentée

Quel est VOTRE taux de remplacement réel ?

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§ 5LA DOUBLE PEINE·2 MIN

L'usure du geste de précision : la décote que personne ne chiffre

La spécificité de l'orthodontiste face à la retraite, c'est que son outil de travail, c'est son corps : les mains et la dextérité fine, la vue (travail de précision millimétrique), le dos et les cervicales (station prolongée, troubles musculo-squelettiques). Une baisse d'acuité visuelle, un canal carpien ou une cervicalgie chronique peuvent vous empêcher d'exercer alors que vous restez « valide » au sens du droit commun. Conséquence très concrète : beaucoup de praticiens cessent avant 67 ans, non par choix, mais par contrainte physique.

Arrêter avant 67 ans = décote + années de cotisation perdues

L'âge légal de départ se situe entre 62 et 64 ans selon votre année de naissance (réforme de 2023, calendrier gelé par la LFSS 2026), mais le taux plein automatique est à 67 ans (172 trimestres requis pour le taux plein avant cet âge). Cesser plus tôt, faute de pouvoir continuer physiquement, déclenche une décote (minoration définitive par trimestre manquant, coefficient à vérifier sur carcdsf.fr) sur une carrière déjà incomplète. Le trou théorique devient alors un trou réel et précoce : c'est la double peine du geste de précision.

Le trou de 90 jours de la couverture obligatoire

Et le risque ne se limite pas à la retraite. En cas d'arrêt, la CARCDSF ne verse d'indemnités journalières qu'à compter du 91e jour. Pour un orthodontiste habitué à 25 000-30 000 €/mois, le trou de revenu commence donc bien avant la retraite, dès le premier arrêt sérieux. D'où la priorité d'une prévoyance Madelin (voir section 10) et d'une épargne anticipée dès 40-45 ans.
§ 6LE CAS CHIFFRÉ·2 MIN

Cas chiffré : Dr Léa M., 350 000 € de BNC, départ à 65 ans

Donnons-lui un nom et des chiffres. Un profil réaliste, chiffres au conditionnel comme dès qu'on touche à une pension.

Cas 1 — Dr Léa M., orthodontiste, 350 000 € de BNC, départ envisagé à 65 ans

  • Revenu d'activité : ≈ 350 000 € de bénéfice par an, soit de l'ordre de 29 000 €/mois.
  • Droits acquis : elle cotise sur une assiette plafonnée à 240 300 €. Les 109 700 € au-dessus du plafond ne rapportent aucun droit supplémentaire en base et en complémentaire ; et la part forfaitaire de la PCV est la même que pour un praticien à 100 000 €.
  • Pension obligatoire estimée (base + complémentaire + PCV cumulés, carrière pleine) : de l'ordre de 45 000 à 65 000 €/an (≈ 3 700 à 5 400 €/mois ; estimation sectorielle, à affiner sur le RIS).
  • Taux de remplacement : de l'ordre de 13 à 19 % de son dernier revenu (soit la pension estimée ci-dessus rapportée aux 350 000 € de revenu) — soit un « trou » de l'ordre de 285 000 à 305 000 €/an de revenu d'activité à compenser (avant impôt).
  • Vigilance départ anticipé : si une baisse de vue l'oblige à arrêter à 62 ans, avant le taux plein, une décote s'ajoute et le trou se creuse encore.

Comment lire ce cas

Aucun de ces montants n'est garanti : ils servent à poser l'ordre de grandeur du trou, pas à promettre un chiffre. Le vrai montant se lit sur le RIS et sur carcdsf.fr. Ce qui est certain et structurel, c'est le mécanisme du plafonnement à 5 PASS : il garantit qu'un orthodontiste à hauts revenus aura, en proportion, une pension obligatoire faible — bien plus faible, à revenu donné, que tout autre actif.

Reste la question qui compte vraiment : combien mettre de côté, et à partir de quel âge ? La capacité d'épargne d'un orthodontiste est élevée — une fois retranchés les cotisations sociales, les charges du cabinet, le renouvellement du plateau technique et l'impôt sur le revenu à 45 % —, et c'est cette capacité qu'il faut orienter vers la bonne architecture. Sujet que nous abordons côté patrimoine global dans le guide de gestion de patrimoine du chirurgien-dentiste.

§ 7LA STRATÉGIE·2 MIN

Les 4 lignes de votre capital retraite

Le diagnostic est posé. Et il a une suite : ce trou se comble. Mais pas avec le contrat qu'un commercial vous fera signer le 28 décembre : avec une architecture montée sur plusieurs années. Pour un orthodontiste, quatre lignes structurent le capital retraite, et leur poids respectif est très particulier : la cession du cabinet pèse souvent plus que tout le reste réuni.

Les 4 lignes du capital retraite de l'orthodontiste

  • 1. La cession du cabinet / des parts de SEL : souvent la plus grosse ligne du patrimoine, plusieurs centaines de milliers d'euros d'un coup (voir section 8).
  • 2. Le PER / Madelin (article 154 bis) : déduction à l'entrée, imbattable à 45 % de tranche ; jusqu'à 88 911 € déductibles en 2026 (voir section 9).
  • 3. L'immobilier : les murs du cabinet en SCI et les SCPI pour un revenu régulier (foncier nu à 17,2 % de PS).
  • 4. L'assurance-vie : liquidité, souplesse et transmission hors succession (abattement de 152 500 € par bénéficiaire, article 990 I), prélèvements sociaux maintenus à 17,2 %.
Les leviers pour combler le trou de pension de l'orthodontiste. Attention à la dualité des prélèvements sociaux 2026 (détaillée en section 8). Aucune de ces quatre lignes ne suffit seule pour un orthodontiste à 350 000 € : c'est leur combinaison, dosée sur votre trou réel, qui rétablit le revenu.
LevierAtout principalPrélèvements sociaux 2026Pour aller plus loin
Cession du cabinet / partsCapital de sortie (souvent n°1)17,2 % fonds BNC / 18,6 % parts SELvoir section 8
PER / Madelin (154 bis)Déduction à l'entrée (TMI 45 %)18,6 % sur les gains à la sortiele PER du dentiste
Immobilier / SCI murs / SCPIRevenu régulier17,2 % (foncier nu / PV immo)murs en SCI, SCPI
Assurance-vieLiquidité + transmission (990 I)17,2 % maintenul'assurance-vie

La capitalisation comble le trou, elle ne crée aucun droit CARCDSF

Une précision pour ne pas survendre. Le PER, l'assurance-vie et l'immobilier sont de la capitalisation : ils ne valident ni point ni trimestre auprès de la CARCDSF. Mieux (ou pire) : le versement PER reste dans l'assiette de vos cotisations sociales (article L. 131-6 du CSS). Vous payez moins d'impôt et vous vous constituez un capital, point : vos cotisations URSSAF / CARCDSF ne bougent pas, et vous ne validez aucun droit de plus à la caisse. La capitalisation compense la chute de pension, elle ne reconstitue pas vos droits.

Le détail — combien verser, sur quels supports, dans quel ordre — figure dans deux guides complémentaires du cluster dentiste, directement transposables à l'orthodontiste : comment compléter sa retraite face à la baisse de pension et combien un praticien économise avec un PER selon ses revenus. Pour l'étage immobilier, voyez comment détenir les murs du cabinet en SCI et le rôle des SCPI comme revenu complémentaire de retraite.

§ 8VOTRE PREMIÈRE LIGNE·3 MIN

La cession du cabinet : souvent la première ligne de votre patrimoine

Chez l'orthodontiste plus encore que chez le dentiste, la valeur de cession du cabinet ou des parts de SEL est souvent la plus grosse ligne du patrimoine — devant le PER, l'assurance-vie et l'immobilier réunis. Bien anticipée, cette cession peut représenter plusieurs années de pension d'un coup. Trois régimes de faveur cohabitent au départ en retraite, selon que vous cédez un fonds / une patientèle (en BNC) ou des parts de SEL — et la distinction est tout sauf anodine pour les prélèvements sociaux.

Les régimes de faveur de la cession-retraite (2026). Attention : le 238 quindecies exonère aussi les prélèvements sociaux pour la plus-value à long terme (≤ 500 000 €), alors que le 151 septies A et le 150-0 D ter les laissent dus (respectivement 17,2 % et 18,6 %). Le mécanisme complet est détaillé dans le guide sur la cession du cabinet au départ en retraite.
RégimeArticlePortéeImpôt sur le revenuPrélèvements sociaux 2026
Cession clientèle / fonds BNC151 septies AExonération d'IR (départ retraite)ExonéréDus — 17,2 %
Cession d'activité (valeur)238 quindeciesTotale < 500 000 €, dégressive jusqu'à 1 M€ExonéréExonérés (PV à long terme, ≤ 500 000 €)
Cession de parts de SEL150-0 D terAbattement fixe de 500 000 €AbattuDus — 18,6 %

Le piège : l'abattement ne couvre que l'IR, jamais les prélèvements sociaux

Avec le 150-0 D ter (parts de SEL) comme avec le 151 septies A (fonds BNC), l'exonération porte sur l'impôt sur le revenu seulement et les prélèvements sociaux restent dus — c'est là que la dualité 2026 mord : 17,2 % au titre du 151 septies A (plus-value professionnelle d'un fonds ou d'une patientèle BNC), mais 18,6 % au titre du 150-0 D ter (plus-value de parts de SEL). Ne jamais écrire « 151 septies A = 18,6 % » : confondre les deux, c'est se tromper de plusieurs milliers d'euros. Exception notable : le 238 quindecies exonère à la fois l'IR et les prélèvements sociaux sur la plus-value à long terme tant que la valeur cédée reste ≤ 500 000 € — d'où l'intérêt d'arbitrer le bon régime.

Cas 2 — Dr Karim D., en SELARL, cession des parts à 65 ans

Dr Karim D. cède ses parts de SELARL en partant en retraite, avec une plus-value de 500 000 €. Grâce au 150-0 D ter, l'abattement fixe de 500 000 € ramène la plus-value imposable à l'IR à 0 €. Mais les prélèvements sociaux de 18,6 % portent sur les 500 000 € entiers, soit 93 000 € — l'abattement ne les couvre pas. Net mobilisable : de l'ordre de 407 000 € de capital retraite, à réinvestir (assurance-vie, SCPI). Garde-fou : s'il avait cédé un fonds / une patientèle en BNC (151 septies A) plutôt que des parts, les PS auraient été à 17,2 % (soit 86 000 €), et non 18,6 %.

Conditions et jurisprudence à anticiper

Ces régimes ne s'improvisent pas : ils supposent une activité (et, pour les parts, une direction) d'au moins 5 ans, et une cessation des fonctions + liquidation des droits à retraite dans les 24 mois entourant la cession. Le Conseil d'État a précisé que ces deux événements s'apprécient séparément, dans une fenêtre de 4 ans (24 mois avant à 24 mois après la cession, CE 16 octobre 2019, n° 417364), ce qui assouplit le calendrier. Attention en revanche à la rémunération de direction en SELARL : une sous-rémunération avant la cession peut faire perdre l'abattement (CE 7 mai 2025, n° 491635, qui compare aux cinq rémunérations les plus élevées de la société). Le 150-0 D ter est prorogé jusqu'au 31 décembre 2031. L'année de cession, surveillez aussi votre revenu fiscal de référence (CEHR de l'article 223 sexies, CDHR de l'article 224) : une grosse plus-value peut vous y exposer.

Le mécanisme complet de la cession — calcul de l'assiette, articulation des régimes, calendrier des 24 mois, rôle d'une SPFPL — est détaillé dans le guide céder son cabinet et exonérer la plus-value (238 quindecies, 151 septies A, 150-0 D ter), et, pour l'abattement de 500 000 € au départ en retraite, dans le guide céder son cabinet au départ en retraite. Si vous exercez en société, voyez aussi le rôle de la SPFPL pour détenir vos parts et préparer la sortie.

§ 9LE LEVIER N°1·3 MIN

Le PER au plafond : déduire jusqu'à 88 911 € à 45 % de tranche

À côté de la cession, le levier le plus rentable de l'orthodontiste pendant qu'il facture, c'est le PER / Madelin. À 45 % de tranche marginale, chaque euro versé et déduit vous fait économiser 45 centimes d'impôt immédiatement : ni l'assurance-vie, ni le compte-titres, ni l'immobilier ne vous rendent ces 45 centimes à l'entrée. Et avec un bénéfice élevé, l'orthodontiste atteint le plafond maximal du dispositif.

Plafond PER / Madelin 2026 d'un orthodontiste (article 154 bis)

Plafond = 10 % du benefice (<= 8 PASS)
        + 15 % de la fraction de benefice entre 1 et 8 PASS

Benefice = 350 000 EUR (PASS 2026 = 48 060 EUR ; 8 PASS = 384 480 EUR)

10 % x 350 000                       = 35 000 EUR
15 % x (350 000 - 48 060)            = 15 % x 301 940 = 45 291 EUR
------------------------------------------------------------------
Plafond PER ortho 350k               ~ 80 291 EUR
(plafond maximal absolu 2026         =  88 911 EUR, des 384 480 EUR de benefice)

Economie d IR a 45 % sur 80 291 EUR  ~ 36 131 EUR

Le plafond se calcule sur le bénéfice imposable. À 350 000 € de BNC, l'orthodontiste peut déduire de l'ordre de 80 291 €, et jusqu'au maximum absolu de 88 911 € s'il atteint 8 PASS (384 480 €) de bénéfice. À 45 % de tranche, l'économie d'impôt sur le revenu approche 36 000 € pour une seule année — un calcul à affiner selon votre RFR (effets de seuil CEHR / CDHR) et votre capacité d'épargne réelle.

Un double effet : moins d'impôt à l'entrée, moins de RFR

Au-delà de l'économie d'IR, le versement PER réduit votre revenu net imposable, donc votre revenu fiscal de référence : c'est un levier pour atténuer la CEHR (article 223 sexies) et la CDHR (article 224), deux contributions qu'un orthodontiste à 350 000 € déclenche presque toujours. Le détail de ces optimisations figure dans les guides défiscalisation de l'orthodontiste et optimisation fiscale au-delà de 300 000 € de CA.

Les trois limites du PER, à connaître avant de verser

Pour ne rien survendre : (1) le PER ne crée aucun droit CARCDSF et reste dans l'assiette de vos cotisations sociales (article L. 131-6 du CSS) ; (2) il est bloqué jusqu'à la retraite (sauf cas de déblocage anticipé légaux), d'où l'intérêt d'y adosser une assurance-vie pour la liquidité ; (3) à la sortie, les versements déduits sont réintégrés au barème de l'IR (sans l'abattement de 10 % des pensions) et les gains supportent le PFU à 31,4 %, dont 18,6 % de prélèvements sociaux (dualité 2026). Le PER reste gagnant si votre tranche baisse à la retraite — ce qui est précisément le cas d'un orthodontiste, vu le décrochage de revenu — mais cela se modélise.

Le chiffrage précis du gain selon votre bénéfice est détaillé dans le guide combien un praticien économise avec un PER selon ses revenus, et le fonctionnement général de l'enveloppe dans le guide complet du Plan d'épargne retraite. Pour l'étage liquidité et transmission, voyez l' assurance-vie comme complément de revenu et outil de transmission.

§ 10AVANT D'ÉPARGNER·2 MIN

Avant d'épargner, sécurisez l'invalidité : la priorité de l'orthodontiste

Préparer sa retraite suppose d'abord de protéger la machine à générer du revenu — c'est-à-dire vous. Pour un orthodontiste, le risque numéro un n'est pas le décès : c'est l'invalidité partielle (vue, main, dos) qui empêche le geste de précision sans rendre invalide au sens du droit commun. Sans prévoyance complémentaire, le trou de revenu commence dès le premier arrêt, pas à la retraite.

La prévoyance Madelin : prioritaire, et déductible

La couverture obligatoire de la CARCDSF est trouée (indemnités journalières à compter du 91e jour seulement). Une prévoyance Madelin à barème professionnel (article 154 bis) comble ce trou : invalidité, incapacité d'exercer le métier, décès — avec des cotisations déductibles (de l'ordre de 7 % du PASS + 3,75 % du bénéfice, dans une limite d'environ 11 534 € en 2026, enveloppe distincte du volet retraite). À calibrer avant de maximiser le PER. Le détail : sécuriser sa prévoyance Madelin avant d'épargner pour la retraite.

Pourquoi la prévoyance passe avant l'épargne retraite

La logique est simple : un PER bien doté ne sert à rien si un accident vous prive de revenu à 52 ans et vous force à le débloquer par anticipation, dans de mauvaises conditions. D'où la règle qu'on applique à chaque dossier d'orthodontiste : la prévoyance du geste avant le PER. Une baisse de vue à 52 ans, et c'est le PER qu'on casse en catastrophe pour vivre — exactement ce qu'on cherchait à éviter.
§ 11PASSER À L'ACTION·2 MIN

Quand commencer ? Votre feuille de route par âge

En capitalisation, c'est le nombre d'années qui compte, plus encore que la mise de départ : l'orthodontiste qui ouvre son PER à 42 ans verse trois à quatre fois moins par mois, pour le même capital, que s'il s'y met à 58 ans — et il traverse deux ou trois cycles de marché au lieu d'un seul. Voici une feuille de route par tranche d'âge.

Note de méthode : ce que valent (et ne valent pas) les projections

Toute projection de capital retraite repose sur une hypothèse de rendement. Or les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et un PER comme une assurance-vie en unités de compte ou un investissement immobilier comportent un risque de perte en capital. Les ordres de grandeur de ce guide servent à dimensionner l'effort, pas à promettre un résultat. La règle prudente : hypothèses conservatrices, diversification des enveloppes, et révision du plan tous les deux à trois ans avec votre conseiller. Le seul élément vraiment certain de ce dossier reste le mécanisme du plafonnement à 5 PASS : c'est lui qui justifie d'agir, quel que soit le rendement retenu.

40-50 ans : poser les fondations

Sécurisez d'abord la prévoyance Madelin du geste, ouvrez un PER et versez au plus haut de votre plafond (jusqu'à 88 911 €), prenez date sur une assurance-vie (l'antériorité fiscale se construit tôt) et envisagez la détention des murs du cabinet en SCI. À cet âge, chaque euro capitalisé travaille quinze à vingt-cinq ans : c'est le moment le plus rentable.

50-60 ans : structurer

Densifiez le PER, structurez la SEL / SPFPL en réservoir d'épargne si vous exercez en société, et commencez à préparer l'architecture de cession : le 150-0 D ter et le 151 septies A exigent de l'anticipation (conditions des 5 ans, calendrier des 24 mois, rémunération de direction normale). C'est aussi l'âge où l'on arbitre le poids respectif du capital et du revenu locatif visés à la retraite.

60-65 ans : déclencher au bon moment

Calez votre départ sur le taux plein automatique à 67 ans dès lors que votre carrière est incomplète (il annule la décote), déclenchez la cession dans la fenêtre des 24 mois, et tenez compte de l'usure physique : si le geste devient difficile, organisez la sortie pendant que vous choisissez encore le calendrier — plutôt que de la subir, décote comprise, sur un arrêt imposé par la vue ou le dos.

Le bon réflexe : partir du trou, pas du produit

Le bon montant d'épargne ne se devine pas, il se calcule. On part de votre trou annuel réel (lu sur le RIS), on en déduit le capital à viser, et seulement après on choisit les enveloppes — en validant l'assiette sociale des versements avec votre expert-comptable. C'est tout l'inverse du PER souscrit en décembre pour faire baisser l'impôt de l'année, sans qu'on ait jamais regardé votre RIS.
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Pour aller plus loin : le guide compléter sa retraite face à la baisse de pension déroule les solutions en détail, et celui sur la retraite du libéral au-delà du régime obligatoire replace le sujet dans le cadre commun à toutes les professions libérales.

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Sources et références légales

  • Les trois régimes obligatoires de l'orthodontiste (CARCDSF, comme le dentiste)

    Art. L. 640-1 CSS (affiliation des chirurgiens-dentistes, spécialistes ODF compris, à l'organisation autonome d'assurance vieillesse). Art. L. 641-1 CSS (la CARCDSF est la section des chirurgiens-dentistes et des sages-femmes, jamais la CARMF, qui est la caisse des médecins). Art. L. 642-1 CSS (régime de base par points, plafonné à 5 PASS = 240 300 € en 2026). Art. L. 644-1 CSS (régime complémentaire CARCDSF, forfait ~3 210,60 € + 11,35 %, plafonné à 5 PASS). Art. L. 645-1 à L. 645-3 CSS (PCV du praticien conventionné, part forfaitaire ~1 663,60 € + 0,725 %, cofinancée par l'Assurance maladie). Décrets n° 2022-1633 du 23/12/2022 et n° 2025-1076 du 10/11/2025 (paramètres 2026). Convention nationale des chirurgiens-dentistes 2023-2028. Valeurs de point et de cotisation 2026 à confirmer sur carcdsf.fr.

  • Âge, taux plein et décote

    Loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 (réforme des retraites) : âge légal porté progressivement de 62 à 64 ans, taux plein automatique maintenu à 67 ans (172 trimestres pour le taux plein avant cet âge). Calendrier de l'âge légal gelé par la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025). Le coefficient exact de décote par trimestre manquant est à vérifier sur carcdsf.fr.

  • Combler le trou : PER, assurance-vie, fiscalité 2026

    Art. 154 bis CGI (déduction PER / Madelin du bénéfice : 10 % + 15 %, plancher 4 806 €, maximum 88 911 € en 2026 ; volet prévoyance distinct ~11 534 € ; le PER ne crée aucun droit CARCDSF et reste dans l'assiette des cotisations sociales, art. L. 131-6 CSS). Art. 163 quatervicies CGI (report des plafonds). Art. 990 I CGI (assurance-vie, abattement de 152 500 € par bénéficiaire) et 757 B CGI (30 500 € après 70 ans). BOI-IR-BASE-20-50-20 et BOI-BNC-BASE-40-60-50-20 (cotisations obligatoires déductibles sans limitation). Art. 197 CGI (barème IR, TMI 45 %), 223 sexies (CEHR) et 224 CGI (CDHR, reconduite par la LF 2026).

  • Le cabinet comme capital retraite et la dualité des prélèvements sociaux 2026

    Art. 150-0 D ter CGI (abattement fixe de 500 000 € sur la plus-value de cession de parts de SEL du dirigeant partant en retraite : IR seul, PS 18,6 % dus ; dispositif prorogé jusqu'au 31/12/2031). Art. 151 septies A CGI (exonération d'IR de la plus-value professionnelle au départ en retraite — fonds / patientèle BNC —, PS 17,2 % dus). Art. 238 quindecies CGI (exonération totale jusqu'à 500 000 € de valeur, dégressive jusqu'à 1 000 000 € — couvre aussi les PS sur la plus-value à long terme), 151 nonies (le support, IR ou IS, détermine le régime) et 150-0 B ter (apport-cession à une SPFPL). Conditions communes : activité et direction ≥ 5 ans, cessation et liquidation des droits à retraite dans 24 mois. CE 16/10/2019 n° 417364 (fenêtre de 4 ans) et CE 07/05/2025 n° 491635 (rémunération normale). LFSS 2026 (loi n° 2025-1403) : dualité PS 18,6 % (parts de SEL, PER) / 17,2 % (fonds BNC au titre du 151 septies A, assurance-vie, foncier).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Les montants de pension, valeurs de point, taux de remplacement et coefficients de décote cités sont des ordres de grandeur sectoriels, donnés à titre purement pédagogique : aucun montant individuel ne peut être garanti, et votre situation réelle figure sur votre relevé individuel de situation (RIS) et sur carcdsf.fr. Les paramètres 2026 de la CARCDSF (cotisations, valeurs de point, conditions de la PCV) sont à confirmer à la source, de même que le degré de conventionnement propre à votre activité d'orthodontie. Les cas chiffrés sont des illustrations aux taux 2026, à recalculer pour votre dossier. Toute structuration (PER, assurance-vie, cession du cabinet, SELARL / SPFPL) doit faire l'objet d'une étude individualisée, validée avec votre expert-comptable et, le cas échéant, le conseil de l'Ordre national des chirurgiens-dentistes (ONCD). Les chiffres et taux sont à jour au 10 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF / LFSS annuelles, doctrine, jurisprudence). Les investissements en immobilier et sur un PER comportent un risque de perte en capital.

Foire aux questions

Tout sur la retraite de l'orthodontiste à la CARCDSF Taux de remplacement, PCV, plafond 5 PASS, PER au plafond et capital de sortie.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous avec des orthodontistes : la CARCDSF (et pas la CARMF), le plafonnement à 5 PASS, le taux de remplacement réel d'un très haut revenu, le rôle de la PCV, le PER au plafond et la cession du cabinet comme capital de sortie. Réponses sourcées et à jour 2026.