Le verdict en 30 secondes
Ce qu'il faut retenir en une minute
- Aucun statut ne gagne dans l'absolu. Le bon choix dépend de votre besoin de revenu, de votre besoin de protection et de votre volonté de capitaliser — pas d'un seuil magique de chiffre d'affaires.
- Le point décisif, ce sont les dividendes. En SASU, ils ne sont jamais cotisés (PFU 31,4 %). En EURL à l'IS, la fraction au-delà de 10 % du capital est réintégrée dans les cotisations TNS (art. L. 131-6 CSS).
- Le régime social oppose deux mondes. SASU = président assimilé salarié (≈ 75-82 % de charges, meilleure protection, retraite CNAV + AGIRC-ARRCO). EURL = gérant TNS (≈ 40-45 %, protection plus légère). Aucun des deux n'ouvre le chômage.
- L'EURL est plus souple sur l'IR/IS (IR par défaut, option IS réversible 5 ans) et coûte un peu moins cher à gérer. Sans rémunération, elle garde une cotisation minimale (≈ 1 100-1 200 €/an) là où la SASU est à 0 €.
- Garde-fou : consultant et freelance ne sont pas réglementés → ni SEL, ni SPFPL, ni CIPAV. La holding éventuelle est de droit commun.
« SASU ou EURL ? » : c'est la première vraie décision quand on quitte la micro-entreprise pour passer en société — et celle qui pèse le plus lourd sur votre net en poche. Entre les deux, l'écart de charges sociales se compte en dizaines de points (≈ 40-45 % en EURL contre ≈ 75-82 % en SASU), et un seul réflexe de débutant — créer son EURL au capital de 1 000 € en comptant sur les dividendes — peut transformer 29 900 € de dividendes en revenu cotiséau lieu de PFU. C'est aussi le terrain des raccourcis (« la SASU, c'est mieux pour les dividendes » ; « l'EURL, c'est moins de charges ») : deux phrases qu'on entend partout, vraies juste assez pour vous faire prendre la mauvaise décision.
Ce guide pose le comparatif frontal, axe par axe, pour un consultant ou un freelance — activité de conseil, prestation intellectuelle, développement informatique — qui vise des revenus élevés (TMI 41-45 %) et souvent irréguliers. À la sortie, vous saurez quel statut correspond à votre profil, ce que coûte chaque erreur, et dans quel ordre enchaîner les leviers une fois le statut choisi.
| Votre profil | Statut souvent adapté | Pourquoi |
|---|---|---|
| Je veux un revenu régulier et des charges contenues | EURL (gérant TNS) | Cotisations ≈ 40-45 %, gestion plus simple, IR/IS souple |
| Je veux capitaliser et sortir surtout des dividendes | SASU (président assimilé salarié) | Dividendes jamais cotisés (PFU 31,4 %), pas de seuil des 10 % |
| Je démarre, parfois en déficit ou TMI faible | EURL à l'IR | Transparence fiscale, bascule IS quand le résultat décolle |
Une précision de périmètre : cette page est le comparatif de décision du statut. Si vous êtes encore en micro et que vous cherchez la vue d'ensemble (micro, EI, société, leviers), partez du hub optimisation fiscale du consultant indépendant. Et une fois en SASU, l'arbitrage fin entre salaire et dividendes est traité dans consultant en SASU : salaire ou dividendes.
EURL et SASU : ce que recouvre chaque sigle
Avant de comparer, posons précisément ce que sont ces deux structures, car tout le reste en découle — surtout le statut social du dirigeant, qui est la véritable ligne de partage.
EURL — gérant TNS, IR par défaut
L'EURL est une SARL à associé unique (art. L. 223-1 s. du Code de commerce). Le gérant, lorsqu'il est l'associé unique, est travailleur non salarié (TNS) : il relève de la Sécurité sociale des indépendants (SSI). Côté fiscal, l'EURL d'une personne physique est à l'impôt sur le revenu par défaut (transparence, art. 8 CGI), avec une option possible — et réversible 5 ans — pour l'IS.
SASU — président assimilé salarié, IS de plein droit
La SASU est une SAS à associé unique (art. L. 227-1 s. du Code de commerce). Le président est assimilé salarié (art. L. 311-3, 23° CSS) : il relève du régime général (CNAV + AGIRC-ARRCO), sans assurance chômage. La SASU est à l'impôt sur les sociétés de plein droit (art. 206 CGI), avec une option IR temporaire de 5 exercices maximum (art. 239 bis AB CGI).
Garde-fou : vous n'êtes pas une profession réglementée
BNC ou BIC ? Le plus souvent BNC
Le comparatif sur 5 axes
La photo d'ensemble tient en quelques lignes. Cinq axes suffisent à trancher la quasi-totalité des situations. Gardez en tête la logique générale : la SASU coûte plus cher en charges mais protège mieux et traite mieux les dividendes ; l'EURL est plus économique et plus souple, mais sa protection est plus légère et ses dividendes sont bornés par la règle des 10 %.
| Axe | SASU (président assimilé salarié) | EURL (gérant TNS) |
|---|---|---|
| 1 · Régime social | Régime général : CNAV + AGIRC-ARRCO, prévoyance ; ≈ 75-82 % de charges ; pas de chômage | SSI (indépendants) ; ≈ 40-45 % de charges ; protection plus légère ; jamais CIPAV |
| 2 · Dividendes | Jamais cotisés → PFU 31,4 % | Fraction > 10 % du capital cotisée TNS (art. L. 131-6 CSS) ; ≤ 10 % → PFU 31,4 % |
| 3 · Fiscalité IR/IS | IS de plein droit ; option IR 5 ans max (art. 239 bis AB) | IR par défaut (art. 8) ; option IS réversible 5 ans → plus souple |
| 4 · Cotisation minimale | 0 € si aucune rémunération | ≈ 1 100-1 200 €/an même sans rémunération |
| 5 · Coût / simplicité | Fiche de paie, suivi salarié : un peu plus lourd | Gestion sociale plus légère, un peu moins chère |
À retenir
Ce qu'il faut vraiment comprendre
- Les charges plus élevées de la SASU ne sont pas une perte : elles achètent de la protection (meilleure retraite, prévoyance) et un pilotage (dividendes non cotisés).
- Les charges plus faibles de l'EURL ont une contrepartie : moins de droits et un plafond de dividendes (les 10 % du capital) au-delà duquel on cotise comme sur du revenu.
- Le bon arbitrage se joue sur la part que vous comptez sortir en dividendes et sur votre besoin de couverture sociale.
Axe 2 — Dividendes : le piège des 10 % en EURL
On arrive au point qui fait basculer la plupart des freelances à gros TJM vers la SASU. « Je me verserai des dividendes, ça ne coûte que le PFU. » Cette phrase est vraie en SASU, et fausse en EURL à l'IS.
En SASU, le président n'est pas un travailleur non salarié : ses dividendes ne supportent aucune cotisation sociale, quel que soit leur montant. Ils sont taxés au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %(12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la LFSS 2026). C'est tout.
En EURL à l'IS, le gérant est TNS, et c'est là qu'intervient la fameuse règle des 10 % (article L. 131-6 CSS, issu de la loi 2012-1404). La fraction de dividendes qui dépasse 10 % du capital social, des primes d'émission et du solde moyen du compte courant d'associé est réintégrée dans l'assiette des cotisations TNS, en plus de l'impôt.
La règle des 10 % en EURL à l'IS (art. L. 131-6 CSS)
Dividendes versés au gérant associé unique (TNS) :
• Fraction ≤ 10 % de (capital social
+ primes d'émission + solde moyen du CCA)
→ PFU 31,4 % (pas de cotisations TNS)
• Fraction > 10 %
→ réintégrée dans l'assiette des COTISATIONS TNS
(≈ 40-45 %), EN PLUS de l'impôt
EN SASU : aucune de ces lignes ne s'applique
→ dividendes 100 % au PFU 31,4 %CCA = compte courant d'associé. Le seuil se calcule sur le capital, PAS sur le montant du dividende. L'abattement de 40 % (option barème) ne réduit pas l'assiette des cotisations TNS.
Le piège du capital faible
Pourquoi c'est l'argument central de la SASU
Axe 3 — IR ou IS : la souplesse de l'EURL
Côté impôt, c'est l'EURL qui laisse le plus de marge de manœuvre. Par défaut, l'EURL d'une personne physique est transparente : son bénéfice (en général en BNC pour une activité de conseil) est imposé directement entre les mains de l'associé à l'impôt sur le revenu (article 8 CGI). On peut opter pour l'IS — et cette option est réversible pendant cinq exercices(loi de finances pour 2019, décret 2019-654 du 27 juin 2019) avant de devenir définitive. Pour quelqu'un qui se lance, ça change la donne : on reste à l'IR tant que c'est gagnant (déficit, TMI faible), puis on bascule à l'IS le jour où l'on veut capitaliser.
La SASU, elle, est à l'IS de plein droit (article 206 CGI). Elle peut opter pour l'IR, mais seulement à titre temporaire — cinq exercices maximum, non renouvelables (article 239 bis AB CGI). En pratique, la SASU est donc « câblée IS », ce qui colle bien à une logique de capitalisation, mais offre moins de jeu au démarrage.
| Barème IR 2026 (art. 197 CGI) | Taux | IS PME (art. 219 I-b) | Taux |
|---|---|---|---|
| Tranches basses | 0 / 11 % | Bénéfice ≤ 42 500 € | 15 % |
| Tranche médiane | 30 % | Bénéfice > 42 500 € | 25 % |
| Tranches hautes (TMI cible) | 41 / 45 % | — | — |
Côté rémunération du dirigeant, les deux statuts sont, eux, alignés sur un point : l'abattement de 10 %. La rémunération du président de SASU est imposée en traitements et salaires (abattement de 10 % du salarié). Celle du gérant d'EURL à l'IS relève de l'article 62 CGI, mais avec le même abattement de 10 % (ou les frais réels). Aucun des deux ne subit donc le régime particulier des sociétés d'exercice libéral.
Quand l'IR transparent bat l'IS : le réflexe du démarrage
Le séisme « rémunération en BNC » ne vous concerne pas
Axe 4 — Cotisation minimale sans activité
Sur le papier, l'écart est anecdotique. Mais pour un freelance qui alterne une année à 140 000 € et une année à 20 000 €, il devient un vrai sujet. La question est simple : combien me coûte la structure les années où je ne me verse rien ?
| Situation | SASU (président) | EURL (gérant TNS) |
|---|---|---|
| Aucune rémunération sur l'année | 0 € de cotisation | ≈ 1 100-1 200 €/an minimum |
| Droits acquis dans ce cas | Aucun (logique : pas de revenu) | Quelques trimestres de retraite de base |
| Conséquence pour un revenu en dents de scie | Souplesse maximale : on ne paie rien les années sans revenu | Plancher de charges à provisionner chaque année |
Concrètement, le président de SASU qui ne se verse aucune rémunération une année ne paie aucune cotisation sociale (en contrepartie, il n'acquiert aucun droit cette année-là). Le gérant d'EURL, lui, reste TNS : même sans revenu, il doit des cotisations minimales, de l'ordre de 1 100 à 1 200 € par an. Pour un freelance qui veut pouvoir « mettre l'activité en pause » sans frais sociaux, la SASU a un avantage net.
À combiner avec une stratégie de lissage
Axe 5 — Coût et simplicité de gestion
Reste la question qu'on nous pose toujours en fin de rendez-vous : « et c'est lourd à gérer, une SASU ? » L'EURL est un peu plus simple et un peu moins chère à gérer au quotidien. Le régime TNS évite les bulletins de paie mensuels et les déclarations sociales d'un salarié : la gestion sociale est plus légère. La SASU implique, dès que le président se rémunère, une fiche de paie et un suivi URSSAF de salarié, donc un peu plus de travail comptable — comptez de l'ordre de 600 à 1 200 € de comptabilité en plus par an pour la paie du président [à affiner avec votre expert-comptable].
Ne laissez pas la paperasse décider à votre place
Cas chiffré : un consultant à 100 000 €
Prenons un consultant qui dégage 100 000 € de résultat avant rémunération et IS, TMI à 41 %, célibataire. Trois profils, trois stratégies — pour montrer qu'à bénéfice identique, le bon statut dépend de l'usage du revenu, pas du chiffre. Les montants sont des ordres de grandeur pédagogiques, volontairement simplifiés ; ils n'ont pas valeur de simulation.
Cas 1 · Sarah · consultante management · revenu régulier
Sarah — l'EURL pour un revenu stable et des charges contenues
Sarah a besoin d'un revenu régulier d'environ 70 000 € par an pour vivre, et n'envisage pas de capitaliser beaucoup dans la société.
En EURL : elle se verse une rémunération de gérant (art. 62 CGI), chargée au régime TNS (≈ 40-45 %). À ce niveau de revenu consommé, le statut TNS limite les charges et la gestion reste simple. Le faible reliquat de dividendes, calibré sous le seuil de 10 % du capital, sort au PFU 31,4 %.
Verdict : pour un revenu régulier intégralement consommé, l'EURL TNS est souvent la plus efficace — charges plus basses, simplicité, IR/IS souple. La protection plus légère se complète par un PER et un Madelin.
Cas 2 · Marc · freelance IT fort TJM · capitalisation
Marc — la SASU pour capitaliser via les dividendes
Marc facture un TJM élevé, vit avec ~45 000 € et veut conserver le reste pour investir (placements, immobilier, holding).
En SASU : il se verse un salaire modéré mais suffisant pour ouvrir des droits, la société paie l'IS (15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà), et le reste est conservé puis sorti en dividendes non cotisés(PFU 31,4 %). En EURL, ces mêmes dividendes auraient déclenché les cotisations TNS au-delà de 10 % du capital : l'avantage de la SASU est ici net.
Bilan pour Marc : tant qu'il capitalise, la SASU lui fait gagner sur les dividendes ce qu'elle lui coûte en charges. Le dosage précis salaire/dividendes — et le placement de la trésorerie conservée — sont traités dans salaire ou dividendes en SASU et placer la trésorerie de sa SASU.
Cas 3 · Inès · démarrage, parfois en déficit
Inès — l'EURL à l'IR pour absorber les débuts
Inès lance son activité de conseil. La première année est juste à l'équilibre, voire déficitaire après investissements.
En EURL à l'IR : le résultat (et l'éventuel déficit BNC) est imputé directement sur son revenu global (article 8 CGI), ce qui peut réduire son impôt global les années faibles. Quand le résultat décolle, elle opte pour l'IS— option réversible pendant cinq exercices — pour passer en logique de capitalisation. La SASU, à l'IS de plein droit, n'offrirait pas cette transparence au démarrage.
Pour Inès :au démarrage, l'EURL à l'IR est la plus souple. On rebascule vers l'IS, voire vers une SASU, quand la stratégie change.
Lecture chiffrée : le même dividende de 30 000 €, deux mondes
Note de méthode : aucun statut ne gagne dans l'absolu
SASU ou EURL : quel est VOTRE net en poche ?
Un CGP indépendant modélise votre cas — niveau de revenu, part en dividendes, besoin de protection, capital — et chiffre le net annuel de chaque statut, charges, impôt et droits acquis inclus.
La grille de décision
Si vous deviez trancher en trois lignes, les voici. La grille condense tout ce qui précède en règles de décision lisibles.
| Votre situation dominante | Statut recommandé | Raison principale |
|---|---|---|
| Vous voulez surtout des dividendes et capitaliser | SASU | Dividendes jamais cotisés (PFU 31,4 %), pas de seuil des 10 %, logique IS |
| Vous voulez un revenu régulier et une protection TNS bon marché | EURL (TNS) | Charges ≈ 40-45 %, gestion simple, cotisation cohérente avec un revenu consommé |
| Vous démarrez, parfois en déficit ou TMI faible | EURL à l'IR | Transparence fiscale (art. 8), bascule IS réversible quand le résultat monte |
| Revenus très irréguliers, années « off » possibles | SASU | 0 € de cotisation les années sans rémunération vs plancher TNS en EURL |
Pour trancher en une phrase
Après le choix : la stratégie patrimoniale
Une fois les statuts signés, le vrai travail patrimonial commence : que faire du revenu que vous ne consommez pas ? C'est là que le statut prend tout son sens, surtout en SASU où l'on peut conserver du résultat dans la société.
| Levier | Ce que ça apporte | Le guide dédié |
|---|---|---|
| PER (article 154 bis / 163 quatervicies CGI) | Déduire à la TMI (41-45 %) les années record, jusqu'à 88 911 € en 2026 selon le cadre | PER freelance : transformer une année record |
| Trésorerie de société placée | Faire travailler le résultat conservé à l'IS plutôt que de tout distribuer | Trésorerie qui dort dans votre SASU |
| Placement du surplus personnel | Investir le revenu net une fois sorti (assurance-vie, SCPI, immobilier) | Freelance à hauts revenus : où investir |
| Holding de droit commun | Remonter les dividendes (mère-fille, art. 145/216 CGI), préparer une cession | Holding patrimoniale |
| Lissage des revenus irréguliers | Étaler la charge fiscale et sociale des années en dents de scie | Freelance aux revenus irréguliers |
Le point d'attention transverse à connaître : la dualité des prélèvements sociaux 2026. Depuis la LFSS 2026, les dividendes supportent 18,6 % de PS (PFU global 31,4 %), tandis que l'assurance-vie, les contrats de capitalisation et les revenus fonciers d'une SCI à l'IR restent à 17,2 %. C'est l'une des raisons qui rendent le placement de la trésorerie de société souvent plus efficace que la distribution immédiate. Et c'est aussi pourquoi le PER, déductible à la TMI, reste l'un des leviers les plus puissants pour un indépendant à hauts revenus.
Le choix de structure s'inscrit dans une séquence
Comment nous abordons ce choix en cabinet
Choisir la bonne structure, puis bâtir la suite
Audit indépendant : on compare SASU et EURL sur votre cas réel, on choisit le statut adapté, puis on enchaîne sur l'arbitrage salaire/dividendes, le PER, la trésorerie et le placement du surplus. Une vision globale et chiffrée.
Les erreurs fréquentes à éviter
Voici les cinq erreurs qu'on retrouve le plus souvent quand un consultant arrive avec une structure déjà créée « sur les conseils d'un forum ». Les éviter vaut souvent plusieurs milliers d'euros par an.
Mémo express
Les 5 erreurs les plus coûteuses
- Créer une EURL au capital de 1 000 € et compter sur les dividendes. Le seuil des 10 % vaut alors 100 € : quasiment tout le dividende est cotisé. Si la stratégie est « dividendes », c'est la SASU qu'il faut, ou une EURL nettement mieux capitalisée.
- Croire que les dividendes coûtent 17,2 % de PS. Non : depuis la LFSS 2026, les dividendes supportent 18,6 % de PS (PFU 31,4 %). Le 17,2 % ne concerne que l'assurance-vie, la capitalisation et les revenus fonciers.
- Ne pas provisionner les cotisations sociales. En SASU comme en EURL, les charges se régularisent : un freelance qui dépense tout son brut se retrouve à découvert lors des appels de cotisations. À provisionner systématiquement.
- Importer la règle « rémunération en BNC » des SEL. L'arrêt du Conseil d'État du 8 avril 2025 ne vise que les professions réglementées. En EURL/SASU, votre rémunération garde l'abattement de 10 %.
- Oublier l'absence de chômage. Ni le président de SASU ni le gérant d'EURL n'ouvrent de droits à l'assurance chômage. Ce risque se couvre par une garantie dédiée, pas par le statut.
Et le micro, dans tout ça ?

