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Guide consultant & freelance 202618 minMis à jour 16 juin 2026Cas chiffré à 100 000 €

Consultant : SASU ou EURL, quel statut pour optimiser ?

Vous quittez le micro et vous hésitez entre SASU et EURL. Derrière ce choix, deux questions à plusieurs milliers d'euros : payez-vous 40-45 % de charges (EURL, gérant TNS) ou 75-82 % (SASU, président assimilé salarié) ? Et surtout, vos dividendes : non cotisés en SASU (PFU 31,4 %), mais cotisés au-delà de 10 % du capital en EURL (art. L. 131-6 CSS). Ce guide tranche le statut sur 5 axes — régime social, dividendes, IR/IS, cotisation minimale, coût — avec un cas chiffré à 100 000 € et une grille de décision. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine (ORIAS 23002291).

ARBITRAGE SASU / EURL 2026

Chiffrer SASU ou EURL et chiffrer le net en poche réel

Audit SASU vs EURL : modélisation selon votre niveau de revenu, votre besoin de protection et votre capacité à capitaliser, arbitrage rémunération/dividendes, traitement du seuil des 10 %, conséquences patrimoniales du choix IR/IS. Cabinet sans produit-maison.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

  • Traitement du piège des 10 %
  • Sans produit-maison

Sur lettre de mission signée

  • Comparatif chiffré SASU vs EURL
  • Arbitrage rémunération / dividendes

PFU DIVIDENDE

31,4 %

SEUIL COTIS. EURL

10 % du capital

CHARGES SASU

≈ 75-82 %

CHARGES EURL

≈ 40-45 %

COTIS. MINI SASU

0 €

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LE VERDICT·3 MIN

Le verdict en 30 secondes

Ce qu'il faut retenir en une minute

  • Aucun statut ne gagne dans l'absolu. Le bon choix dépend de votre besoin de revenu, de votre besoin de protection et de votre volonté de capitaliser — pas d'un seuil magique de chiffre d'affaires.
  • Le point décisif, ce sont les dividendes. En SASU, ils ne sont jamais cotisés (PFU 31,4 %). En EURL à l'IS, la fraction au-delà de 10 % du capital est réintégrée dans les cotisations TNS (art. L. 131-6 CSS).
  • Le régime social oppose deux mondes. SASU = président assimilé salarié (≈ 75-82 % de charges, meilleure protection, retraite CNAV + AGIRC-ARRCO). EURL = gérant TNS (≈ 40-45 %, protection plus légère). Aucun des deux n'ouvre le chômage.
  • L'EURL est plus souple sur l'IR/IS (IR par défaut, option IS réversible 5 ans) et coûte un peu moins cher à gérer. Sans rémunération, elle garde une cotisation minimale (≈ 1 100-1 200 €/an) là où la SASU est à 0 €.
  • Garde-fou : consultant et freelance ne sont pas réglementés → ni SEL, ni SPFPL, ni CIPAV. La holding éventuelle est de droit commun.

« SASU ou EURL ? » : c'est la première vraie décision quand on quitte la micro-entreprise pour passer en société — et celle qui pèse le plus lourd sur votre net en poche. Entre les deux, l'écart de charges sociales se compte en dizaines de points (≈ 40-45 % en EURL contre ≈ 75-82 % en SASU), et un seul réflexe de débutant — créer son EURL au capital de 1 000 € en comptant sur les dividendes — peut transformer 29 900 € de dividendes en revenu cotisé au lieu de PFU. C'est aussi le terrain des raccourcis (« la SASU, c'est mieux pour les dividendes » ; « l'EURL, c'est moins de charges ») : deux phrases qu'on entend partout, vraies juste assez pour vous faire prendre la mauvaise décision.

Ce guide pose le comparatif frontal, axe par axe, pour un consultant ou un freelance — activité de conseil, prestation intellectuelle, développement informatique — qui vise des revenus élevés (TMI 41-45 %) et souvent irréguliers. À la sortie, vous saurez quel statut correspond à votre profil, ce que coûte chaque erreur, et dans quel ordre enchaîner les leviers une fois le statut choisi.

Grille express. Elle pose l'intuition ; le reste du guide en donne la mécanique et les chiffres. Le micro-entrepreneur qui hésite encore à passer en société trouvera le cadrage dans notre hub global.
Votre profilStatut souvent adaptéPourquoi
Je veux un revenu régulier et des charges contenuesEURL (gérant TNS)Cotisations ≈ 40-45 %, gestion plus simple, IR/IS souple
Je veux capitaliser et sortir surtout des dividendesSASU (président assimilé salarié)Dividendes jamais cotisés (PFU 31,4 %), pas de seuil des 10 %
Je démarre, parfois en déficit ou TMI faibleEURL à l'IRTransparence fiscale, bascule IS quand le résultat décolle

Une précision de périmètre : cette page est le comparatif de décision du statut. Si vous êtes encore en micro et que vous cherchez la vue d'ensemble (micro, EI, société, leviers), partez du hub optimisation fiscale du consultant indépendant. Et une fois en SASU, l'arbitrage fin entre salaire et dividendes est traité dans consultant en SASU : salaire ou dividendes.

§ 2LES DÉFINITIONS·3 MIN

EURL et SASU : ce que recouvre chaque sigle

Avant de comparer, posons précisément ce que sont ces deux structures, car tout le reste en découle — surtout le statut social du dirigeant, qui est la véritable ligne de partage.

EURL — gérant TNS, IR par défaut

L'EURL est une SARL à associé unique (art. L. 223-1 s. du Code de commerce). Le gérant, lorsqu'il est l'associé unique, est travailleur non salarié (TNS) : il relève de la Sécurité sociale des indépendants (SSI). Côté fiscal, l'EURL d'une personne physique est à l'impôt sur le revenu par défaut (transparence, art. 8 CGI), avec une option possible — et réversible 5 ans — pour l'IS.

SASU — président assimilé salarié, IS de plein droit

La SASU est une SAS à associé unique (art. L. 227-1 s. du Code de commerce). Le président est assimilé salarié (art. L. 311-3, 23° CSS) : il relève du régime général (CNAV + AGIRC-ARRCO), sans assurance chômage. La SASU est à l'impôt sur les sociétés de plein droit (art. 206 CGI), avec une option IR temporaire de 5 exercices maximum (art. 239 bis AB CGI).

Garde-fou : vous n'êtes pas une profession réglementée

Le consultant et le freelance (conseil, stratégie, SI, développement, data, cybersécurité…) exercent une activité non réglementée : aucun Ordre, aucun monopole, aucune inscription ordinale. Conséquences concrètes : pas de SEL, pas de SPFPL (ces véhicules sont réservés aux professions libérales réglementées par l'ordonnance 2023-77) — votre holding éventuelle est une SARL ou SAS de droit commun. Et surtout : jamais la CIPAV. Depuis le 1er janvier 2019, les professions libérales non réglementées qui démarrent ne sont plus affiliées à la CIPAV mais au régime général des indépendants (EURL/TNS) ou au régime général (SASU), selon la structure (art. L. 640-1 CSS, LFSS 2018).

BNC ou BIC ? Le plus souvent BNC

Une activité de conseil ou de prestation intellectuelle relève en général des bénéfices non commerciaux (BNC) — c'est le cas du consultant en management et du freelance IT qui développe ou conseille. Le BIC ne concerne que l'activité commerciale (achat-revente, édition et vente en série d'un logiciel, par exemple). Cette nature (BNC/BIC) influe sur la base imposable mais ne change pas la comparaison SASU/EURL qui nous occupe ici : à l'IS, c'est le résultat de la société qui est taxé ; à l'IR (EURL transparente), c'est votre bénéfice BNC. Et dans tous les cas, vos prestations sont soumises à la TVA au taux normal de 20 % (franchise en base possible en deçà de 37 500 € de recettes de services).
§ 3LE COMPARATIF·3 MIN

Le comparatif sur 5 axes

La photo d'ensemble tient en quelques lignes. Cinq axes suffisent à trancher la quasi-totalité des situations. Gardez en tête la logique générale : la SASU coûte plus cher en charges mais protège mieux et traite mieux les dividendes ; l'EURL est plus économique et plus souple, mais sa protection est plus légère et ses dividendes sont bornés par la règle des 10 %.

Le tableau maître. Les pourcentages de charges sont des ordres de grandeur 2026, à affiner selon votre niveau de rémunération. Chaque axe est détaillé dans les sections suivantes.
AxeSASU (président assimilé salarié)EURL (gérant TNS)
1 · Régime socialRégime général : CNAV + AGIRC-ARRCO, prévoyance ; ≈ 75-82 % de charges ; pas de chômageSSI (indépendants) ; ≈ 40-45 % de charges ; protection plus légère ; jamais CIPAV
2 · DividendesJamais cotisés → PFU 31,4 %Fraction > 10 % du capital cotisée TNS (art. L. 131-6 CSS) ; ≤ 10 % → PFU 31,4 %
3 · Fiscalité IR/ISIS de plein droit ; option IR 5 ans max (art. 239 bis AB)IR par défaut (art. 8) ; option IS réversible 5 ans → plus souple
4 · Cotisation minimale0 € si aucune rémunération≈ 1 100-1 200 €/an même sans rémunération
5 · Coût / simplicitéFiche de paie, suivi salarié : un peu plus lourdGestion sociale plus légère, un peu moins chère

À retenir

Ce qu'il faut vraiment comprendre

  • Les charges plus élevées de la SASU ne sont pas une perte : elles achètent de la protection (meilleure retraite, prévoyance) et un pilotage (dividendes non cotisés).
  • Les charges plus faibles de l'EURL ont une contrepartie : moins de droits et un plafond de dividendes (les 10 % du capital) au-delà duquel on cotise comme sur du revenu.
  • Le bon arbitrage se joue sur la part que vous comptez sortir en dividendes et sur votre besoin de couverture sociale.
§ 4AXE 1 · RÉGIME SOCIAL·3 MIN

Axe 1 — Régime social : assimilé salarié vs TNS

C'est l'axe qui commande tout le reste : il fixe à la fois ce que vous payez et ce que vous touchez en cas de coup dur. Le président de SASU est assimilé salarié (art. L. 311-3, 23° CSS) : il cotise au régime général comme un cadre, avec une retraite de base CNAV et une complémentaire AGIRC-ARRCO, une couverture maladie et prévoyance complète. Le revers : les cotisations, additionnant la part « patronale » et la part « salariale », représentent de l'ordre de 75 à 82 % de la rémunération nette. Et, comme tout mandataire social, il n'a pas d'assurance chômage.

Le gérant d'EURL est travailleur non salarié : il relève de la Sécurité sociale des indépendants (SSI, intégrée au régime général depuis 2020), avec une retraite alignée sur celle des artisans-commerçants. Ses cotisations sont nettement plus légères, de l'ordre de 40 à 45 % du revenu net, mais sa protection est plus mince (indemnités journalières plus faibles, retraite généralement moins généreuse à cotisations comparables).

SASU — protection forte, coût élevé

Points forts

  • Retraite de base CNAV + complémentaire AGIRC-ARRCO
  • Couverture maladie et prévoyance de salarié
  • 0 cotisation si l'on ne se verse rien (souplesse)

Points de vigilance

  • Charges ≈ 75-82 % de la rémunération nette
  • Pas d'assurance chômage (mandataire social)
  • Gestion sociale de salarié (paie, URSSAF)

EURL — coût léger, protection plus mince

Points forts

  • Charges ≈ 40-45 % du revenu net
  • Gestion sociale simplifiée (TNS)
  • Madelin pour compléter retraite et prévoyance

Points de vigilance

  • Cotisation minimale même sans rémunération
  • Protection / retraite plus limitée
  • Pas d'assurance chômage non plus

Jamais la CIPAV pour un consultant non réglementé

On lit encore que les indépendants « libéraux » cotisent à la CIPAV. C'est faux pour un consultant ou un freelance non réglementé. Depuis le 1er janvier 2019 (art. L. 640-1 CSS, LFSS 2018), ces professions relèvent du régime général des indépendants (SSI) en EURL, ou du régime général en SASU. La CIPAV ne concerne plus qu'une liste limitative de professions réglementées (architectes, géomètres-experts, etc.). Ne plaquez jamais une caisse de profession réglementée sur votre situation : la mécanique de cotisations et de droits n'est pas la même.

Au fond, à revenu égal, vous arbitrez entre payer moins (EURL) et être mieux couvert (SASU). Ce différentiel n'est pas une fatalité : un gérant d'EURL peut reconstituer sa protection avec un PER et des contrats Madelin, déductibles à sa TMI. Le détail du chiffrage TNS / assimilé salarié figure dans nos guides rémunération du dirigeant de SARL/EURL et rémunération du dirigeant de SAS/SASU.

§ 5AXE 2 · DIVIDENDES·4 MIN

Axe 2 — Dividendes : le piège des 10 % en EURL

On arrive au point qui fait basculer la plupart des freelances à gros TJM vers la SASU. « Je me verserai des dividendes, ça ne coûte que le PFU. » Cette phrase est vraie en SASU, et fausse en EURL à l'IS.

En SASU, le président n'est pas un travailleur non salarié : ses dividendes ne supportent aucune cotisation sociale, quel que soit leur montant. Ils sont taxés au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la LFSS 2026). C'est tout.

En EURL à l'IS, le gérant est TNS, et c'est là qu'intervient la fameuse règle des 10 % (article L. 131-6 CSS, issu de la loi 2012-1404). La fraction de dividendes qui dépasse 10 % du capital social, des primes d'émission et du solde moyen du compte courant d'associé est réintégrée dans l'assiette des cotisations TNS, en plus de l'impôt.

La règle des 10 % en EURL à l'IS (art. L. 131-6 CSS)

Dividendes versés au gérant associé unique (TNS) :

  • Fraction ≤ 10 % de (capital social
      + primes d'émission + solde moyen du CCA)
        →  PFU 31,4 %  (pas de cotisations TNS)

  • Fraction > 10 %
        →  réintégrée dans l'assiette des COTISATIONS TNS
           (≈ 40-45 %), EN PLUS de l'impôt

  EN SASU : aucune de ces lignes ne s'applique
           →  dividendes 100 % au PFU 31,4 %

CCA = compte courant d'associé. Le seuil se calcule sur le capital, PAS sur le montant du dividende. L'abattement de 40 % (option barème) ne réduit pas l'assiette des cotisations TNS.

Le piège du capital faible

Beaucoup de freelances créent leur EURL au capital de 1 000 €, par réflexe. Le seuil des 10 % vaut alors… 100 €. Si le gérant se distribue 30 000 € de dividendes, 100 € seulement passent au PFU, et 29 900 € sont réintégrés dans l'assiette des cotisations TNS — comme du revenu d'activité. Autrement dit, en EURL faiblement capitalisée, la stratégie « tout en dividendes » est neutralisée d'avance. C'est l'erreur n° 1 que nous corrigeons en rendez-vous. La même règle, vue côté société d'exercice libéral, est détaillée dans notre guide dividendes et cotisations sociales : la règle des 10 %.

Pourquoi c'est l'argument central de la SASU

Pour un consultant qui veut capitaliser — se verser un salaire calibré, conserver le reste dans la société, puis le sortir progressivement en dividendes (ou le remonter à une holding de droit commun) — la SASU offre un atout que l'EURL n'a pas : des dividendes non cotisés, sans seuil. C'est précisément ce qui rend pertinent l'arbitrage salaire/dividendes traité dans consultant en SASU : salaire ou dividendes, et le placement de la trésorerie conservée dans trésorerie qui dort dans votre SASU.
§ 6AXE 3 · IR / IS·3 MIN

Axe 3 — IR ou IS : la souplesse de l'EURL

Côté impôt, c'est l'EURL qui laisse le plus de marge de manœuvre. Par défaut, l'EURL d'une personne physique est transparente : son bénéfice (en général en BNC pour une activité de conseil) est imposé directement entre les mains de l'associé à l'impôt sur le revenu (article 8 CGI). On peut opter pour l'IS — et cette option est réversible pendant cinq exercices (loi de finances pour 2019, décret 2019-654 du 27 juin 2019) avant de devenir définitive. Pour quelqu'un qui se lance, ça change la donne : on reste à l'IR tant que c'est gagnant (déficit, TMI faible), puis on bascule à l'IS le jour où l'on veut capitaliser.

La SASU, elle, est à l'IS de plein droit (article 206 CGI). Elle peut opter pour l'IR, mais seulement à titre temporaire — cinq exercices maximum, non renouvelables (article 239 bis AB CGI). En pratique, la SASU est donc « câblée IS », ce qui colle bien à une logique de capitalisation, mais offre moins de jeu au démarrage.

Les deux barèmes. Le taux réduit d'IS de 15 % s'applique jusqu'à 42 500 € de bénéfice (sous conditions PME), 25 % au-delà. À l'IR, le consultant à hauts revenus atteint vite 41-45 %.
Barème IR 2026 (art. 197 CGI)TauxIS PME (art. 219 I-b)Taux
Tranches basses0 / 11 %Bénéfice ≤ 42 500 €15 %
Tranche médiane30 %Bénéfice > 42 500 €25 %
Tranches hautes (TMI cible)41 / 45 %——

Côté rémunération du dirigeant, les deux statuts sont, eux, alignés sur un point : l'abattement de 10 %. La rémunération du président de SASU est imposée en traitements et salaires (abattement de 10 % du salarié). Celle du gérant d'EURL à l'IS relève de l'article 62 CGI, mais avec le même abattement de 10 % (ou les frais réels). Aucun des deux ne subit donc le régime particulier des sociétés d'exercice libéral.

Quand l'IR transparent bat l'IS : le réflexe du démarrage

Un exemple parlant : un consultant qui démarre dégage 18 000 € de bénéfice la première année, avec déjà un autre revenu dans le foyer qui le place à une TMI modérée. En EURL à l'IR, ce bénéfice s'ajoute simplement à son revenu global, sans double couche d'imposition (pas d'IS, puis pas de PFU sur une distribution) ; et s'il est en déficit après investissements, ce déficit BNC s'impute sur le revenu du foyer. En SASU (IS de plein droit), il aurait payé l'IS sur le résultat puis le PFU pour sortir le cash — deux étages de fiscalité là où l'IR n'en a qu'un. C'est tout l'intérêt de la réversibilité 5 ans de l'EURL : rester transparent tant que c'est favorable, basculer à l'IS quand on veut capitaliser.

Le séisme « rémunération en BNC » ne vous concerne pas

Vous avez peut-être lu que, depuis l'arrêt du Conseil d'État du 8 avril 2025 (n° 492154), la rémunération « technique » d'un associé est désormais imposée en BNC, avec perte de l'abattement de 10 %. Cette règle ne vise que les sociétés d'exercice libéral (SEL), donc les professions réglementées. En tant que consultant ou freelance en EURL ou SASU, vous n'êtes pas concerné : votre rémunération reste en traitements et salaires (SASU) ou article 62 (gérant d'EURL à l'IS), abattement de 10 % maintenu. C'est un avantage net pour votre famille de structures par rapport aux professions réglementées.
§ 7AXE 4 · COTIS. MINIMALE·2 MIN

Axe 4 — Cotisation minimale sans activité

Sur le papier, l'écart est anecdotique. Mais pour un freelance qui alterne une année à 140 000 € et une année à 20 000 €, il devient un vrai sujet. La question est simple : combien me coûte la structure les années où je ne me verse rien ?

Le coût social à revenu nul. La SASU descend à zéro ; le gérant d'EURL reste TNS et conserve un socle de cotisations minimales (retraite de base, invalidité-décès, indemnités journalières).
SituationSASU (président)EURL (gérant TNS)
Aucune rémunération sur l'année0 € de cotisation≈ 1 100-1 200 €/an minimum
Droits acquis dans ce casAucun (logique : pas de revenu)Quelques trimestres de retraite de base
Conséquence pour un revenu en dents de scieSouplesse maximale : on ne paie rien les années sans revenuPlancher de charges à provisionner chaque année

Concrètement, le président de SASU qui ne se verse aucune rémunération une année ne paie aucune cotisation sociale (en contrepartie, il n'acquiert aucun droit cette année-là). Le gérant d'EURL, lui, reste TNS : même sans revenu, il doit des cotisations minimales, de l'ordre de 1 100 à 1 200 € par an. Pour un freelance qui veut pouvoir « mettre l'activité en pause » sans frais sociaux, la SASU a un avantage net.

À combiner avec une stratégie de lissage

Cet axe rejoint la problématique plus large des revenus en dents de scie. La structure n'est qu'un des leviers : le PER (déduction à la TMI les années record), la modulation des acomptes et, en SASU, la possibilité de déconnecter rémunération et résultat en pilotant les dividendes, forment ensemble la boîte à outils du lissage. Tout est détaillé dans freelance aux revenus irréguliers : lisser impôt et cotisations.
§ 8AXE 5 · COÛT·2 MIN

Axe 5 — Coût et simplicité de gestion

Reste la question qu'on nous pose toujours en fin de rendez-vous : « et c'est lourd à gérer, une SASU ? » L'EURL est un peu plus simple et un peu moins chère à gérer au quotidien. Le régime TNS évite les bulletins de paie mensuels et les déclarations sociales d'un salarié : la gestion sociale est plus légère. La SASU implique, dès que le président se rémunère, une fiche de paie et un suivi URSSAF de salarié, donc un peu plus de travail comptable — comptez de l'ordre de 600 à 1 200 € de comptabilité en plus par an pour la paie du président [à affiner avec votre expert-comptable].

Ne laissez pas la paperasse décider à votre place

L'écart de coût administratif entre EURL et SASU est réel mais secondaire. Il pèse peu face aux deux vrais enjeux — l'écart de charges sociales (≈ 75-82 % vs 40-45 %) et le traitement des dividendes (non cotisés en SASU, plafonnés à 10 % en EURL). Choisir l'EURL « parce que c'est plus simple » alors qu'on veut sortir beaucoup de dividendes pour capitaliser serait une erreur d'arbitrage. La simplicité départage deux statuts à égalité par ailleurs, pas avant.
§ 9CAS CHIFFRÉ·4 MIN

Cas chiffré : un consultant à 100 000 €

Prenons un consultant qui dégage 100 000 € de résultat avant rémunération et IS, TMI à 41 %, célibataire. Trois profils, trois stratégies — pour montrer qu'à bénéfice identique, le bon statut dépend de l'usage du revenu, pas du chiffre. Les montants sont des ordres de grandeur pédagogiques, volontairement simplifiés ; ils n'ont pas valeur de simulation.

Cas 1 · Sarah · consultante management · revenu régulier

Sarah — l'EURL pour un revenu stable et des charges contenues

Sarah a besoin d'un revenu régulier d'environ 70 000 € par an pour vivre, et n'envisage pas de capitaliser beaucoup dans la société.

En EURL : elle se verse une rémunération de gérant (art. 62 CGI), chargée au régime TNS (≈ 40-45 %). À ce niveau de revenu consommé, le statut TNS limite les charges et la gestion reste simple. Le faible reliquat de dividendes, calibré sous le seuil de 10 % du capital, sort au PFU 31,4 %.

Verdict : pour un revenu régulier intégralement consommé, l'EURL TNS est souvent la plus efficace — charges plus basses, simplicité, IR/IS souple. La protection plus légère se complète par un PER et un Madelin.

Cas 2 · Marc · freelance IT fort TJM · capitalisation

Marc — la SASU pour capitaliser via les dividendes

Marc facture un TJM élevé, vit avec ~45 000 € et veut conserver le reste pour investir (placements, immobilier, holding).

En SASU : il se verse un salaire modéré mais suffisant pour ouvrir des droits, la société paie l'IS (15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà), et le reste est conservé puis sorti en dividendes non cotisés (PFU 31,4 %). En EURL, ces mêmes dividendes auraient déclenché les cotisations TNS au-delà de 10 % du capital : l'avantage de la SASU est ici net.

Bilan pour Marc : tant qu'il capitalise, la SASU lui fait gagner sur les dividendes ce qu'elle lui coûte en charges. Le dosage précis salaire/dividendes — et le placement de la trésorerie conservée — sont traités dans salaire ou dividendes en SASU et placer la trésorerie de sa SASU.

Cas 3 · Inès · démarrage, parfois en déficit

Inès — l'EURL à l'IR pour absorber les débuts

Inès lance son activité de conseil. La première année est juste à l'équilibre, voire déficitaire après investissements.

En EURL à l'IR : le résultat (et l'éventuel déficit BNC) est imputé directement sur son revenu global (article 8 CGI), ce qui peut réduire son impôt global les années faibles. Quand le résultat décolle, elle opte pour l'IS — option réversible pendant cinq exercices — pour passer en logique de capitalisation. La SASU, à l'IS de plein droit, n'offrirait pas cette transparence au démarrage.

Pour Inès : au démarrage, l'EURL à l'IR est la plus souple. On rebascule vers l'IS, voire vers une SASU, quand la stratégie change.

Lecture chiffrée : le même dividende de 30 000 €, deux mondes

Pour matérialiser l'écart, prenons un gérant qui veut se distribuer 30 000 € de dividendes. En SASU, l'intégralité passe au PFU de 31,4 % : il reste environ 20 580 € net, sans cotisation sociale. En EURL au capital de 1 000 €, seuls 100 € (les 10 %) bénéficient du PFU ; les 29 900 € restants sont réintégrés dans l'assiette des cotisations TNS (≈ 40-45 %) en plus de l'impôt — le net fond et la lisibilité disparaît. Capitaliser l'EURL à 60 000 € relèverait le seuil à 6 000 €, mais sans jamais effacer le différentiel : sur une stratégie « dividendes », la SASU garde l'avantage structurel. (Ordres de grandeur pédagogiques, hors abattement 40 % du barème et hors CSG déductible.)

Note de méthode : aucun statut ne gagne dans l'absolu

À 100 000 € de bénéfice, il n'y a pas de « meilleur statut » universel. Le résultat dépend de trois variables : la part que vous sortez en dividendes (avantage SASU), votre besoin de protection sociale (avantage SASU) et le capital/CCA disponible pour absorber le seuil des 10 % en EURL. Les chiffres ci-dessus sont des ordres de grandeur destinés à faire ressortir la logique, pas une simulation personnalisée : le net réel dépend de votre TMI, de votre régime de cotisations, de vos déductions (PER/Madelin) et du rendement de la trésorerie capitalisée. Ce rendement n'est jamais garanti — à modéliser au cas par cas.
Hagnéré Patrimoine

SASU ou EURL : quel est VOTRE net en poche ?

Un conseiller du cabinet modélise votre cas — niveau de revenu, part en dividendes, besoin de protection, capital — et chiffre le net annuel de chaque statut, charges, impôt et droits acquis inclus.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 10LA DÉCISION·2 MIN

La grille de décision

Si vous deviez trancher en trois lignes, les voici. La grille condense tout ce qui précède en règles de décision lisibles.

La grille de décision. Elle ne remplace pas une modélisation chiffrée, mais elle oriente vers le bon statut dans la majorité des cas.
Votre situation dominanteStatut recommandéRaison principale
Vous voulez surtout des dividendes et capitaliserSASUDividendes jamais cotisés (PFU 31,4 %), pas de seuil des 10 %, logique IS
Vous voulez un revenu régulier et une protection TNS bon marchéEURL (TNS)Charges ≈ 40-45 %, gestion simple, cotisation cohérente avec un revenu consommé
Vous démarrez, parfois en déficit ou TMI faibleEURL à l'IRTransparence fiscale (art. 8), bascule IS réversible quand le résultat monte
Revenus très irréguliers, années « off » possiblesSASU0 € de cotisation les années sans rémunération vs plancher TNS en EURL

Pour trancher en une phrase

Vous cherchez à capitaliser et à sortir des dividendes ? La SASU (assimilé salarié, IS) est souvent le bon choix, quitte à payer des charges plus lourdes sur un salaire calibré. Vous voulez un revenu régulier avec des charges contenues, et vous acceptez une protection plus légère que vous compléterez par un PER ? L'EURL (TNS) est souvent préférable. Vous démarrez et le résultat est encore incertain ? L'EURL à l'IR absorbe mieux les débuts. Dans tous les cas, posez les deux simulations côte à côte avant de signer : un écart de 30 points de cotisations et le piège des 10 %, ça se calcule.
§ 11APRÈS LE CHOIX·3 MIN

Après le choix : la stratégie patrimoniale

Une fois les statuts signés, le vrai travail patrimonial commence : que faire du revenu que vous ne consommez pas ? C'est là que le statut prend tout son sens, surtout en SASU où l'on peut conserver du résultat dans la société.

Les leviers qui prolongent le choix de structure. Chaque ligne renvoie à un guide spécialisé du cluster consultant et freelance.
LevierCe que ça apporteLe guide dédié
PER (article 154 bis / 163 quatervicies CGI)Déduire à la TMI (41-45 %) les années record, jusqu'à 88 911 € en 2026 selon le cadrePER freelance : transformer une année record
Trésorerie de société placéeFaire travailler le résultat conservé à l'IS plutôt que de tout distribuerTrésorerie qui dort dans votre SASU
Placement du surplus personnelInvestir le revenu net une fois sorti (assurance-vie, SCPI, immobilier)Freelance à hauts revenus : où investir
Holding de droit communRemonter les dividendes (mère-fille, art. 145/216 CGI), préparer une cessionHolding patrimoniale
Lissage des revenus irréguliersÉtaler la charge fiscale et sociale des années en dents de scieFreelance aux revenus irréguliers

Le point d'attention transverse à connaître : la dualité des prélèvements sociaux 2026. Depuis la LFSS 2026, les dividendes supportent 18,6 % de PS (PFU global 31,4 %), tandis que l'assurance-vie, les contrats de capitalisation et les revenus fonciers d'une SCI à l'IR restent à 17,2 %. C'est l'une des raisons qui rendent le placement de la trésorerie de société souvent plus efficace que la distribution immédiate. Et c'est aussi pourquoi le PER, déductible à la TMI, reste l'un des leviers les plus puissants pour un indépendant à hauts revenus.

Le choix de structure s'inscrit dans une séquence

Le statut n'est qu'un point de départ. Vient ensuite l'arbitrage rémunération/dividendes, le PER, la trésorerie de société, le placement du surplus, la holding éventuelle et la préparation d'une cession. Pour l'itinéraire complet dans le bon ordre, repartez du hub optimisation fiscale du consultant indépendant, et pour les optimisations propres au métier IT, voyez freelance IT : les optimisations que votre comptable oublie. Pour la vue « hauts revenus », notre guide hauts revenus indépendants : payer moins d'impôts complète le tableau.

Comment nous abordons ce choix en cabinet

Chez Hagnéré Patrimoine, le choix SASU/EURL n'est jamais traité comme une question juridique isolée mais comme le socle d'une stratégie patrimoniale. Nous partons d'une question concrète : qu'allez-vous faire du cash que vous ne consommez pas ? À partir de là, nous chiffrons les deux statuts à l'euro — charges, impôt, droits retraite acquis, traitement des dividendes — puis nous enchaînons sur la suite : arbitrage salaire/dividendes, PER au plafond, placement de la trésorerie de société, holding de droit commun le cas échéant. Cabinet CIF · COA · COBSP (ORIAS 23002291) : pas de produit-maison — l'objectif est votre net en poche, pas la vente d'une structure plutôt qu'une autre.
Méthode documentée

Choisir la bonne structure, puis bâtir la suite

Audit chiffré : on compare SASU et EURL sur votre cas réel, on choisit le statut adapté, puis on enchaîne sur l'arbitrage salaire/dividendes, le PER, la trésorerie et le placement du surplus. Une vision globale et chiffrée.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 12LES ERREURS·3 MIN

Les erreurs fréquentes à éviter

Voici les cinq erreurs qu'on retrouve le plus souvent quand un consultant arrive avec une structure déjà créée « sur les conseils d'un forum ». Les éviter vaut souvent plusieurs milliers d'euros par an.

Mémo express

Les 5 erreurs les plus coûteuses

  • Créer une EURL au capital de 1 000 € et compter sur les dividendes. Le seuil des 10 % vaut alors 100 € : quasiment tout le dividende est cotisé. Si la stratégie est « dividendes », c'est la SASU qu'il faut, ou une EURL nettement mieux capitalisée.
  • Croire que les dividendes coûtent 17,2 % de PS. Non : depuis la LFSS 2026, les dividendes supportent 18,6 % de PS (PFU 31,4 %). Le 17,2 % ne concerne que l'assurance-vie, la capitalisation et les revenus fonciers.
  • Ne pas provisionner les cotisations sociales. En SASU comme en EURL, les charges se régularisent : un freelance qui dépense tout son brut se retrouve à découvert lors des appels de cotisations. À provisionner systématiquement.
  • Importer la règle « rémunération en BNC » des SEL. L'arrêt du Conseil d'État du 8 avril 2025 ne vise que les professions réglementées. En EURL/SASU, votre rémunération garde l'abattement de 10 %.
  • Oublier l'absence de chômage. Ni le président de SASU ni le gérant d'EURL n'ouvrent de droits à l'assurance chômage. Ce risque se couvre par une garantie dédiée, pas par le statut.

Et le micro, dans tout ça ?

Si vos recettes restent sous le seuil du micro-BNC (83 600 € en 2026, abattement forfaitaire de 34 %) et que vos charges réelles sont faibles, la question SASU/EURL ne se pose pas encore : la micro-entreprise peut suffire. On passe en société quand les charges réelles dépassent l'abattement, quand on franchit le seuil, ou quand on veut capitaliser et piloter sa rémunération. Le cadrage complet figure dans le hub optimisation fiscale du consultant indépendant.
ACCOMPAGNEMENT

Chiffrer SASU ou EURL avec un conseiller en gestion de patrimoine

Conseil en gestion de patrimoine : audit de votre activité, comparatif chiffré SASU vs EURL, arbitrage salaire/dividendes, conséquences patrimoniales du choix IR/IS, puis stratégie patrimoniale (PER, trésorerie, holding de droit commun, placement du surplus). Une vision globale et chiffrée. Le choix d'une forme de société ou d'un régime fiscal et la rédaction des actes reviennent à votre avocat, votre notaire ou votre expert-comptable.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

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Pas de produit-maison. Audit de votre activité, comparatif chiffré SASU vs EURL selon votre revenu et votre besoin de capitaliser, arbitrage rémunération/dividendes, conséquences patrimoniales du choix IR/IS, et préparation de la suite (PER, trésorerie de société, holding, placement du surplus). Le choix d'une forme de société ou d'un régime fiscal et la rédaction des actes reviennent à votre avocat, votre notaire ou votre expert-comptable.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée. Les prestations décrites ci-dessus relèvent d'une mission sur lettre de mission signée.

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Sources et références légales

  • Structure juridique EURL / SASU

    Art. L. 223-1 et s. du Code de commerce (EURL : SARL à associé unique, gérant TNS). Art. L. 227-1 et s. du Code de commerce (SASU : SAS à associé unique, président assimilé salarié). Le consultant non réglementé n'a accès ni à la SEL ni à la SPFPL (réservées aux professions libérales réglementées, ordonnance 2023-77) : sa holding éventuelle est de droit commun (SARL/SAS).

  • Régime social et affiliation

    Art. L. 311-3, 23° CSS (présidents de SAS assimilés salariés, régime général : CNAV + AGIRC-ARRCO, hors chômage). Sécurité sociale des indépendants (SSI) pour le gérant d'EURL (TNS). Art. L. 640-1 CSS, modifié par la LFSS 2018 (loi 2017-1836 du 30/12/2017) : depuis le 1er janvier 2019, les professions libérales non réglementées qui créent leur activité ne relèvent plus de la CIPAV mais du régime général des indépendants (option vers la SSI fermée depuis le 31/12/2023).

  • Dividendes, IR / IS et fiscalité

    Art. L. 131-6 CSS (loi 2012-1404 du 17/12/2012) : réintégration dans l'assiette des cotisations TNS de la fraction de dividendes excédant 10 % du capital, des primes et du solde moyen du compte courant d'associé. Art. 200 A et 158-3-2° CGI (PFU 31,4 % en 2026 : 12,8 % d'IR + 18,6 % de PS depuis la LFSS 2026, abattement 40 % sur option barème). Art. 8 CGI (EURL à l'IR), art. 206 et 239 bis AB CGI (SASU à l'IS, option IR 5 ans), loi 2018-1317 et décret 2019-654 (renonciation à l'option IS dans les 5 exercices). Art. 62 CGI (rémunération du gérant d'EURL à l'IS). Art. 219 I-b CGI (IS 15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %). Doctrine : BOI-RSA-GER-10-10-20, BOI-IS-CHAMP-20-20-20-20, BOI-RPPM-RCM-20-10-30-10.

  • Repères 2026, TVA et leviers patrimoniaux

    LFSS 2026 (loi 2025-1403 du 30/12/2025 : CSG du capital 9,2 → 10,6 %, dividendes à 18,6 % de PS). LF 2026 (loi 2026-103 du 19/02/2026 : barème IR 0/11/30/41/45 %, micro-BNC 83 600 €). Arrêté du 22/12/2025 (PASS 48 060 €). Art. 102 ter CGI (micro-BNC, abattement 34 %). Art. 293 B CGI (franchise en base TVA, 37 500 € pour les services) ; art. 259 et 259 B CGI (territorialité B2B intra-UE) ; TVA des prestations de conseil et IT au taux normal de 20 % (BOI-TVA-LIQ-20-20). Art. 154 bis et 163 quatervicies CGI (PER, plafond 88 911 € en 2026). Art. 145 et 216 CGI (mère-fille), art. 150-0 B ter CGI (apport-cession), art. 726 CGI (droits d'enregistrement). À titre de contraste : CE 8 avril 2025 n° 492154 (rémunération technique des associés de SEL en BNC — règle propre aux professions réglementées, sans incidence pour le consultant en EURL ou SASU).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Le choix entre SASU et EURL doit faire l'objet d'une étude individualisée (niveau et régularité des revenus, besoin de protection sociale, capacité à capitaliser, arbitrage rémunération/dividendes, impact retraite). Les taux de cotisations cités (de l'ordre de 75-82 % en SASU, 40-45 % en EURL) et les coûts minimaux sont des ordres de grandeur ; le chiffrage exact dépend de votre rémunération et se modélise au cas par cas. Les chiffres sont à jour au 16 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP). Certains points (durcissement éventuel du dispositif d'apport-cession, prorogation de l'abattement du dirigeant partant en retraite) sont signalés au conditionnel.

Foire aux questions

Tout sur le choix SASU ou EURL pour un consultant charges, dividendes, IR/IS, retraite et coût.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : quel statut paie le moins de charges, pourquoi les dividendes sont mieux en SASU, ce qu'est le seuil des 10 %, la retraite assimilé salarié vs TNS, le chômage, la cotisation minimale, la souplesse IR/IS. Réponses sourcées et à jour 2026.