L'argent qui dort : l'erreur la plus courante du consultant rentable
Votre activité de conseil ou de freelance marche bien. Année après année, votre SASU dégage des excédents, et sur le compte pro s'empilent 100 000, 150 000, parfois 200 000 € qui ne rapportent rien : c'est le cas qu'on voit le plus souvent en rendez-vous — un indépendant qui gagne bien sa vie, et 150 000 € qui dorment sur le compte pro. Et il ne fait pas que stagner, il fond : à 2 % d'inflation, 150 000 € qui dorment perdent de l'ordre de 3 000 € de pouvoir d'achat par an — un loyer, des vacances, évaporés sans contrepartie. Et le premier réflexe — chercher un placement — vous fait sauter l'étape qui commande tout le reste. Car avant de choisir un produit, une seule question décide de votre fiscalité pour les années à venir : cet argent, faut-il le sortir de la société ou le garder dedans ?On déroule la décision dans l'ordre, avec les chiffres 2026, et on finit sur un cas réel à 150 000 €.
L'essentiel en 30 secondes
Cadrage : ce guide répond au POURQUOI et au COMBIEN, pas au QUOI placer
Trésorerie d'exploitation ≠ trésorerie excédentaire
Tout l'argent du compte n'est pas « à placer », et c'est la première chose à clarifier. La trésorerie d'exploitation — l'argent dont la SASU a besoin pour payer ses charges courantes (votre rémunération nette de président, les cotisations URSSAF, les sous-traitants, abonnements logiciels, TVA à reverser, échéances diverses) — doit rester liquide. C'est seulement le surplus, la trésorerie excédentaire, qui fait l'objet de la décision sortir / garder. Et chez le consultant, ce calcul a une particularité : les revenus sont irréguliers(voir §3).
La trésorerie ne vous appartient pas
À qui appartient cette trésorerie, et comment en sortir
La trésorerie est un actif de la SASU, pas du dirigeant. Pour la faire passer dans votre patrimoine privé, il faut la faire sortir — et les trois portes de sortiene se valent pas du tout :
| Voie de sortie | Nature | Coût / limite |
|---|---|---|
| Rémunération | Charge déductible pour la société, salaire de président (assimilé salarié) | Cotisations régime général (les plus lourdes) + IR, mais ouvre droits retraite et plafond PER |
| Dividende | Voté en assemblée générale, revenus de capitaux mobiliers | PFU 31,4 % — en SASU, AUCUNE cotisation sociale (voir §4) |
| Remboursement de compte courant d'associé | Restitution d'une avance que vous aviez consentie | Non imposable, mais limité au solde de votre CCA |
Dividende vs remboursement de compte courant d'associé
Le choix entre se verser une rémunération ou des dividendes est un arbitrage à part entière, qui se cale chaque année selon votre couverture sociale, votre TMI et votre besoin de revenu. Ce guide-ci suppose cet arbitrage déjà tranché : on part du cash réellement excédentaire, au-delà de la rémunération que vous avez décidée. Pour calibrer la paie courante, voyez consultant en SASU : salaire ou dividendes ?.
Combien laisser : le matelas du consultant aux revenus irréguliers
Premier temps du raisonnement : combien faut-il laisser dans la société avant de placer quoi que ce soit ? C'est l'étape qu'on oublie presque toujours, et c'est pourtant elle qui fixe la part réellement plaçable. Pour un dirigeant à revenus lisses, on retient en général 3 à 6 mois de charges fixes. Mais le consultant n'est pas un dirigeant comme un autre.
Revenus en dents de scie = matelas renforcé
Dimensionner le matelas d'exploitation
Matelas de precaution = charges fixes mensuelles
x nombre de mois de "trou" possible
EXEMPLE (consultant a revenus irreguliers)
charges fixes ~ 8 000 EUR / mois
creux plausible entre deux missions : 6 mois
=> matelas ~ 48 000 EUR a garder liquide
Tresorerie excedentaire (a arbitrer) =
tresorerie totale - matelas de precautionOn garde large quand les missions sont espacées ou incertaines. Ce n'est qu'au-delà de ce matelas que commence la vraie décision sortir ou garder : la trésorerie excédentaire est ce qui reste une fois la sécurité d'exploitation assurée.
Cette irrégularité a une autre conséquence, plus stratégique : la SASU permet de déconnecter votre rémunération du résultat. Une année record, vous pouvez garder le surplus dans la société et le distribuer plus tard, plutôt que de tout encaisser au pic — ce qui gonflerait votre revenu imposable et le risque de surtaxes (CEHR, CDHR). Le lissage temporel est un sujet à part entière, détaillé dans freelance aux revenus irréguliers : lisser impôt et cotisations.
Le vrai coût de sortir : le PFU à 31,4 % (et l'atout SASU)
Sortir l'argent a un coût — et beaucoup de consultants le sous-estiment encore en pensant « flat tax à 30 % ». En 2026, c'est faux, mais la SASU a en retour un atout que l'EURL n'a pas.
Le PFU n'est plus à 30 %, mais à 31,4 %
La part d'impôt sur le revenu du prélèvement forfaitaire unique reste à 12,8 % (article 200 A du CGI), mais les prélèvements sociaux sur les dividendes sont passés de 17,2 % à 18,6 % au 1er janvier 2026 (la CSG du capital a augmenté de 1,4 point, LFSS 2026, loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025). Le PFU des dividendes s'établit donc à 31,4 %, et non plus 30 %. Sortir 100 000 € en dividendes vous coûte donc autour de 31 400 €, net 68 600 € — et il s'agit du coût personnel, le bénéfice ayant déjà subi l'impôt sur les sociétés en amont.
18,6 %, pas 17,2 % : attention à la dualité 2026
L'atout SASU : les dividendes ne sont jamais cotisés
C'est ici que la SASU prend tout son sens. Le président de SASU est assimilé salarié et relève du régime général de la Sécurité sociale (article L. 311-3 du CSS) : il n'est pas travailleur non salarié. Résultat très concret pour vous : ses dividendes ne supportent aucune cotisation sociale, quel que soit leur montant. On ne paie que le PFU à 31,4 %. C'est l'avantage structurel n° 1 de la SASU pour sortir du cash.
Le contraste avec l'EURL : la règle des 10 % (art. L. 131-6 CSS)
SASU vs EURL : le sort des dividendes
SASU (president assimile salarie, NON TNS)
Dividende -> PFU 31,4 % seulement
(aucune cotisation sociale, quel que soit le montant)
EURL a l'IS (gerant associe unique = TNS)
Fraction <= 10 % (capital + primes + CCA) -> PFU 31,4 %
Fraction > 10 % -> cotisations TNS
(40-45 %) + IR (art. L.131-6 CSS)C'est le différenciateur du cluster : en SASU on sort librement au PFU, en EURL la distribution large est freinée par les cotisations. Le statut pèse donc directement sur le coût de sortie de la trésorerie.
Le choix de structure se fait en amont
Combien vous coûte vraiment de sortir votre trésorerie ?
Un CGP indépendant chiffre le péage de sortie sur vos dividendes réels et votre TMI, et vous dit quelle part doit sortir et quelle part doit rester dans la société.
Sortir ou garder : l'arbre de décision en 3 temps
Maintenant qu'on connaît le coût de sortie, il faut choisir. Une fois le matelas dimensionné (§3), tout l'arbitrage tient à deux branches, que vous départagez avec un seul critère : votre besoin de l'argent en personnel.
A — SORTIR (en dividendes)
Quand ? Besoin perso à court/moyen terme (train de vie, résidence principale, projet identifié), volonté de défiscaliser via le PER une année forte, ou objectif de transmission via l'assurance-vie. Coût d'entrée : le PFU 31,4 % (mais en SASU, AUCUNE cotisation sociale). Ce qu'on y gagne : l'argent dans votre patrimoine privé, accès au PER, à l'AV, à l'immobilier. Limite : péage de 31,4 %, RFR gonflé (CEHR/CDHR). → §8.
B — GARDER (et capitaliser)
Quand ? Capitalisation long terme sans besoin de liquidité immédiat. Coût d'entrée : nul (0 prélèvement social, IS seul sur les produits). Ce qu'on y gagne : le capital plein qui travaille et compose année après année dans la société. Limite : argent prisonnier de la société, péage de 31,4 % différé à la sortie future. Pour le véhicule → guide dédié. → §7.
+ OPTION : la HOLDING
Pour structurer le « garder » à plus grande échelle ou préparer une cession : interposer une holding de DROIT COMMUN (SARL/SAS, jamais une SPFPL pour un non réglementé) et remonter les dividendes via le régime mère-fille (95 % exonérés). Capitalise sans repasser par le péage personnel. → §9.
Le critère de tri : avez-vous besoin de l'argent en perso ?
La bonne branche n'est pas une question de fiscalité pure, c'est une question de destination de l'argent :
| Votre situation | La branche | Pourquoi |
|---|---|---|
| Besoin perso à court / moyen terme (< 3-5 ans) | A — Sortir | Vous avez besoin de l'argent dans votre patrimoine privé |
| Année record à lisser / défiscaliser (PER) | A — Sortir (part calibrée) | Le PER déduit l'IR ; on sort la part nécessaire au versement |
| Capitalisation long terme, pas de besoin de liquidité | B — Garder | 0 péage immédiat, le capital plein compose dans la société |
| Structurer / préparer une cession | Option holding | Mère-fille (95 %), capitalisation et transmission organisées |
Rarement tout l'un ou tout l'autre
Perso ou société : où l'euro travaille-t-il le mieux ?
Le cœur de l'arbitrage entre sortir (A) et garder (B) tient à une question : faut-il payer le péage tout de suite pour avoir l'argent en personnel, ou le différer pour faire travailler le capital plein dans la société ? Tout se joue sur un point.
0 % de prélèvements sociaux dans la société
Les prélèvements sociaux du capital (la CSG/CRDS, 17,2 % ou 18,6 % selon le produit) ne frappent que les personnes physiques (articles L. 136-6 et L. 136-7 du CSS). Une SASU à l'IS ne supporte aucun prélèvement social sur ses placements : elle n'est imposée qu'à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %) sur les seuls produitsqu'elle encaisse. C'est ce qui fait pencher pour le « garder » : tant que l'argent reste dans la société, il travaille en entier, sans CSG dessus.
La dualité des prélèvements sociaux en 2026, résumée
Côté réinvestissement personnel : 17,2 % (assurance-vie, contrat de capitalisation, revenus fonciers nus) ou 18,6 % (PER à la sortie, compte-titres).
Quand la société garde, en revanche : 0 % de PS (régime IS) — seuls les produits sont imposés à l'IS.
Détail : prélèvements sociaux 2026, la dualité 17,2 % / 18,6 %.
Le différé n'est pas l'effacement
Attention à ne pas s'emballer : garder et capitaliser dans la société diffère l'impôt personnel, il ne l'efface pas. Le jour où l'argent sort de la société vers votre compte privé, le péage de 31,4 % se réapplique. L'argent gardé est « prisonnier » de la société : c'est une force pour capitaliser longtemps, une contrainte si vous avez besoin de liquidité. L'intérêt de la capitalisation interne vient de l'écart IS 25 % / TMI 41-45 % : pendant des années, c'est votre capital plein qui compose à l'IS, là où la sortie immédiate l'ampute d'un tiers d'entrée de jeu.
Cet arbitrage se cale après celui de la rémunération
| Critère | Voie A — Sortir et placer en perso | Voie B — Garder et capitaliser |
|---|---|---|
| Coût immédiat | PFU 31,4 % (0 cotisation en SASU) | 0 prélèvement social, IS seul sur les produits |
| Fiscalité du placement | PS 17,2 % (AV) ou 18,6 % (PER, CTO) | IS 15 / 25 % sur les produits |
| Disponibilité | immédiate (patrimoine privé) | différée (sortie ultérieure à 31,4 %) |
| Transmission | assurance-vie (990 I, 152 500 €/bénéf.) | via les titres de la société (Dutreil, donation) |
| Pour qui | besoin de revenu, projet perso, PER, transmission AV | capitalisation long terme sans besoin de liquidité |
Perso ou société : où placer votre euro ?
On calcule, sur vos vrais chiffres, ce que vous perdez à payer le péage maintenant plutôt que de laisser le capital travailler dans la société — et on cale le bon dosage.
Garder et capitaliser dans la société : le bon réflexe long terme
Pas besoin de cet argent tout de suite ? Alors la branche B est souvent la meilleure. On garde pour deux raisons : vous évitez le péage de sortie (0 prélèvement social, seul l'IS frappe les produits — 15 % jusqu'à 42 500 € sous conditions PME, puis 25 %, article 219 CGI), et le capital pleincompose dans le temps : pendant dix ans, ce sont vos 150 000 € qui produisent des intérêts, pas seulement ce qu'il en resterait après le péage de sortie.
Pour le QUOI et le COMMENT, voyez le guide dédié
Note de méthode : « capital plein qui compose » ne veut pas dire rendement garanti
Un point à connaître pour cadrer vos attentes : contrairement à une personne physique, la société ne peut pas ouvrir de PEA ni d'assurance-vie (réservés aux particuliers). Elle dispose en revanche du contrat de capitalisation de personne morale (article 238 septies E du CGI, imposition forfaitaire annuelle sur 105 % du dernier TME connu à la souscription), du compte-titres de société, du compte à terme et des SCPI détenues en direct. Pour une poche d'attente liquide, le compte à terme 2026 ; pour la logique générale du placement de trésorerie d'entreprise, placer la trésorerie d'une SAS / SARL.
Le garde-fou : objet social et requalification
Garder de la trésorerie pour la placer ne dispense pas de respecter le cadre. Votre SASU a pour objet une activité de conseil : le placement patrimonial doit rester accessoire et cohérent avec cet objet. Si les placements finissent par peser plus lourd que le conseil, l'administration peut considérer que votre SASU n'est plus vraiment une société de conseil, mais une société qui gère un portefeuille.
Ne pas transformer sa société de conseil en société de placement
La taxe sur les holdings patrimoniales (LF 2026) ne vous concerne pas
Sortir pour investir en personnel : quand ça vaut le péage
La branche A assume le coût de sortie (PFU 31,4 %, mais sans cotisation en SASU). Elle est pertinente quand l'argent doit rejoindre votre patrimoine privé : besoin de revenu ou de liquidité, projet personnel identifié, volonté de défiscaliser votre IR via le PER une année forte, ou objectif de transmission via l'assurance-vie. Une fois sorti, cet argent rejoint le plus souvent l'une de ces enveloppes (dont le détailrelève d'autres guides) :
| Enveloppe perso | Levier | PS 2026 | Idéale pour |
|---|---|---|---|
| PER (154 bis / 163 quatervicies) | Déduction d'IR (plafond max 88 911 € en 2026) | 18,6 % (à la sortie) | Réduire l'IR, lisser une année forte |
| Assurance-vie | Capitalisation + transmission (990 I, 152 500 €/bénéf.) | 17,2 % | Épargne disponible, transmission |
| Immobilier nu | Déficit foncier (10 700 €), effet de levier crédit | 17,2 % (foncier) | Diversifier le patrimoine |
Le PER : l'outil le plus puissant les grosses années
Spécificité consultant : régime général, pas de chômage, jamais la CIPAV
Pour le panorama complet des enveloppes personnelles du dirigeant à hauts revenus, voyez freelance à hauts revenus : où investir l'argent non dépensé.
L'option holding de droit commun : capitaliser à plus grande échelle
Pour un consultant dont la SASU dégage des excédents importants et récurrents, une piste vaut le coup d'être étudiée : interposer une holding. La SASU d'exploitation devient alors une filiale, et ses dividendes remontent à la holding qui les capitalise.
La mécanique mère-fille
Via le régime mère-fille (articles 145 et 216 du CGI), les dividendes que la SASU verse à la holding sont exonérés à 95 % : seule une quote-part de frais et charges de 5 % est imposée à l'IS, soit une friction effective d'environ 1,25 %. La holding capitalise ainsi les excédents sans repasser par le péage personnel de 31,4 %, et peut financer d'autres investissements (immobilier, prises de participation). Conditions : détention d'au moins 5 % conservée 2 ans, les deux sociétés à l'IS.
Holding de DROIT COMMUN, jamais une SPFPL
La holding ouvre aussi la porte à la transmission et à la cession future de l'activité : apport-cession (article 150-0 B ter du CGI, dont les règles ont été durcies par la LF 2026 — réinvestissement de 70 % du produit net sous 36 mois pour les cessions à compter du 21 février 2026), pacte Dutreil (article 787 B). Ces montages se montent des années avant la cession, pas trois mois avant de signer. Détail dans apport-cession 150-0 B ter.
Le même garde-fou s'applique à la holding
Cas chiffré : Antoine, 150 000 € de trésorerie excédentaire
Antoine, consultant en stratégie en SASU, président assimilé salarié, TMI 41 %, revenus irréguliers (deux à trois grosses missions par an). Au-delà de sa trésorerie d'exploitation (qu'il a calibrée large, à 6 mois de charges fixes vu l'irrégularité), il dispose de 150 000 € excédentairesqui dorment sur le compte de la société. Prénom fictif, ordres de grandeur réels ; cette simulation fige les taux 2026 et ne vaut pas conseil personnalisé.
Voie A — Sortir 150 000 € en dividendes (investir en perso)
Prélèvements : 150 000 € × 31,4 % ≈ 47 100 €.
Net réinvestissable en perso : ≈ 102 900 €(PER pour défiscaliser, assurance-vie, immobilier). À surveiller : un gros dividende sur une seule année gonfle le RFR (risque de CEHR / CDHR) — d'où l'intérêt d'étaler.
Voie B — Garder et capitaliser dans la société
| Critère | A — Sortir et investir en perso | B — Garder et capitaliser |
|---|---|---|
| Coût d'entrée | PFU 31,4 % ≈ 47 100 € (0 cotisation) | nul (IS sur les seuls produits) |
| Capital qui travaille | ≈ 102 900 € (en perso) | 150 000 € (en société) |
| Disponibilité | immédiate | différée (sortie à 31,4 %) |
| Idéal si | besoin perso / PER année forte / transmission AV | capitalisation long terme, pas de besoin |
Note de méthode : lire ces chiffres pour ce qu'ils sont
Le verdict du CGP pour Antoine
Chiffrer votre cas avec Quentin Hagnéré
Cabinet de Chambéry, 100 % indépendant. On modélise sortir / garder / holding sur votre trésorerie et votre TMI réels, on dimensionne le matelas selon vos revenus irréguliers — et on vous dit franchement quelle part doit sortir.
La checklist : 6 questions avant de décider
Avant d'arbitrer, déroulez ces six questions dans l'ordre. Elles vous orientent vers la branche adaptée — ou, le plus souvent, vers le mélange qui vous convient.
Les 6 questions de décision
2. Ai-je un compte courant d'associé créditeur à me faire rembourser ? C'est la sortie neutre à activer en premier.
3. Ai-je un besoin perso identifié à moins de 3-5 ans ? Si oui → branche A (sortir la part nécessaire).
4. Est-ce une année record à défiscaliser ? Si oui, sortez la part utile pour la verser au PER (déduction d'IR).
5. Le reste a-t-il un besoin de liquidité ? Si non → branche B (garder et capitaliser dans la société, 0 péage immédiat).
6. Mes excédents sont-ils importants et récurrents ?Si oui, étudiez l'interposition d'une holding de droit commun (mère-fille).
Le bon ordre
Synthèse : la bonne séquence pour un consultant
C'est la question que les consultants nous posent à chaque rendez-vous. Et la réponse les surprend toujours : il n'y a pas de placement miracle à cocher. La décision se prend en amont, et toujours dans le même ordre : distinguer l'exploitation du surplus (matelas renforcé pour le consultant), mesurer le coût de sortie (PFU 31,4 %, sans cotisation en SASU), puis arbitrer entre sortir et garder selon votre besoin de l'argent en personnel.
| Branche | Quand la choisir | Le point clé |
|---|---|---|
| A — Sortir | Besoin perso, PER année forte, transmission AV | PFU 31,4 % (0 cotisation en SASU) : calibrer la part |
| B — Garder | Capitalisation long terme, pas de besoin de liquidité | 0 PS, IS seul, mais différé ≠ effacement |
| Option holding | Excédents importants, structuration, cession | Mère-fille 95 % ; droit commun, jamais SPFPL |
Le statut SASU ou EURL, l'arbitrage rémunération / dividendes, le placement de la part gardée et le lissage des années fortes se tiennent : touchez à l'un, vous bougez les autres. Pour le choix du véhicule de la part que vous gardez et sa fiscalité à l'IS, voyez le guide complémentaire placer la trésorerie de sa SASU : SCPI, CTO ou compte à terme ? ; pour replacer cet arbitrage dans la logique générale de la trésorerie de société à l'IS, le guide pilier sur le placement de la trésorerie d'une société à l'IS.
Décider de votre trésorerie avec un CGP indépendant
Cabinet de Chambéry, 100 % indépendant (ORIAS 23002291). On audite votre SASU, on chiffre sortir / garder / holding, on dimensionne le matelas selon vos revenus irréguliers — et on construit la séquence, sans biais commercial.

