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Guide consultant 202613 minMis à jour 17 juin 2026Décision : sortir / garder

Trésorerie qui dort dans votre SASU : que faire de cet argent ?

Votre activité de conseil tourne bien et votre SASU accumule du cash à 0 % sur le compte pro : c'est l'argent mort le plus courant chez le consultant qui réussit. Avant de choisir un placement, il faut trancher une question : faut-il sortir cet argent en dividendes (coût 31,4 % en 2026) pour l'investir en personnel, ou le garder et le capitaliser dans la société ? Voici la grille de décision en 3 temps, chiffrée. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine non détenu par une banque ni par un assureur (ORIAS 23002291).

DÉCISION TRÉSORERIE SASU 2026

Sortir ou garder votre trésorerie et chiffrer le coût de chaque voie

Audit de la trésorerie de votre SASU : faut-il la sortir en dividendes pour investir en personnel ou la capitaliser dans la société ? Chiffrage du péage de sortie, dimensionnement du matelas (revenus irréguliers), choix du véhicule renvoyé au guide dédié. Cabinet non détenu par une banque ni par un assureur.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

  • Matelas calibré sur vos revenus irréguliers
  • Cabinet non détenu par une banque ni par un assureur

Sur lettre de mission signée

  • Audit de votre SASU et de votre trésorerie
  • Chiffrage sortir vs garder vs holding

TRÉSORERIE QUI DORT

0 %

COÛT SORTIE DIVIDENDES SASU

31,4 %

COTISATIONS SUR DIVIDENDES SASU

0 %

IS DANS LA SOCIÉTÉ

15 / 25 %

PS SI ON GARDE (PM)

0 %

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LE REPOUSSOIR·3 MIN

L'argent qui dort : l'erreur la plus courante du consultant rentable

Votre activité de conseil ou de freelance marche bien. Année après année, votre SASU dégage des excédents, et sur le compte pro s'empilent 100 000, 150 000, parfois 200 000 € qui ne rapportent rien : c'est le cas qu'on voit le plus souvent en rendez-vous — un indépendant qui gagne bien sa vie, et 150 000 € qui dorment sur le compte pro. Et il ne fait pas que stagner, il fond : à 2 % d'inflation, 150 000 € qui dorment perdent de l'ordre de 3 000 € de pouvoir d'achat par an — un loyer, des vacances, évaporés sans contrepartie. Et le premier réflexe — chercher un placement — vous fait sauter l'étape qui commande tout le reste. Car avant de choisir un produit, une seule question décide de votre fiscalité pour les années à venir : cet argent, faut-il le sortir de la société ou le garder dedans ? On déroule la décision dans l'ordre, avec les chiffres 2026, et on finit sur un cas illustratif à 150 000 €.

L'essentiel en 30 secondes

Avant de chercher un placement, posez-vous trois questions dans l'ordre : (1) DIMENSIONNER le matelas d'exploitation à garder liquide — renforcé, car le consultant a des revenus irréguliers ; (2) ARBITRER le surplus entre SORTIR en dividendes (PFU 31,4 % en 2026) pour investir en personnel, et GARDER en capitalisant dans la société (0 prélèvement social, IS seul, mais argent prisonnier) ; (3) si on garde, PLACER (le choix du véhicule relève du guide dédié). Atout de la SASU : le président, assimilé salarié, n'est pas TNS, donc ses dividendes ne supportent aucune cotisation sociale.

Cadrage : ce guide répond au POURQUOI et au COMBIEN, pas au QUOI placer

Cet article traite la décision amont : faut-il sortir ou garder, et combien ? Pour le choix du véhicule de placement dans la société et sa fiscalité à l'IS (compte à terme, contrat de capitalisation, compte-titres de société, SCPI), consultez le guide complémentaire placer la trésorerie de sa SASU : SCPI, CTO ou compte à terme ?. Les deux guides se complètent : ici la stratégie, là les instruments.

Trésorerie d'exploitation ≠ trésorerie excédentaire

Tout l'argent du compte n'est pas « à placer », et c'est la première chose à clarifier. La trésorerie d'exploitation — l'argent dont la SASU a besoin pour payer ses charges courantes (votre rémunération nette de président, les cotisations URSSAF, les sous-traitants, abonnements logiciels, TVA à reverser, échéances diverses) — doit rester liquide. C'est seulement le surplus, la trésorerie excédentaire, qui fait l'objet de la décision sortir / garder. Et chez le consultant, ce calcul a une particularité : les revenus sont irréguliers (voir §3).

La trésorerie ne vous appartient pas

Réflexe à corriger d'emblée : cet argent n'est pas le vôtre, c'est celui de la société. En faire sortir un euro vers votre compte personnel est un acte juridique (un dividende voté en assemblée générale, une rémunération, ou le remboursement d'un compte courant d'associé) — et chaque voie a un coût et des règles propres. C'est tout l'objet du chapitre suivant.
§ 2LE PRÉALABLE·2 MIN

À qui appartient cette trésorerie, et comment en sortir

La trésorerie est un actif de la SASU, pas du dirigeant. Pour la faire passer dans votre patrimoine privé, il faut la faire sortir — et les trois portes de sortie ne se valent pas du tout :

Les trois voies pour sortir la trésorerie d'une SASU. Le dividende de SASU n'est jamais cotisé (président non TNS) ; le remboursement de CCA n'est pas imposé mais s'épuise vite.
Voie de sortieNatureCoût / limite
RémunérationCharge déductible pour la société, salaire de président (assimilé salarié)Cotisations régime général (les plus lourdes) + IR, mais ouvre droits retraite et plafond PER
DividendeVoté en assemblée générale, revenus de capitaux mobiliersPFU 31,4 % — en SASU, AUCUNE cotisation sociale (voir §4)
Remboursement de compte courant d'associéRestitution d'une avance que vous aviez consentieNon imposable, mais limité au solde de votre CCA

Dividende vs remboursement de compte courant d'associé

Le remboursement de votre compte courant d'associé n'est pas un revenu imposable : c'est de l'argent que vous aviez prêté à la société et qu'elle vous rend. Aucune cotisation, aucun impôt sur le principal (seuls les intérêts éventuels sont imposables). Mais il est plafonné au solde de votre CCA et s'épuise vite : une fois remboursé, le surplus de trésorerie reste entier à arbitrer. C'est un bon premier robinet, pas une solution de fond. Détail : le compte courant d'associé en 2026.

Le choix entre se verser une rémunération ou des dividendes est un arbitrage à part entière, qui se cale chaque année selon votre couverture sociale, votre TMI et votre besoin de revenu. Ce guide-ci suppose cet arbitrage déjà tranché : on part du cash réellement excédentaire, au-delà de la rémunération que vous avez décidée. Pour calibrer la paie courante, voyez consultant en SASU : salaire ou dividendes ?.

§ 3LE MATELAS·2 MIN

Combien laisser : le matelas du consultant aux revenus irréguliers

Premier temps du raisonnement : combien faut-il laisser dans la société avant de placer quoi que ce soit ? C'est l'étape qu'on oublie presque toujours, et c'est pourtant elle qui fixe la part réellement plaçable. Pour un dirigeant à revenus lisses, on retient en général 3 à 6 mois de charges fixes. Mais le consultant n'est pas un dirigeant comme un autre.

Revenus en dents de scie = matelas renforcé

Le consultant et le freelance encaissent par missions, pas en flux régulier. Entre deux contrats, la société continue de payer ses charges fixes (votre rémunération, l'URSSAF, les abonnements). En pratique, ça change le calcul : le matelas de précaution se dimensionne sur vos charges fixes × le nombre de mois de creux possible entre deux missions — pas sur un ratio comptable abstrait. Plus vos revenus sont irréguliers, plus le matelas doit être large, et plus la part immédiatement plaçable se réduit.

Dimensionner le matelas d'exploitation

Matelas de precaution = charges fixes mensuelles
                        x nombre de mois de "trou" possible

EXEMPLE (consultant a revenus irreguliers)
  charges fixes ~ 8 000 EUR / mois
  creux plausible entre deux missions : 6 mois
  => matelas ~ 48 000 EUR a garder liquide

Tresorerie excedentaire (a arbitrer) =
  tresorerie totale - matelas de precaution

On garde large quand les missions sont espacées ou incertaines. Ce n'est qu'au-delà de ce matelas que commence la vraie décision sortir ou garder : la trésorerie excédentaire est ce qui reste une fois la sécurité d'exploitation assurée.

Cette irrégularité a une autre conséquence, plus stratégique : la SASU permet de déconnecter votre rémunération du résultat. Une année record, vous pouvez garder le surplus dans la société et le distribuer plus tard, plutôt que de tout encaisser au pic — ce qui gonflerait votre revenu imposable et le risque de surtaxes (CEHR, CDHR). Le lissage temporel est un sujet à part entière, détaillé dans freelance aux revenus irréguliers : lisser impôt et cotisations.

§ 4LE PÉAGE·3 MIN

Le vrai coût de sortir : le PFU à 31,4 % (et l'atout SASU)

Sortir l'argent a un coût — et beaucoup de consultants le sous-estiment encore en pensant « flat tax à 30 % ». En 2026, c'est faux, mais la SASU a en retour un atout que l'EURL n'a pas.

Le PFU n'est plus à 30 %, mais à 31,4 %

La part d'impôt sur le revenu du prélèvement forfaitaire unique reste à 12,8 % (article 200 A du CGI), mais les prélèvements sociaux sur les dividendes sont passés de 17,2 % à 18,6 % au 1er janvier 2026 (la CSG du capital a augmenté de 1,4 point, LFSS 2026, loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025). Le PFU des dividendes s'établit donc à 31,4 %, et non plus 30 %. Sortir 100 000 € en dividendes vous coûte donc autour de 31 400 €, net 68 600 € — et il s'agit du coût personnel, le bénéfice ayant déjà subi l'impôt sur les sociétés en amont.

18,6 %, pas 17,2 % : attention à la dualité 2026

Depuis la LFSS 2026, deux taux de prélèvements sociaux coexistent : 18,6 % sur les dividendes, intérêts et plus-values mobilières (d'où un PFU à 31,4 %), mais 17,2 % maintenu sur l'assurance-vie, les contrats de capitalisation et les revenus fonciers nus. Cet écart de 1,4 point oriente tout l'arbitrage de ce guide. Pour le mécanisme complet, voyez la dualité 17,2 % / 18,6 % des prélèvements sociaux en 2026.

L'atout SASU : les dividendes ne sont jamais cotisés

C'est ici que la SASU prend tout son sens. Le président de SASU est assimilé salarié et relève du régime général de la Sécurité sociale (article L. 311-3 du CSS) : il n'est pas travailleur non salarié. Résultat très concret pour vous : ses dividendes ne supportent aucune cotisation sociale, quel que soit leur montant. On ne paie que le PFU à 31,4 %. C'est l'avantage structurel n° 1 de la SASU pour sortir du cash.

Le contraste avec l'EURL : la règle des 10 % (art. L. 131-6 CSS)

En EURL à l'IS, le gérant associé unique est TNS : la fraction de dividendes qui excède 10 % du (capital social + primes d'émission + solde moyen du compte courant d'associé) bascule dans l'assiette des cotisations sociales TNS (de l'ordre de 40 à 45 % de cette fraction), en plus de l'impôt (article L. 131-6 du CSS). Avec un capital faible, le seuil est vite franchi : l'EURL freine donc la distribution et incite plutôt à garder/capitaliser. C'est exactement la même règle des 10 % que pour les SEL ; elle est détaillée (et transposable à l'EURL) dans dividendes et cotisations sociales : la règle des 10 %.

SASU vs EURL : le sort des dividendes

SASU (president assimile salarie, NON TNS)
  Dividende  ->  PFU 31,4 % seulement
                 (aucune cotisation sociale, quel que soit le montant)

EURL a l'IS (gerant associe unique = TNS)
  Fraction <= 10 % (capital + primes + CCA)  ->  PFU 31,4 %
  Fraction >  10 %                           ->  cotisations TNS
                                                 (40-45 %) + IR  (art. L.131-6 CSS)

C'est le différenciateur du cluster : en SASU on sort librement au PFU, en EURL la distribution large est freinée par les cotisations. Le statut pèse donc directement sur le coût de sortie de la trésorerie.

Le choix de structure se fait en amont

SASU ou EURL : ce choix conditionne tout le reste (coût de la rémunération courante vs liberté de distribuer les dividendes). Il dépasse la seule question de la trésorerie : voyez consultant : SASU ou EURL, quel statut pour optimiser ? et le hub optimisation fiscale du consultant indépendant.
Hagnéré Patrimoine

Combien vous coûte vraiment de sortir votre trésorerie ?

Un conseiller en gestion de patrimoine chiffre le péage de sortie sur vos dividendes réels et votre TMI, et vous dit quelle part doit sortir et quelle part doit rester dans la société.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 5LA GRILLE·3 MIN

Sortir ou garder : l'arbre de décision en 3 temps

Maintenant qu'on connaît le coût de sortie, il faut choisir. Une fois le matelas dimensionné (§3), tout l'arbitrage tient à deux branches, que vous départagez avec un seul critère : votre besoin de l'argent en personnel.

A — SORTIR (en dividendes)

Quand ? Besoin perso à court/moyen terme (train de vie, résidence principale, projet identifié), volonté de défiscaliser via le PER une année forte, ou objectif de transmission via l'assurance-vie. Coût d'entrée : le PFU 31,4 % (mais en SASU, AUCUNE cotisation sociale). Ce qu'on y gagne : l'argent dans votre patrimoine privé, accès au PER, à l'AV, à l'immobilier. Limite : péage de 31,4 %, RFR gonflé (CEHR/CDHR). → §8.

B — GARDER (et capitaliser)

Quand ? Capitalisation long terme sans besoin de liquidité immédiat. Coût d'entrée : nul (0 prélèvement social, IS seul sur les produits). Ce qu'on y gagne : le capital plein qui travaille et compose année après année dans la société. Limite : argent prisonnier de la société, péage de 31,4 % différé à la sortie future. Pour le véhicule → guide dédié. → §7.

+ OPTION : la HOLDING

Pour structurer le « garder » à plus grande échelle ou préparer une cession : interposer une holding de DROIT COMMUN (SARL/SAS, jamais une SPFPL pour un non réglementé) et remonter les dividendes via le régime mère-fille (95 % exonérés). Capitalise sans repasser par le péage personnel. → §9.

Le critère de tri : avez-vous besoin de l'argent en perso ?

La bonne branche n'est pas une question de fiscalité pure, c'est une question de destination de l'argent :

Le besoin détermine la branche. Dans la vraie vie, une part sort (besoin perso, PER) pendant qu'une autre reste et capitalise dans la société.
Votre situationLa branchePourquoi
Besoin perso à court / moyen terme (< 3-5 ans)A — SortirVous avez besoin de l'argent dans votre patrimoine privé
Année record à lisser / défiscaliser (PER)A — Sortir (part calibrée)Le PER déduit l'IR ; on sort la part nécessaire au versement
Capitalisation long terme, pas de besoin de liquiditéB — Garder0 péage immédiat, le capital plein compose dans la société
Structurer / préparer une cessionOption holdingMère-fille (95 %), capitalisation et transmission organisées

Rarement tout l'un ou tout l'autre

La vraie réponse n'est presque jamais « tout sortir » ou « tout garder », mais un dosage : sortir la part utile à vos projets personnels (et au versement PER d'une année forte), garder et capitaliser le reste, structurer via une holding si l'échelle le justifie. La bonne stratégie n'est pas un produit, c'est une répartition, calée sur votre projet et votre TMI.
§ 6L'ARBITRAGE CLÉ·3 MIN

Perso ou société : où l'euro travaille-t-il le mieux ?

Le cœur de l'arbitrage entre sortir (A) et garder (B) tient à une question : faut-il payer le péage tout de suite pour avoir l'argent en personnel, ou le différer pour faire travailler le capital plein dans la société ? Tout se joue sur un point.

0 % de prélèvements sociaux dans la société

Les prélèvements sociaux du capital (la CSG/CRDS, 17,2 % ou 18,6 % selon le produit) ne frappent que les personnes physiques (articles L. 136-6 et L. 136-7 du CSS). Une SASU à l'IS ne supporte aucun prélèvement social sur ses placements : elle n'est imposée qu'à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %) sur les seuls produits qu'elle encaisse. C'est ce qui fait pencher pour le « garder » : tant que l'argent reste dans la société, il travaille en entier, sans CSG dessus.

La dualité des prélèvements sociaux en 2026, résumée

Côté sortie en dividendes : 18,6 % de PS (PFU 31,4 %).
Côté réinvestissement personnel : 17,2 % (assurance-vie, contrat de capitalisation, revenus fonciers nus) ou 18,6 % (PER à la sortie, compte-titres).
Quand la société garde, en revanche : 0 % de PS (régime IS) — seuls les produits sont imposés à l'IS.
Détail : prélèvements sociaux 2026, la dualité 17,2 % / 18,6 %.

Le différé n'est pas l'effacement

Attention à ne pas s'emballer : garder et capitaliser dans la société diffère l'impôt personnel, il ne l'efface pas. Le jour où l'argent sort de la société vers votre compte privé, le péage de 31,4 % se réapplique. L'argent gardé est « prisonnier » de la société : c'est une force pour capitaliser longtemps, une contrainte si vous avez besoin de liquidité. L'intérêt de la capitalisation interne vient de l'écart IS 25 % / TMI 41-45 % : pendant des années, c'est votre capital plein qui compose à l'IS, là où la sortie immédiate l'ampute d'un tiers d'entrée de jeu.

Cet arbitrage se cale après celui de la rémunération

La décision sortir / garder porte sur le cash réellement excédentaire, c'est-à-dire ce qui reste une fois votre rémunération de président et votre matelas d'exploitation décidés. Le partage rémunération vs dividendes est un arbitrage distinct, en amont : il fixe votre couverture sociale et votre plafond PER avant même qu'on parle de trésorerie qui dort. Pour le calibrer, voyez consultant en SASU : salaire ou dividendes, la bonne répartition.
100 € de trésorerie excédentaire : sortir au PFU 31,4 % puis placer en perso, ou garder et capitaliser dans la société. La société fait travailler le capital plein ; le perso offre disponibilité et transmission.
CritèreVoie A — Sortir et placer en persoVoie B — Garder et capitaliser
Coût immédiatPFU 31,4 % (0 cotisation en SASU)0 prélèvement social, IS seul sur les produits
Fiscalité du placementPS 17,2 % (AV) ou 18,6 % (PER, CTO)IS 15 / 25 % sur les produits
Disponibilitéimmédiate (patrimoine privé)différée (sortie ultérieure à 31,4 %)
Transmissionassurance-vie (990 I, 152 500 €/bénéf.)via les titres de la société (Dutreil, donation)
Pour quibesoin de revenu, projet perso, PER, transmission AVcapitalisation long terme sans besoin de liquidité
Hagnéré Patrimoine

Perso ou société : où placer votre euro ?

On calcule, sur vos vrais chiffres, ce que vous perdez à payer le péage maintenant plutôt que de laisser le capital travailler dans la société — et on cale le bon dosage.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 7BRANCHE B · GARDER·3 MIN

Garder et capitaliser dans la société : le bon réflexe long terme

Pas besoin de cet argent tout de suite ? Alors la branche B est souvent la meilleure. On garde pour deux raisons : vous évitez le péage de sortie (0 prélèvement social, seul l'IS frappe les produits — 15 % jusqu'à 42 500 € sous conditions PME, puis 25 %, article 219 CGI), et le capital plein compose dans le temps : pendant dix ans, ce sont vos 150 000 € qui produisent des intérêts, pas seulement ce qu'il en resterait après le péage de sortie.

Pour le QUOI et le COMMENT, voyez le guide dédié

Quel placement loger dans la société (compte à terme, contrat de capitalisation de personne morale, compte-titres de société, SCPI), et comment chacun est imposé à l'IS ? C'est l'objet du guide complémentaire : placer la trésorerie de sa SASU : SCPI, CTO ou compte à terme ?. Ce guide-ci s'arrête à la décision de garder ; là commence le choix des instruments.

Note de méthode : « capital plein qui compose » ne veut pas dire rendement garanti

L'argument du « garder » repose sur un capital non amputé qui travaille dans la durée — mais combien il rapporte dépend du support choisi (§dédié) et du marché. Un compte à terme offre un taux connu d'avance ; une SCPI ou un compte-titres de société comportent un risque de perte en capital et un rendement non garanti. Et comme pour tout placement, le rendement n'est jamais acquis d'avance : les performances passées ne préjugent pas des performances futures. La force structurelle de la branche B, c'est l'absence de péage immédiat (0 prélèvement social, IS seul) ; le rendement, lui, se construit produit par produit, et c'est l'objet du guide dédié.

Un point à connaître pour cadrer vos attentes : contrairement à une personne physique, la société ne peut pas ouvrir de PEA ni d'assurance-vie (réservés aux particuliers). Elle dispose en revanche du contrat de capitalisation de personne morale (article 238 septies E du CGI, imposition forfaitaire annuelle sur 105 % du dernier TME connu à la souscription), du compte-titres de société, du compte à terme et des SCPI détenues en direct. Pour une poche d'attente liquide, le compte à terme 2026 ; pour la logique générale du placement de trésorerie d'entreprise, placer la trésorerie d'une SAS / SARL.

Le garde-fou : objet social et requalification

Garder de la trésorerie pour la placer ne dispense pas de respecter le cadre. Votre SASU a pour objet une activité de conseil : le placement patrimonial doit rester accessoire et cohérent avec cet objet. Si les placements finissent par peser plus lourd que le conseil, l'administration peut considérer que votre SASU n'est plus vraiment une société de conseil, mais une société qui gère un portefeuille.

Ne pas transformer sa société de conseil en société de placement

En clair : une SASU de consultant peut placer ses excédents, elle ne peut pas devenir une société de gestion de portefeuille déguisée. Veillez à un objet social cohérent, à conserver une activité de conseil réelle et substantielle, et à une part de placement accessoire. Le dosage et, si besoin, l'élargissement de l'objet social se valident avec votre expert-comptable. Surveillez aussi la liquidité : ne bloquez pas votre matelas (revenus irréguliers) dans des produits à horizon long.

La taxe sur les holdings patrimoniales (LF 2026) ne vous concerne pas

La taxe sur les holdings patrimoniales créée par l'article 7 de la LF 2026 (article 235 ter C du CGI) vise des structures à actifs très élevés et à revenus principalement passifs. Son assiette ne vise qu'une liste limitative d'actifs somptuaires (métaux précieux, objets de collection, navires de plaisance, aéronefs, bijoux, chevaux, vins, logements à usage personnel) : la trésorerie et les actifs financiers placés n'en font pas partie et sont donc exclus. Une SASU de consultant qui place sa trésorerie n'est, en l'état, pas concernée. Pérennité du dispositif au-delà de 2026 au conditionnel. Détail : la taxe sur les holdings patrimoniales et pourquoi la trésorerie en est exclue.
§ 8BRANCHE A · SORTIR·2 MIN

Sortir pour investir en personnel : quand ça vaut le péage

La branche A assume le coût de sortie (PFU 31,4 %, mais sans cotisation en SASU). Elle est pertinente quand l'argent doit rejoindre votre patrimoine privé : besoin de revenu ou de liquidité, projet personnel identifié, volonté de défiscaliser votre IR via le PER une année forte, ou objectif de transmission via l'assurance-vie. Une fois sorti, cet argent rejoint le plus souvent l'une de ces enveloppes (dont le détail relève d'autres guides) :

Trois enveloppes pour la part sortie. À TMI 41-45 %, le PER est le levier le plus rentable une année record (déduction d'IR), même si ses gains supportent 18,6 % à la sortie ; l'assurance-vie conserve ses PS à 17,2 % et son abattement de transmission (art. 990 I).
Enveloppe persoLevierPS 2026Idéale pour
PER (154 bis / 163 quatervicies)Déduction d'IR (plafond max 88 911 € en 2026)18,6 % (à la sortie)Réduire l'IR, lisser une année forte
Assurance-vieCapitalisation + transmission (990 I, 152 500 €/bénéf.)17,2 %Épargne disponible, transmission
Immobilier nuDéficit foncier (10 700 €), effet de levier crédit17,2 % (foncier)Diversifier le patrimoine

Le PER : l'outil le plus puissant les grosses années

Pour un consultant aux revenus en dents de scie, l'année forte est l'occasion idéale du PER : on sort la part nécessaire et on la verse au PER, qui déduit l'impôt sur le revenu de l'assiette imposable (plafond pouvant atteindre 88 911 € en 2026 selon votre statut, avec report des plafonds non utilisés porté à 5 ans en 2026). À 41 ou 45 % de tranche, ce que vous économisez d'impôt dès cette année-là est énorme — sur 30 000 € versés à 45 %, c'est 13 500 € d'impôt en moins. Détail : PER freelance : transformer une année record en économie d'impôt et le plan d'épargne retraite.

Spécificité consultant : régime général, pas de chômage, jamais la CIPAV

En tant que président de SASU, vous êtes assimilé salarié : vous cotisez au régime général (retraite CNAV + complémentaire AGIRC-ARRCO), mais vous n'avez pas d'assurance chômage. C'est une raison de plus de constituer une épargne de précaution personnelle. À noter, pour couper court à une confusion fréquente : le consultant, activité non réglementée, ne relève jamais de la CIPAV (depuis le 01/01/2019, les professions libérales non réglementées sont au régime général des indépendants). En EURL, le gérant relève de la SSI (TNS).

Pour le panorama complet des enveloppes personnelles du dirigeant à hauts revenus, voyez freelance à hauts revenus : où investir l'argent non dépensé.

§ 9L'OPTION·2 MIN

L'option holding de droit commun : capitaliser à plus grande échelle

Pour un consultant dont la SASU dégage des excédents importants et récurrents, une piste vaut le coup d'être étudiée : interposer une holding. La SASU d'exploitation devient alors une filiale, et ses dividendes remontent à la holding qui les capitalise.

La mécanique mère-fille

Via le régime mère-fille (articles 145 et 216 du CGI), les dividendes que la SASU verse à la holding sont exonérés à 95 % : seule une quote-part de frais et charges de 5 % est imposée à l'IS, soit une friction effective d'environ 1,25 %. La holding capitalise ainsi les excédents sans repasser par le péage personnel de 31,4 %, et peut financer d'autres investissements (immobilier, prises de participation). Conditions : détention d'au moins 5 % conservée 2 ans, les deux sociétés à l'IS.

Holding de DROIT COMMUN, jamais une SPFPL

Point capital : le consultant exerce une activité NON réglementée. Il ne peut donc pas utiliser de SPFPL (société de participations financières de profession libérale), réservée aux professions réglementées (avocats, médecins, géomètres-experts, etc.). Sa holding est une société de droit commun (SARL ou SAS). La mécanique mère-fille est identique ; seul le véhicule diffère. Pour la logique générale, voyez la holding patrimoniale.

La holding ouvre aussi la porte à la transmission et à la cession future de l'activité : apport-cession (article 150-0 B ter du CGI, dont les règles ont été durcies par la LF 2026 — réinvestissement de 70 % du produit net sous 36 mois pour les cessions à compter du 21 février 2026), pacte Dutreil (article 787 B). Ces montages se montent des années avant la cession, pas trois mois avant de signer. Détail dans apport-cession 150-0 B ter.

Le même garde-fou s'applique à la holding

Une holding qui ne ferait que placer du cash, sans substance ni animation, s'expose aux mêmes risques de requalification que la SASU opérationnelle. La holding est un outil de capitalisation et de transmission, pas une boîte à placer de la trésorerie pour échapper à l'impôt : elle diffère le péage, elle ne l'efface pas. À calibrer avec un conseil selon le volume d'excédents et votre horizon.
§ 10LE CAS CONCRET·3 MIN

Cas chiffré : Antoine, 150 000 € de trésorerie excédentaire

Antoine, consultant en stratégie en SASU, président assimilé salarié, TMI 41 %, revenus irréguliers (deux à trois grosses missions par an). Au-delà de sa trésorerie d'exploitation (qu'il a calibrée large, à 6 mois de charges fixes vu l'irrégularité), il dispose de 150 000 € excédentaires qui dorment sur le compte de la société. Prénom fictif, ordres de grandeur réels ; cette simulation fige les taux 2026 et ne vaut pas conseil personnalisé.

Voie A — Sortir 150 000 € en dividendes (investir en perso)

En SASU, aucune cotisation sociale sur le dividende : seul s'applique le PFU à 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de PS).
Prélèvements : 150 000 € × 31,4 % ≈ 47 100 €.
Net réinvestissable en perso : ≈ 102 900 € (PER pour défiscaliser, assurance-vie, immobilier). À surveiller : un gros dividende sur une seule année gonfle le RFR (risque de CEHR / CDHR) — d'où l'intérêt d'étaler.

Voie B — Garder et capitaliser dans la société

0 prélèvement personnel immédiat. Les 150 000 € restent investis en totalité dans la société ; seuls les produits du placement sont imposés à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %). Le péage de 31,4 % est différé au jour d'une sortie future vers le compte perso. → maximise le capital qui travaille à court et moyen terme.
Antoine, 150 000 € excédentaires, SASU, TMI 41 %. Sortir au PFU 31,4 % laisse ≈ 102 900 € en perso ; garder conserve le capital plein de 150 000 € qui compose à l'IS. Le différé n'est pas un effacement : le péage se réapplique à la sortie future.
CritèreA — Sortir et investir en persoB — Garder et capitaliser
Coût d'entréePFU 31,4 % ≈ 47 100 € (0 cotisation)nul (IS sur les seuls produits)
Capital qui travaille≈ 102 900 € (en perso)150 000 € (en société)
Disponibilitéimmédiatedifférée (sortie à 31,4 %)
Idéal sibesoin perso / PER année forte / transmission AVcapitalisation long terme, pas de besoin

Note de méthode : lire ces chiffres pour ce qu'ils sont

Ces montants sont des ordres de grandeur pédagogiques, calculés sur les taux 2026 figés (PFU 31,4 %, IS 15/25 %) et la situation propre à Antoine (SASU, TMI 41 %). Ils ne valent pas conseil personnalisé et changeront avec votre structure (SASU ou EURL), votre TMI et l'évolution de la loi. Surtout : tout calcul de rendement sur la part placée (en société comme en personnel) repose sur des hypothèses de marché — les performances passées ne préjugent jamais des performances futures, et les supports en unités de compte présentent un risque de perte en capital. La bonne décision se chiffre sur vos propres données, lors d'un bilan.

Le verdict du CGP pour Antoine

Antoine n'a pas de besoin de liquidité immédiat et veut faire travailler ce cash. Le bon réflexe n'est pas une seule voie, c'est un mix : garder l'essentiel et le capitaliser dans la société (voie B, 0 péage), sortir une part calibrée chaque année forte pour alimenter un PER (voie A — la déduction d'IR à 41 % rend ce passage très rentable), et — si les excédents deviennent récurrents et importants — étudier l'interposition d'une holding de droit commun (mère-fille). Tout l'enjeu est là : bien répartir et bien étaler, pas trancher pour une voie unique. Pour le véhicule de placement de la part gardée, voyez le guide dédié au placement de la trésorerie de SASU.
Méthode documentée

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§ 11LA MÉTHODE·2 MIN

La checklist : 6 questions avant de décider

Avant d'arbitrer, déroulez ces six questions dans l'ordre. Elles vous orientent vers la branche adaptée — ou, le plus souvent, vers le mélange qui vous convient.

Les 6 questions de décision

1. Mon matelas d'exploitation est-il dimensionné sur mes revenus irréguliers ? Gardez large : charges fixes × mois de creux possible, avant tout arbitrage.

2. Ai-je un compte courant d'associé créditeur à me faire rembourser ? C'est la sortie neutre à activer en premier.

3. Ai-je un besoin perso identifié à moins de 3-5 ans ? Si oui → branche A (sortir la part nécessaire).

4. Est-ce une année record à défiscaliser ? Si oui, sortez la part utile pour la verser au PER (déduction d'IR).

5. Le reste a-t-il un besoin de liquidité ? Si non → branche B (garder et capitaliser dans la société, 0 péage immédiat).

6. Mes excédents sont-ils importants et récurrents ? Si oui, étudiez l'interposition d'une holding de droit commun (mère-fille).

Le bon ordre

La séquence qui marche : 1) sécuriser le matelas d'exploitation (renforcé pour un consultant), 2) rembourser le compte courant d'associé s'il est créditeur, 3) sortir la part utile à vos projets perso et au PER d'une année forte, 4) garder et capitaliser le reste dans la société, 5) structurer via une holding si l'échelle le justifie. On ne décide jamais d'un placement avant d'avoir tranché cette séquence.
§ 12SYNTHÈSE·2 MIN

Synthèse : la bonne séquence pour un consultant

C'est la question que les consultants nous posent à chaque rendez-vous. Et la réponse les surprend toujours : il n'y a pas de placement miracle à cocher. La décision se prend en amont, et toujours dans le même ordre : distinguer l'exploitation du surplus (matelas renforcé pour le consultant), mesurer le coût de sortie (PFU 31,4 %, sans cotisation en SASU), puis arbitrer entre sortir et garder selon votre besoin de l'argent en personnel.

Les branches et leur déclencheur. En pratique, le consultant qui réussit combine : une part sort (perso, PER), une part reste et capitalise — c'est l'objet d'un bilan global.
BrancheQuand la choisirLe point clé
A — SortirBesoin perso, PER année forte, transmission AVPFU 31,4 % (0 cotisation en SASU) : calibrer la part
B — GarderCapitalisation long terme, pas de besoin de liquidité0 PS, IS seul, mais différé ≠ effacement
Option holdingExcédents importants, structuration, cessionMère-fille 95 % ; droit commun, jamais SPFPL

Le statut SASU ou EURL, l'arbitrage rémunération / dividendes, le placement de la part gardée et le lissage des années fortes se tiennent : touchez à l'un, vous bougez les autres. Pour le choix du véhicule de la part que vous gardez et sa fiscalité à l'IS, voyez le guide complémentaire placer la trésorerie de sa SASU : SCPI, CTO ou compte à terme ? ; pour replacer cet arbitrage dans la logique générale de la trésorerie de société à l'IS, le guide pilier sur le placement de la trésorerie d'une société à l'IS.

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Sources et références légales

  • Coût de la sortie en dividendes (CGI / LFSS 2026)

    Art. 200 A CGI (PFU des dividendes : 31,4 % en 2026 = 12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux). Art. 158 CGI (abattement de 40 %, IR seulement, sur option pour le barème, révocable). LFSS 2026, loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 (CSG capital portée à 10,6 %, PS dividendes 18,6 %, PS assurance-vie, capitalisation et foncier nu 17,2 % maintenus). Art. 223 sexies CGI (CEHR 3 %/4 % au-delà de 250 000 / 500 000 € de RFR) et art. 224 CGI (CDHR, imposition minimale de 20 % du RFR, reconduite par la LF 2026, loi n° 2026-103 du 19 février 2026 — pérennité au-delà de 2026 au conditionnel).

  • Régime social des dividendes : SASU vs EURL

    Art. L. 311-3 CSS (le président de SASU est assimilé salarié, régime général : ses dividendes ne supportent AUCUNE cotisation sociale). À l'inverse, art. L. 131-6 CSS (en EURL à l'IS, le gérant associé unique est TNS : la fraction de dividendes et d'intérêts de compte courant excédant 10 % du capital social, des primes d'émission et du solde moyen du compte courant est assujettie aux cotisations TNS). Les taux de cotisations TNS (40 à 45 % de la fraction réintégrée) sont des ordres de grandeur, non un taux légal unique. Régime social du consultant non réglementé : régime général en SASU (CNAV + AGIRC-ARRCO, pas d'assurance chômage), SSI / régime général des indépendants en EURL ; jamais la CIPAV (professions libérales non réglementées créées depuis le 01/01/2019).

  • Garder et capitaliser dans la société

    Art. L. 136-6 et L. 136-7 CSS (les prélèvements sociaux du capital frappent les personnes physiques ; une personne morale à l'IS n'y est pas soumise : 0 PS sur ses placements). Art. 219 CGI (IS 15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà, conditions PME). Art. 238 septies E CGI (contrat de capitalisation détenu par une personne morale, imposition forfaitaire annuelle sur 105 % du dernier TME connu à la souscription — détail des véhicules renvoyé au guide dédié). Art. 235 ter C CGI, créé par l'art. 7 de la LF 2026 (taxe sur les holdings patrimoniales : l'assiette ne vise qu'une liste limitative d'actifs somptuaires, dont la trésorerie et les actifs financiers placés ne font pas partie — donc exclus). C. com. art. L. 227-1 (SASU, président assimilé salarié, IS de plein droit) et L. 223-1 (EURL, gérant TNS, IR par défaut, option IS).

  • Option holding de droit commun et transmission

    Art. 145 et 216 CGI (régime mère-fille : dividendes remontés à la holding exonérés à 95 %, quote-part de frais et charges de 5 % imposée à l'IS, friction d'environ 1,25 % ; détention ≥ 5 % conservée ≥ 2 ans). Pour un consultant, activité NON réglementée, la holding est de DROIT COMMUN (SARL/SAS), jamais une SPFPL (réservée aux professions libérales réglementées). Art. 150-0 B ter CGI (apport-cession : report d'imposition ; règles durcies LF 2026, cessions à compter du 21 février 2026 : réinvestissement de 70 % du produit net sous 36 mois, conservation 5 ans). Art. 787 B CGI (pacte Dutreil, 75 %).

  • Sortir pour investir en personnel + lissage

    Art. 990 I CGI (assurance-vie, abattement de 152 500 € par bénéficiaire) ; PS de l'assurance-vie maintenus à 17,2 % en 2026. Art. 154 bis et 163 quatervicies CGI (PER : plafond max 88 911 € en 2026 et plancher 4 806 € au titre du 154 bis ; 37 680 € et 4 710 € au titre du 163 quatervicies ; report des plafonds non utilisés porté à 5 ans en 2026 ; PS de 18,6 % sur les gains à la sortie). Art. 163-0 A CGI (système du quotient pour un revenu exceptionnel ; le PER reste le levier de lissage le plus souple). PASS 2026 = 48 060 €. Régime social du consultant : régime général en SASU, SSI en EURL, jamais la CIPAV.

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil juridique, fiscal ou social, ni une incitation à distribuer ou à structurer une trésorerie. L'arbitrage entre sortir et garder la trésorerie, le dimensionnement du matelas, le choix d'un véhicule de placement et l'opportunité d'une holding doivent faire l'objet d'une étude individualisée préalable, validée avec votre expert-comptable et, le cas échéant, un avocat fiscaliste. Les taux de cotisations TNS (40 à 45 %) cités à titre de comparaison EURL sont des ordres de grandeur et non un taux légal unique ; la pérennité de la CDHR au-delà de 2026 et la valeur du TME servant au contrat de capitalisation de personne morale sont signalées au conditionnel ou renvoyées au moment de la souscription. Le consultant non réglementé relève du régime général en SASU et de la SSI en EURL — jamais de la CIPAV. Données à jour au 17 juin 2026 (LF 2026, LFSS 2026), susceptibles d'évoluer.

Foire aux questions

Tout sur la décision trésorerie du consultant en 2026 sortir ou garder, coût de sortie et cas 150 000 €.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : faut-il sortir ou garder la trésorerie de sa SASU, combien coûte vraiment une sortie en dividendes, pourquoi les dividendes de SASU ne sont pas cotisés, combien de matelas garder, et que faire de 150 000 € qui dorment. Réponses sourcées et à jour 2026.