Ouvrez votre PER avec un expert retraite
PER individuel, PER TNS, PEREC, transfert d'anciens contrats et arbitrage fiscal : nous vous aidons à choisir le bon cadre et le bon niveau de versement.
Votre Interlocuteur Sur Ce Sujet
Quentin Hagnéré
CGP indépendant spécialisé en PER et préparation de la retraite
Quentin Hagnéré accompagne salariés, indépendants et dirigeants sur l'ouverture, le transfert et l'optimisation fiscale des PER, avec une logique patrimoniale globale et non produit par produit.
Sommaire
- 1. Introduction
- 2. La défiscalisation au service de la stratégie
- 3. Le diagnostic : BNC, TMI, PS, capacité d'épargne
- 4. Le PER, premier levier de déduction
- 5. Loger l'épargne longue : AV et capitalisation
- 6. La poche Sécurité : fonds euros et obligataire daté
- 7. La poche Revenu : SCPI et nue-propriété
- 8. La poche Croissance : ETF monde en PEA et AV
- 9. La poche Illiquide : private equity et dette privée
- 10. Trois profils : Prudent, Équilibré, Dynamique
- 11. Fiscalité 2026 du médecin investisseur
- 12. Exemple chiffré : 1 M€ réparti
- 13. Comment Hagnéré Patrimoine accompagne
- Sources, mentions et disclaimer
Publié le 22 juin 2026 · Mis à jour le 22 juin 2026 · Temps de lecture : 14 min · Par Quentin Hagnéré, CGP (conseiller en gestion de patrimoine) CIF / COA / COBSP, enregistré à l'ORIAS.
En 60 secondes
- Pour qui ? Médecin libéral en BNC, TMI 41 à 45 %, autour de 1 M€ à placer.
- Le principe : on réduit l'impôt pour financer une allocation, pas pour le plaisir de réduire l'impôt.
- Levier n°1 : le PER, déductible du BNC jusqu'à environ 88 911 € en 2026.
- La méthode : 4 poches (Sécurité, Revenu, Croissance, Illiquide) + 3 profils chiffrés.
- Garde-fou 2026 : PS à 17,2 % sur AV/SCPI mais 18,6 % sur PEA/PER — la nature du revenu compte.
Avertissement
Cet article a une visée informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Les chiffres présentés sont illustratifs et non garantis ; tout investissement comporte un risque de perte en capital et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. La fiscalité dépend de votre situation individuelle et peut évoluer. Aucun nom de fonds, de société de gestion ni d'ISIN n'est cité : on raisonne en classes d'actifs et en enveloppes.
À propos de l'auteur
Quentin Hagnéré
Conseiller en Gestion de Patrimoine — fondateur de Hagnéré Patrimoine
Quentin Hagnéré et son équipe accompagnent chaque année plus de 400 clients particuliers, dirigeants, professions libérales et non-résidents. Le cabinet applique une méthodologie CGP en 5 étapes conforme MIF II / DDA, avec rapport écrit opposable.
1. Introduction
Vous facturez bien, vous êtes à 45 % de tranche marginale, et chaque automne un commercial vous propose « un produit pour baisser vos impôts ». Vous signez, parce que la réduction est réelle et que le temps manque. Cinq ans plus tard, vous détenez un patrimoine illisible, sur-exposé à l'immobilier fiscal, et finalement peu rentable. C'est l'histoire de la moitié des dossiers de médecins libéraux que nous reprenons en cabinet.
Le médecin libéral subit l'une des pressions fiscales parmi les plus lourdes de France : un bénéfice non commercial (BNC) imposé au barème progressif, une tranche marginale (TMI) qui grimpe vite à 41 puis 45 %, et des prélèvements sociaux qui s'ajoutent. Sur un euro de bénéfice supplémentaire à 45 %, il ne reste souvent qu'une cinquantaine de centimes une fois les cotisations comptées. Face à cela, le réflexe le plus répandu — et le plus coûteux — consiste à empiler des dispositifs de défiscalisationannée après année, sans cohérence d'ensemble.
Ce guide prend le contre-pied. L'enjeu n'est pas d'accumuler des niches, mais de bâtir une allocation de 1 M€ dont chaque brique a une fonction précise : sécurité, revenu, croissance, prime d'illiquidité. Le PER devient alors le levier de déduction — jusqu'à environ 88 911 € déductibles de votre BNC en 2026 — qui transforme l'impôt économisé en capital investi. Un médecin de 42 ans à TMI 45 % qui verse 30 000 € sur son PER récupère environ 13 500 € d'impôt, qu'il réinjecte dans le projet. La défiscalisation médecin libéralbien menée n'est pas un but : c'est le carburant d'une stratégie patrimoniale.
Vous trouverez ici la méthode des 4 poches appliquée à 1 M€, trois profils d'allocation chiffrés (Prudent, Équilibré, Dynamique), un cas concret et la fiscalité 2026 à jour. Pour le dispositif fiscal spécifique réservé aux professions libérales, nous renvoyons volontairement à notre guide dédié sur le dispositif Jean-Brun pour profession libérale : il y a son propre arbitrage, que nous ne dupliquons pas ici pour ne pas vous noyer. Ce guide-ci traite de l'allocation globale du patrimoine, pas d'un dispositif isolé.
2. Médecin libéral à 1 M€ : pourquoi la défiscalisation doit servir une stratégie, pas l'inverse
Un produit choisi pour sa seule carotte fiscale fait rarement un bon investissement. La réduction d'impôt s'épuise en un ou deux ans ; le rendement intrinsèque de l'actif, lui, demeure pour dix ou vingt ans. Si l'actif sous-jacent est médiocre, la défiscalisation ne le sauve pas — elle aggrave le problème en bloquant votre capital.
La logique inverse est plus solide : on définit d'abord l'allocation cible — combien de sécurité, combien de revenu, combien de croissance, combien d'illiquide — puis on choisit les enveloppes qui logent ces classes d'actifs de la façon la plus efficiente fiscalement. C'est la méthode des 4 poches, fil conducteur de tout ce guide.
Défiscaliser pour défiscaliser
Points forts
- Réduction d'impôt immédiate visible
Points de vigilance
- Capital bloqué plusieurs années sur un actif subi
- Rendement net-net souvent décevant après charges et frais
- Aucune cohérence d'ensemble : empilement, doublons de frais
Allocation d'abord, fiscalité ensuite
Points forts
- Chaque poche a une fonction : sécurité, revenu, croissance, illiquide
- Le PER déduit la TMI tout en construisant la retraite
- Les enveloppes optimisent la fiscalité de classes d'actifs choisies
Points de vigilance
- Exige une vision globale et un suivi dans le temps
La méthode des 4 poches en une phrase
Poche Sécurité (fonds euros, obligataire daté) · poche Revenu (SCPI, nue-propriété, structurés à coupon) · poche Croissance (ETF actions monde) · poche Illiquide (private equity, dette privée). La poche Illiquide grossit avec le patrimoine : ~10-15 % à 1 M€, ~20-25 % à 5 M€, ~30-40 % à 10 M€ et plus.
3. Faire le diagnostic : revenus BNC, TMI à 41-45 %, prélèvements sociaux et capacité d'épargne réelle
Avant toute décision, on chiffre la réalité. Un médecin libéral au réel déclare un bénéfice non commercial souvent compris entre 120 000 et 350 000 € selon la spécialité et le mode d'exercice. Sur cette base, la tranche marginale atteint 41 % dès 84 000 € de quotient familial environ, et 45 % au-delà de 180 000 €. À ces taux s'ajoutent les cotisations sociales obligatoires, qui pèsent sur la capacité d'épargne nette.
La question centrale n'est donc pas « combien je gagne » mais « combien je peux mettre de côté chaque année, et à quel taux marginal d'imposition ». C'est ce taux marginal qui rend le PER si puissant : chaque euro versé est déduit au taux le plus haut.
Le bon réflexe : raisonner en taux marginal, pas en taux moyen
Un médecin qui paie « 30 % d'impôt en moyenne » se trompe de repère pour décider. Ce qui compte pour un placement déductible, c'est le taux qui frappe le derniereuro de bénéfice : s'il est à 45 %, chaque euro versé sur un PER est économisé à 45 %, pas à 30 %. C'est pourquoi un même versement « rapporte » beaucoup plus à un praticien fortement margé qu'à un épargnant à 11 % de tranche. La défiscalisation est un calcul de taux marginal, pas une moyenne.
Le piège de la défiscalisation pour la défiscalisation
Le praticien fortement imposé est une cible commerciale : on lui propose chaque automne « un produit pour baisser ses impôts ». Le piège est de cumuler ces produits sans jamais calculer le rendement net-net après charges, vacance, frais et fiscalité de sortie. Résultat fréquent : un patrimoine illisible, sur-exposé à l'immobilier fiscal, et finalement peu rentable. La discipline consiste à n'activer un avantage fiscal que s'il sert une classe d'actifs déjà désirée dans l'allocation cible.
Cadrer votre allocation 1 M€ avant de défiscaliser
Un conseiller Hagnéré Patrimoine établit votre diagnostic BNC, votre TMI et votre capacité d'épargne, puis calibre votre effort de défiscalisation au sein d'une allocation cohérente.
4. Le PER, premier levier : déduire jusqu'au plafond et reconstituer une retraite
Le plan d'épargne retraite (PER) est l'outil de défiscalisation le plus direct pour un médecin en BNC. Les versements sont déductibles du bénéfice imposable de l'année. Pour un travailleur non salarié, le plafond suit la formule dite « Madelin » : 10 % du bénéfice imposable (dans la limite de 8 PASS) majoré de 15 % de la fraction de bénéfice comprise entre 1 et 8 PASS.
Plafond de déduction PER d'un médecin TNS (2026)
Plafond = 10 % du bénéfice (≤ 8 PASS)
+ 15 % de la fraction de bénéfice entre 1 et 8 PASS
PASS 2026 = 48 060 €
Plancher = 4 806 € · Plafond maximal ≈ 88 911 €Pour un bénéfice supérieur ou égal à 8 PASS (384 480 €), le plafond atteint son maximum d'environ 88 911 €. Attention : ce plafond Madelin (art. L. 154 bis) n'est pas reportable — il est perdu en fin d'exercice s'il n'est pas utilisé. Le report sur 5 ans (contre 3) introduit par la LF 2026 ne concerne que le plafond universel art. 163 quatervicies, déduit du revenu global.
L'impôt économisé est égal, en première approche, à la TMI multipliée par le versement. À 45 %, verser 30 000 € économise environ 13 500 € d'impôt sur le revenu — une somme que l'on réinjecte aussitôt dans le projet patrimonial. Mieux : le PER réduit le revenu fiscal de référence, ce qui atténue mécaniquement la CEHR et la CDHR pour les praticiens à très hauts revenus. Pour le détail des plafonds et de la mécanique, voyez notre guide PER TNS : plafond et déduction du BNC.
La nuance honnête sur le PER
La déduction à l'entrée se « rembourse » en partie à la sortie : la part « versements » est imposée au barème (en rente ou en capital), et la part « gains » supporte 18,6 % de prélèvements sociaux (le PER est dans le camp des revenus mobiliers, pas à 17,2 %). Mais le levier reste très favorable si votre TMI baisse à la retraite : c'est un arbitrage de taux — déduction à 45 % aujourd'hui contre imposition plus basse demain.
5. Loger l'épargne longue : assurance-vie et contrat de capitalisation
Au-delà du PER, l'assurance-vie reste l'enveloppe structurante de l'épargne longue. Après 8 ans, les gains bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 € (célibataire) ou 9 200 € (couple), puis d'un prélèvement de 7,5 % jusqu'à 150 000 € de primes (au-delà 12,8 %), auxquels s'ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux. Elle offre aussi la liquidité et la transmission, avec l'abattement de 152 500 € par bénéficiaire avant 70 ans (art. 990 I).
Le contrat de capitalisation est le jumeau de l'assurance-vie pour la capitalisation : il se transmet en conservant son antériorité et peut être détenu par une société à l'impôt sur les sociétés, utile lorsque le médecin exerce via une structure. Pour les patrimoines plus importants, l'assurance-vie luxembourgeoise ajoute l'architecture ouverte (FID, FAS), le super-privilège et le crédit lombard.
Pourquoi ces enveloppes d'abord
- Différé d'imposition : les gains capitalisent sans frottement annuel.
- Transmission : 152 500 € par bénéficiaire avant 70 ans, 30 500 € global après 70 ans (gains exonérés).
- Souplesse : elles peuvent loger fonds euros, obligataire daté, SCPI, ETF — toutes les poches sauf le PEA.
6. La poche Sécurité : fonds euros et fonds obligataires datés
La poche Sécurité est l'amortisseur. Elle vise à couvrir l'équivalent d'environ trois ans de train de vie et à stabiliser le portefeuille. Elle se compose de deux briques : des fonds euros nouvelle génération (référence illustrative ~2,6 % net en 2026, non garanti) et des fonds obligataires datés, logés en assurance-vie et contrat de capitalisation.
Le portage obligataire consiste à fixer un rendement à l'échéance en conservant les titres jusqu'à leur remboursement : il amortit la volatilité et apporte de la visibilité. À mesure que l'épargne de précaution professionnelle se constitue, cette poche peut décroître, laissant la place à davantage de Revenu et de Croissance.
L'essentiel sur la poche Sécurité
- Fonction : couvrir ~3 ans de train de vie et stabiliser le portefeuille — un rôle de coussin, pas de moteur de performance.
- Deux briques : fonds euros nouvelle génération (référence illustrative ~2,6 % net 2026, non garanti) et obligataire daté à échéance connue.
- Enveloppe : assurance-vie et contrat de capitalisation, pour la liquidité et la fiscalité après 8 ans (PS 17,2 %).
- Évolution : son poids décroît à mesure que le patrimoine grossit, au profit du Revenu et de la Croissance.
7. La poche Revenu : SCPI européennes et nue-propriété
La poche Revenu produit du rendement régulier. Pour un médecin à forte TMI, le mode de détention est décisif. Les SCPI européennes (référence illustrative ~4,7-4,9 %, non garanti) apportent des loyers réguliers sur une base immobilière diversifiée. Logées en assurance-vie, elles évitent l'imposition foncière directe : les loyers capitalisent sans imposition annuelle, l'impôt n'étant dû qu'au rachat.
La nue-propriété de SCPI est un double levier : elle ne génère aucun revenu imposable pendant le démembrement (le médecin n'ajoute aucun foncier taxé à 45 %) et elle sort temporairement de l'assiette IFI (art. 968). Elle se revalorise mécaniquement à mesure que l'on approche du terme. Les produits structurés à coupon, avec protection partielle du capital, complètent cette poche dans les profils plus dynamiques.
Le réflexe « nature du revenu » (dualité PS 2026)
Les loyers de SCPI et les gains d'assurance-vie supportent 17,2 % de prélèvements sociaux. En revanche, les dividendes, intérêts et plus-values mobilières hors enveloppe — ainsi que le PEA et le PER — supportent 18,6 % depuis la LFSS 2026. Une SCPI logée en assurance-vie reste donc à 17,2 %, pas à 18,6 %. On ne fixe jamais un taux unique : on vérifie la nature du revenu.
8. La poche Croissance : ETF actions monde en PEA et en assurance-vie
La poche Croissance est le moteur de performance long terme. Elle repose sur des ETF actions monde (indices larges type MSCI World ou S&P 500), logés en priorité dans le PEA, puis prolongés en assurance-vie une fois le plafond du PEA atteint (150 000 € par personne).
L'intérêt fiscal du PEA est majeur : après 5 ans, les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu ; seuls les prélèvements sociaux restent dus à la sortie, au taux de 18,6 % en 2026 (le PEA est dans le camp des revenus mobiliers, dont la CSG a augmenté — ce n'est donc pas 17,2 %). Pour un médecin qui investit en actions sur vingt ans et plus, aucune autre enveloppe n'est aussi peu fiscalisée.
Point de vigilance : la Croissance se juge sur 10 ans, pas sur 12 mois
La poche Croissance est volatile par nature : sur une année donnée, elle peut perdre 20 % ou plus. Elle n'a de sens qu'avec un horizon long et un capital qu'on n'a pas besoin de mobiliser. C'est précisément pour cela qu'elle ne représente que 12 % du profil Prudent contre 40 % du profil Dynamique : le bon poids dépend de votre tolérance au risque et de votre horizon, jamais d'une performance espérée. Si vous vendez en bas de cycle, vous figez une perte que le marché aurait probablement effacée en attendant.
9. La poche Illiquide : private equity et dette privée pour aller chercher la prime d'illiquidité
La poche Illiquide va chercher la prime d'illiquidité: on accepte d'immobiliser une fraction du capital plusieurs années en échange d'une espérance de rendement supérieure. Elle se compose de private equity, de dette privée et, dans les profils les plus dynamiques, d'une touche d'infrastructure. La référence illustrative de ~11 % net par an pour le private equity s'accompagne d'une forte dispersion : la sélection et la diversification des millésimes sont déterminantes.
Pourquoi 10-15 % d'illiquide à 1 M€ de patrimoine
À 1 M€, on plafonne l'illiquide autour de 10-15 % : suffisant pour capter la prime, assez modeste pour ne pas contraindre votre train de vie ni votre épargne de précaution. Cette part a vocation à grossir avec le patrimoine, selon la logique des family offices : environ 20-25 % à 5 M€, 30-40 % à 10 M€ et plus. Quand on a 5 ou 10 M€, la part qu'on risque vraiment de devoir mobiliser à court terme est proportionnellement plus petite — on peut donc en bloquer davantage.
Point de vigilance : illiquidité et dispersion
La référence illustrative de ~11 % net par an pour le private equity masque une réalité essentielle : la dispersion entre fonds est énorme. Entre un bon et un mauvais millésime, l'écart de performance se compte en dizaines de points. Deux règles s'imposent donc : ne jamais y mettre un capital dont vous pourriez avoir besoin avant 8 à 10 ans (l'argent y est bloqué), et diversifier les millésimes et les stratégies plutôt que de tout engager une seule année. Bloquer son argent ne suffit pas : la surperformance vient du choix des fonds et de la durée pendant laquelle on tient.
10. Les trois profils d'allocation : Prudent, Équilibré, Dynamique
La méthode des 4 poches se décline en trois profils selon l'horizon et la tolérance au risque. Dans tous les cas, le PER travaille en parallèle pour absorber la TMI. Les pourcentages ci-dessous sont des cibles illustratives, non garanties.
| Poche | Prudent (~3 % net) | Équilibré (~5 % net) | Dynamique (~7 %+ net) |
|---|---|---|---|
| Sécurité (fonds € + obligataire daté) | 55 % (35 % € / 20 % oblig.) | 35 % (20 % € / 15 % oblig.) | 20 % (10 % € / 10 % oblig.) |
| Revenu (SCPI, nue-propriété, structurés) | 25 % (18 % SCPI / 7 % NP) | 25 % (15 % SCPI / 5 % NP / 5 % struct.) | 20 % (10 % SCPI / 5 % NP / 5 % struct.) |
| Croissance (ETF monde, PEA + AV) | 12 % | 28 % (20 % PEA-AV / 8 % capi.) | 40 % (30 % PEA-AV / 10 % capi.) |
| Illiquide (private equity, dette privée) | 8 % | 12 % | 20 % |
| PER (en parallèle) | Déduction TMI | Déduction TMI, central | Saturé chaque année |
Profil Prudent (~3 % net).Pour le praticien qui veut d'abord sécuriser : 55 % de Sécurité, 25 % de Revenu (dont nue-propriété qui ne génère aucun revenu imposable), 12 % de Croissance en ETF monde via PEA, et 8 % d'Illiquide. Le PER transforme l'impôt économisé en capital investi. Avec le temps, la Sécurité peut décroître au profit du Revenu et de la Croissance.
Profil Équilibré (~5 % net).Pour le médecin qui dispose déjà d'un matelas de trésorerie et d'un horizon de quinze à vingt ans : Sécurité ramenée à 35 %, Revenu à 25 % (SCPI en AV, nue-propriété, structurés à coupon), Croissance à 28 % (ETF monde entre PEA et AV, plus une part en capitalisation pour la transmission), Illiquide à 12 % (private equity et dette privée). À mesure que le patrimoine croît vers 2 ou 3 M€, l'illiquide a vocation à s'épaissir vers 20 % : nous détaillons ce changement d'échelle dans notre guide médecin libéral : défiscaliser et placer 3 M€.
Profil Dynamique (~7 %+ net).Pour le médecin jeune, fortement imposé, à long horizon et vraie tolérance au risque : Sécurité réduite à 20 %, Revenu à 20 %, Croissance dominante à 40 % (ETF monde et S&P 500 en PEA puis AV, plus capitalisation), Illiquide à 20 % (private equity, dette privée, touche d'infrastructure). Le PER est saturé chaque année pour absorber la TMI la plus haute. Une part or peut compléter en diversification de dernière ligne. Avec la montée du patrimoine, l'illiquide peut viser 30 % et la Croissance rester le moteur principal.
Note de méthode : comment lire les cibles de rendement
Les « ~3 % / ~5 % / ~7 %+ net » sont des cibles de travail, pas des promesses. Elles décrivent l'ordre de grandeur visé selon le profil et l'horizon, après une phase de déploiement progressif du capital, et supposent une diversification et un suivi dans le temps. Ce que vous toucherez vraiment dépend des marchés, du millésime de private equity sur lequel vous êtes entré, et de votre capacité à ne pas vendre au mauvais moment. Pour aller plus loin sur la rente réaliste qu'un capital peut produire, voyez combien rapporte 1 M€ placés et vivre de ses rentes : combien faut-il vraiment.
Quel profil pour votre situation ?
Prudent, Équilibré ou Dynamique : le bon profil dépend de votre TMI, de votre horizon, de votre épargne de précaution et de vos projets. Nous le calibrons avec vous.
11. Fiscalité 2026 du médecin libéral investisseur
En 2026, le médecin en BNC est imposé au barème progressif (TMI jusqu'à 45 %) plus prélèvements sociaux. Le point le plus sensible à maîtriser est la dualité des prélèvements sociaux instaurée par la LFSS 2026.
| Enveloppe / revenu | Régime 2026 | PS |
|---|---|---|
| Versements PER (TNS) | Déductibles du BNC (≈ jusqu'à 88 911 €) | — |
| Assurance-vie après 8 ans | Abatt. 4 600 / 9 200 € puis 7,5 % (≤ 150 k€ primes), sinon 12,8 % | 17,2 % |
| Contrat de capitalisation | Comme l'AV ; détenu via société à l'IS possible | 17,2 % |
| SCPI en direct | Loyers au barème (TMI) | 17,2 % |
| SCPI en assurance-vie | Pas d'imposition foncière annuelle, fiscalité AV au rachat | 17,2 % |
| Nue-propriété de SCPI | Aucun revenu imposable pendant le démembrement ; hors IFI | — |
| PEA après 5 ans | Exonéré d'IR | 18,6 % |
| PER (gains à la sortie) | Part versements au barème | 18,6 % |
| Dividendes / intérêts / PV mobilières (hors AV/PEA) | PFU 31,4 % (12,8 % + 18,6 %) | 18,6 % |
Deux repères de transmission complètent le tableau : l' assurance-vie offre un abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans (art. 990 I), puis 20 % jusqu'à 700 000 € et 31,25 % au-delà ; après 70 ans (art. 757 B), un abattement global de 30 500 € s'applique sur les primes, les gains restant exonérés.
IFI, CEHR, CDHR : les seuils à surveiller
- IFI : dû au-delà de 1,3 M€ de patrimoine immobilier net ; la nue-propriété sort de l'assiette (art. 968) ; l'AV est taxée sur sa fraction immobilière (art. 972).
- CEHR (art. 223 sexies) : 3 % puis 4 % au-delà de 250 k€ / 500 k€ de RFR.
- CDHR (art. 224) : contribution minimale de 20 % du RFR pour les très hauts revenus, reconduite par la LF 2026 ; les PS sont exclus du numérateur. Le PER réduit le RFR et atténue ces deux contributions.
12. Exemple chiffré : 1 M€ réparti et optimisé
Prenons un médecin de 42 ans, TMI 45 %, disposant de 1 M€ à placer et de 30 000 € de capacité de versement PER annuel. En profil Équilibré, voici une répartition possible (hypothèses explicites, chiffres illustratifs).
Cas A — Médecin 42 ans, TMI 45 %, profil Équilibré
Sécurité ........ 350 000 € (fonds € + obligataire daté) Revenu .......... 250 000 € (SCPI en AV + nue-propriété) Croissance ...... 280 000 € (ETF monde en PEA et AV) Illiquide ....... 120 000 € (private equity, dette privée) ────────────────────────────────── Total placé ... 1 000 000 € PER saturé : 30 000 € / an IR économisé ≈ 30 000 € × 45 % = 13 500 € (réinjectés) Objectif ≈ 5 % net ⇒ ≈ 50 000 € / an, dont revenus immobiliers
Chiffres illustratifs, non garantis, risque de perte en capital. La déduction PER de 30 000 € économise environ 13 500 € d'impôt, réinjectés dans le projet.
Cas B — l'effet de la dualité PS.Supposons 12 000 € de loyers annuels issus de SCPI. Détenues en direct, ces loyers s'ajoutent au revenu imposable et supportent le barème (TMI 45 %) plus 17,2 % de prélèvements sociaux, chaque année, même réinvestis — soit une ponction de l'ordre de 62 % pour ce médecin. Logées en assurance-vie, les mêmes loyers capitalisent sans imposition annuelle : l'impôt n'est dû qu'au rachat, avec la fiscalité avantageuse de l'AV après 8 ans, les PS restant à 17,2 %. Tout le gain vient de là : payer l'impôt plus tard, une fois, au lieu de le payer chaque année.
Combien rapporte 1 M€ ?
Une rente soutenable se situe entre 3 et 5 % net selon le profil, soit ~30 000 à 50 000 € par an. Pour aller plus loin sur le sujet, consultez notre guide combien rapporte 1 million d'euros placés et notre allocation détaillée pour investir 1 000 000 € en 2026.
13. Comment Hagnéré Patrimoine accompagne le praticien
Concrètement, on part de votre feuille d'impôt pour en faire un plan d'épargne que vous gardez sous contrôle. Nous établissons d'abord le diagnostic (BNC, TMI, capacité d'épargne, patrimoine immobilier et IFI éventuel), puis nous calibrons l'effort de défiscalisationau sein d'une allocation en 4 poches adaptée à votre profil. Le PER est dimensionné au plafond utile, les enveloppes sont choisies selon la nature des revenus, et la transmission est intégrée dès le départ.
Selon le mode d'exercice — en nom propre ou via une société à l'IS — nous ajoutons les leviers pertinents : holding patrimoniale, contrat de capitalisation à l'IS, et gestion de la trésorerie excédentaire de la société d'exercice — un sujet que nous détaillons pour les structures libérales dans notre guide trésorerie de SELARL : que faire du cash de sa société. Les praticiens spécialistes trouveront un complément dans notre guide dédié à la défiscalisation du médecin spécialiste.
Enfin, ce que vous déduisez aujourd'hui, vous le retrouvez en capital — puis en revenu — au moment de la retraite. La logique d'allocation présentée ici se prolonge naturellement vers la retraite : voyez comment générer une rente sereine à 1 M€ et transmettre, et notre cadre dédié à la retraite du dirigeant. Pour structurer l'ensemble, notre méthode est décrite dans le guide structuration du patrimoine du dirigeant.
Réservez un bilan patrimonial confidentiel
On chiffre ensemble votre allocation 1 M€ — selon votre TMI, votre horizon et ce que vous voulez en faire — et on cale le bon niveau de défiscalisation avec un conseiller Hagnéré Patrimoine.
Sources, mentions et disclaimer
Sources principales : Code général des impôts (art. 163 quatervicies et L. 154 bis pour le PER, 125-0 A pour l'assurance-vie, 990 I et 757 B pour la transmission, 200 A pour le PFU, 968 et 972 pour l'IFI, 223 sexies pour la CEHR, 224 pour la CDHR, 150-0 B ter pour l'apport-cession) ; loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 (LFSS 2026, hausse de CSG) ; loi n° 2026-103 du 19 février 2026 (LF 2026) ; service-public.fr (PASS 2026 : 48 060 €) ; impots.gouv.fr et BOFiP (plafonds de déduction PER).
Disclaimer. Cet article est informatif et pédagogique ; il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé (art. L. 533-13 du Code monétaire et financier). Tous les chiffres, taux et exemples sont illustratifs et non garantis. Tout investissement comporte un risque de perte en capital ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures. La fiscalité dépend de votre situation individuelle et peut évoluer. Aucun nom de fonds, de société de gestion ou d'ISIN n'est mentionné : les solutions sont décrites en classes d'actifs et en enveloppes. Hagnéré Patrimoine — ORIAS 23002291 (CIF / COA / COBSP), cabinet à Chambéry (73000). Contact : backoffice@hagnere-patrimoine.fr.

