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Guide dentistes 202616 minMis à jour 10 juin 20265 leviers de capitalisation

Compléter sa retraite de dentiste : les solutions face à la baisse de pension

Votre pension CARCDSF couvrira de l'ordre de 40 à 50 % de vos revenus d'activité : le décrochage est structurel, pas accidentel. La bonne nouvelle, c'est qu'à une tranche marginale de 41 à 45 %, vous disposez de leviers de capitalisation très puissants pour combler ce trou. Ce guide classe 5 solutions par efficacité fiscale — du PER déductible jusqu'à 88 911 € à la cession de votre cabinet comme capital retraite — avec un cas chiffré : viser 3 000 €/mois de complément à 65 ans. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

STRATÉGIE RETRAITE DENTISTE 2026

Construire votre complément de retraite et combler le trou de pension CARCDSF

Audit de votre situation de chirurgien-dentiste libéral : chiffrage de l'écart de pension, hiérarchie des 5 leviers à votre tranche, calibrage du PER dans le plafond 154 bis, articulation avec l'assurance-vie, l'immobilier et la cession du cabinet. Cabinet 100 % indépendant, modélisation chiffrée et calibrage avec votre expert-comptable.

  • Chiffrage de votre écart de pension
  • Les 5 leviers classés à votre TMI
  • Prévoyance Madelin sécurisée d'abord
  • Cabinet 100 % indépendant

TAUX DE REMPLACEMENT CARCDSF

≈ 40-50 %

PER DÉDUIT À VOTRE TMI

41-45 %

PLAFOND PER TNS MAX

88 911 €

ABATTEMENT CESSION PARTS SEL

500 000 €

OBJECTIF CAS CHIFFRÉ

3 000 €/mois

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LE CONSTAT·2 MIN

La CARCDSF ne maintiendra pas votre niveau de vie

Un dentiste qui gagne 140 000 € par an et touche, à la retraite, autour de 5 000 € de pension mensuelle : c'est le quotidien d'une grande partie des praticiens qu'on reçoit, et ça n'a rien d'un cas extrême. Le problème tient en une phrase : votre retraite obligatoire de chirurgien-dentiste vous servira une pension qui représentera, en ordre de grandeur, 40 à 50 % de vos revenus d'activité. Ce décrochage n'est pas un accident : il est structurel. Votre retraite repose sur trois étages — le régime de base (CNAVPL, géré par la CARCDSF), le régime complémentaire de la CARCDSF et la prestation complémentaire de vieillesse (PCV) du praticien conventionné. Or ces régimes fonctionnent en répartition, avec des cotisations proportionnelles plafonnées : au-delà d'un certain revenu, chaque euro gagné cesse de générer de la retraite supplémentaire (la valeur du point du régime complémentaire 2026 est indicative, de l'ordre de 31,82 €, à vérifier sur carcdsf.fr). Plus vous gagnez, plus l'écart se creuse — et plus le complément à construire vous-même est grand.

L'essentiel, avant d'entrer dans le détail

Votre pension CARCDSF couvrira de l'ordre de 40 à 50 % de vos revenus : le trou est structurel, et c'est à vous de le combler par capitalisation. Cinq leviers, classés ici par efficacité à votre tranche (41-45 %) : (1) le PER / Madelin, déduit à votre TMI jusqu'à 88 911 € ; (2) l'assurance-vie, souple et transmissible ; (3) l'immobilier / les SCPI, pour du revenu régulier ; (4) la cession du cabinet, souvent votre plus gros capital retraite ; (5) le régime obligatoire (cumul, rachat de trimestres) en appoint. Objectif du cas chiffré : dégager 3 000 €/mois à 65 ans. Et un rappel central, valable de bout en bout : ces enveloppes compensent votre pension, elles ne créent aucun droit CARCDSF.

Garde-fou : CARCDSF, jamais CARMF — et aucun de ces leviers ne crée de droit caisse

Le chirurgien-dentiste relève de la CARCDSF (Caisse Autonome de Retraite des Chirurgiens-Dentistes et des Sages-Femmes), et non de la CARMF, qui est la caisse des médecins. Surtout, gardez ceci en tête pour toute la suite : le PER, l'assurance-vie ou l'immobilier ne créent aucun droit CARCDSF. Ce sont des épargnes privées, parallèles, qui compensent le trou de pension — elles ne reconstituent ni point, ni trimestre dans votre caisse. On ne « rachète » pas sa retraite obligatoire avec un PER : on construit, à côté, un capital qui vient combler l'écart.

Ce guide est la boîte à outils qui répond à une question simple : comment combler ce trou ? Pour comprendre pourquoi votre pension décroche — le détail des cotisations, des points et du taux de remplacement —, commencez par notre diagnostic dédié : retraite du chirurgien-dentiste : pourquoi la CARCDSF ne suffira pas. Ici, on passe à l'action : les 5 leviers, classés par efficacité à votre tranche.

§ 2VUE D'ENSEMBLE·3 MIN

Vos 5 leviers pour combler le trou, classés par efficacité

Vue d'ensemble d'abord, détail levier par levier ensuite. À une tranche marginale de 41 à 45 % — celle du dentiste installé —, la hiérarchie se lit comme une séquence. On commence par ce qui défiscalise le plus à l'entrée : le PER, dont chaque euro versé vous est rendu à votre tranche. Vient ensuite l'assurance-vie pour la disponibilité et la transmission, puis l'immobilier et les SCPI pour le revenu régulier. Et on garde le plus gros morceau pour le jour du départ : la cession du cabinet, souvent le premier « capital retraite » du dentiste. Le tableau ci-dessous résume horizon, fiscalité, liquidité et atout de chaque levier ; les sections qui suivent les déroulent un à un.

Les leviers du dentiste pour compléter sa retraite, avec la fiscalité des gains à jour 2026. Attention à la dualité des prélèvements sociaux : 18,6 % sur le PER et les parts de SEL, 17,2 % sur l'assurance-vie, le foncier et le fonds BNC.
SolutionHorizonFiscalité des gains (PS 2026)LiquiditéAtout clé
PER / Madelin TNSLong (bloqué)Sortie : versements au barème + gains PFU 31,4 % (PS 18,6 %)Bloqué (sauf cas L. 224-4)Déduction à l'entrée à 41-45 %
Assurance-vieMoyen-longAprès 8 ans : 7,5 / 12,8 % + PS 17,2 %Disponible à tout momentSouplesse + transmission 990 I
SCPI / foncier nuMoyen-longRevenus fonciers, PS 17,2 %MoyenneRevenu régulier
LMNP / meubléMoyen-longAmortissement ; PS zone grise (à confirmer)MoyenneRevenu peu fiscalisé (conditionnel)
Cession fonds BNCAu départIR exonéré (238 quindecies / 151 septies A) ; PS 17,2 %One-shotCapital exonéré d'IR
Cession parts de SELAu départAbattement 500 000 € (IR) ; PFU 12,8 % ; PS 18,6 %One-shotCapital + abattement dirigeant
Cumul / rachat trimestresFin de carrièreAugmente la pension obligatoire CARCDSF—Joue sur le régime de base

La dualité des prélèvements sociaux 2026 : 18,6 % ou 17,2 % selon l'enveloppe

Depuis la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025), la CSG sur les revenus du capital est passée à 10,6 %. Deux taux coexistent désormais : 18,6 % (CSG 10,6 + CRDS 0,5 + solidarité 7,5) sur les gains du PER à la sortie, la cession de parts de SEL et les dividendes ; 17,2 % maintenu sur l'assurance-vie, les contrats de capitalisation, les revenus fonciers nus et les plus-values professionnelles (cession du fonds / patientèle en BNC). Cette différence de 1,4 point change l'arbitrage : on l'explique en détail dans prélèvements sociaux 2026 : la dualité 18,6 % / 17,2 %.

Pour aller plus loin : d'abord comprendre POURQUOI la pension décroche

Ce guide est la boîte à outils des solutions. Si vous voulez d'abord le diagnostic — combien vous toucherez réellement, comment se construisent les trois étages CARCDSF, pourquoi la valeur du point et le plafonnement des cotisations creusent l'écart —, lisez notre guide compagnon : retraite du chirurgien-dentiste : pourquoi la CARCDSF ne suffira pas. Les deux se complètent : l'un pose le problème, celui-ci le résout.
§ 3LEVIER N°1·4 MIN

Levier n°1 : le PER / Madelin, déduit à votre tranche (41-45 %)

C'est, à votre tranche, le levier qui rend le plus à l'entrée. Le PER (qui a remplacé le contrat Madelin retraite depuis la loi PACTE) vous laisse déduire votre versement de votre bénéfice imposable, à votre TMI : à 41 %, 1 € versé, c'est 0,41 € d'impôt en moins immédiatement. Aucune autre enveloppe n'en fait autant.

Le plafond TNS de l'article 154 bis

En tant que travailleur non salarié, vous bénéficiez d'un plafond bien plus large que le salarié : l'article 154 bis du CGI. La formule additionne deux étages : 10 % de votre bénéfice imposable (dans la limite de 8 PASS) majorés de 15 % de la fraction du bénéfice comprise entre 1 et 8 PASS. Le PASS 2026 est de 48 060 € (8 PASS = 384 480 €). La déduction va d'un plancher de 4 806 € à un maximum de 88 911 €.

Le plafond PER / Madelin TNS 2026 du dentiste

PLAFOND 154 bis = 10 % x benefice (dans la limite de 8 PASS)
                + 15 % x (min(benefice, 8 PASS) - 1 PASS)

PASS 2026 = 48 060 EUR   |   8 PASS = 384 480 EUR

PLANCHER = 10 % x 48 060                     = 4 806 EUR
MAXIMUM  = 10 % x 384 480
         + 15 % x (384 480 - 48 060)
         = 38 448 + 50 463                   = 88 911 EUR

Le maximum de 88 911 € suppose un bénéfice d'au moins 384 480 € (8 PASS), rare chez un dentiste. En pratique, on applique la formule 10 % + 15 % sur votre bénéfice exact ; le plancher de 4 806 € s'applique tant que 10 % du bénéfice lui est inférieur.

Combien vous déduisez selon votre BNC

Repérez la ligne de votre bénéfice, lisez l'économie d'impôt dans la colonne de votre tranche. Un dentiste à 130 000 € de BNC, par exemple, déduit 25 291 € et économise environ 10 369 € à 41 %.

Plafond 154 bis et économie d'impôt sur le revenu selon le BNC, taux 2026. L'économie « plafond × TMI » est un maximum théorique : si verser fait basculer une partie du revenu vers une tranche plus basse, l'économie réelle est moindre. La simulation détaillée BNC par BNC est dans le guide PER dentiste.
BNC imposablePlafond 154 bisÉco. à 41 %Éco. à 45 %
80 000 €12 791 €5 244 €5 756 €
120 000 €22 791 €9 344 €10 256 €
130 000 € (cas type)25 291 €10 369 €11 381 €
160 000 €32 791 €13 444 €14 756 €
≥ 384 480 €88 911 € (max)36 454 €40 010 €

Trois points à retenir avant de signer : (1) la base est le bénéfice de l'année N (votre 2035 2026) ; (2) ce plafond TNS est non reportable et non mutualisable — perdu s'il dort à la clôture de l'exercice (à la différence du plafond classique de l'article 163 quatervicies, plafonné à 37 680 € mais reportable, porté à 5 ans par la LF 2026) ; (3) l'avantage est fiscal seulement : le versement déduit reste dans l'assiette de vos cotisations CARCDSF et URSSAF (art. L. 131-6 du Code de la sécurité sociale). Il fait baisser votre impôt, pas vos cotisations.

Le rôle exact du PER : il COMPENSE, il ne reconstitue pas un droit de caisse

Le PER ne rachète pas de la retraite CARCDSF : il bâtit, en parallèle, un capital qui prend le relais là où la répartition s'arrête. Il fonctionne en capitalisation et ne valide aucun point ni trimestre CARCDSF. Son pari est simple : vous déduisez à 41-45 % aujourd'hui pour récupérer le capital à une TMI souvent plus basse (30 %) demain.

À la sortie, vous récupérez l'épargne en capital (la part versements est imposée au barème de l'IR sans l'abattement de 10 %, la part gains au PFU de 31,4 % — soit 12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux) ou en rente (régime des pensions, art. 158-5 du CGI). La simulation complète de votre plafond et de votre sortie, BNC par BNC, est ici : PER dentiste : combien d'impôt économisé selon votre BNC ; pour comparer capital et rente, voyez la fiscalité à la sortie du PER, et la mécanique générale dans le guide complet du Plan d'épargne retraite.

Hagnéré Patrimoine

Quel montant verser sur votre PER cette année ?

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Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 4LEVIER N°2·3 MIN

Levier n°2 : l'assurance-vie, souplesse et transmission

Là où le PER bloque votre épargne jusqu'à la retraite, l'assurance-vie reste disponible à tout moment. Elle n'offre pas de déduction à l'entrée, mais elle joue deux cartes que le PER n'a pas : la liquidité et la transmission. Et ses gains supportent des prélèvements sociaux plus bas que le PER.

Sur les rachats après 8 ans, vous bénéficiez d'un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) sur les gains, puis d'un taux d'imposition de 7,5 % (12,8 % au-delà de 150 000 € de primes nettes, art. 200 A du CGI). Surtout, les prélèvements sociaux restent à 17,2 % (maintenu par la LFSS 2026), soit une flat tax de 30 % — contre 18,6 % de prélèvements sociaux sur les gains du PER. C'est l'argument de l'assurance-vie : une épargne qui reste à portée de main, et des prélèvements sociaux plus légers.

Côté transmission, l'assurance-vie sort de la succession dans des limites très favorables : pour les primes versées avant 70 ans, un abattement de 152 500 € par bénéficiaire (art. 990 I du CGI), puis 20 % puis 31,25 % ; pour les primes versées après 70 ans, un abattement global de 30 500 €, les gains étant alors exonérés (art. 757 B). Un dentiste qui prépare à la fois son complément de retraite et la transmission à ses enfants trouve là un outil que le PER ne remplace pas.

Exemple : 305 000 € transmis hors droits à deux enfants

Un dentiste désigne ses deux enfants bénéficiaires de son assurance-vie, primes versées avant 70 ans. Chacun profite de l'abattement de 152 500 € propre à l'article 990 I : ce sont 305 000 € qui se transmettent hors droits de succession, en plus des abattements de droit commun (100 000 € par enfant tous les 15 ans, art. 779). À l'échelle d'un patrimoine de praticien, l'écart avec un capital logé sur un simple compte-titres — taxé au barème des successions — se chiffre vite en dizaines de milliers d'euros. C'est précisément ce que le PER, bloqué et fiscalisé différemment à la sortie, ne sait pas faire ; d'où la complémentarité des deux enveloppes.

PER ou assurance-vie : deux enveloppes qui se complètent

Le PER déduit votre versement à l'entrée (41-45 %), mais il est bloqué et ses gains supportent 18,6 % de prélèvements sociaux. L'assurance-vie ne déduit rien à l'entrée, mais elle reste liquide, ses gains sont à 17,2 % et elle se transmet hors succession. Ce ne sont pas des concurrents : on défiscalise avec le PER jusqu'au plafond, et on loge le reste de l'épargne en assurance-vie. Le détail de l'arbitrage : PER ou assurance-vie : que choisir selon votre profil et le guide complet de l'assurance-vie.

Une nuance utile pour la transmission : les primes « manifestement exagérées » au regard de votre âge, de votre situation et de l'utilité du contrat peuvent être réintégrées à la succession (art. L. 132-13 du Code des assurances). Seules les primes, et non le capital, sont alors concernées, et l'atteinte à la réserve héréditaire n'est pas à elle seule un critère (Cass. 2e civ. 19 décembre 2024, n° 23-19.110, dans le sillage de Cass. ch. mixte 23 novembre 2004, n° 02-11.352). En clair : pour un dentiste qui alimente régulièrement son contrat sur la durée, le risque est en pratique faible.

§ 5LEVIER N°3·3 MIN

Levier n°3 : l'immobilier et les SCPI pour un revenu régulier

Pour transformer votre épargne en revenu complémentaire régulier, l'immobilier garde une longueur d'avance sur la plupart des enveloppes financières. Trois voies, à choisir selon votre appétence pour la gestion et l'illiquidité.

Les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) mutualisent un parc immobilier diversifié et vous versent des revenus, sans gestion locative à assumer. Ces revenus fonciers supportent des prélèvements sociaux de 17,2 %. C'est la solution la plus simple pour générer un flux régulier : vous achetez des parts, vous percevez des loyers mutualisés. La location nue en direct, elle, ouvre le déficit foncier : les charges et travaux excédant les loyers s'imputent sur votre revenu global jusqu'à 10 700 €/an (art. 156 du CGI ; plafond porté à 21 400 € pour certains travaux de rénovation énergétique, à vérifier selon le calendrier). Prélèvements sociaux : 17,2 % également.

LMNP / location meublée : un atout, mais une zone grise à signaler

La location meublée non professionnelle (LMNP) permet d'amortir le bien et de gommer une large part du revenu imposable pendant des années : c'est son grand intérêt. En revanche, le traitement des prélèvements sociaux sur ses plus-values en 2026 est, en l'état des textes, une zone grise que nous préférons formuler au conditionnel plutôt que de trancher. À étudier au cas par cas, avec votre fiscaliste.

Note de méthode : les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs

Quand on évoque un « taux de distribution » de SCPI ou un rendement immobilier, il s'agit toujours d'une performance passée ou prévisionnelle, jamais d'une garantie. La valeur des parts de SCPI peut baisser (on l'a vu en 2023-2024 sur le bureau), les revenus fonciers ne sont pas figés, et l'immobilier est illiquide : revendre prend du temps. Pour un complément de retraite, ces supports se choisissent sur le long terme et dans une allocation diversifiée — pas en pariant sur un rendement affiché un mois donné.

Enfin, beaucoup de dentistes détiennent (ou pourraient détenir) les murs de leur cabinet via une SCI : les loyers versés par la structure d'exploitation deviennent, à la retraite, un revenu pérenne adossé à un actif que vous maîtrisez. On en détaille le montage dans acheter les murs de son cabinet dentaire en SCI. Pour le panorama des supports immobiliers du libéral, voyez le guide des SCPI et l'immobilier locatif de la profession libérale. Pour arbitrer entre PER, assurance-vie et SCPI selon votre profil : PER, assurance-vie ou SCPI : comparer les trois enveloppes.

§ 6LEVIER N°4·4 MIN

Levier n°4 : la cession du cabinet, votre plus gros capital retraite

En rendez-vous, c'est presque toujours l'angle mort : le dentiste a chiffré son PER et son assurance-vie, mais pas son cabinet — alors que pour la plupart des praticiens, c'est le premier « capital retraite », parfois 300 000 à 600 000 € de patientèle et de murs. Sa cession au moment du départ peut, bien préparée, dégager un capital largement exonéré d'impôt. Mais tout dépend de ce que vous cédez— le fonds en BNC, ou les parts d'une SEL — car la fiscalité, et surtout les prélèvements sociaux, ne sont pas les mêmes.

Cession du fonds / patientèle (exercice en BNC)

Si vous exercez en BNC et cédez le fonds libéral (patientèle), vous réalisez une plus-value professionnelle. Plusieurs exonérations d'impôt sur le revenu peuvent jouer : l'article 238 quindecies (exonération totale si la valeur de cession est ≤ 500 000 €, dégressive jusqu'à 1 000 000 €), l'article 151 septies (selon les recettes : totale si elles sont ≤ 90 000 € en prestations de services), et surtout, pour qui part en retraite, l'article 151 septies A (exonération d'IR au titre du départ en retraite). Point clé pour les prélèvements sociaux : la cession du fonds BNC est à 17,2 % (plus-value professionnelle maintenue à ce taux), même quand l'IR est exonéré.

Cession des parts de SEL (exercice en société à l'IS)

Si vous exercez en SEL et cédez vos parts, c'est le régime des plus-values de titres (art. 150-0 A). Le dirigeant partant à la retraite bénéficie d'un abattement fixe de 500 000 € (art. 150-0 D ter), le surplus étant imposé au PFU de 12,8 % (ou au barème). Conditions : société à l'IS de type PME, exercice et direction depuis au moins 5 ans, cessation des fonctions et liquidation des droits à retraite dans un délai de 24 mois, et cession de la quasi-totalité des titres ; le dispositif est prorogé jusqu'au 31/12/2031 (art. 70 II de la loi de finances pour 2025). Attention : ici, les prélèvements sociaux sont de 18,6 % sur la totalité de la plus-value — l'abattement de 500 000 € ne joue que pour l'IR.

Le piège à ne pas confondre : 17,2 % sur le fonds BNC, 18,6 % sur les parts de SEL

C'est la confusion la plus coûteuse sur la cession. Le fonds / patientèle en BNC (151 septies A, 238 quindecies) sort à 17,2 % de prélèvements sociaux. Les parts de SEL (150-0 D ter) sortent à 18,6 %, et cette fois sur la totalité de la plus-value, l'abattement de 500 000 € ne neutralisant que l'impôt sur le revenu. Sur une cession de parts à 800 000 €, ce 1,4 point représente 11 200 € de prélèvements sociaux en plus. À noter aussi : la fenêtre des 24 mois pour cesser ses fonctions et liquider sa retraite s'apprécie dans un délai de 4 ans, soit deux ans avant à deux ans après la cession (CE 16 octobre 2019, n° 417364). Et si vous apportez vos titres à une holding avant de céder, le report d'imposition de l'apport-cession (art. 150-0 B ter) impose un réinvestissement économique de 60 % sous 24 mois en cas de cession dans les 3 ans.

Ce levier mérite une vraie préparation, idéalement plusieurs années avant le départ. Nous le détaillons dans nos guides dédiés : céder son cabinet dentaire en exonérant la plus-value, exonérer la plus-value de cession du cabinet de libéral et, côté structure et transmission, la SPFPL pour dentiste ou transmettre son cabinet à ses enfants. Une fois le capital encaissé, encore faut-il le réinvestir intelligemment : réinvestir le capital de cession à la retraite.

§ 7LEVIER N°5·2 MIN

Levier n°5 : jouer sur le régime obligatoire (cumul, rachat)

Les quatre premiers leviers complètent votre retraite par capitalisation. Le cinquième agit, lui, directement sur le régime obligatoire. Ce sont des leviers plus marginaux, mais utiles à connaître pour l'optimisation de fin de carrière — à formuler ici au conditionnel, car les modalités précises côté CARCDSF sont à vérifier au moment de la décision.

Le rachat de trimestres permet de racheter jusqu'à 12 trimestres au titre des années d'études supérieures ou des années incomplètes (dispositif « Fillon », CSS L. 351-14-1, appliqué par chaque caisse dont la CARCDSF pour le régime de base). C'est un levier d'appoint : il améliore la pension obligatoire mais ne comble pas, à lui seul, l'écart de revenu ; son intérêt s'arbitre en comparant son coût au rendement d'un versement PER équivalent. Le cumul emploi-retraite, lui, permet de continuer à exercer tout en percevant sa retraite : il est intégral (sans plafond) si vous avez liquidé l'ensemble de vos régimes au taux plein — et il peut alors générer de nouveaux droits —, plafonné à défaut.

Réforme du cumul emploi-retraite : une évolution attendue à compter de 2027

La LFSS 2026 fait évoluer les règles du cumul emploi-retraite à compter de 2027 (notamment l'âge requis pour le cumul intégral et le plafond du cumul partiel). Nous le formulons au futur, et les modalités précises applicables à la CARCDSF restent à confirmer à la source. Pour aller plus loin : le cumul emploi-retraite du libéral et racheter des trimestres : est-ce rentable ?
§ 8CAS CHIFFRÉ·3 MIN

Combien épargner ? Cas chiffré : 3 000 €/mois à 65 ans

« Combien je dois mettre de côté, concrètement ? » C'est la première question d'un dentiste de 50 ans qui réalise qu'il lui reste 15 ans. Prenons un cas chiffré, en ordres de grandeur. Le prénom est fictif, mais le profil est celui d'un dentiste installé.

Cas A — Bruno, 50 ans, BNC 160 000 €, TMI 45 %, objectif 3 000 €/mois à 65 ans

Bruno veut 3 000 €/mois de complément (soit 36 000 €/an) à partir de 65 ans. Il dispose de 15 ans pour le construire.

Capital cible (taux de retrait prudent ≈ 4 %) : 36 000 / 0,04 ≈ 900 000 €.
Effort d'épargne brut (15 ans, hypothèse de rendement net ≈ 4 %/an) : ≈ 44 950 €/an (≈ 3 745 €/mois).
Effort net après économie d'impôt (en supposant l'effort logé dans un cadre déductible à 45 %) : 44 950 × (1 − 0,45) ≈ 24 720 €/an (≈ 2 060 €/mois) dans l'hypothèse où la totalité du versement ouvre droit à déduction.
Attention : avec un BNC de 160 000 €, le plafond PER de Bruno est de 32 791 €/an (cf. tableau du §3). Seule cette fraction est déductible ; les ≈ 12 159 € au-delà du plafond se logent en assurance-vie (sans déduction). En tenant compte de ce plafond, l'effort net réel est plus élevé : de l'ordre de 30 200 €/an (32 791 × 0,55 + 12 159), et non 24 720 €. La déduction PER finance malgré tout une part substantielle de l'effort.

La logique du cas Bruno, étape par étape

OBJECTIF      = 3 000 EUR/mois = 36 000 EUR/an a 65 ans
CAPITAL CIBLE = 36 000 / 4 %            ~ 900 000 EUR
EFFORT BRUT   = 900 000 x 4 % / (1,04^15 - 1)
              ~ 44 950 EUR/an (~ 3 745 EUR/mois)
EFFORT NET    = 44 950 x (1 - 45 %)
              ~ 24 720 EUR/an (~ 2 060 EUR/mois)

Ordres de grandeur pédagogiques au taux 2026. L'EFFORT NET ci-dessus suppose la totalité du versement déductible : avec un BNC de 160 000 EUR, le plafond PER de Bruno est de 32 791 EUR/an, donc l'effort net réel est plus eleve (de l'ordre de 30 200 EUR/an, la part au-dela du plafond allant en assurance-vie sans déduction). Les hypothèses de rendement (4 %) et de conversion en revenu (4 %) ne sont pas garanties ; le capital comporte un risque de perte. Une cible plus prudente (rendement 3 %) augmente l'effort. Ces chiffres servent a dimensionner, pas a promettre.

Ce que ce cas chiffre — et ce qu'il ne chiffre pas

Ces montants sont des ordres de grandeur, destinés à dimensionner votre effort, pas à garantir un résultat. Le rendement de 4 % et le taux de conversion de 4 % sont des hypothèses : ils ne sont pas garantis, et le capital comporte un risque de perte. La répartition idéale n'est jamais « tout sur un seul produit » : en pratique, on loge la part défiscalisée sur le PER (jusqu'au plafond 154 bis), la liquidité en assurance-vie, le revenu en SCPI / immobilier, et l'on garde la cession du cabinet comme appoint final. La simulation nominative se fait à partir de votre situation réelle : PER dentiste : la simulation BNC par BNC.
Hagnéré Patrimoine

Combien devez-vous épargner pour votre objectif de retraite ?

On part de votre BNC, de votre âge et de votre objectif de revenu pour chiffrer l'effort d'épargne réel — net d'impôt — et le répartir entre PER, assurance-vie, immobilier et cession du cabinet. On part de votre liasse 2035, pas d'un montant standard.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 9PRIORITÉ MÉTIER·2 MIN

Avant d'épargner : sécuriser le risque invalidité

Une mise en garde déontologique avant de parler épargne : chez le dentiste, le revenu repose entièrement sur le geste. Vue, mains, dos, station debout prolongée : la dépendance physique au geste de précision est forte. Un canal carpien, un tremblement, un problème visuel — et le revenu s'arrête, bien avant 65 ans, en même temps que la capacité à alimenter un PER. C'est pourquoi la hiérarchie est non négociable : on sécurise la prévoyance avant de saturer l'épargne retraite.

Bonne nouvelle : la prévoyance Madelin relève aussi de l'article 154 bis, mais sur une enveloppe distincte de celle de la retraite — elle ne grignote pas votre plafond de 88 911 €. Le plafond du volet prévoyance et complémentaire santé est de 7 % du PASS + 3,75 % du bénéfice, dans la limite de 3 % de 8 PASS, soit environ 11 534 € en 2026 (pour un bénéfice de 130 000 €, cela autorise de l'ordre de 8 239 € de cotisations déductibles). Concrètement : on calibre d'abord des indemnités journalières et une rente d'invalidité sur votre train de vie, et seulement ensuite on optimise le PER.

Le PER ne doit jamais évincer la prévoyance

Saturer son PER en laissant un trou de prévoyance, c'est optimiser l'impôt en exposant l'essentiel : votre revenu. La séquence est claire — prévoyance d'abord, épargne ensuite. Nous détaillons les garanties à viser pour un praticien dans la prévoyance Madelin du libéral, prioritaire pour le dentiste.

En 30 secondes : prévoyance, le réflexe avant tout calcul d'épargne

Pour un dentiste, le risque n'est pas « mourir trop tôt » mais « ne plus pouvoir exercer » : c'est l'invalidité du geste qui menace le projet retraite. On sécurise donc indemnités journalières et rente d'invalidité avant de saturer le PER, le tout sur une enveloppe Madelin distincte (≈ 11 534 € en 2026) qui ne grignote pas votre plafond retraite de 88 911 €. Et l'avantage est cumulable : le dentiste déduit son volet retraite et son volet prévoyance la même année, sur deux enveloppes 154 bis séparées.
§ 10MÉTHODE·3 MIN

Par où commencer : la méthode Hagnéré Patrimoine

L'ordre compte autant que les leviers eux-mêmes : un dentiste qui sature son PER avant d'avoir blindé sa prévoyance optimise son impôt en laissant son revenu à nu. Voici la séquence qu'on déroule, du plus protecteur au plus rentable fiscalement :

La séquence en 6 étapes

1. SECURISER la prevoyance Madelin (risque invalidite du geste)
2. SATURER le PER dans le plafond 154 bis (deduction 41-45 %)
3. AJOUTER de l'assurance-vie (liquidite + transmission 990 I)
4. CONSTRUIRE du revenu : SCPI / immobilier / murs du cabinet
5. PREPARER la cession du cabinet (capital retraite exonere)
6. OPTIMISER le regime obligatoire (cumul, rachat de trimestres)

L'ordre n'est pas indifférent : on protège le revenu avant de l'optimiser, et on défiscalise au maximum (PER) avant de loger le reste ailleurs. Chaque étage se calibre sur votre situation réelle.

Anticiper (15 ans avant)

Effort d'épargne lissé et modéré, déduction PER maximisée chaque année à 41-45 %, prévoyance sécurisée tôt, cession du cabinet préparée en amont (5 ans / 24 mois respectés). Le complément de retraite se construit sans à-coup, et l'écart de pension est comblé.

Subir (à la veille du départ)

Effort d'épargne concentré et lourd, plafonds PER annuels perdus (le 154 bis ne se reporte pas), conditions de cession parfois ratées (délais), prévoyance souscrite trop tard ou trop chère. Le décrochage de pension est subi de plein fouet.

Cette méthode, on l'applique dans une vision d'ensemble — au-delà du seul cabinet — détaillée dans la gestion de patrimoine du chirurgien-dentiste, en lien avec tous les leviers d'optimisation présentés dans la défiscalisation du chirurgien-dentiste et la mécanique de retraite du libéral dans la retraite de la profession libérale. Et parce que le statut (SELARL ou SELAS) change l'accès au plafond PER comme la fiscalité de cession des parts, voyez aussi SELARL ou SELAS pour le dentiste.

Récapitulatif : votre complément de retraite de dentiste en 5 leviers

1. Le PER d'abord pour défiscaliser à 41-45 % (plafond 154 bis jusqu'à 88 911 €, gains à 18,6 % à la sortie). 2. L'assurance-vie pour la liquidité et la transmission (gains à 17,2 %, abattement 990 I de 152 500 €). 3. L'immobilier / les SCPI pour le revenu régulier (foncier à 17,2 %). 4. La cession du cabinet comme capital retraite (fonds BNC exonéré d'IR, PS 17,2 % ; parts de SEL, abattement 500 000 €, PS 18,6 %). 5. Le régime obligatoire (cumul, rachat) en appoint. Et toujours : la prévoyance Madelin avant tout, et le rappel central — le PER, l'assurance-vie et l'immobilier compensent votre pension CARCDSF, ils ne lui créent aucun droit.
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Sources et références légales

  • PER / Madelin TNS et cotisations (CGI / CSS)

    Art. 154 bis CGI (plafond TNS : 10 % du bénéfice dans la limite de 8 PASS, majorés de 15 % de la fraction du bénéfice comprise entre 1 et 8 PASS ; plancher 4 806 € ; maximum 88 911 € en 2026 ; volet prévoyance et santé distinct : 7 % du PASS + 3,75 % du bénéfice, plafonné à environ 11 534 €). Art. L. 131-6 CSS (le versement PER déduit reste dans l'assiette des cotisations CARCDSF et URSSAF : avantage IR seul). Sortie : art. 200 A CGI (gains au PFU 31,4 %), art. 158-5 et 158-6 CGI (rente), doctrine BOI-BIC-CHG-40-50-40-20 et BOI-RSA-PENS-30-10-20.

  • Assurance-vie et immobilier (CGI / Code des assurances)

    Art. 125-0 A CGI (rachats après 8 ans : abattement 4 600 € / 9 200 €, puis 7,5 % ou 12,8 % ; prélèvements sociaux 17,2 %). Art. 990 I CGI (abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans). Art. 757 B CGI (abattement global de 30 500 € pour les primes après 70 ans). Art. L. 132-13 du Code des assurances (primes manifestement exagérées) ; Cass. 2e civ. 19/12/2024 n° 23-19.110 ; Cass. ch. mixte 23/11/2004 n° 02-11.352. Art. 156 CGI (déficit foncier 10 700 €/an, 21 400 € rénovation énergétique). LMNP : traitement des prélèvements sociaux signalé au conditionnel.

  • Cession du cabinet (plus-values pro et titres)

    Art. 238 quindecies CGI (exonération selon la valeur : totale jusqu'à 500 000 €, dégressive jusqu'à 1 000 000 € ; PS 17,2 %). Art. 151 septies CGI (selon les recettes). Art. 151 septies A CGI (départ en retraite : IR exonéré, PS 17,2 % dus). Art. 150-0 D ter CGI (cession de parts de SEL par le dirigeant partant à la retraite : abattement fixe de 500 000 € sur l'IR, PFU 12,8 % sur le surplus, PS 18,6 % sur la totalité ; conditions 5 ans et 24 mois ; dispositif prorogé jusqu'au 31/12/2031, à confirmer au texte ; CE 16/10/2019 n° 417364, fenêtre de 4 ans). Art. 150-0 B ter CGI (apport-cession). Doctrine BOI-RPPM-PVBMI-20-40 et BOI-BIC-PVMV-40-20-20.

  • Prélèvements sociaux 2026 et barème IR

    Loi n° 2025-1403 du 30/12/2025 (LFSS 2026) : CSG du capital portée à 10,6 %, d'où la dualité — 18,6 % sur le PER (gains à la sortie), les parts de SEL et les dividendes ; 17,2 % maintenu sur l'assurance-vie, les contrats de capitalisation, les revenus fonciers nus et les plus-values professionnelles (fonds BNC). Loi n° 2026-103 du 19/02/2026 (LF 2026) : barème IR 2026 (0 / 11 / 30 / 41 / 45 %, seuil 30/41 % à 84 577 € et 41/45 % à 181 917 € par part). Arrêté du 22/12/2025 : PASS 2026 = 48 060 € (8 PASS = 384 480 €).

  • Retraite obligatoire du dentiste (CARCDSF) et cumul / rachat

    Le chirurgien-dentiste relève de la CARCDSF (Caisse Autonome de Retraite des Chirurgiens-Dentistes et des Sages-Femmes) : régime de base CNAVPL géré par la CARCDSF, régime complémentaire et prestation complémentaire de vieillesse (PCV) du praticien conventionné — à distinguer de la CARMF, qui est la caisse des médecins. Valeur du point du régime complémentaire 2026 indicative (≈ 31,82 €), à vérifier sur carcdsf.fr. Rachat de trimestres : art. L. 351-14-1 CSS (jusqu'à 12 trimestres). Cumul emploi-retraite : intégral si liquidation au taux plein de tous les régimes, sinon plafonné ; évolution à compter de 2027 (LFSS 2026), modalités CARCDSF à confirmer.

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Le dimensionnement de votre effort d'épargne et le choix des enveloppes doivent faire l'objet d'une étude individualisée, validée avec votre expert-comptable. Les cas chiffrés sont des ordres de grandeur pédagogiques : les hypothèses de rendement et de conversion ne sont pas garanties et tout investissement comporte un risque de perte en capital. Les chiffres et taux cités sont à jour au 10 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF / LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Les valeurs de cotisations et de point de la CARCDSF, le maintien du dispositif 150-0 D ter au-delà de 2026, le traitement des prélèvements sociaux du LMNP et les modalités du cumul emploi-retraite sont signalés au conditionnel lorsque le texte ne tranche pas encore clairement et sont à vérifier à la source.

Foire aux questions

Tout sur le complément de retraite du chirurgien-dentiste en 2026 leviers, fiscalité, cas chiffrés.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous avec les dentistes : pourquoi la pension CARCDSF décroche, quel levier privilégier à 41-45 %, combien épargner pour 3 000 €/mois, la fiscalité de sortie du PER et la cession du cabinet. Réponses sourcées et à jour 2026.