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Guide radiologues 202617 minMis à jour 25 juin 2026Cession de titres

Vendre ses parts dans un groupe d'imagerie : la fiscalité de la plus-value du radiologue

Un fonds vous propose de racheter vos parts, ou vous partez à la retraite : combien restera-t-il vraiment ? Première vérité que la plupart des pages ignorent — vous ne vendez pas un cabinet, vous vendez des titres de société. Donc une plus-value mobilière, taxée 31,4 % en 2026 (et non 30 %). Un seul outil de faveur existe, l'abattement retraite de 500 000 € — mais les 18,6 % de prélèvements sociaux restent dus. Voici le calcul net, sans angle mort. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine (ORIAS 23002291).

STRATÉGIE CESSION 2026

Chiffrer le net de votre cession avant de signer avec le fonds

Audit de votre vente de parts : nature de la plus-value (titres de SEL = mobilière), pourcentage de détention et accès à l'abattement de 500 000 € (150-0 D ter), choix PFU ou barème, opportunité d'un apport-cession (150-0 B ter), impact CEHR / CDHR et réemploi du produit. Cabinet non détenu par une banque ni par un assureur, modélisation chiffrée avec votre expert-comptable.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

  • Net encaissé après IR et PS 18,6 %
  • Accès réel à l'abattement de 500 000 €
  • Calendrier cession ↔ retraite CARMF
  • Cabinet non détenu par une banque ni par un assureur

PLUS-VALUE MOBILIÈRE 2026

31,4 %

PS DUS MALGRÉ L'ABATTEMENT

18,6 %

ABATTEMENT 150-0 D TER

500 000 €

VERROU DE DÉTENTION

25 %

REMPLOI APPORT-CESSION

70 % / 3 ans

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1TITRES ≠ CABINET·4 MIN

Ce que vous vendez : des titres, pas un cabinet

L'essentiel en 30 secondes

Vous vendez des titres de société, pas un fonds libéral. Un radiologue associé d'un groupe d'imagerie exerce via une SEL (SELARL, SELAS) à l'IS. Céder ses parts, c'est dégager une plus-value mobilière des particuliers (article 150-0 A), jamais une plus-value professionnelle BNC. Conséquence : les régimes professionnels (238 quindecies, 151 septies A) ne s'appliquent pas ; un seul outil de faveur joue, l'abattement fixe de 500 000 € du 150-0 D ter — et les 18,6 % de prélèvements sociaux restent dus en 2026.

Le piège n° 1 du moteur de recherche

La moitié des pages traitent votre vente comme une cession de cabinet (BNC) et vous promettent le 238 quindecies ou le 151 septies A. Faux pour des titres de SEL. Ces régimes ne visent que la plus-value professionnelle d'un fonds exploité en nom propre. Sur des parts de société à l'IS, seul le 150-0 D ter peut jouer. Confondre les deux mondes, c'est construire tout son calcul sur le mauvais régime.

Un fonds vous tend une offre de rachat, ou vous préparez votre départ : la première erreur, presque universelle, consiste à raisonner « métier ». Votre fiscalité de sortie ne dépend pas du fait que vous êtes radiologue : elle dépend de la nature juridique de ce que vous cédez. Et dans un groupe d'imagerie, ce que vous cédez, ce sont presque toujours des parts de la société d'exploitation — pas une patientèle. Cette seule distinction commande tout le reste du calcul.

Parce que vous exercez via une SEL soumise à l'impôt sur les sociétés, vos parts sont des titres de société comme ceux d'un actionnaire ordinaire. Leur cession relève de la plus-value de cession de valeurs mobilières et de droits sociaux des particuliers (article 150-0 A). Le fait que le Code de la santé publique vous impose de détenir ces parts est sans incidence sur cette qualification : la jurisprudence administrative l'a confirmé pour une société de santé à l'IS (CAA Versailles, 3e ch., 27 mai 2021, n° 18VE01996).

À l'opposé, un médecin qui céderait une patientèle ou un fonds libéral exploité en nom propre (BNC) dégagerait une plus-value professionnelle, qui ouvre l'arsenal des régimes professionnels (article 151 nonies I pour les parts d'une société à l'IR ; 151 septies, 238 quindecies, 151 septies A). Les deux mondes ne se croisent jamais. Pour le panorama complet de ce grand tri, voyez notre guide pilier sur la cession de cabinet et les exonérations de plus-value, et l'article jumeau cession d'activité du chirurgien et plus-value en retraite.

Le grand tri. Pour des parts de groupe d'imagerie, vous êtes toujours dans la colonne de gauche : plus-value mobilière, un seul outil de faveur.
CritèreTitres de SEL (à l'IS)Patientèle / fonds (BNC, nom propre)
Nature de la plus-valueMobilière — art. 150-0 AProfessionnelle — art. 151 nonies I
Régime de base 2026PFU 12,8 % + PS 18,6 % = 31,4 %12,8 % (long terme) + PS
Outil de faveur retraite150-0 D ter (abattement 500 000 €, IR seul)151 septies A, 238 quindecies, 151 septies
Exonération totale possible ?Non (abattement plafonné)Oui (238 quindecies < 500 000 €, ou 151 septies)
Cumul des régimesAucun (150-0 D ter seul)151 septies B + 151 septies A + 238 quindecies

La SCM : ne la confondez pas avec un fonds

Un mot pour éviter une erreur classique. Si votre groupe utilise une société civile de moyens (SCM), elle est transparente fiscalement (article 239 quater A) et ne sert qu'à mutualiser des moyens — locaux, IRM, scanner, secrétariat. Elle ne dégage pas de bénéfice propre et ses parts ne constituent pas un fonds cessible générateur de plus-value de clientèle. On ne « vend » pas sa SCM : on en sort. Ce qui se vend et génère la plus-value, ce sont les parts de la SEL d'exploitation.
§ 2LE TAUX 2026·3 MIN

Le vrai taux 2026 : 31,4 %, pas 30 %

C'est le chiffre que la plupart des simulateurs affichent encore mal. En 2026, la plus-value de cession de vos titres de SEL est taxée, par défaut, à 31,4 % : 12,8 % d'impôt sur le revenu (prélèvement forfaitaire unique, article 200 A) et 18,6 % de prélèvements sociaux.

La flat tax sur la plus-value mobilière en 2026

Flat tax PV mobiliere 2026 = 12,8 % (IR) + 18,6 % (PS) = 31,4 %

PS 18,6 % = CSG 10,6 % + CRDS 0,5 % + prelevement de solidarite 7,5 %

La LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025) a porté la CSG du capital de 9,2 % à 10,6 %. Les PS des plus-values mobilières passent ainsi de 17,2 % à 18,6 %.

L'assiette des prélèvements sociaux est autonome (article L. 136-6 du Code de la sécurité sociale) : c'est la hausse de la CSG, votée par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, qui fait passer les PS des plus-values mobilières de 17,2 % à 18,6 %.

Le mythe du 17,2 % sur une cession de titres

On lit parfois que la flat tax resterait à 30 %, ou que les prélèvements sociaux seraient à 17,2 %. C'est faux pour une plus-value de titres en 2026. Le taux de 17,2 % n'est maintenu que pour une liste dérogatoire (article L. 136-8 IV du CSS) : assurance-vie, contrats de capitalisation, revenus fonciers (location nue), plus-values immobilières des particuliers, PEL et CEL ouverts avant 2018. Aucune cession de titres n'y figure. Sur une grosse cession, l'écart de 1,4 point se compte en milliers d'euros. Pour la mécanique complète de cette dualité, voyez notre guide des prélèvements sociaux 2026.

La règle d'or à garder en tête tout le guide

Aucun abattement ne touche les prélèvements sociaux. Ni l'abattement fixe de 500 000 € du 150-0 D ter, ni l'abattement pour durée de détention. Les 18,6 % se calculent toujours sur la totalité de la plus-value, avant abattement. Tout ce qui suit n'efface, au mieux, que l'impôt sur le revenu.
§ 3PFU OU BARÈME·3 MIN

PFU ou barème : l'abattement pour durée de détention

Par défaut, votre plus-value est soumise au prélèvement forfaitaire unique de 12,8 %. Vous pouvez opter, à la place, pour le barème progressif (article 200 A) : cette option est globale (elle vaut pour tous vos revenus de capitaux mobiliers et plus-values de l'année) et révocable. Mais elle n'a d'intérêt que dans un cas précis.

Le barème ne devient avantageux que si vos titres ont été acquis avant le 1er janvier 2018 : ils ouvrent alors l'abattement pour durée de détention de l'article 150-0 D : 50 % entre 2 et 8 ans de détention, 65 % au-delà de 8 ans. Cet abattement ne joue que sur l'impôt sur le revenu, jamais sur les prélèvements sociaux (BOI-RPPM-PVBMI-20-20-20-10).

Quand le PFU gagne (le cas le plus fréquent)

Titres acquis depuis le 1er janvier 2018 : aucun abattement pour durée de détention n'existe. Avec une tranche marginale d'imposition souvent à 45 % (cas typique du radiologue), le barème est presque toujours moins favorable que le PFU à 12,8 %. La simplicité du PFU s'impose alors.

Quand le barème peut gagner

Titres acquis avant 2018 et détenus depuis plus de 8 ans (abattement de 65 % sur l'IR), tranche marginale modérée, ou besoin de la déductibilité de 6,8 points de CSG (article 154 quinquies, réservée au barème). À chiffrer au cas par cas avec votre expert-comptable.

Exemple express : à quoi sert vraiment l'abattement pour durée

Un radiologue entré au capital en 2015 cède en 2026 des parts dégageant 200 000 € de plus-value. Détenues depuis plus de 8 ans, elles ouvrent l'abattement de 65 % sous barème : l'IR ne porte plus que sur 200 000 × 35 % = 70 000 €. Mais attention — les 18,6 % de prélèvements sociaux frappent toujours les 200 000 € entiers (soit 37 200 €), l'abattement n'y touche pas. Et l'intérêt face au PFU dépend de votre tranche : à 45 % de tranche marginale, même après 65 % d'abattement, le barème peut rester perdant. D'où l'arbitrage à chiffrer, jamais à présumer.

Entré au capital après 2018 ? Pas d'abattement pour durée

Un radiologue devenu associé du groupe après 2018 — cas devenu courant avec la financiarisation — n'a aucun abattement pour durée de détention. Ses deux seuls leviers sont l'abattement fixe de 500 000 € du 150-0 D ter (s'il en remplit les conditions) ou l'apport-cession. À noter : ces deux abattements ne sont pas cumulables — l'abattement fixe de 500 000 € exclut l'abattement proportionnel pour durée de détention. On choisit l'un ou l'autre.
§ 4ABATTEMENT 500 K€·5 MIN

L'abattement retraite de 500 000 € (150-0 D ter)

L'abattement de 500 000 € en 30 secondes

L'article 150-0 D ter abat 500 000 € de la base imposable à l'impôt sur le revenu de votre plus-value, au départ en retraite. Mais c'est l'IR seul : les 18,6 % de prélèvements sociaux restent dus sur la totalité. L'économie d'IR plafonne donc à 500 000 × 12,8 % = 64 000 €. Pour y avoir droit, six conditions cumulatives — dont le verrou des 25 % de détention et une direction effective normalement rémunérée.

C'est le seul outil de faveur disponible sur des titres de SEL, et il est réservé au dirigeant de PME partant à la retraite. Il s'impute sur l'IR seul (que la plus-value soit au PFU ou au barème), il n'est pas cumulable avec l'abattement pour durée de détention, et il a été prorogé jusqu'au 31 décembre 2031 par la loi de finances 2025.

Exemple express : ce que l'abattement fait vraiment gagner

Plus-value de titres de 800 000 €, abattement applicable. Côté IR, la base tombe de 800 000 € à 300 000 € (800 000 − 500 000), soit un PFU de 300 000 × 12,8 % = 38 400 € au lieu de 102 400 €. Côté PS en revanche, le 18,6 % frappe la totalité des 800 000 € — l'abattement n'y touche pas — soit 148 800 €. Résultat : 64 000 € d'IR gagnés (500 000 × 12,8 %), son plafond mécanique, et pas un euro de PS économisé.

Les six conditions, une par une

Les six conditions cumulatives du 150-0 D ter. Une seule manquante, et l'abattement de 500 000 € tombe.
ConditionDétailÉcueil fréquent chez le radiologue
Société éligiblePME de l'UE, soumise à l'IS, activité opérationnelleLa SEL d'exploitation du groupe d'imagerie remplit ce critère
Direction effective et rémunéréeAvoir dirigé et perçu une rémunération normale pendant les 5 ans précédant la cessionAssocié sans mandat, ou rémunération de gérance symbolique : abattement refusé (CE 7 mai 2025 n° 491635)
Détention d'au moins 25 %25 % des droits de vote ou financiers, seul ou en groupe familial, pendant 5 ansRadiologue minoritaire (1 à 10 % du groupe) : seuil non atteint, abattement perdu
Cession totale ou majoritaireCéder plus de 50 % des droits (ou la totalité)Cession partielle d'une petite ligne : condition non remplie
Cessation + retraiteCesser toute fonction et liquider sa retraite dans les 24 mois (fenêtre de 4 ans, CE 16/10/2019 n° 417364)Continuer à exercer rémunéré dans la SEL après la vente : risque de déchéance
Durée de détentionTitres détenus depuis au moins 1 anRarement un problème en fin de carrière

Mémo express

La déchéance : les trois points de rupture

  • Une rémunération de direction symbolique (vous ne perceviez que des dividendes) suffit à faire refuser l'abattement : le Conseil d'État exige une rémunération normale, et non une gérance de pure forme (CE 7 mai 2025 n° 491635).
  • Continuer à exercer rémunéré dans la SEL cédée après la vente met en péril la condition de cessation de fonctions.
  • Un seul délai non tenu dans la fenêtre des 24 mois (cessation, liquidation de la retraite CARMF) entraîne la remise en cause de l'abattement.

Synchronisez la cession et la liquidation de vos droits très en amont : voyez la retraite du radiologue et le calage avec la CARMF.

500 000 € point — il ne « monte » jamais à 1 M€

Une confusion fréquente : l'abattement du 150-0 D ter est un montant fixe de 500 000 €, point. Il ne « monte » jamais à 1 000 000 €. Le couloir dégressif jusqu'à un million d'euros que l'on voit parfois cité appartient à une autre disposition (article 238 quindecies), réservée aux fonds BNC, qui ne s'applique pas à des titres de SEL. Ne construisez aucun calcul sur ce seuil-là.
§ 5L'ANGLE MORT·2 MIN

L'angle mort : le radiologue minoritaire (< 25 %)

C'est le cas que personne ne traite, et pourtant le plus fréquent après la financiarisation des groupes d'imagerie. De nombreux radiologues ne détiennent plus que 1 à 10 % de la société d'exploitation : le seuil de 25 % de l'abattement n'est pas atteint.

En dessous de 25 %, pas d'abattement : 31,4 % plein

Soyons clairs. Si vous détenez moins de 25 % du groupe, l'abattement de 500 000 € du 150-0 D ter est inaccessible : votre plus-value est taxée au PFU de 31,4 % sans aucun abattement. Le 150-0 D ter récompense le radiologue-dirigeant, pas l'associé passif minoritaire. Connaître votre pourcentage de détention exact — à lire dans le pacte d'associés et la structure du groupe — est le premier réflexe avant même d'ouvrir la négociation.

Si le seuil de 25 % n'est pas atteignable, le levier principal n'est plus l'abattement mais l'apport-cession (150-0 B ter), qui place la plus-value en report d'imposition (et non en exonération). C'est l'objet de la section suivante. La structuration en amont, via une SPFPL de radiologue, peut préparer ce report.

§ 6APPORT-CESSION·5 MIN

Reporter l'impôt : l'apport-cession (150-0 B ter)

L'apport-cession en 30 secondes

Avant de vendre, vous apportez vos parts à une holding à l'IS que vous contrôlez : la plus-value d'apport est placée en report d'imposition (article 150-0 B ter). C'est un report, pas une exonération : l'impôt latent ressort si vous cédez les titres de la holding, sauf purge au décès. C'est l'alternative à payer 31,4 % tout de suite — particulièrement utile pour le radiologue minoritaire exclu de l'abattement.

Le mécanisme est le suivant : vous apportez vos titres de SEL à une holding ou une SPFPL soumise à l'IS que vous contrôlez, puis c'est la holding qui vend. La plus-value d'apport est reportée. Le contrôle est caractérisé par la majorité, mais aussi présumé à partir de 33,33 % des droits, ou par un pouvoir de décision de fait.

Le remploi durci par la loi de finances 2026

Si la holding cède les titres apportés dans les trois ans de l'apport, le report n'est maintenu qu'à condition de réinvestir le produit selon des règles durcies en 2026 :

Le remploi de l'apport-cession durci par la LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19/02/2026), pour les cessions réalisées par la holding à compter du 21/02/2026.
ParamètreAncien régimeRégime LF 2026 (cessions ≥ 21/02/2026)
Part du produit à réinvestir60 %70 %
Délai de réinvestissement24 mois3 ans (36 mois)
Durée de conservation du remploi12 mois5 ans

La parade la plus simple : apporter bien en amont

Si la holding revend plus de trois ans après l'apport, il n'y a aucune obligation de remploi : la holding place le produit librement. Anticiper l'apport — plusieurs années avant la vente — supprime donc la contrainte de réinvestissement, et reste le meilleur rempart contre toute critique d'abus de droit. Pour le détail complet du report et du remploi, voyez notre guide de l'apport-cession 150-0 B ter.

Remploi éligible ou exclu : la frontière

Le remploi éligible vise les moyens d'une activité opérationnelle (y compris libérale : nouveau plateau d'imagerie, équipements), les titres de contrôle d'une société à l'IS, la souscription au capital de sociétés, ou des fonds de capital-investissement (FCPR, FPCI, article 163 quinquies B). Le remploi exclu, c'est l'immobilier de rendement, la location nue ou meublée, la gestion de patrimoine.

Une SCPI ne convient pas

C'est l'erreur classique : réinvestir le produit en SCPI ou immobilier locatif ne maintient pas le report. L'immobilier locatif nu est un réinvestissement patrimonial, jugé non éligible (CE 24 août 2011 n° 314579, Moreau). À défaut de réinvestissement économique réel, le montage peut être requalifié en abus de droit, car poursuivant un but exclusivement fiscal (CE 22 septembre 2017 n° 412408 ; article L. 64 du Livre des procédures fiscales). Et n'apportez jamais des titres dont la cession est déjà signée.

Deux atouts complètent le dispositif. Le report peut être purgé au décès (les héritiers reprennent la valeur au décès), ou par donation si le donataire contrôle la holding et conserve les titres (de l'ordre de 6 ans, 11 ans en cas de remploi en fonds — à confirmer ; la donation doit être réelle et le prix non réapproprié, CE 30 décembre 2011 n° 330940, Motte-Sauvaige). Pour cette voie, voyez la donation avant cession pour purger la plus-value et le fonctionnement de la holding patrimoniale à l'IS. Enfin, une plus-value en report n'entre pas dans le revenu fiscal de référence de l'année : un double atout face à la CDHR (section 10).

§ 7CAS CHIFFRÉS·4 MIN

Cas chiffrés : combien encaisse vraiment un radiologue ?

Assez de théorie : voyons ce que chacun encaisse vraiment. Trois radiologues, trois pourcentages de détention, trois stratégies — tous recalculés au taux 2026 de 18,6 % de PS. Les montants sont des illustrations hors CEHR / CDHR, à affiner avec votre expert-comptable : ce sont des ordres de grandeur méthodologiques, pas une promesse de résultat sur votre dossier.

Comment lire ces trois cas

Par simplification pédagogique, on suppose un prix d'acquisition négligeable (parts souscrites à faible valeur) : la plus-value est alors voisine du prix de cession. Chaque cas isole l'IR (au PFU, abattu ou reporté), applique ensuite les 18,6 % de PS sur la plus-value, et termine sur le net. Votre cas réel doit être chiffré sur vos chiffres.

150-0 D ter plein — radiologue-gérante de 40 %

Dr Sylvie : cession de parts à 800 000 € en partant à la retraite

La Dr Sylvie cède 100 % de ses parts de la SEL d'exploitation, soit une plus-value de 800 000 €. Elle détient 40 % depuis 12 ans, a été gérante effectivement rémunérée, et liquide sa retraite CARMF dans les 18 mois : le 150-0 D ter s'applique.

  • IR : abattement de 500 000 € → base = 300 000 € → PFU 12,8 % = 38 400 €.
  • PS : 18,6 % sur la totalité de 800 000 € = 148 800 € (l'abattement ne les réduit pas).
  • Total ≈ 187 200 € → net ≈ 612 800 € (taux effectif 23,4 %), avant CEHR / CDHR.

La leçon : sans départ en retraite, le PFU plein aurait coûté 800 000 × 31,4 % = 251 200 €. L'abattement fait gagner 64 000 € (500 000 × 12,8 %), son plafond mécanique — une vraie économie, mais loin du « zéro impôt » qu'on imagine.

Attention : ce net est calculé avant CEHR et CDHR. Sur ce profil, comptez en plus de l'ordre de ~19 500 € de CEHR (3 % de 250 000 € + 4 % de 300 000 €, pour une célibataire sans autre revenu) : l'abattement de 500 000 € reste en effet dans le RFR (art. 1417, IV, 1°, a bis). La CDHR, elle, ne reprend pas l'abattement : il est retiré de son revenu de référence (art. 224, II, 1° ; BOI-IR-CDHR-10, § 160), qui tombe à 300 000 €. Dans la zone de décote (jusqu'à 330 000 €), le plancher n'est que de 41 250 € (82,5 % de la fraction au-delà de 250 000 €), alors que l'IR (38 400 €) et la part de CEHR retenue (environ 7 300 €) totalisent environ 45 700 € : pas de CDHR. Voir la section 10.

Minoritaire exclu — associé à 6 %

Dr Karim : cession de parts à 600 000 € à un consolidateur

Le Dr Karim, associé à 6 % du groupe, cède ses parts à un fonds : plus-value de 600 000 €. Avec une détention inférieure à 25 %, le 150-0 D ter est inaccessible.

  • PFU plein : 600 000 × 31,4 % = 188 400 € (12,8 % IR + 18,6 % PS, sans aucun abattement).
  • Net ≈ 411 600 €, hors surtaxes — comptez en plus de l'ordre de ~11 500 € de CEHR pour un célibataire sans autre revenu (3 % de 250 000 € + 4 % de 100 000 €), et une CDHR possible : 12,8 % d'IR et 11 500 € de CEHR restent sous 20 % de 600 000 €, soit jusqu'à environ 31 700 €. Si la cession est ponctuelle et traitée comme un revenu exceptionnel, la plus-value n'est retenue que pour le quart (150 000 €), sous le seuil de 250 000 € : plus de CDHR (art. 224, II ; BOI-IR-CDHR-20).

Son seul levier réel n'est pas l'abattement mais l'apport-cession en amont (report d'imposition) et le lissage de la CDHR. D'où l'importance de connaître son pourcentage de détention avant de négocier.

Apport-cession — associé à 35 %

Dr Antoine : 1 200 000 € de plus-value latente placée en report

Le Dr Antoine, associé à 35 %, anticipe : il apporte ses titres à sa holding à l'IS plus de trois ans avant la vente. Plus-value latente de 1 200 000 €.

  • Report total : 0 € d'impôt immédiat (ni les 31,4 %, ni la CDHR de l'année).
  • La holding revend plus de trois ans après l'apport → aucune obligation de remploi : elle place le produit librement.

Le comparatif : « payer maintenant » coûterait 1 200 000 × 31,4 % = 376 800 € ; « différer » permet de capitaliser dans la holding. Mais attention : report ≠ exonération : l'impôt latent ressort si le Dr Antoine cède les titres de sa holding, sauf purge au décès.

Trois profils, trois stratégies. Illustrations aux taux 2026 (prix d'acquisition négligeable), HORS CEHR et CDHR : ces deux surtaxes (section 10) peuvent reprendre une part sensible du net affiché — notamment pour le cas Karim (plus-value au PFU sans abattement), où la CDHR peut s'ajouter si la cession n'est pas traitée comme un revenu exceptionnel. À recalculer pour votre situation.
ProfilPlus-valueRégimeImpôt immédiat (IR + PS)Net / situation
Dr Sylvie (40 %, retraite)800 000 €150-0 D ter≈ 187 200 €≈ 612 800 €
Dr Karim (6 %, minoritaire)600 000 €PFU plein 31,4 %188 400 €≈ 411 600 €
Dr Antoine (35 %, apport)1 200 000 €150-0 B ter (report)0 € (différé)Impôt en report

La formule du net (rappel)

Net = Plus-value - [IR apres abattement eventuel] - [18,6 % x plus-value totale]

Les 18,6 % de PS frappent TOUJOURS la totalite de la plus-value,
quel que soit l'abattement d'IR applique.

Seul l'apport-cession (report) ou la purge au décès permet de ne pas acquitter l'impôt immédiatement — au prix d'un impôt latent qui demeure.

Hagnéré Patrimoine

Avez-vous vraiment droit à l'abattement de 500 000 € ?

Pourcentage de détention, direction effective et rémunérée, délai des 24 mois, ou bascule vers l'apport-cession : un conseiller en gestion de patrimoine vérifie chaque verrou avec votre expert-comptable, chiffre votre net après PS de 18,6 %, et vous dit honnêtement quelle stratégie maximise votre net — avant que vous ne signiez avec le fonds.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 8VALORISATION·3 MIN

Combien valent vos parts ? Plateau, goodwill, contrats

On a vu comment l'impôt s'applique ; reste à savoir sur quel montant. Car avant de parler fiscalité, il faut parler prix — et la valeur de vos titres n'est pas celle d'un simple fonds libéral : c'est votre quote-part de l'actif net réévalué augmenté du goodwill. Dans un groupe d'imagerie, plusieurs composantes se cumulent, et c'est ce qui explique des valorisations souvent bien supérieures à celles d'un cabinet classique.

Les moteurs de valorisation d'un groupe d'imagerie. La valeur des titres dépasse souvent celle d'un cabinet classique.
ComposanteCe qu'elle recouvre
Plateau techniqueIRM, scanner, capital matériel lourd, salles d'imagerie — un actif fortement capitalistique
Autorisations ARSAutorisations d'équipements matériels lourds : une valeur de rareté qui ne figure dans aucun bilan
Goodwill / clientèleFlux d'examens, réseau de prescripteurs, téléradiologie, notoriété du groupe
ContratsBaux, contrats de maintenance, conventions, autorisations d'exploitation
Trésorerie et dettesPosition nette de la société d'exploitation, qui ajuste la valeur des titres

Les autorisations ARS, moteur caché de la valorisation

Une autorisation ARS d'équipement matériel lourd (IRM, scanner) a une valeur de rareté qui n'apparaît dans aucun bilan : c'est l'un des principaux moteurs de la valorisation des groupes d'imagerie — et l'un des leviers des consolidateurs qui rachètent ces structures. D'où l'intérêt de faire évaluer vos parts par un professionnel (expert-comptable, évaluateur indépendant) avant toute signature, plutôt que de s'en remettre à la première offre du fonds. La voie de la transmission familiale, plutôt que la vente, est traitée dans notre guide transmettre son cabinet de spécialiste.
§ 9VENDRE AU FONDS·3 MIN

Vendre à un fonds : prix affiché ≠ net dans la poche

La financiarisation a amené dans l'imagerie des fonds et des consolidateurs qui proposent des prix attractifs. Mais le prix affiché n'est pas le net dans votre poche : entre les deux s'intercalent l'IR, les 18,6 % de PS, l'impact CEHR / CDHR de l'année — et plusieurs clauses du deal qui pèsent sur la trajectoire de vos revenus futurs.

Avant de signer

Les six réflexes avant le compromis

  • Votre pourcentage de détention : atteignez-vous les 25 % de l'abattement, ou êtes-vous minoritaire ?
  • La nature de la plus-value : ce sont des titres (mobilier, 31,4 %), pas un fonds BNC.
  • PFU, abattement ou apport-cession ? La stratégie qui maximise votre net se décide avant la vente.
  • Le calendrier cession ↔ retraite CARMF : la fenêtre des 24 mois du 150-0 D ter.
  • L'impact CEHR / CDHR de l'année de la grosse plus-value.
  • La trajectoire de revenus post-vente : redevance reversée au groupe, earn-out différé, statut futur.

Trois points souvent négligés méritent l'attention. La redevance post-cession : après la vente, vous exercez fréquemment comme prestataire et reversez une redevance au groupe, ce qui ampute votre rémunération future — le « net aujourd'hui » doit donc se lire avec la trajectoire de revenus ensuite. L'earn-out : une partie du prix peut être conditionnelle ou différée, avec son propre traitement et son propre risque. Enfin, le calage avec la liquidation CARMF, pour ne pas faire tomber l'abattement.

Notre posture : outiller la décision, pas la juger

Nous ne portons aucun jugement sur la financiarisation de l'imagerie : c'est votre décision. Notre rôle est de la chiffrer honnêtement — net après impôts, impact sur vos revenus futurs, alternatives (apport-cession, transmission) — pour que vous signiez en connaissance de cause. Sur l'optimisation de l'assiette de l'année de cession, voyez aussi notre guide défiscalisation du radiologue.
Méthode documentée

Chiffrer le net réel de votre cession avant de signer

On qualifie votre plus-value, on vérifie votre accès à l'abattement de 500 000 €, on compare avec l'apport-cession, on chiffre votre net après PS de 18,6 % et l'impact des surtaxes — en coordination avec votre expert-comptable et votre notaire. Sans produit-maison.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 10CEHR / CDHR·2 MIN

CEHR et CDHR : l'effet d'une grosse plus-value

L'oubli classique, même chez des confrères bien conseillés : une grosse plus-value gonfle votre revenu fiscal de référence de l'année. Or deux surtaxes des hauts revenus se calculent précisément sur ce RFR.

La CEHR (contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, article 223 sexies) frappe le RFR à 3 % au-delà de 250 000 € puis 4 % au-delà de 500 000 € pour un célibataire (500 000 € / 1 000 000 € pour un couple). La CDHR (contribution différentielle sur les hauts revenus, article 224) garantit, elle, une imposition minimale de 20 % du RFR retraité au-delà de 250 000 € (célibataire) ou 500 000 € (couple). Elle a été créée par la loi de finances 2025 et reconduite par la loi de finances 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) jusqu'au retour du déficit du budget général sous 3 % du PIB.

Le levier : report et abattement allègent la CDHR

C'est l'atout à exploiter dans le calendrier : une plus-value placée en report (150-0 B ter) n'entre pas dans le RFR de l'année. L'abattement de 500 000 € (150-0 D ter), lui, reste dans le RFR et supporte la CEHR (art. 1417, IV, 1°, a bis), mais il est retiré du revenu de référence de la CDHR (art. 224, II, 1° ; BOI-IR-CDHR-10, § 160). Une plus-value ponctuelle peut en outre être traitée comme un revenu exceptionnel, retenue pour le quart dans le calcul de la CDHR, avec l'impôt et la CEHR qui s'y rapportent (BOI-IR-CDHR-20, § 40 et 130 à 210) : une cession au PFU qui aurait déclenché la CDHR peut ainsi y échapper. La CDHR s'applique jusqu'aux revenus de l'année où le déficit du budget général repassera sous 3 % du PIB ; nous recalculons ce point au cas par cas. Pour la mécanique des deux surtaxes, voyez notre guide CEHR et CDHR des hauts revenus.

Et après la vente ? Réemployer le produit

Le chèque encaissé, le produit net doit financer vingt à trente ans de retraite. Trois leviers se combinent : un versement sur un PER (article 154 bis) l'année de cession abaisse l'IR de vos revenus d'activité ; le réemploi en assurance-vie (PS maintenus à 17,2 %, abattements de transmission de 152 500 € et 30 500 € selon l'âge des versements) ou en SCPI reconstitue un revenu complémentaire ; et le placement de la trésorerie de la holding ou de la SELARL fait travailler le capital différé. La structuration en amont (rémunération, dividendes) se prépare elle aussi : voyez salaire ou dividendes pour le radiologue en SEL.

Le réemploi n'efface pas le risque

Aucun rendement n'est garanti. Les supports de réemploi (assurance-vie en unités de compte, SCPI, fonds immobiliers) comportent un risque de perte en capital et une liquidité variable : les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Le report de l'apport-cession impose des contraintes lourdes (réinvestissement économique, conservation), et la donation avant cession doit être réelle et irrévocable pour ne pas tomber sous l'abus de droit. Aucun de ces leviers ne doit être décidé pour sa seule fiscalité, ni sans étude personnalisée chiffrée.
ACCOMPAGNEMENT

Préparer la cession de ses parts d'imagerie avec un conseiller en gestion de patrimoine

Conseil en gestion de patrimoine : qualification de la plus-value, vérification du verrou de détention de 25 %, arbitrage abattement / apport-cession, calendrier du départ en retraite, réemploi du produit (PER, holding, assurance-vie). Une vision globale, de la signature à la transmission. Le choix d'une forme de société ou d'un régime fiscal et la rédaction des actes reviennent à votre avocat, votre notaire ou votre expert-comptable.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

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Sécuriser la fiscalité de votre cession avec un CGP multi-partenaires, non détenu par une banque ni par un assureur

Pas de produit-maison. On qualifie votre plus-value (titres = mobilier), on vérifie votre pourcentage de détention et chaque condition de l'abattement de 500 000 €, on compare avec l'apport-cession, on chiffre votre net après PS de 18,6 %, et on construit le réemploi du produit. On vous dit aussi, honnêtement, quand l'abattement ne s'applique pas. Le choix d'une forme de société ou d'un régime fiscal et la rédaction des actes reviennent à votre avocat, votre notaire ou votre expert-comptable.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée. Les prestations décrites ci-dessus relèvent d'une mission sur lettre de mission signée.

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Sources et références légales

  • La nature de la plus-value : des titres, pas un fonds

    Art. 150-0 A CGI (plus-value mobilière des particuliers sur titres de SEL à l'IS). Art. 151 nonies I CGI (les parts d'une société à l'IR détenues par l'associé qui y exerce sont un actif professionnel ; a contrario, les titres de SEL à l'IS restent un actif privé). Art. 239 quater A CGI (transparence de la SCM, qui n'est pas un fonds cessible). CAA Versailles 27 mai 2021 n° 18VE01996 (la cession de parts d'une société de santé à l'IS est une plus-value mobilière privée, l'obligation ordinale étant sans incidence).

  • Le taux 2026 et le choix du régime d'imposition

    Art. 200 A CGI (PFU 12,8 % et option barème). Art. 150-0 D CGI (abattement pour durée de détention 50 / 65 %, réservé aux titres acquis avant le 01/01/2018, IR seul). Art. 154 quinquies CGI (déductibilité de 6,8 points de CSG sous barème). Loi n° 2025-1403 du 30/12/2025 (LFSS 2026) : CSG du capital portée à 10,6 %, soit 18,6 % de PS sur les plus-values mobilières ; 17,2 % maintenu sur la liste dérogatoire (art. L. 136-6 et L. 136-8 IV CSS). BOI-RPPM-PVBMI-20-20-20-10.

  • L'abattement du dirigeant partant en retraite (150-0 D ter)

    Art. 150-0 D ter CGI (abattement fixe de 500 000 € sur la plus-value de cession de titres de PME, IR seul, prorogé jusqu'au 31/12/2031 par la LF 2025). Six conditions, dont détention d'au moins 25 % et direction effective normalement rémunérée pendant 5 ans (BOI-RPPM-PVBMI-20-40-10-30 ; CE 7 mai 2025 n° 491635). Délai des 24 mois apprécié sur une fenêtre de quatre ans (CE 16 octobre 2019 n° 417364).

  • Report d'apport-cession, surtaxes et réemploi

    Art. 150-0 B ter CGI (report d'imposition de l'apport de titres à une holding contrôlée à l'IS ; remploi durci par la LF 2026, loi n° 2026-103 du 19/02/2026 : 70 % / 3 ans / conservation 5 ans pour les cessions à compter du 21/02/2026). BOI-RPPM-PVBMI-30-10-60-20. Immobilier locatif exclu (CE 24 août 2011 n° 314579, Moreau) ; abus de droit à défaut de remploi économique (CE 22 septembre 2017 n° 412408 ; art. L. 64 LPF ; CE 30 décembre 2011 n° 330940, Motte-Sauvaige). Art. 223 sexies CGI (CEHR) et art. 224 CGI (CDHR, reconduite par la LF 2026). Ordonnance n° 2023-77 du 08/02/2023 (SEL).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier, ni une incitation à recourir à un montage à seule fin fiscale. Les cas chiffrés sont des illustrations aux taux 2026 (avec une hypothèse simplificatrice de prix d'acquisition négligeable, signalée) : la qualification de la plus-value, votre pourcentage exact de détention, le respect des conditions de l'abattement (durée, 25 %, direction rémunérée, délais), le périmètre exact du RFR retenu pour la CDHR et le calcul net dépendent de votre situation réelle et doivent être validés avec votre expert-comptable et, le cas échéant, votre conseil de l'Ordre. Les chiffres et taux cités sont à jour au 25 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF / LFSS annuelles, doctrine, jurisprudence). Le traitement de certains points (pérennité de la CDHR au-delà de 2026, articulation exacte du remploi de l'apport-cession) est signalé au conditionnel ; le périmètre du RFR retenu pour la CDHR est commenté au BOFiP depuis le 30 juin 2026. Tout réemploi (apport-cession, PER, donation, assurance-vie, SCPI) comporte des contraintes propres et, le cas échéant, un risque de perte en capital.

Foire aux questions

Tout sur la fiscalité de la cession de parts d'un groupe d'imagerie titres de SEL, 31,4 %, abattement de 500 000 € et apport-cession.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous avec des radiologues qui vendent leurs parts : plus-value mobilière et non BNC, le vrai taux 2026, l'abattement retraite qui n'efface pas les PS, le cas du minoritaire, l'apport-cession et son remploi durci. Réponses sourcées et à jour 2026.