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Guide retraite 202615 minMis à jour 9 juin 2026Taux de remplacement souvent 10-15 %

Retraite du radiologue : préparer la baisse de revenus malgré la CARMF

Vous gagnez 350 000 € par an, mais votre retraite CARMF sera calculée comme si vous en gagniez 168 210 €. C'est le paradoxe du plafond : vos cotisations sont écrêtées à 3,5 PASS, pas votre revenu. Résultat, un taux de remplacement souvent estimé à 10-15 % — l'un des plus faibles du corps médical. Bonne nouvelle : votre actif le plus lourd, vos parts de groupe d'imagerie, peut devenir votre vraie retraite. Voici comment combler le trou en 2026. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine (ORIAS 23002291).

STRATÉGIE RETRAITE RADIOLOGUE 2026

Chiffrer votre trou de pension et transformer vos parts en capital retraite

Audit de votre future retraite de radiologue : estimation de votre pension CARMF (base, RCV, ASV secteur 1), calcul du « trou » par rapport à votre revenu d'activité, et calibrage du complément (PER, assurance-vie, immobilier, SEL/SPFPL et surtout cession des parts de groupe d'imagerie en capital retraite, 150-0 D ter). Cabinet non détenu par une banque ni par un assureur, modélisation chiffrée et coordination avec votre expert-comptable.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

  • Estimation de votre pension CARMF réelle
  • Calibrage PER / assurance-vie / immobilier
  • Cession des parts d'imagerie (150-0 D ter)

Sur lettre de mission signée

  • Calcul du trou de revenu à compenser

TAUX DE REMPLACEMENT RADIOLOGUE

souvent 10-15 %

PLAFOND COMPLÉMENTAIRE RCV

3,5 PASS = 168 210 €

ASV SECTEUR 1 FINANCÉE CPAM

≈ 2/3

PER DÉDUCTIBLE 2026 (MAX)

88 911 €

CESSION PARTS — ABATTEMENT

500 000 € (150-0 D ter)

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LE PARADOXE·2 MIN

Le paradoxe du plafond : plus vous gagnez, plus le trou est grand

Disons les choses simplement : vous gagnez 350 000 € par an, mais votre retraite CARMF sera calculée comme si vous en gagniez 168 210 €. Ce n'est pas une erreur de relevé, c'est le paradoxe du plafond. Vos cotisations sont écrêtées à 3,5 PASS, alors que votre revenu, lui, ne l'est pas. Toute la fraction de revenu au-dessus du plafond ne vous rapporte aucun droit supplémentaire. Résultat : un taux de remplacement souvent estimé entre 10 et 15 % — l'un des plus faibles du corps médical. Le jour de votre départ, votre revenu mensuel peut être divisé par dix si vous n'avez rien anticipé. Pour un radiologue, le complément n'est donc pas une option de confort : c'est une nécessité. Et la bonne nouvelle, c'est que votre actif le plus lourd — vos parts de groupe d'imagerie — peut devenir votre vraie retraite. Ce guide chiffre le trou réel d'un radiologue à 350 000 €, puis détaille la pile à quatre étages (CARMF, PER, assurance-vie, immobilier) et la cession des parts qui, ensemble, reconstituent votre niveau de vie.

Cotisations plafonnées, revenu non plafonné

Le mécanisme tient en trois chiffres. La base CNAVPL est plafonnée à 5 PASS (240 300 €). La complémentaire RCV, qui pèse le plus lourd dans votre future pension, est écrêtée à 3,5 PASS (168 210 €). Au-delà de ces seuils, vous continuez de payer des cotisations sociales, mais vous n'acquérez plus un seul point de retraite. Plus votre revenu monte, plus l'écart entre ce que vous gagnez et ce que vous toucherez se creuse.

La conséquence est purement arithmétique. Un radiologue à 350 000 € acquiert exactement les mêmes droits RCV qu'un confrère à 168 210 € : la fraction de 181 790 € (350 000 − 168 210) ne génère aucun point de complémentaire, et la fraction de 109 700 € (350 000 − 240 300) aucun point de base. C'est la même mécanique de plafonnement que celle qui frappe le chirurgien (en secteur 2) et, plus largement, tout médecin spécialiste à hauts revenus. La seule différence pour le radiologue, on va le voir, tient au secteur d'exercice.

§ 2ARCHITECTURE·3 MIN

Comment se compose votre retraite CARMF : base, RCV, ASV

Votre pension obligatoire se monte en trois étages ; voyons lesquels. En tant que médecin, vous relevez de la catégorie « santé » des professions libérales (art. L. 640-1 du Code de la sécurité sociale), affiliée à la CNAVPL, qui chapeaute dix sections professionnelles (art. L. 641-1 CSS) : la CARMF est la section des médecins. Votre retraite empile trois régimes par points, chacun avec son propre plafond.

Les trois étages obligatoires

Trois étages, trois plafonds

La base CNAVPL (art. L. 642-1) est un régime par points, plafonné à 5 PASS : au-delà de 240 300 € de revenu, plus de droits de base. La complémentaire RCV (art. L. 644-1, cotisation 11,80 %) constitue en général la part la plus importante de votre pension, mais elle est écrêtée à 3,5 PASS (168 210 €). L'ASV (art. L. 645-1 à L. 645-3, décret n° 2011-1644 du 25/11/2011) ne concerne que les conventionnés. Aucun des trois étages n'est calibré sur les vrais revenus d'un radiologue.
Les trois régimes obligatoires du médecin, valeurs au 1er janvier 2026 (ordre de grandeur, à vérifier sur carmf.fr). PASS 2026 = 48 060 €. Le point ASV vaut 11,82 € (à ne pas confondre avec le point RCV de 77,14 €).
RégimeBase légaleCotisation 2026Plafond d'assietteValeur de service du point
Base CNAVPL (par points)CSS L. 642-18,73 % ≤ 1 PASS / 1,87 % de 1 à 5 PASS5 PASS = 240 300 €0,6599 €
Complémentaire RCVCSS L. 644-111,80 %3,5 PASS = 168 210 €77,14 €
ASV (conventionnés)CSS L. 645-1 à L. 645-3Forfait + ajustement5 PASS = 240 300 €11,82 €

Le radiologue, majoritairement en secteur 1

C'est ici que le radiologue se distingue du chirurgien. L'ASV (art. L. 645-1 CSS) n'existe que pour les conventionnés, et son financement dépend du secteur. Aux termes de l'art. L. 645-3 CSS, les caisses d'assurance maladie participent à cette cotisation « dans les conditions prévues au 5° du I de l'article L. 162-14-1 » — la convention médicale. Or le radiologue exerce très majoritairement en secteur 1 : les caisses financent alors les deux tiers (≈ 66,7 %) de la cotisation ASV, sur le forfait comme sur l'ajustement. Il ne supporte donc pas la « double peine » du secteur 2 (forfait ≈ 5 751 € + 4 % d'ajustement, 0 % de prise en charge) qui pèse sur le chirurgien.

Le trou du radiologue ne vient pas du secteur, mais du plafond RCV

La distinction est importante : chez le radiologue de secteur 1, l'ASV est plutôt bien financée. Le trou de pension ne vient donc pas d'une mauvaise couverture ASV, mais du plafonnement de la complémentaire RCV face à un revenu très élevé. Précision : certains radiologues pratiquent des dépassements (OPTAM ou secteur 2) — ne présumez pas un secteur par défaut. Le diagnostic, lui, reste le même : au-delà de 168 210 €, vous n'acquérez plus de droits RCV. Profil voisin et complément : la retraite du généraliste, à revenus plus bas et taux plus élevé.
§ 3LIQUIDATION·2 MIN

Âge de départ, décote et réversion en 2026

Avoir des droits ne suffit pas : ce que vous toucherez vraiment dépend de l'âge de départ, d'une éventuelle décote, et le jour venu de la réversion au conjoint. L'âge légal (62 à 64 ans selon votre génération) voit son calendrier de relèvement gelé par la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025) : ne raisonnez pas sur « 64 ans » comme un acquis. Le vrai repère, c'est 67 ans : à cet âge, le taux plein est automatique, sans décote quelle que soit la durée d'assurance — c'est l'âge sur lequel cale son départ le radiologue de notre cas pratique. En partant avant 67 ans et sans durée complète, une décote de 1,25 % par trimestre manquant s'applique, plafonnée à 20 trimestres (soit −25 % au maximum).

La réversion CARMF

Réversion CARMF (2026) : 3 régimes, 3 taux, 3 âges. La base exige 2 ans de mariage minimum et une condition de ressources. Valeurs à confirmer sur carmf.fr.
RégimeTaux de réversionÂge minimumCondition de ressources
Base CNAVPL54 %55 ansOui (≈ 25 002 € seul / 40 003 € couple, 2026)
Complémentaire RCV60 %62 ansNon
ASV50 %62 ansNon

La réversion ne reconstitue pas le revenu du ménage

Au décès, le conjoint touche une fraction de la pension (54 % de la base, 60 % de la RCV, 50 % de l'ASV), et certaines réversions sont soumises à condition de ressources. Pour un ménage habitué au train de vie d'un radiologue, l'écart reste considérable. C'est l'un des arguments décisifs en faveur de l'assurance-vie, qui se transmet hors succession au conjoint et aux enfants (abattement de 152 500 € par bénéficiaire, art. 990 I) — nous y revenons à la section 7.
§ 4LE TROU·2 MIN

Le trou réel : un radiologue à 350 000 € qui part à 67 ans

Le paradoxe, en euros, donne ceci. Le « trou » d'un radiologue, c'est l'écart entre son dernier revenu d'activité et sa première pension. Plus le revenu dépasse les plafonds (168 210 € pour la RCV, 240 300 € pour la base), plus cet écart se creuse : vos droits plafonnent, votre revenu non.

Le décrochage de proportion (radiologue à 350 000 €)

Revenu d activite                          = 350 000 EUR  (~29 000 EUR/mois)
Plafond d assiette base (5 PASS)           = 240 300 EUR  -> 109 700 EUR sans droit de base
Plafond d assiette complementaire RCV      = 168 210 EUR  -> 181 790 EUR sans droit RCV

Taux de remplacement = Pension annuelle CARMF (base + RCV + ASV) / Dernier revenu d activite

Au-dessus des plafonds, chaque euro gagné en plus ne génère aucun droit : le dénominateur grossit, le numérateur reste bloqué, le taux de remplacement s'effondre. Pour un radiologue à 350 000 €, il se situe souvent entre 10 et 15 % (estimation sectorielle, au conditionnel).

Cas n°1 — Dr Sylvain, radiologue secteur 1, 350 000 €, départ à 67 ans

Son dernier bénéfice s'élève à ≈ 350 000 € par an, soit de l'ordre de 29 000 € par mois de revenu d'activité.

Droits acquis : il cotise sur 240 300 € au plus pour la base et 168 210 € au plus pour la RCV. Les fractions de 109 700 € (base) et 181 790 € (RCV) au-dessus des plafonds ne lui rapportent aucun droit.
ASV : en secteur 1, les caisses financent environ les deux tiers de sa cotisation — pas de double peine ici.
Pension obligatoire estimée (base + RCV + ASV, carrière pleine) : de l'ordre de 2,5 à 3 k€ par mois [estimation sectorielle, au conditionnel, à affiner sur le RIS].
Trou : de l'ordre de 26 k€ par mois de revenu d'activité à compenser, soit un taux de remplacement estimé entre 10 et 15 %.

Déontologie : aucun montant individuel ne peut être garanti

Les chiffres ci-dessus sont des ordres de grandeur pédagogiques. Votre pension réelle dépend de votre carrière complète (durée d'assurance, revenus de chaque année, secteur d'exercice) et se lit sur votre relevé individuel de situation (RIS) ou votre estimation indicative globale (EIG), ainsi que sur carmf.fr. Une moyenne sectorielle ne dit rien de votre pension : seul votre relevé la donne.
Méthode documentée

Quel est VOTRE taux de remplacement réel ?

Un conseiller en gestion de patrimoine estime votre pension CARMF à partir de votre relevé de carrière, chiffre l'écart avec votre revenu d'activité et calibre le capital à constituer à partir de vos vrais chiffres.

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§ 5LA STRATÉGIE·2 MIN

La pile à 4 étages pour reconstituer votre niveau de vie

Assez de diagnostic. Place à ce qui change vraiment votre retraite : reconstruire le revenu manquant. Le « trou » d'un radiologue ne se comble pas avec un seul produit, mais avec une pile à quatre étages, hiérarchisés du plus efficace fiscalement au plus patrimonial. Et au sommet de la pile, un actif que le radiologue est presque le seul à détenir à ce niveau : ses parts de groupe d'imagerie.

La pile de capitalisation du radiologue : 4 étages + la cession. Le bon dosage dépend de votre tranche, de votre horizon et de votre forme d'exercice.
ÉtageLevierÀ quoi il sertPoint de vigilance
1CARMF optimiséeRachats de points, choix de l'âge de départRCV + ASV non génératrices en cumul ; effet limité
2PER (art. 154 bis)Défiscaliser à l'entrée tant que la tranche est hauteBloqué jusqu'à la retraite ; PS 18,6 % sur les gains
3Assurance-vieLiquidité et transmission hors succession (990 I)Pas de déduction à l'entrée
4Immobilier + SEL/SPFPLRevenu régulier (SCPI) et réservoir de capitalisationLa SCM n'est PAS un placement
+Cession des parts d'imagerieLe capital retraite majeur du radiologue (150-0 D ter)Abattement = IR seul, PS dus à 18,6 %

Une limite peu connue de la CARMF : le cumul emploi-retraite

Beaucoup de radiologues comptent prolonger leur activité après la liquidation. Attention : en cumul emploi-retraite, les cotisations RCV et ASV versées ne génèrent en principe plus de nouveaux droits — vous cotisez largement « à perte ». Le cumul reste un appoint utile, mais il ne reconstitue pas un revenu d'activité de radiologue et ne comble pas le trou structurel. La voie qui paie, c'est la capitalisation à votre nom. Le détail des leviers : les 4 leviers concrets pour compléter une retraite CARMF.

En rendez-vous, on raisonne toujours à l'envers (backward-planning) : on part de votre trou en euros, et on remonte au capital à constituer. Pour le Dr Sylvain (trou ≈ 26 k€/mois), le capital nécessaire se modélise selon l'horizon et le rendement retenus (au conditionnel), en intégrant la part majeure que représentera la cession de ses parts. Chaque étage est détaillé ensuite. Le panorama d'ensemble du libéral : préparer sa retraite de professionnel libéral.

§ 6ÉTAGE 2 — LE PER·4 MIN

Le PER : votre levier d'impôt n°1 à 45 % de tranche (jusqu'à 88 911 €)

Pour un radiologue dans la tranche à 45 %, il n'existe pas de meilleur levier d'assiette que le PER. L'article 154 bis du CGI vous laisse déduire de votre bénéfice 10 % (dans la limite de 8 PASS) + 15 % de la fraction comprise entre 1 et 8 PASS, avec un plancher de 4 806 € et un maximum de 88 911 € en 2026 — atteint dès un bénéfice de 384 480 €, ce qui est proche du revenu d'un radiologue à 350 000 €.

Le plafond PER TNS 2026, du plancher au maximum

PLAFOND PER TNS = 10 % x benefice (dans la limite de 8 PASS)
                + 15 % x (min(benefice, 8 PASS) - 1 PASS)

PASS 2026 = 48 060 EUR   |   8 PASS = 384 480 EUR

PLANCHER = 10 % x 1 PASS                    = 4 806 EUR
MAXIMUM  = 10 % x 384 480
         + 15 % x (384 480 - 48 060)
         = 38 448 + 50 463                  = 88 911 EUR

Le maximum de 88 911 € suppose un bénéfice d'au moins 384 480 € (8 PASS). À 45 % de TMI, déduire ce maximum représente environ 40 010 € d'impôt en moins — et un RFR abaissé d'autant.

Cas n°2 — Dr Sylvain (suite) : l'effet du PER à 45 %

Avec un bénéfice de 350 000 € (proche des 384 480 € = 8 PASS), son plafond PER 2026 avoisine le maximum. En arrondissant au plafond plein :

En versant 88 911 € sur son PER, à 45 % de tranche, il économise 88 911 × 45 % = 40 010 € d'impôt sur le revenu, et son RFR baisse d'autant, puisque le versement est déduit de son bénéfice professionnel (art. 154 bis) — effet sur la CEHR, voir section 10. L'économie d'impôt finance ainsi près de la moitié de son effort d'épargne.

Sur quinze ans, il capitalise à son nom (hypothèse de rendement au conditionnel). À la sortie : la part versements est imposée au barème (TMI retraite souvent ≈ 30 % < 45 % à l'entrée = gain net), les gains au PFU de 31,4 % (PS 18,6 %). Le détail chiffré selon le bénéfice : combien d'impôt le PER fait économiser.

Note de méthode : comment lire nos projections

Les montants capitalisés que nous évoquons (sur quinze ans, par exemple) reposent sur des hypothèses de rendement volontairement prudentes et toujours formulées au conditionnel. Ils ne sont jamais une garantie : les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et tout investissement en unités de compte comporte un risque de perte en capital. L'intérêt d'une projection n'est pas de promettre un chiffre, mais de mesurer l'effort d'épargne à fournir et l'écart entre deux stratégies. En rendez-vous, nous testons systématiquement plusieurs scénarios de rendement (bas, central, favorable) pour ne jamais bâtir votre retraite sur une seule hypothèse.

Trois pièges à connaître (anti-survente)

Le PER est le levier le plus fort, mais il a trois angles morts à poser avant de signer. Premier angle mort : il ne crée aucun droit CARMF. Le versement déduit reste dans l'assiette des cotisations sociales (art. L. 131-6 CSS) : l'avantage se mesure uniquement à l'impôt sur le revenu, jamais en réduction de charges sociales — vous capitalisez à votre nom, vous ne « rachetez » pas de la retraite obligatoire. Deuxième : le plafond 154 bis n'est pas reportable : la fraction non utilisée est perdue à la clôture de l'exercice, alors que seul le plafond général du 163 quatervicies se reporte (3 ans selon la doctrine, porté à 5 ans pour les plafonds générés à compter de 2026 selon la LF 2026 — point à confirmer au texte) et se mutualise entre conjoints mariés ou pacsés ; bonne nouvelle, la sur-déduction Madelin de 15 % n'ampute pas votre plafond PER individuel. Le troisième tient aux prélèvements sociaux de sortie, à 18,6 % depuis la LFSS 2026 (CSG 10,6 + CRDS 0,5 + solidarité 7,5), et non 17,2 % comme l'assurance-vie. Au final, le PER reste gagnant dès lors que votre tranche à la retraite est plus basse qu'en activité — ce qui est presque toujours le cas pour un radiologue passé de 45 % à 30 %. Le détail de cette dualité : le plafond PER 154 bis du professionnel libéral et le guide complet du Plan d'épargne retraite.

§ 7ÉTAGE 3 — L'AV·3 MIN

PER ou assurance-vie : la complémentarité, pas le choix

En rendez-vous, la question tombe presque à chaque fois : « PER ou assurance-vie ? ». La réponse déçoit ceux qui attendent un arbitrage : il faut souvent prendre les deux, parce qu'ils ne servent pas à la même chose. Le PER défiscalise à l'entrée (tranche haute), mais bloque l'épargne jusqu'à la retraite. L'assurance-vie ne se déduit pas, mais elle apporte ce que le PER n'offre pas : la liquidité (rachats possibles à tout moment) et une transmission hors succession très efficace.

Côté transmission, l'assurance-vie reste l'outil de référence : abattement de 152 500 € par bénéficiaire sur les primes versées avant 70 ans (art. 990 I), puis taxation de 20 % puis 31,25 % ; et abattement de 30 500 € pour les primes versées après 70 ans (art. 757 B). Pour les patrimoines les plus élevés, l'assurance-vie luxembourgeoise ajoute une dimension de sécurité et d'architecture sur mesure (sans la survendre : la fiscalité française reste celle qui s'applique au résident).

La dualité 2026 à retenir : PER 18,6 % vs AV 17,2 %

Depuis la LFSS 2026, la CSG sur les revenus du capital est passée à 10,6 %, mais tous les supports ne sont pas logés à la même enseigne. Les gains du PER et les plus-values mobilières supportent 18,6 % de prélèvements sociaux. L'assurance-vie et les revenus fonciers nus restent à 17,2 %. Un écart de 1,4 point qui pèse sur les gros encours : à enveloppes équivalentes, l'assurance-vie est un peu moins ponctionnée à la sortie.

PER — défiscaliser à l'entrée

Points forts

  • Déduction des versements (art. 154 bis, jusqu'à 88 911 € en 2026)
  • Économie d'IR à 45 % : jusqu'à ≈ 40 010 €
  • Baisse du RFR, versement déduit du bénéfice (effet CEHR)

Points de vigilance

  • Épargne bloquée jusqu'à la retraite (sauf cas légaux)
  • Gains soumis à 18,6 % de PS à la sortie
  • Sortie en capital imposée au barème (part versements)

Assurance-vie — liquidité et transmission

Points forts

  • Disponible à tout moment (rachats)
  • Transmission hors succession (990 I : 152 500 €/bénéficiaire)
  • Prélèvements sociaux maintenus à 17,2 %

Points de vigilance

  • Aucune déduction à l'entrée
  • Abattement réduit à 30 500 € au-delà de 70 ans (757 B)
  • Risque de perte en capital sur les unités de compte
§ 8ÉTAGE 4 — IMMO & SEL·3 MIN

Immobilier, SEL et SPFPL — et surtout pas la SCM

Le quatrième étage fait travailler le reste de votre capacité d'épargne : l'immobilier pour un revenu régulier, la SEL et la SPFPL comme réservoir de capitalisation. Avec une erreur qu'on voit revenir cabinet après cabinet : croire que la trésorerie qui dort dans la SCM est « placée ». Elle ne l'est pas.

L'immobilier : un revenu qui tombe chaque mois

Les SCPI versent un loyer mutualisé chaque trimestre, sans la gestion d'un bien en direct : c'est l'outil le plus simple pour transformer un capital en complément de pension. Les murs d'un cabinet ou d'un plateau d'imagerie peuvent aussi être détenus via une SCI. Le déficit foncier (art. 156 CGI) reste imputable sur le revenu global jusqu'à 10 700 € par an (21 400 € pour des travaux de rénovation énergétique « sortie de passoire », dispositif sous réserve de prorogation au 31/12/2027 — au conditionnel). Le foncier nu supporte des prélèvements sociaux de 17,2 %. La location meublée (LMNP) supporte en revanche 18,6 % de prélèvements sociaux sur ses loyers depuis la LFSS 2026 (CSS art. L. 136-6, I, f).

La SEL et la SPFPL : le réservoir de capitalisation

Votre SEL (et, au-dessus, une SPFPL) peut servir de réservoir : le bénéfice non distribué y est capitalisé avec un frottement d'IS réduit, notamment via un contrat de capitalisation détenu par la société (art. 238 septies E CGI). Mais un point d'honnêteté s'impose : si vous êtes travailleur non salarié, les dividendes remontés de la SEL vers la SPFPL au-delà de 10 % du capital, des primes et des comptes courants supportent les cotisations TNS (art. L. 131-6 CSS) — et l'interposition de la SPFPL ne fait pas écran (Cass. 2e civ. 19/10/2023 n° 21-20.366, rendu à propos d'une SELARL). Le contour précis de l'assiette assujettie (part des dividendes revenant au TNS) a fait l'objet de précisions législatives postérieures à l'arrêt : à confirmer à la réglementation en vigueur l'année concernée. La SPFPL n'est en tout état de cause pas un abri à charges.

La SCM est transparente : ce n'est PAS une tirelire

Attention à une confusion fréquente chez les radiologues. La société civile de moyens (SCM) est transparente fiscalement (art. 239 quater A CGI) : son objet est de mutualiser et refacturer les moyens (locaux, IRM, scanner, secrétariat, manipulateurs), pas de dégager un bénéfice propre. Elle n'est pas un véhicule de placement de trésorerie. La trésorerie excédentaire se place au niveau de la SEL ou d'une SPFPL — jamais dans la SCM. Et le capital cessible à la retraite, c'est la valeur de vos parts de SEL, pas la SCM. (Refacturations de la SCM exonérées de TVA sous conditions, art. 261 B ; actes médicaux exonérés, art. 261-4-1.)

Pour structurer concrètement : placer la trésorerie de sa SELARL ou de sa SCM et loger ses parts et capitaliser ses dividendes dans une SPFPL. Pour le complément de revenu : les SCPI comme complément de revenu régulier à la retraite.

§ 9LE CŒUR — LA CESSION·4 MIN

Vos parts de groupe d'imagerie SONT votre retraite

C'est ici que le radiologue n'a aucun équivalent chez les autres médecins. Un généraliste cède une patientèle ; un radiologue, lui, détient des parts d'un plateau technique lourd (IRM, scanner, fort capital investi) qui valent souvent plusieurs centaines de milliers d'euros. Le capital de cession des parts du groupe d'imagerie est souvent l'actif le plus important de tout son bilan retraite — bien davantage que les pensions CARMF. Bien préparée, cette cession peut à elle seule combler une grande partie du trou.

La fiscalité de la plus-value au départ en retraite

La cession des parts est une plus-value mobilière (art. 150-0 A CGI). Plusieurs régimes de faveur existent au départ en retraite, qu'il faut soigneusement distinguer :

Les régimes de cession au départ en retraite. Le point que tout le monde oublie : le 150-0 D ter et le 151 septies A n'exonèrent QUE l'IR ; les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus.
DispositifPortéeCe qu'il exonèrePrélèvements sociaux
150-0 D terAbattement fixe 500 000 € sur la PV de titres de SEL à l'IS, dirigeant partant en retraiteIR seulement18,6 % dus sur la totalité de la PV
151 septies AExonération de la PV pro au départ en retraite (parts = actif pro via 151 nonies)IR seulement18,6 % dus
238 quindeciesCession de branche : exonération totale < 500 000 €, dégressive jusqu'à 1 000 000 €IR + PSExonérés dans la limite
150-0 B terApport-cession : report d'imposition (holding IS, réinvestissement sous 24 mois)Report (différé)Reportés

Le dispositif phare pour des titres de SEL à l'IS, c'est le 150-0 D ter : un abattement fixe de 500 000 € sur la plus-value, prorogé jusqu'au 31/12/2031 (art. 70-II de la LF 2025). Les conditions sont strictes : cession de l'intégralité (ou de plus de 50 % des droits de vote), exercice de fonctions de direction, cessation de toute fonction et liquidation des droits à la retraite dans une fenêtre de 24 mois avant ou après la cession (CE 16/10/2019 n° 417364). Le 238 quindecies (cession de branche, CE 13/06/2018 n° 401942) exonère, lui, l'IR et les PS sous le seuil. Quant à l'apport-cession 150-0 B ter, il diffère l'imposition moyennant un réinvestissement économique sous 24 mois (le quota de 60 % serait porté à 70 % pour les cessions à compter du 21/02/2026 — au conditionnel ; la location meublée sans moyens significatifs n'est pas un réinvestissement éligible, CE 19/04/2022 n° 442946).

Le point martelé : l'abattement, c'est l'IR seul — les PS restent dus

C'est l'erreur la plus coûteuse. Le 150-0 D ter et le 151 septies A n'exonèrent QUE l'impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux de 18,6 % (CSG portée à 10,6 % en 2026) restent dus sur la totalité de la plus-value — abattement non déduit. Ne lisez jamais « abattement 500 000 € » comme « exonéré » ni « 17,2 % » : pour une plus-value de cession de parts, c'est bien 18,6 %.

Cas n°3 — Dr Inès, radiologue, cède ses parts de SELARL d'imagerie (PV 700 000 €)

Dr Inès part en retraite et cède ses parts : la plus-value s'élève à 700 000 €. Elle remplit les conditions du 150-0 D ter.

Impôt sur le revenu : abattement de 500 000 € → base imposable = 700 000 − 500 000 = 200 000 €, soumis au PFU à 12,8 % = 25 600 €.
Prélèvements sociaux : 18,6 % × 700 000 € (totalité, avant abattement) = 130 200 €.
Total ≈ 155 800 €, soit ≈ 22,3 % de la plus-value.

Relisez les deux lignes : l'abattement a effacé l'IR sur 500 000 €, mais les 130 200 € de prélèvements sociaux, eux, sont tombés sur la totalité. (Pensez aussi que cette plus-value gonfle le RFR de l'année — voir section 10.)

Financiarisation de l'imagerie : une option, pas une évidence

Le contexte 2026 est marqué par la financiarisation de l'imagerie : des fonds d'investissement rachètent les parts des radiologues partants, un mouvement débattu jusqu'au Sénat et qui pose des questions déontologiques d'indépendance professionnelle. À traiter comme une option patrimoniale parmi d'autres, sans la survendre : la fiscalité de la plus-value (150-0 D ter) ne change pas selon l'acquéreur. L'essentiel reste de synchroniser la cession avec la liquidation des droits (les 24 mois). La fiscalité détaillée, dispositif par dispositif : vendre ses parts dans un groupe d'imagerie : fiscalité de la plus-value. Et la vision d'ensemble : la stratégie patrimoniale d'ensemble du radiologue.

Hagnéré Patrimoine

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§ 10HAUTS REVENUS·2 MIN

Hauts revenus : CEHR, CDHR et le pic de l'année de cession

Un radiologue à 350 000 € est concerné par deux surtaxes des hauts revenus, et l'année de cession de ses parts est un moment particulièrement sensible.

La CEHR (art. 223 sexies CGI) frappe le revenu fiscal de référence : 3 % sur la fraction de RFR comprise entre 250 000 € et 500 000 € (célibataire ; 500 000 € à 1 000 000 € pour un couple), puis 4 % au-delà. La CDHR (art. 224 CGI) garantit, elle, une imposition minimale de 20 % du RFR retraité dès que ce RFR dépasse 250 000 € (seul) ou 500 000 € (couple). Elle a été créée par l'art. 10 de la LF 2025 (loi n° 2025-127 du 14/02/2025, Cons. const. n° 2025-874 DC du 13/02/2025) et reconduite par la LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19/02/2026, Cons. const. n° 2026-901 DC du 19/02/2026), jusqu'à l'imposition des revenus de l'année où la loi d'approbation des comptes constate un déficit du budget général inférieur à 3 % du PIB. Le périmètre exact du RFR retraité et la mécanique de la décote sont commentés au BOFiP depuis le 30 juin 2026 (BOI-IR-CDHR-10, -20 et -30).

L'année où vous cédez vos parts, votre RFR explose

C'est l'articulation à anticiper : la plus-value de cession de vos parts (même après abattement 150-0 D ter pour l'IR) gonfle le revenu fiscal de référence de l'année. Cette même année, la CEHR et la CDHR peuvent grimper fortement. D'où l'intérêt d'arbitrer l'année de cession (anticiper un versement PER déduit du bénéfice professionnel, art. 154 bis, pour faire baisser le RFR, lisser, étaler) et de simuler l'ensemble en amont. Le détail des deux surtaxes : la CDHR et le médecin à très hauts revenus.

Rappel du barème de référence : l'IR 2026 (art. 197 CGI) reste à 0 / 11 / 30 / 41 / 45 %, la tranche à 45 % s'appliquant au-delà d'environ 181 917 € par part — un seuil très largement dépassé par un radiologue à 350 000 €.

§ 11LES PIÈGES·2 MIN

5 erreurs qui coûtent cher au radiologue qui part en retraite

Pour finir, le condensé des erreurs qu'on corrige le plus souvent en rendez-vous avec des radiologues proches du départ.

À éviter

Points forts

  • Croire que la CARMF couvrira votre niveau de vie : le taux de remplacement tourne souvent autour de 10-15 %.
  • Confondre l'abattement de 500 000 € avec une exonération totale : les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus.
  • Rater la fenêtre des 24 mois (cession / cessation / liquidation) : l'abattement 150-0 D ter tombe (CE 16/10/2019 n° 417364).
  • Prendre la SCM pour une tirelire : elle est transparente (239 quater A) et ne place pas de trésorerie.
  • Croire la SPFPL « anti-charges » : les dividendes SEL→SPFPL sont cotisés TNS (Cass. 19/10/2023 n° 21-20.366).

À faire

Points forts

  • Lire votre RIS / EIG pour connaître votre pension réelle, pas une moyenne.
  • Saturer le PER tant que vous êtes à 45 % (jusqu'à 88 911 € en 2026).
  • Préparer la cession de vos parts d'imagerie 24 mois avant le départ.
  • Placer la trésorerie excédentaire dans la SEL ou la SPFPL, jamais dans la SCM.
  • Simuler l'année de cession (CEHR / CDHR) avec votre expert-comptable.

Le mot de la fin

La retraite d'un radiologue ne se joue pas sur la CARMF — elle reste largement insuffisante en proportion de votre revenu. Elle se construit sur deux choses que vous contrôlez vraiment : ce que vous capitalisez à votre nom (PER, assurance-vie, immobilier) et la façon dont vous cédez vos parts d'imagerie. Un radiologue qui s'y prend dix à quinze ans avant le départ a le temps d'étaler ses versements PER et de caler sa cession sur sa liquidation ; celui qui s'y prend à 64 ans n'a plus cette marge — d'où l'urgence de chiffrer le trou tôt.
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Sources et références légales

  • Code de la sécurité sociale — les trois régimes obligatoires du médecin

    Art. L. 640-1 CSS (affiliation des médecins à l'organisation autonome d'assurance vieillesse). Art. L. 641-1 CSS (CNAVPL et sections ; la CARMF est la section des médecins). Art. L. 642-1 CSS (régime de base par points : 8,73 % jusqu'à 1 PASS, 1,87 % de 1 à 5 PASS, plafonné à 5 PASS soit 240 300 €). Art. L. 644-1 CSS (régime complémentaire RCV : cotisation 11,80 % dans la limite de 3,5 PASS, soit 168 210 € en 2026). Art. L. 645-1 à L. 645-3 CSS (ASV des médecins conventionnés ; participation des caisses d'assurance maladie, dans les conditions du 5° du I de l'art. L. 162-14-1, à hauteur des deux tiers (≈ 66,7 %) en secteur 1 — cas du radiologue —, 0 % en secteur 2). Décret n° 2011-1644 du 25/11/2011 (régime ASV des médecins libéraux).

  • Combler le trou : PER, assurance-vie, fiscalité 2026

    Art. 154 bis CGI (déduction PER / Madelin du bénéfice BNC : 10 % du bénéfice dans la limite de 8 PASS, majorés de 15 % de la fraction entre 1 et 8 PASS ; plancher 4 806 €, maximum 88 911 € en 2026 ; le PER ne crée pas de droits CARMF, plafond non reportable). Art. 163 quatervicies CGI (plafond général reportable, 3 ans selon la doctrine, porté à 5 ans pour les plafonds générés à compter de 2026 selon la LF 2026, à confirmer au texte ; mutualisation entre conjoints). Art. 990 I CGI (abattement assurance-vie de 152 500 € par bénéficiaire, primes avant 70 ans) et art. 757 B CGI (abattement de 30 500 €, primes après 70 ans). Art. 156 CGI (déficit foncier). Art. 158-5 a CGI (pensions imposées avec abattement de 10 %, BOI-RSA-PENS-30-10-10). Art. 238 septies E CGI (contrat de capitalisation détenu par une société). Doctrine : BOI-IR-BASE-20-50-20, BOI-BNC-BASE-40-60-50-20.

  • Cession des parts de groupe d'imagerie : le capital retraite du radiologue

    Art. 150-0 A CGI (plus-value de cession de droits sociaux). Art. 150-0 D ter CGI (abattement fixe de 500 000 € sur la plus-value de cession de titres de SEL à l'IS par le dirigeant partant en retraite, IR seul, prélèvements sociaux dus à 18,6 %, prorogé jusqu'au 31/12/2031 par l'art. 70 de la LF 2025 ; BOI-RPPM-PVBMI-20-40). Art. 151 septies A CGI (exonération d'IR de la plus-value professionnelle au départ en retraite, PS dus). Art. 151 nonies CGI (parts de SEL = actif professionnel). Art. 238 quindecies CGI (exonération IR et PS, totale < 500 000 €, dégressive jusqu'à 1 000 000 € ; BOI-BIC-PVMV-40-20-10 ; CE 13/06/2018 n° 401942). Art. 150-0 B ter CGI (apport-cession, réinvestissement économique sous 24 mois ; CE 19/04/2022 n° 442946). Condition de calendrier : chaque événement (cessation des fonctions, liquidation des droits) dans les 2 ans avant ou après la cession (CE 16/10/2019 n° 417364).

  • SCM, SPFPL, hauts revenus et jurisprudence

    Art. 239 quater A CGI (SCM transparente, mutualisation des moyens, n'est pas un véhicule de placement) ; art. 261 B CGI (TVA des refacturations SCM) ; art. 261-4-1 CGI (exonération de TVA des actes médicaux). Art. 238 septies E CGI (réservoir de capitalisation SEL / SPFPL). Art. L. 131-6 CSS (assiette des cotisations TNS) ; Cass. 2e civ. 19/10/2023 n° 21-20.366 (dividendes SEL versés à une SPFPL soumis aux cotisations TNS chez l'associé TNS). Art. 223 sexies CGI (CEHR : 3 % et 4 % au-delà de 250 000 / 500 000 € de RFR pour un célibataire, 500 000 / 1 000 000 € pour un couple). Art. 224 CGI (CDHR : imposition minimale de 20 % du RFR ; créée par l'art. 10 de la LF 2025, loi n° 2025-127 du 14/02/2025, Cons. const. n° 2025-874 DC du 13/02/2025 ; reconduite par la LF 2026, loi n° 2026-103 du 19/02/2026, Cons. const. n° 2026-901 DC du 19/02/2026).

  • Réformes 2026 (LF / LFSS), PASS et valeurs de point (à vérifier sur carmf.fr)

    Loi n° 2025-1403 du 30/12/2025 (LFSS 2026) : gel du calendrier de relèvement de l'âge légal, CSG sur le capital portée à 10,6 % (prélèvements sociaux sur les gains du PER et les plus-values mobilières de 18,6 %, PFU 31,4 %), prélèvements sociaux de l'assurance-vie et du foncier nu maintenus à 17,2 %. Arrêté du 22/12/2025 : PASS 2026 = 48 060 € (3,5 PASS = 168 210 €, 5 PASS = 240 300 €, 8 PASS = 384 480 €). Au 1er janvier 2026, sous réserve de vérification sur carmf.fr : valeur de service du point de base de l'ordre de 0,6599 €, point RCV de l'ordre de 77,14 €, point ASV de l'ordre de 11,82 €. Taux plein automatique à 67 ans, décote de 1,25 % par trimestre manquant (max −25 %).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Les valeurs de point, cotisations et part de prise en charge ASV de la CARMF sont des ordres de grandeur 2026 à vérifier sur carmf.fr ; ils peuvent évoluer chaque année. Le taux de remplacement et la pension moyenne cités sont des estimations sectorielles, jamais une projection individuelle : votre montant réel dépend de votre carrière complète et figure sur votre relevé individuel de situation (RIS / EIG). Les chiffres et taux fiscaux cités sont à jour au 9 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Le secteur d'exercice (1 ou 2), le quota de réinvestissement de l'apport-cession et l'allongement du report PER à 5 ans sont signalés au conditionnel. Les calculs de complément de retraite et les opérations de cession (150-0 D ter, 151 septies A) doivent faire l'objet d'une étude individualisée, validée avec votre expert-comptable et, le cas échéant, votre conseil de l'Ordre. Tout investissement comporte un risque de perte en capital, les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et l'épargne d'un PER est bloquée jusqu'à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé.

Foire aux questions

Tout sur la retraite du radiologue en 2026 taux de remplacement, secteur 1, PER, cession des parts, SPFPL.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous avec les radiologues : pourquoi le taux de remplacement chute autant, l'ASV de secteur 1, le plafond PER, et surtout la cession des parts de groupe d'imagerie comme capital retraite. Réponses sourcées et à jour 2026.