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Guide dentiste 202614 minMis à jour 9 juin 2026Décision A / B / C

Que faire de la trésorerie de votre SELARL de dentiste : la sortir, la garder ou la réinvestir ?

150 000, 200 000 € dorment sur le compte courant non rémunéré de votre SELARL : c'est l'argent mort le plus courant chez le dentiste qui marche bien. Sauf qu'avant de choisir un placement, il faut trancher une question : faut-il sortir cet argent en dividendes (coût réel jusqu'à 45 % en 2026), le garder et le capitaliser dans la société, ou le réinvestir dans votre cabinet ? Voici la grille de décision, chiffrée. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

DÉCISION TRÉSORERIE DENTISTE 2026

Sortir, garder ou réinvestir et chiffrer le coût de chaque voie

Audit de votre trésorerie de SELARL : faut-il la sortir en dividendes, la capitaliser dans la société ou la réinvestir dans le cabinet ? Chiffrage du péage de sortie, calibrage du seuil de 10 %, choix du véhicule renvoyé au guide dédié. Cabinet 100 % indépendant.

  • Audit de votre SELARL et de votre trésorerie
  • Chiffrage sortir vs garder vs réinvestir
  • Calibrage du seuil de 10 % (cotisations TNS)
  • Cabinet 100 % indépendant

TRÉSORERIE QUI DORT

0 %

COÛT SORTIE DIVIDENDES

31,4 % +

COTISATIONS TNS

40-45 %

IS DANS LA SOCIÉTÉ

15 / 25 %

PS SI ON GARDE (PM)

0 %

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LE REPOUSSOIR·3 MIN

L'erreur à 200 000 € : la trésorerie qui dort

Votre cabinet tourne bien. Année après année, la SELARL accumule des excédents, et sur le compte courant de la société s'empilent 150 000, parfois 200 000 € qui ne rapportent rien. C'est l'erreur de gestion qu'on voit le plus souvent chez les confrères qui marchent bien : à 2 % d'inflation, 200 000 € qui dorment perdent de l'ordre de 4 000 € de pouvoir d'achat par an, et c'est autant de capital qui ne travaille pas. Le réflexe « vite, un placement » est justement le piège. Avant de choisir un produit, il faut répondre à une seule question, et c'est elle qui commande tout le reste : cet argent, faut-il le sortir, le garder ou le réinvestir ?

L'essentiel en 30 secondes

Trois voies, jamais une seule : (A) SORTIR la trésorerie en dividendes pour la réinvestir en personnel (coût jusqu'à 45 % en 2026) ; (B) GARDER et la capitaliser dans la société (0 prélèvement social, IS seul, mais argent prisonnier) ; (C) RÉINVESTIR dans l'outil (murs, plateau technique, rachat de parts). On garde l'exploitation liquide, on sécurise la prévoyance, puis on arbitre le surplus selon le projet — souvent un mix. Ce guide répond au pourquoi et au quand ; pour le quoi et le comment (quel véhicule placer dans la société), voyez le guide dédié.

Cadrage : ce guide répond au POURQUOI, pas au QUOI

Cet article traite la décision amont : faut-il sortir, garder ou réinvestir votre trésorerie ? Pour le choix du véhicule de placement dans la société et sa fiscalité à l'IS (contrat de capitalisation, compte-titres, SCPI, comptes à terme), consultez le guide complémentaire trésorerie de SELARL de dentiste : compte-titres, capitalisation ou autre ?. Les deux guides se complètent : ici la stratégie, là les instruments.

Trésorerie d'exploitation ≠ trésorerie excédentaire

Tout l'argent du compte n'est pas « à placer », et c'est la première chose à clarifier. La trésorerie d'exploitation — l'argent dont la SELARL a besoin pour payer ses charges courantes (salaires de l'assistante, loyer, fournisseurs, échéances de crédit, URSSAF) — doit rester liquide : on conserve en général l'équivalent de 3 à 6 mois de charges. C'est seulement le surplus, la trésorerie excédentaire, qui fait l'objet de la décision sortir / garder / réinvestir.

La trésorerie ne vous appartient pas

Réflexe à corriger d'emblée : cet argent n'est pas le vôtre, c'est celui de la société. En faire sortir un euro vers votre compte personnel est un acte juridique (un dividende voté en assemblée générale, une rémunération, ou le remboursement d'un compte courant d'associé) — et chaque voie a un coût et des règles propres. C'est tout l'objet du chapitre suivant.
§ 2LE PRÉALABLE·2 MIN

À qui appartient cette trésorerie, et comment en sortir

La trésorerie est un actif de la SELARL, pas du dirigeant. Pour la faire passer dans votre patrimoine privé, il faut la faire sortir — et les trois portes de sortie ne se valent pas du tout :

Les trois voies pour sortir la trésorerie d'une SELARL. Seul le dividende est concerné par la règle des 10 % ; le remboursement de CCA n'est pas imposé mais s'épuise vite.
Voie de sortieNatureCoût / limite
RémunérationCharge déductible pour la société (art. 62 CGI en SELARL)Cotisations TNS + IR, mais ouvre des droits retraite/prévoyance et le plafond PER
DividendeVoté en assemblée générale, revenus de capitaux mobiliersPFU 31,4 % + cotisations TNS sur la fraction > 10 % (voir §3)
Remboursement de compte courant d'associéRestitution d'une avance que vous aviez consentieNon imposable, mais limité au solde de votre CCA

Dividende vs remboursement de compte courant d'associé

Le remboursement de votre compte courant d'associé n'est pas un revenu imposable : c'est de l'argent que vous aviez prêté à la société et qu'elle vous rend. Aucune cotisation, aucun impôt. Mais il est plafonné au solde de votre CCA et s'épuise vite : une fois remboursé, le surplus de trésorerie reste entier à arbitrer. C'est un bon premier robinet, pas une solution de fond.

Le choix entre se verser une rémunération ou des dividendes est un arbitrage à part entière, qui se cale chaque année selon votre couverture sociale, votre TMI et votre besoin de revenu. Il est détaillé pour le praticien dans dentiste en SELARL : salaire ou dividendes ?, dans le guide pilier SEL : salaire ou dividendes ? et la mécanique fine des cotisations sur les dividendes dans dividendes de SEL et cotisations sociales.

§ 3LE PÉAGE·3 MIN

Le vrai coût de sortir en dividendes : pourquoi 100 € coûtent bien plus que 30 %

La voie A — sortir en dividendes — a un prix, et il est plus élevé qu'on ne le croit. Beaucoup de confrères raisonnent encore « flat tax à 30 % ». En 2026, c'est faux pour deux raisons.

D'abord, le PFU n'est plus à 30 %, mais à 31,4 %

La part d'impôt sur le revenu du prélèvement forfaitaire unique reste à 12,8 % (article 200 A du CGI), mais les prélèvements sociaux sur les dividendes sont passés de 17,2 % à 18,6 % au 1er janvier 2026 (la CSG du capital a augmenté de 1,4 point, LFSS 2026, loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025). Le PFU des dividendes s'établit donc à 31,4 %, et non plus 30 %.

18,6 %, pas 17,2 % : attention à la dualité 2026

Depuis la LFSS 2026, deux taux de prélèvements sociaux coexistent : 18,6 % sur les dividendes, intérêts et plus-values mobilières (d'où un PFU à 31,4 %), mais 17,2 % maintenu sur l'assurance-vie, les contrats de capitalisation et les revenus fonciers. Cet écart de 1,4 point oriente tout l'arbitrage de ce guide. Pour le mécanisme complet, voyez la dualité 17,2 % / 18,6 % des prélèvements sociaux en 2026.

Et surtout, la couche que personne ne voit venir : les cotisations TNS au-delà de 10 %

C'est la partie qu'on oublie presque toujours. Si vous êtes gérant majoritaire de SELARL, vous relevez du régime des travailleurs non salariés (TNS). La fraction de vos dividendes qui excède 10 % du (capital social libéré + primes d'émission + compte courant d'associé) n'est pas seulement frappée des prélèvements sociaux du capital : elle bascule dans l'assiette de vos cotisations TNS, de l'ordre de 40 à 45 % (article L. 131-6 du CSS, validé par le Conseil constitutionnel, décision n° 2010-24 QPC du 6 août 2010). Le périmètre est familial : associé exerçant, conjoint ou partenaire de PACS, enfants mineurs.

La règle des 10 % — calcul du seuil

Fraction soumise aux cotisations TNS =
  Dividendes - 10 % x (capital social libere
                       + primes d'emission
                       + solde moyen du compte courant d'associe)

EXEMPLE
  capital 50 000 EUR + primes 30 000 EUR + CCA 20 000 EUR
  = base 100 000 EUR  ->  seuil de 10 % = 10 000 EUR

  Dividendes <= 10 000 EUR  ->  PFU 31,4 % seulement
  Dividendes >  10 000 EUR  ->  cotisations TNS (40-45 %) + IR sur l'exces

Dès que les dividendes grimpent, chaque euro distribué au-delà du seuil coûte plus cher que la flat tax. Avec un capital faible, le seuil est vite franchi : beaucoup de SELARL le dépassent presque immédiatement.

Le piège de l'abattement de 40 %

L'abattement de 40 % sur les dividendes (article 158 CGI, sur option pour le barème) ne joue que sur l'impôt sur le revenu, jamais sur l'assiette sociale, qui se calcule sur le dividende brut. Il n'efface donc pas le coût social de la fraction supérieure à 10 %. À une TMI de 41 ou 45 %, le PFU reste d'ailleurs presque toujours plus avantageux que le barème.

Le choc de trésorerie N+1 / N+2

Les cotisations TNS sur les dividendes sont appelées en acomptes provisionnels puis régularisées un à deux ans plus tard. Une grosse distribution aujourd'hui prépare donc un rappel de cotisations en N+1 voire N+2 : provisionnez de l'ordre de 40 à 45 % de la fraction excédentaire dès la distribution, sous peine d'un trou de trésorerie l'année suivante.

La SPFPL ne fait pas écran (Cass. 19 octobre 2023)

Un mythe à désamorcer : « loger les parts de ma SELARL dans une SPFPL purge la cotisation ». Faux. Dans son arrêt du 19 octobre 2023 (2e civ., n° 21-20.366) — une affaire qui visait précisément une SELARL de chirurgien-dentiste — la Cour de cassation a jugé que la SPFPL ne fait pas écran : la fraction de dividendes au-delà de 10 % peut garder un caractère professionnel et entrer dans l'assiette des cotisations TNS. Nuance honnête : ce n'est pas un arrêt de principe ; deux réponses ministérielles de 2025 (JO Sénat des 27 février et 21 août) concentrent le risque sur les montages mono-exerçant à interposition jugée abusive et distribution disproportionnée. À auditer au cas par cas.

Une précision statutaire : en SELAS, le président est assimilé salarié (article L. 311-3 du CSS) et ses dividendes échappent à la règle des 10 % — mais sa rémunération est plus chargée. Ce choix de structure pèse lourd : voyez l'arbitrage salaire / dividendes en SEL.

Hagnéré Patrimoine

Combien vous coûte vraiment de sortir votre trésorerie ?

Un CGP indépendant chiffre le péage de sortie sur vos dividendes réels, votre capital social et votre TMI, et calibre la part qui peut sortir sous le seuil de 10 %.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 4LA GRILLE·3 MIN

Sortir, garder ou réinvestir : l'arbre de décision du dentiste

Le coût de sortie est posé ; reste à choisir. Tout l'arbre de décision tient à trois branches, que vous départagez avec un seul critère : votre projet.

A — SORTIR (en dividendes)

Quand ? Besoin perso à court/moyen terme (train de vie, résidence principale, projet identifié), ou objectif de transmission via l'assurance-vie. Coût d'entrée : maximal (PFU 31,4 % + cotisations TNS au-delà de 10 %). Ce qu'on y gagne : l'argent dans votre patrimoine privé, accès à l'AV, au PER, à l'immobilier. Limite : péage lourd, RFR gonflé (CEHR/CDHR). → §7.

B — GARDER (et capitaliser)

Quand ? Capitalisation long terme sans besoin de liquidité. Coût d'entrée : nul (0 prélèvement social, IS seul sur les produits). Ce qu'on y gagne : le capital plein qui travaille et compose année après année. Limite : argent prisonnier de la société, péage de 31,4 % différé à la sortie future. Pour le véhicule → guide dédié. → §6.

C — RÉINVESTIR (dans l'outil)

Quand ? Développement du cabinet, patrimoine professionnel, transmission. Coût d'entrée : un emploi métier (souvent amortissable, baisse l'IS). Ce qu'on y gagne : murs en SCI, plateau technique, rachat de parts via SPFPL, croissance. Limite : immobilise la trésorerie dans un actif professionnel. → §8.

Le critère de tri : votre projet

La bonne branche n'est pas une question de fiscalité pure, c'est une question de destination de l'argent :

Le projet détermine la branche. En pratique, on combine presque toujours : une part sort, une part reste, une part finance l'outil.
Votre situationLa branchePourquoi
Besoin perso à court / moyen terme (< 3-5 ans)A — SortirVous avez besoin de l'argent dans votre patrimoine privé
Capitalisation long terme, pas de besoin de liquiditéB — Garder0 péage immédiat, le capital plein compose dans la société
Développement du cabinet / transmissionC — RéinvestirLa trésorerie devient un actif professionnel utile

Rarement tout l'un ou tout l'autre

La vraie réponse n'est presque jamais « tout sortir », « tout garder » ou « tout réinvestir », mais un dosage : sortir la part calibrée (idéalement sous le seuil de 10 %) pour vos besoins, garder/capitaliser le reste, et financer l'outil quand le cabinet le justifie. La bonne stratégie n'est pas un produit, c'est une répartition, calée sur votre projet et votre TMI.
§ 5L'ARBITRAGE CLÉ·3 MIN

Perso ou société : où l'euro travaille-t-il le mieux ?

Le cœur de l'arbitrage entre la branche A (sortir) et la branche B (garder) tient à une question : faut-il payer le péage tout de suite pour avoir l'argent en personnel, ou le différer pour faire travailler le capital plein dans la société ? Un seul fait tranche le débat.

0 % de prélèvements sociaux dans la société

Les prélèvements sociaux du capital (la CSG/CRDS, 17,2 % ou 18,6 % selon le produit) ne frappent que les personnes physiques (articles L. 136-6 et L. 136-7 du CSS). Une SELARL à l'IS ne supporte aucun prélèvement social sur ses placements : elle n'est imposée qu'à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %) sur les produits qu'elle encaisse. C'est l'argument central du « garder » : le capital reste plein et compose sans friction sociale.

La dualité des prélèvements sociaux en 2026, résumée

Côté sortie en dividendes : 18,6 % de PS (PFU 31,4 %).
Côté réinvestissement personnel : 17,2 % (assurance-vie, contrat de capitalisation, revenus fonciers) ou 18,6 % (PER à la sortie, compte-titres, PEA).
Quand la société garde, en revanche : 0 % de PS (régime IS) — seuls les produits sont imposés à l'IS.
Détail : prélèvements sociaux 2026, la dualité 17,2 % / 18,6 %.

Le différé n'est pas l'effacement

Une mise en garde s'impose : garder et capitaliser dans la société diffère l'impôt personnel, il ne l'efface pas. Le jour où l'argent sort de la société vers votre compte privé, le péage de 31,4 % (plus, le cas échéant, les cotisations TNS) se réapplique. L'argent gardé est « prisonnier » de la société : c'est une force pour capitaliser longtemps, une contrainte si vous avez besoin de liquidité.

100 € de trésorerie excédentaire : sortir au coût plein puis placer en perso, ou garder et capitaliser dans la société. La société fait travailler le capital plein ; le perso offre disponibilité et transmission.
CritèreVoie A — Sortir et placer en persoVoie B — Garder et capitaliser
Coût immédiat31,4 % + cotisations TNS (> 10 %)0 prélèvement social, IS seul sur les produits
Fiscalité du placementPS 17,2 % (AV) ou 18,6 % (PER, CTO)IS 15 / 25 % sur les produits
Disponibilitéimmédiate (patrimoine privé)différée (sortie ultérieure à 31,4 %)
Transmissionassurance-vie (990 I, 152 500 €/bénéf.)via les titres de la société (Dutreil, donation)
Pour quibesoin de revenu, projet perso, transmission AVcapitalisation long terme sans besoin de liquidité
Hagnéré Patrimoine

Perso ou société : où placer votre euro ?

On modélise, sur vos montants réels, le coût d'opportunité du péage immédiat vs le capital plein qui compose dans la société — et on cale le bon dosage.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 6BRANCHE B · GARDER·2 MIN

Garder et capitaliser dans la société : le bon réflexe long terme

Si vous n'avez pas de besoin de liquidité immédiat, la branche B est souvent la plus efficace. Pourquoi garder ? Parce que vous évitez le péage de sortie (0 prélèvement social, seul l'IS frappe les produits — 15 % jusqu'à 42 500 € sous conditions PME, puis 25 %, article 219 CGI), et parce que le capital plein compose dans le temps : pendant dix ans, ce sont vos 150 000 € qui produisent des intérêts, pas seulement ce qu'il en resterait après le péage de sortie.

Pour le QUOI et le COMMENT, voyez le guide dédié

Quel placement loger dans la société (contrat de capitalisation, compte-titres, SCPI, comptes à terme), et comment chacun est imposé à l'IS ? C'est l'objet du guide complémentaire : quel placement choisir pour la trésorerie de votre SELARL de dentiste et sa fiscalité à l'IS. Ce guide-ci s'arrête à la décision de garder ; là commence le choix des instruments.

Les garde-fous : objet social et déontologie

Garder de la trésorerie pour la placer ne dispense pas de respecter le cadre. La SELARL d'exercice a pour objet l'exercice de l'art dentaire (ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023, qui a remplacé la loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990) : le placement patrimonial doit rester accessoire et cohérent avec cet objet. Le code de déontologie des chirurgiens-dentistes (articles R. 4127-201 et suivants du Code de la santé publique) garantit votre indépendance professionnelle : la gestion financière ne doit jamais primer sur l'exercice.

Ne pas transformer son cabinet en société de placement

Le risque, en laissant la trésorerie financière prendre une place disproportionnée, est de voir la société perdre son caractère opérationnel et glisser vers une logique de pure holding patrimoniale. En clair : un cabinet dentaire peut placer ses excédents, il ne peut pas devenir une société de gestion de portefeuille déguisée. Le dosage se valide avec votre expert-comptable.

La taxe sur les holdings patrimoniales (LF 2026) ne vous concerne pas

La taxe sur les holdings patrimoniales créée par l'article 7 de la LF 2026 (article 235 ter C du CGI) vise des structures à actifs très élevés et à revenus principalement passifs. Son assiette ne vise qu'une liste limitative d'actifs somptuaires (métaux précieux, objets de collection, navires de plaisance, aéronefs, bijoux, chevaux, vins, logements à usage personnel) : la trésorerie et les actifs financiers placés n'en font pas partie et sont donc exclus. Une SELARL de chirurgien-dentiste qui place sa trésorerie n'est, en l'état, pas concernée. Pérennité du dispositif au-delà de 2026 au conditionnel. Détail : la taxe sur les holdings patrimoniales et pourquoi la trésorerie en est exclue.

Pour la logique de holding au sens large et le placement de trésorerie d'entreprise, voyez la holding patrimoniale et placer la trésorerie d'une entreprise ; pour une poche d'attente liquide, le compte à terme 2026.

§ 7BRANCHE A · SORTIR·2 MIN

Sortir pour réinvestir en personnel : quand ça vaut le péage

La branche A assume le coût de sortie. Elle est pertinente quand l'argent doit rejoindre votre patrimoine privé : besoin de revenu ou de liquidité, projet personnel identifié, objectif de transmission via l'assurance-vie, ou volonté de défiscaliser votre IR via le PER. Concrètement, l'argent sorti rejoint le plus souvent l'une de ces enveloppes (dont le détail relève d'autres guides) :

Trois enveloppes pour la part sortie. L'assurance-vie conserve ses PS à 17,2 % en 2026 et son abattement de transmission (art. 990 I) ; le PER déduit l'IR mais ses gains supportent 18,6 % à la sortie.
Enveloppe persoLevierPS 2026Idéale pour
Assurance-vieCapitalisation + transmission (990 I, 152 500 €/bénéf.)17,2 %Épargne disponible, transmission
PER / Madelin (154 bis)Déduction d'IR (plafond max 88 911 € en 2026)18,6 % (à la sortie)Réduire l'IR, préparer la retraite
Immobilier nuDéficit foncier (10 700 €), effet de levier crédit17,2 % (foncier)Diversifier le patrimoine

Calibrer la sortie sous le seuil de 10 %

Quand vous décidez de sortir, sortez en priorité la part qui reste sous le seuil de 10 % du capital : elle ne supporte alors que le PFU à 31,4 %, sans bascule dans l'assiette TNS (40-45 %). Au-delà de ce seuil, le coût marginal grimpe vite, et il est souvent préférable de garder/capitaliser le reste dans la société plutôt que de le sortir.

Spécificité dentiste : la prévoyance d'abord

Avant de bloquer de la trésorerie sur du long terme, un dentiste doit sécuriser sa prévoyance. Un dentiste travaille avec ses yeux et ses mains, penché des heures durant : une tendinite, un problème de dos ou de vue, et le revenu s'arrête net. Le risque d'invalidité est majeur, et un arrêt prolongé coupe les rentrées. La prévoyance Madelin (article 154 bis CGI) est donc prioritaire. Et attention : votre retraite relève de la CARCDSF (Caisse autonome de retraite des chirurgiens-dentistes et des sages-femmes), jamais de la CARMF (qui est celle des médecins). Voyez la prévoyance du dirigeant.

Pour approfondir chaque brique, voyez l'assurance-vie et le plan d'épargne retraite.

§ 8BRANCHE C · RÉINVESTIR·3 MIN

Réinvestir dans l'outil : murs, plateau technique, rachat de parts

Troisième branche, souvent la plus pertinente pour un dentiste vu l'intensité capitalistique de l'art dentaire : faire travailler la trésorerie dans l'outil de travail et le patrimoine professionnel, plutôt qu'en placement financier. Concrètement, elle peut financer quatre choses.

Acheter les murs du cabinet

Plutôt que de payer un loyer à fonds perdu, on acquiert les murs du cabinet — en général via une SCI qui les loue à la SELARL. Le loyer devient une charge déductible pour la société d'exercice, et le bien se constitue dans votre patrimoine. SCI à l'IR (revenus fonciers à 17,2 %, déficit foncier) ou à l'IS (amortissement du bien, mais plus-value de cession plus lourde) : l'arbitrage se cale selon l'horizon. Détail dans acheter les murs de son cabinet dentaire en SCI (et le guide pilier acheter les murs de son cabinet en SCI).

Le plateau technique et la croissance

Fauteuil, CFAO, imagerie 3D, scanner, recrutement, ouverture d'un second cabinet : l'équipement dentaire est coûteux et amortissable, ce qui réduit l'IS. Pour un cabinet qui se développe, racheter un fauteuil neuf ou un scanner 3D rapporte souvent plus, et plus vite, que n'importe quel placement financier : moderniser le plateau technique, c'est augmenter la productivité et la valeur de cession future du cabinet.

Le rachat de parts via une SPFPL

Pour racheter des parts (associé sortant, croissance externe) ou préparer la transmission, la SPFPL (société de participations financières de profession libérale, régie par l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023, qui a repris le cadre des anciens articles 31-1 et 31-2 de la loi n° 90-1258) remonte les dividendes de la SEL sous le régime mère-fille (articles 145 et 216 CGI) avec une friction d'IS d'environ 1,25 %, ce qui crée une capacité de remboursement d'emprunt. Rappel anti-survente : la SPFPL ne neutralise pas les cotisations TNS de la distribution que l'exerçant se verse ensuite à titre personnel (Cass. 19/10/2023). Et le capital d'une SEL dentaire est réservé aux dentistes, ce qui encadre le rachat de parts. Voyez la SPFPL du chirurgien-dentiste, le guide pilier la SPFPL de profession libérale et la holding patrimoniale.

Anticiper la transmission : apport-cession et Dutreil

Avant une cession, l'apport-cession (article 150-0 B ter du CGI) permet de reporter l'imposition de la plus-value d'apport des titres à une holding à l'IS. Attention aux règles durcies par la LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026), pour les cessions à compter du 21 février 2026 : il faut réinvestir 70 % du produit net (et non plus 60 %) dans les 36 mois (et non plus 24), avec une conservation des actifs de 5 ans, les activités immobilières étant exclues du remploi. La jurisprudence encadre le réinvestissement (CE 16 février 2024 n° 472835 ; CE 22 septembre 2017 n° 412408). S'y ajoute le pacte Dutreil (article 787 B), qui exonère 75 % des droits de transmission. Détail dans apport-cession 150-0 B ter ; sur la transmission, la donation et la succession.

La SCM n'est pas un véhicule de placement

Si vous exercez en SCM (société civile de moyens), rappel utile : elle est transparente fiscalement (article 239 quater A du CGI), son objet est de mutualiser et refacturer les moyens (locaux, matériel, personnel) entre confrères. Elle ne dégage pas de bénéfice propre et n'est pas un véhicule de placement de trésorerie : ne cherchez pas à y loger des excédents. La trésorerie à arbitrer reste celle de votre SELARL.
§ 9LE CAS CONCRET·3 MIN

Cas chiffré : Camille, 150 000 € de trésorerie excédentaire

Prenons un cas concret de cabinet. Camille, chirurgienne-dentiste en SELARL, gérante majoritaire, TMI 41 %. Son capital social (50 000 €), ses primes d'émission (30 000 €) et son compte courant d'associé (20 000 €) cumulent une base de 100 000 € — le seuil de 10 % est donc de 10 000 €. Au-delà de sa trésorerie d'exploitation, elle dispose de 150 000 € excédentaires qui dorment sur le compte courant de la société. Prénom fictif, ordres de grandeur réels ; cette simulation fige les taux 2026 et ne vaut pas conseil personnalisé.

Voie A — Tout sortir en dividendes (réinvestir en perso)

Fraction ≤ 10 % (10 000 €) : PFU 31,4 % → environ 3 140 € de prélèvement.
Fraction > 10 % (140 000 €) : requalifiée en revenu d'activité → cotisations TNS de l'ordre de 42 % (hypothèse de travail, fourchette 40-45 %), plus l'impôt sur le revenu de cette distribution à la TMI 41 % (après abattement de 40 % et CSG déductible). Régularisation décalée en N+1 à provisionner.
Net réinvestissable en perso : de l'ordre de 50 000 à 70 000 € (ordre de grandeur ; cumuler des cotisations TNS de 40-45 % et l'IR à la TMI sur la fraction > 10 % porte le coût global à 50-65 %), avec un RFR qui gonfle (risque CEHR/CDHR).

Voie B — Garder et capitaliser dans la société

0 prélèvement personnel immédiat. Les 150 000 € restent investis en totalité dans la société ; seuls les produits du placement sont imposés à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %). Le péage de 31,4 % est différé au jour d'une sortie future vers le compte perso. → maximise le capital qui travaille à court terme.

Voie C — Réinvestir dans l'outil

Si Camille rachète les murs de son cabinet (via une SCI) ou investit dans son plateau technique, les 150 000 € deviennent un actif professionnel amortissable : le loyer ou l'amortissement réduit l'IS, le bien se constitue, et la valeur de cession future du cabinet augmente. → prépare la transmission.
Camille, 150 000 € excédentaires, base 100 000 € (seuil de 10 % = 10 000 €). Ordres de grandeur : fraction > 10 % au taux TNS hypothétique de 42 % puis IR à la TMI 41 % (après abattement de 40 %), soit un coût global de l'ordre de 50-65 %. La voie A ampute le net ; B et C conservent le capital plein.
CritèreA — SortirB — GarderC — Réinvestir l'outil
Coût d'entréeélevé (TNS + IR + PFU)nul (IS sur produits)emploi métier (amortissable)
Capital qui travaille≈ 50-70 k€ (en perso)150 000 € (en société)150 000 € (dans l'outil)
Disponibilitéimmédiatedifférée (sortie à 31,4 %)immobilisée (actif pro)
Idéal sibesoin perso / transmission AVcapitalisation long termedéveloppement / transmission

Note de méthode : lire ces chiffres pour ce qu'ils sont

Ces montants sont des ordres de grandeur pédagogiques, calculés sur les taux 2026 figés (PFU 31,4 %, IS 15/25 %, fourchette TNS 40-45 %) et la situation propre à Camille (capital, primes, CCA, TMI 41 %). Ils ne valent pas conseil personnalisé et changeront avec votre capital social, votre TMI, votre couverture sociale et l'évolution de la loi. Surtout : tout calcul de rendement sur la part placée (en société comme en personnel) repose sur des hypothèses de marché — les performances passées ne préjugent jamais des performances futures, et les supports en unités de compte présentent un risque de perte en capital. La bonne décision se chiffre sur vos propres données, lors d'un bilan.

Le verdict du CGP pour Camille

Camille n'a pas de besoin de liquidité immédiat et envisage d'agrandir son cabinet d'ici 3 ans. Le bon réflexe n'est pas une seule voie, c'est un mix : garder l'essentiel et le capitaliser dans la société (voie B), flécher une part vers les murs ou le plateau technique (voie C), et ne sortir qu'une part calibrée — idéalement sous le seuil de 10 % — si un projet perso ou de transmission le justifie (voie A). Ce qui compte, ce n'est pas de choisir une voie unique, mais de bien répartir : c'est ce dosage qui fait baisser la facture totale. Pour le véhicule de placement de la part gardée, voyez le guide dédié au placement de la trésorerie de SELARL de dentiste.
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§ 10LA MÉTHODE·2 MIN

La checklist : 6 questions avant de décider

Avant d'arbitrer, déroulez ces six questions dans l'ordre. Elles vous orientent vers la branche adaptée — ou, le plus souvent, vers le mélange qui vous convient.

Les 6 questions de décision

1. Ai-je une trésorerie d'exploitation suffisante ? Gardez 3 à 6 mois de charges liquides avant tout arbitrage.

2. Ma prévoyance invalidité (Madelin) est-elle en place ? Priorité absolue pour un dentiste, exposé au risque du geste — avant de bloquer la trésorerie.

3. Ai-je un besoin perso identifié à moins de 3-5 ans ? Si oui → branche A (sortir la part nécessaire).

4. Suis-je gérant majoritaire de SELARL (TNS) ? Si oui, la sortie en dividendes déclenche la règle des 10 %.

5. Quel est mon solde capital + primes + CCA ? Il fixe mon seuil de 10 % — la part qui peut sortir au seul PFU.

6. Ai-je un projet sur l'outil ? Murs, plateau, rachat, transmission → branche C.

Le bon ordre

La séquence qui marche : 1) sécuriser la prévoyance et la trésorerie d'exploitation, 2) calibrer la part qui sort sous le seuil de 10 % selon vos besoins, 3) garder et capitaliser le reste dans la société, 4) réinvestir dans l'outil quand le projet du cabinet le justifie. On ne décide jamais d'un placement avant d'avoir tranché cette séquence.
§ 11SYNTHÈSE·2 MIN

Synthèse : la bonne séquence pour un dentiste

La question revient à chaque rendez-vous, et la réponse déçoit toujours un peu : il n'y a pas de produit miracle à choisir. La décision se prend en amont, et toujours dans le même ordre : distinguer l'exploitation du surplus, sécuriser la prévoyance, mesurer le coût de sortie, puis arbitrer entre les trois branches selon le projet.

Les trois branches et leur déclencheur. En pratique, le dentiste qui réussit combine les trois — c'est l'objet d'un bilan global.
BrancheQuand la choisirLe point clé
A — SortirBesoin perso, projet privé, transmission AVPéage 31,4 % + TNS > 10 % : calibrer sous le seuil
B — GarderCapitalisation long terme, pas de besoin de liquidité0 PS, IS seul, mais différé ≠ effacement
C — RéinvestirDéveloppement du cabinet, transmissionMurs, plateau, rachat de parts : actif pro utile

Le statut SELARL ou SELAS, la prévoyance à la CARCDSF, le placement de la part gardée et la préparation de la transmission se décident d'un seul bloc : changer l'un déplace les autres. Pour le choix du véhicule de la part que vous gardez et sa fiscalité à l'IS, voyez le guide complémentaire trésorerie de SELARL de dentiste : compte-titres, capitalisation ou autre ? ; et pour replacer cet arbitrage dans la logique générale de la trésorerie de SEL, le guide pilier sur le placement de la trésorerie d'une SEL.

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Sources et références légales

  • Coût de la sortie directe (CGI / LFSS 2026)

    Art. 200 A CGI (PFU des dividendes : 31,4 % en 2026 = 12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux). Art. 158 CGI (abattement de 40 %, IR seulement, jamais l'assiette sociale ; option barème révocable LF 2026). LFSS 2026, loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 (CSG capital portée à 10,6 %, PS dividendes 18,6 %, PS assurance-vie, capitalisation et foncier 17,2 % maintenus). Art. 223 sexies CGI (CEHR 3 %/4 %) et art. 224 CGI (CDHR, imposition minimale de 20 % du RFR, reconduite par la LF 2026, loi n° 2026-103 du 19 février 2026 — pérennité au-delà de 2026 au conditionnel).

  • Cotisations sociales — la règle des 10 %

    Art. L. 131-6 CSS (cotisations TNS sur la fraction de dividendes et d'intérêts de compte courant excédant 10 % du capital social, des primes d'émission et du compte courant détenus par l'associé exerçant, son conjoint/PACS et ses enfants mineurs). Décret n° 2009-423 du 16 avril 2009. Cons. const. n° 2010-24 QPC du 6 août 2010 (validité). Art. L. 311-3 CSS (président de SELAS assimilé salarié) et art. 62 CGI (gérance majoritaire de SELARL en traitements et salaires). Les taux de cotisations TNS (40 à 45 %) sont des ordres de grandeur, non un taux légal unique.

  • Garder et capitaliser dans la société

    Art. L. 136-6 et L. 136-7 CSS (les prélèvements sociaux du capital frappent les personnes physiques ; une personne morale à l'IS n'y est pas soumise : 0 PS sur ses placements). Art. 219 CGI (IS 15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà, conditions PME). Art. 238 septies E CGI (contrat de capitalisation détenu par une personne morale — détail des véhicules renvoyé au guide dédié). Art. 235 ter C CGI, créé par l'art. 7 de la LF 2026 (taxe sur les holdings patrimoniales : l'assiette ne vise qu'une liste limitative d'actifs somptuaires, dont la trésorerie et les actifs financiers placés ne font pas partie — donc exclus). Ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023 (cadre d'exercice en société). Art. R. 4127-201 et s. CSP (déontologie des chirurgiens-dentistes, indépendance professionnelle).

  • Réinvestir dans l'outil (murs, SPFPL, transmission)

    Ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023, qui a repris le cadre des SPFPL des anciens articles 31-1 et 31-2 de la loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990. Art. 145 et 216 CGI (régime mère-fille, friction d'IS d'environ 1,25 %). Art. 150-0 B ter CGI (apport-cession : report d'imposition ; règles durcies LF 2026, loi n° 2026-103 du 19 février 2026, cessions à compter du 21 février 2026 : réinvestissement de 70 % du produit net sous 36 mois, conservation 5 ans). CE 16 février 2024 n° 472835 (prise de contrôle appréciée à la date du réinvestissement) ; CE 22 septembre 2017 n° 412408 (réinvestissement économique effectif). Art. 787 B CGI (pacte Dutreil, 75 %) ; art. 150-0 D ter CGI (abattement dirigeant retraite 500 000 €). Art. 239 quater A et 261 B CGI (SCM transparente, pas un véhicule de placement).

  • Réinvestir en personnel + jurisprudence sociale

    Art. 990 I CGI (assurance-vie, abattement de 152 500 € par bénéficiaire) et art. 757 B CGI (primes après 70 ans, 30 500 €) ; PS de l'assurance-vie maintenus à 17,2 % en 2026. Art. 154 bis CGI (PER/Madelin TNS : plancher 4 806 €, plafond max 88 911 € en 2026 ; Madelin prévoyance pour le dentiste). Déficit foncier imputable jusqu'à 10 700 € (21 400 € pour la rénovation énergétique, sous réserve de prorogation au 31/12/2027). Cass. 2e civ. 19 octobre 2023 n° 21-20.366 (SELARL de chirurgien-dentiste : la SPFPL ne fait pas écran aux cotisations TNS) ; rép. min. JO Sénat des 27 février et 21 août 2025 (pas un arrêt de principe, risque limité au mono-exerçant abusif). PASS 2026 = 48 060 €. Retraite du chirurgien-dentiste : CARCDSF (jamais CARMF), valeurs de point 2026 à recouper.

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil juridique, fiscal ou social, ni une incitation à distribuer ou à structurer une trésorerie. L'arbitrage entre sortir, garder et réinvestir, le calibrage du seuil de 10 %, le choix d'un véhicule de placement et l'analyse du traitement social des dividendes doivent faire l'objet d'une étude individualisée préalable, validée avec votre expert-comptable, votre Conseil de l'Ordre et, le cas échéant, un avocat fiscaliste. Les taux de cotisations TNS (40 à 45 %) sont des ordres de grandeur et non un taux légal unique ; la portée de la jurisprudence du 19 octobre 2023, la fiscalité du LMNP, la prorogation du déficit foncier majoré et la pérennité de la CDHR au-delà de 2026 sont signalées au conditionnel ; les valeurs de point de la CARCDSF sont à recouper. Données à jour au 9 juin 2026 (LF 2026, LFSS 2026), susceptibles d'évoluer.

Foire aux questions

Tout sur la décision trésorerie du dentiste en 2026 sortir, garder ou réinvestir, coût de sortie et cas 150 000 €.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : faut-il sortir, garder ou réinvestir la trésorerie de sa SELARL, combien coûte vraiment une sortie en dividendes, à qui appartient cette trésorerie, et que faire de 150 000 € qui dorment. Réponses sourcées et à jour 2026.