L'erreur à 200 000 € : la trésorerie qui dort
Votre cabinet tourne bien. Année après année, la SELARL accumule des excédents, et sur le compte courant de la société s'empilent 150 000, parfois 200 000 € qui ne rapportent rien. C'est l'erreur de gestion qu'on voit le plus souvent chez les confrères qui marchent bien : à 2 % d'inflation, 200 000 € qui dorment perdent de l'ordre de 4 000 € de pouvoir d'achat par an, et c'est autant de capital qui ne travaille pas. Le réflexe « vite, un placement » est justement le piège. Avant de choisir un produit, il faut répondre à une seule question, et c'est elle qui commande tout le reste : cet argent, faut-il le sortir, le garder ou le réinvestir ?
L'essentiel en 30 secondes
Cadrage : ce guide répond au POURQUOI, pas au QUOI
Trésorerie d'exploitation ≠ trésorerie excédentaire
Tout l'argent du compte n'est pas « à placer », et c'est la première chose à clarifier. La trésorerie d'exploitation — l'argent dont la SELARL a besoin pour payer ses charges courantes (salaires de l'assistante, loyer, fournisseurs, échéances de crédit, URSSAF) — doit rester liquide : on conserve en général l'équivalent de 3 à 6 mois de charges. C'est seulement le surplus, la trésorerie excédentaire, qui fait l'objet de la décision sortir / garder / réinvestir.
La trésorerie ne vous appartient pas
À qui appartient cette trésorerie, et comment en sortir
La trésorerie est un actif de la SELARL, pas du dirigeant. Pour la faire passer dans votre patrimoine privé, il faut la faire sortir — et les trois portes de sortiene se valent pas du tout :
| Voie de sortie | Nature | Coût / limite |
|---|---|---|
| Rémunération | Charge déductible pour la société (art. 62 CGI en SELARL) | Cotisations TNS + IR, mais ouvre des droits retraite/prévoyance et le plafond PER |
| Dividende | Voté en assemblée générale, revenus de capitaux mobiliers | PFU 31,4 % + cotisations TNS sur la fraction > 10 % (voir §3) |
| Remboursement de compte courant d'associé | Restitution d'une avance que vous aviez consentie | Non imposable, mais limité au solde de votre CCA |
Dividende vs remboursement de compte courant d'associé
Le choix entre se verser une rémunération ou des dividendes est un arbitrage à part entière, qui se cale chaque année selon votre couverture sociale, votre TMI et votre besoin de revenu. Il est détaillé pour le praticien dans dentiste en SELARL : salaire ou dividendes ?, dans le guide pilier SEL : salaire ou dividendes ? et la mécanique fine des cotisations sur les dividendes dans dividendes de SEL et cotisations sociales.
Le vrai coût de sortir en dividendes : pourquoi 100 € coûtent bien plus que 30 %
La voie A — sortir en dividendes — a un prix, et il est plus élevé qu'on ne le croit. Beaucoup de confrères raisonnent encore « flat tax à 30 % ». En 2026, c'est faux pour deux raisons.
D'abord, le PFU n'est plus à 30 %, mais à 31,4 %
La part d'impôt sur le revenu du prélèvement forfaitaire unique reste à 12,8 % (article 200 A du CGI), mais les prélèvements sociaux sur les dividendes sont passés de 17,2 % à 18,6 % au 1er janvier 2026 (la CSG du capital a augmenté de 1,4 point, LFSS 2026, loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025). Le PFU des dividendes s'établit donc à 31,4 %, et non plus 30 %.
18,6 %, pas 17,2 % : attention à la dualité 2026
Et surtout, la couche que personne ne voit venir : les cotisations TNS au-delà de 10 %
C'est la partie qu'on oublie presque toujours. Si vous êtes gérant majoritaire de SELARL, vous relevez du régime des travailleurs non salariés (TNS). La fraction de vos dividendes qui excède 10 % du (capital social libéré + primes d'émission + compte courant d'associé) n'est pas seulement frappée des prélèvements sociaux du capital : elle bascule dans l'assiette de vos cotisations TNS, de l'ordre de 40 à 45 % (article L. 131-6 du CSS, validé par le Conseil constitutionnel, décision n° 2010-24 QPC du 6 août 2010). Le périmètre est familial : associé exerçant, conjoint ou partenaire de PACS, enfants mineurs.
La règle des 10 % — calcul du seuil
Fraction soumise aux cotisations TNS =
Dividendes - 10 % x (capital social libere
+ primes d'emission
+ solde moyen du compte courant d'associe)
EXEMPLE
capital 50 000 EUR + primes 30 000 EUR + CCA 20 000 EUR
= base 100 000 EUR -> seuil de 10 % = 10 000 EUR
Dividendes <= 10 000 EUR -> PFU 31,4 % seulement
Dividendes > 10 000 EUR -> cotisations TNS (40-45 %) + IR sur l'excesDès que les dividendes grimpent, chaque euro distribué au-delà du seuil coûte plus cher que la flat tax. Avec un capital faible, le seuil est vite franchi : beaucoup de SELARL le dépassent presque immédiatement.
Le piège de l'abattement de 40 %
Le choc de trésorerie N+1 / N+2
La SPFPL ne fait pas écran (Cass. 19 octobre 2023)
Un mythe à désamorcer : « loger les parts de ma SELARL dans une SPFPL purge la cotisation ». Faux. Dans son arrêt du 19 octobre 2023 (2e civ., n° 21-20.366) — une affaire qui visait précisément une SELARL de chirurgien-dentiste — la Cour de cassation a jugé que la SPFPL ne fait pas écran : la fraction de dividendes au-delà de 10 % peut garder un caractère professionnel et entrer dans l'assiette des cotisations TNS. Nuance honnête : ce n'est pas un arrêt de principe ; deux réponses ministérielles de 2025 (JO Sénat des 27 février et 21 août) concentrent le risque sur les montages mono-exerçant à interposition jugée abusive et distribution disproportionnée. À auditer au cas par cas.
Une précision statutaire : en SELAS, le président est assimilé salarié (article L. 311-3 du CSS) et ses dividendes échappent à la règle des 10 % — mais sa rémunération est plus chargée. Ce choix de structure pèse lourd : voyez l'arbitrage salaire / dividendes en SEL.
Combien vous coûte vraiment de sortir votre trésorerie ?
Un CGP indépendant chiffre le péage de sortie sur vos dividendes réels, votre capital social et votre TMI, et calibre la part qui peut sortir sous le seuil de 10 %.
Sortir, garder ou réinvestir : l'arbre de décision du dentiste
Le coût de sortie est posé ; reste à choisir. Tout l'arbre de décision tient à trois branches, que vous départagez avec un seul critère : votre projet.
A — SORTIR (en dividendes)
Quand ? Besoin perso à court/moyen terme (train de vie, résidence principale, projet identifié), ou objectif de transmission via l'assurance-vie. Coût d'entrée : maximal (PFU 31,4 % + cotisations TNS au-delà de 10 %). Ce qu'on y gagne : l'argent dans votre patrimoine privé, accès à l'AV, au PER, à l'immobilier. Limite : péage lourd, RFR gonflé (CEHR/CDHR). → §7.
B — GARDER (et capitaliser)
Quand ? Capitalisation long terme sans besoin de liquidité. Coût d'entrée : nul (0 prélèvement social, IS seul sur les produits). Ce qu'on y gagne : le capital plein qui travaille et compose année après année. Limite : argent prisonnier de la société, péage de 31,4 % différé à la sortie future. Pour le véhicule → guide dédié. → §6.
C — RÉINVESTIR (dans l'outil)
Quand ? Développement du cabinet, patrimoine professionnel, transmission. Coût d'entrée : un emploi métier (souvent amortissable, baisse l'IS). Ce qu'on y gagne : murs en SCI, plateau technique, rachat de parts via SPFPL, croissance. Limite : immobilise la trésorerie dans un actif professionnel. → §8.
Le critère de tri : votre projet
La bonne branche n'est pas une question de fiscalité pure, c'est une question de destination de l'argent :
| Votre situation | La branche | Pourquoi |
|---|---|---|
| Besoin perso à court / moyen terme (< 3-5 ans) | A — Sortir | Vous avez besoin de l'argent dans votre patrimoine privé |
| Capitalisation long terme, pas de besoin de liquidité | B — Garder | 0 péage immédiat, le capital plein compose dans la société |
| Développement du cabinet / transmission | C — Réinvestir | La trésorerie devient un actif professionnel utile |
Rarement tout l'un ou tout l'autre
Perso ou société : où l'euro travaille-t-il le mieux ?
Le cœur de l'arbitrage entre la branche A (sortir) et la branche B (garder) tient à une question : faut-il payer le péage tout de suite pour avoir l'argent en personnel, ou le différer pour faire travailler le capital plein dans la société ? Un seul fait tranche le débat.
0 % de prélèvements sociaux dans la société
Les prélèvements sociaux du capital (la CSG/CRDS, 17,2 % ou 18,6 % selon le produit) ne frappent que les personnes physiques (articles L. 136-6 et L. 136-7 du CSS). Une SELARL à l'IS ne supporte aucun prélèvement socialsur ses placements : elle n'est imposée qu'à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %) sur les produits qu'elle encaisse. C'est l'argument central du « garder » : le capital reste plein et compose sans friction sociale.
La dualité des prélèvements sociaux en 2026, résumée
Côté réinvestissement personnel : 17,2 % (assurance-vie, contrat de capitalisation, revenus fonciers) ou 18,6 % (PER à la sortie, compte-titres, PEA).
Quand la société garde, en revanche : 0 % de PS (régime IS) — seuls les produits sont imposés à l'IS.
Détail : prélèvements sociaux 2026, la dualité 17,2 % / 18,6 %.
Le différé n'est pas l'effacement
Une mise en garde s'impose : garder et capitaliser dans la société diffère l'impôt personnel, il ne l'efface pas. Le jour où l'argent sort de la société vers votre compte privé, le péage de 31,4 % (plus, le cas échéant, les cotisations TNS) se réapplique. L'argent gardé est « prisonnier » de la société : c'est une force pour capitaliser longtemps, une contrainte si vous avez besoin de liquidité.
| Critère | Voie A — Sortir et placer en perso | Voie B — Garder et capitaliser |
|---|---|---|
| Coût immédiat | 31,4 % + cotisations TNS (> 10 %) | 0 prélèvement social, IS seul sur les produits |
| Fiscalité du placement | PS 17,2 % (AV) ou 18,6 % (PER, CTO) | IS 15 / 25 % sur les produits |
| Disponibilité | immédiate (patrimoine privé) | différée (sortie ultérieure à 31,4 %) |
| Transmission | assurance-vie (990 I, 152 500 €/bénéf.) | via les titres de la société (Dutreil, donation) |
| Pour qui | besoin de revenu, projet perso, transmission AV | capitalisation long terme sans besoin de liquidité |
Perso ou société : où placer votre euro ?
On modélise, sur vos montants réels, le coût d'opportunité du péage immédiat vs le capital plein qui compose dans la société — et on cale le bon dosage.
Garder et capitaliser dans la société : le bon réflexe long terme
Si vous n'avez pas de besoin de liquidité immédiat, la branche B est souvent la plus efficace. Pourquoi garder ? Parce que vous évitez le péage de sortie (0 prélèvement social, seul l'IS frappe les produits — 15 % jusqu'à 42 500 € sous conditions PME, puis 25 %, article 219 CGI), et parce que le capital pleincompose dans le temps : pendant dix ans, ce sont vos 150 000 € qui produisent des intérêts, pas seulement ce qu'il en resterait après le péage de sortie.
Pour le QUOI et le COMMENT, voyez le guide dédié
Les garde-fous : objet social et déontologie
Garder de la trésorerie pour la placer ne dispense pas de respecter le cadre. La SELARL d'exercice a pour objet l'exercice de l'art dentaire (ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023, qui a remplacé la loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990) : le placement patrimonial doit rester accessoire et cohérent avec cet objet. Le code de déontologie des chirurgiens-dentistes (articles R. 4127-201 et suivants du Code de la santé publique) garantit votre indépendance professionnelle : la gestion financière ne doit jamais primer sur l'exercice.
Ne pas transformer son cabinet en société de placement
La taxe sur les holdings patrimoniales (LF 2026) ne vous concerne pas
Pour la logique de holding au sens large et le placement de trésorerie d'entreprise, voyez la holding patrimoniale et placer la trésorerie d'une entreprise ; pour une poche d'attente liquide, le compte à terme 2026.
Sortir pour réinvestir en personnel : quand ça vaut le péage
La branche A assume le coût de sortie. Elle est pertinente quand l'argent doit rejoindre votre patrimoine privé : besoin de revenu ou de liquidité, projet personnel identifié, objectif de transmission via l'assurance-vie, ou volonté de défiscaliser votre IR via le PER. Concrètement, l'argent sorti rejoint le plus souvent l'une de ces enveloppes (dont le détailrelève d'autres guides) :
| Enveloppe perso | Levier | PS 2026 | Idéale pour |
|---|---|---|---|
| Assurance-vie | Capitalisation + transmission (990 I, 152 500 €/bénéf.) | 17,2 % | Épargne disponible, transmission |
| PER / Madelin (154 bis) | Déduction d'IR (plafond max 88 911 € en 2026) | 18,6 % (à la sortie) | Réduire l'IR, préparer la retraite |
| Immobilier nu | Déficit foncier (10 700 €), effet de levier crédit | 17,2 % (foncier) | Diversifier le patrimoine |
Calibrer la sortie sous le seuil de 10 %
Spécificité dentiste : la prévoyance d'abord
Pour approfondir chaque brique, voyez l'assurance-vie et le plan d'épargne retraite.
Réinvestir dans l'outil : murs, plateau technique, rachat de parts
Troisième branche, souvent la plus pertinente pour un dentiste vu l'intensité capitalistique de l'art dentaire : faire travailler la trésorerie dans l'outil de travail et le patrimoine professionnel, plutôt qu'en placement financier. Concrètement, elle peut financer quatre choses.
Acheter les murs du cabinet
Plutôt que de payer un loyer à fonds perdu, on acquiert les murs du cabinet — en général via une SCI qui les loue à la SELARL. Le loyer devient une charge déductible pour la société d'exercice, et le bien se constitue dans votre patrimoine. SCI à l'IR (revenus fonciers à 17,2 %, déficit foncier) ou à l'IS (amortissement du bien, mais plus-value de cession plus lourde) : l'arbitrage se cale selon l'horizon. Détail dans acheter les murs de son cabinet dentaire en SCI (et le guide pilier acheter les murs de son cabinet en SCI).
Le plateau technique et la croissance
Fauteuil, CFAO, imagerie 3D, scanner, recrutement, ouverture d'un second cabinet : l'équipement dentaire est coûteux et amortissable, ce qui réduit l'IS. Pour un cabinet qui se développe, racheter un fauteuil neuf ou un scanner 3D rapporte souvent plus, et plus vite, que n'importe quel placement financier : moderniser le plateau technique, c'est augmenter la productivité et la valeur de cession future du cabinet.
Le rachat de parts via une SPFPL
Pour racheter des parts (associé sortant, croissance externe) ou préparer la transmission, la SPFPL (société de participations financières de profession libérale, régie par l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023, qui a repris le cadre des anciens articles 31-1 et 31-2 de la loi n° 90-1258) remonte les dividendes de la SEL sous le régime mère-fille (articles 145 et 216 CGI) avec une friction d'IS d'environ 1,25 %, ce qui crée une capacité de remboursement d'emprunt. Rappel anti-survente : la SPFPL ne neutralise pas les cotisations TNS de la distribution que l'exerçant se verse ensuite à titre personnel (Cass. 19/10/2023). Et le capital d'une SEL dentaire est réservé aux dentistes, ce qui encadre le rachat de parts. Voyez la SPFPL du chirurgien-dentiste, le guide pilier la SPFPL de profession libérale et la holding patrimoniale.
Anticiper la transmission : apport-cession et Dutreil
Avant une cession, l'apport-cession (article 150-0 B ter du CGI) permet de reporter l'imposition de la plus-value d'apport des titres à une holding à l'IS. Attention aux règles durcies par la LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026), pour les cessions à compter du 21 février 2026 : il faut réinvestir 70 % du produit net (et non plus 60 %) dans les 36 mois (et non plus 24), avec une conservation des actifs de 5 ans, les activités immobilières étant exclues du remploi. La jurisprudence encadre le réinvestissement (CE 16 février 2024 n° 472835 ; CE 22 septembre 2017 n° 412408). S'y ajoute le pacte Dutreil (article 787 B), qui exonère 75 % des droits de transmission. Détail dans apport-cession 150-0 B ter ; sur la transmission, la donation et la succession.
La SCM n'est pas un véhicule de placement
Cas chiffré : Camille, 150 000 € de trésorerie excédentaire
Prenons un cas concret de cabinet. Camille, chirurgienne-dentiste en SELARL, gérante majoritaire, TMI 41 %. Son capital social (50 000 €), ses primes d'émission (30 000 €) et son compte courant d'associé (20 000 €) cumulent une base de 100 000 € — le seuil de 10 % est donc de 10 000 €. Au-delà de sa trésorerie d'exploitation, elle dispose de 150 000 € excédentairesqui dorment sur le compte courant de la société. Prénom fictif, ordres de grandeur réels ; cette simulation fige les taux 2026 et ne vaut pas conseil personnalisé.
Voie A — Tout sortir en dividendes (réinvestir en perso)
Fraction > 10 % (140 000 €) : requalifiée en revenu d'activité → cotisations TNS de l'ordre de 42 % (hypothèse de travail, fourchette 40-45 %), plus l'impôt sur le revenu de cette distribution à la TMI 41 % (après abattement de 40 % et CSG déductible). Régularisation décalée en N+1 à provisionner.
Net réinvestissable en perso : de l'ordre de 50 000 à 70 000 €(ordre de grandeur ; cumuler des cotisations TNS de 40-45 % et l'IR à la TMI sur la fraction > 10 % porte le coût global à 50-65 %), avec un RFR qui gonfle (risque CEHR/CDHR).
Voie B — Garder et capitaliser dans la société
Voie C — Réinvestir dans l'outil
| Critère | A — Sortir | B — Garder | C — Réinvestir l'outil |
|---|---|---|---|
| Coût d'entrée | élevé (TNS + IR + PFU) | nul (IS sur produits) | emploi métier (amortissable) |
| Capital qui travaille | ≈ 50-70 k€ (en perso) | 150 000 € (en société) | 150 000 € (dans l'outil) |
| Disponibilité | immédiate | différée (sortie à 31,4 %) | immobilisée (actif pro) |
| Idéal si | besoin perso / transmission AV | capitalisation long terme | développement / transmission |
Note de méthode : lire ces chiffres pour ce qu'ils sont
Le verdict du CGP pour Camille
Chiffrer votre cas avec Quentin Hagnéré
Cabinet de Chambéry, 100 % indépendant. On modélise sortir / garder / réinvestir sur votre trésorerie, votre capital et votre TMI réels, on calibre le seuil de 10 % — et on vous dit franchement quelle part doit sortir.
La checklist : 6 questions avant de décider
Avant d'arbitrer, déroulez ces six questions dans l'ordre. Elles vous orientent vers la branche adaptée — ou, le plus souvent, vers le mélange qui vous convient.
Les 6 questions de décision
2. Ma prévoyance invalidité (Madelin) est-elle en place ? Priorité absolue pour un dentiste, exposé au risque du geste — avant de bloquer la trésorerie.
3. Ai-je un besoin perso identifié à moins de 3-5 ans ? Si oui → branche A (sortir la part nécessaire).
4. Suis-je gérant majoritaire de SELARL (TNS) ? Si oui, la sortie en dividendes déclenche la règle des 10 %.
5. Quel est mon solde capital + primes + CCA ? Il fixe mon seuil de 10 % — la part qui peut sortir au seul PFU.
6. Ai-je un projet sur l'outil ? Murs, plateau, rachat, transmission → branche C.
Le bon ordre
Synthèse : la bonne séquence pour un dentiste
La question revient à chaque rendez-vous, et la réponse déçoit toujours un peu : il n'y a pas de produit miracle à choisir. La décision se prend en amont, et toujours dans le même ordre : distinguer l'exploitation du surplus, sécuriser la prévoyance, mesurer le coût de sortie, puis arbitrer entre les trois branches selon le projet.
| Branche | Quand la choisir | Le point clé |
|---|---|---|
| A — Sortir | Besoin perso, projet privé, transmission AV | Péage 31,4 % + TNS > 10 % : calibrer sous le seuil |
| B — Garder | Capitalisation long terme, pas de besoin de liquidité | 0 PS, IS seul, mais différé ≠ effacement |
| C — Réinvestir | Développement du cabinet, transmission | Murs, plateau, rachat de parts : actif pro utile |
Le statut SELARL ou SELAS, la prévoyance à la CARCDSF, le placement de la part gardée et la préparation de la transmission se décident d'un seul bloc : changer l'un déplace les autres. Pour le choix du véhicule de la part que vous gardez et sa fiscalité à l'IS, voyez le guide complémentaire trésorerie de SELARL de dentiste : compte-titres, capitalisation ou autre ? ; et pour replacer cet arbitrage dans la logique générale de la trésorerie de SEL, le guide pilier sur le placement de la trésorerie d'une SEL.
Décider de votre trésorerie avec un CGP indépendant
Cabinet de Chambéry, 100 % indépendant (ORIAS 23002291). On audite votre SELARL, on chiffre sortir / garder / réinvestir, on calibre le seuil de 10 %, on sécurise la prévoyance du dentiste — et on construit la séquence, sans biais commercial.

