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Guide dentistes 202615 minMis à jour 25 juin 2026Méthode en 5 étapes

Comment un chirurgien-dentiste peut payer moins d'impôts

Votre bénéfice grimpe, votre tranche atteint 41 voire 45 %, et sur le dernier euro facturé, il en repart près d'un sur deux en impôt. Pas besoin de montage compliqué : cinq gestes, pris dans le bon ordre, du plus rentable au plus accessoire. La règle qui les résume toutes : chaque euro déduit vaut votre tranche marginale. Un PER de 20 000 € versé à 41 %, c'est 8 200 € d'impôt en moins, et de l'épargne retraite à votre nom plutôt qu'une recette pour le Trésor. Mais avant de défiscaliser, on sécurise : pour un dentiste, dont le revenu dépend de son dos et de ses mains, la prévoyance passe d'abord. Trois profils chiffrés (début, milieu, fin de carrière) pour vous situer. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet indépendant (ORIAS 23002291).

CHIRURGIEN-DENTISTE 2026

Payer moins d'impôts avec une méthode, pas un produit

Bilan offert pour chirurgien-dentiste : calibrage du plafond PER 154 bis, audit de votre prévoyance Madelin invalidité, choix de l'immobilier selon votre tranche, question SEL. Cabinet 100 % indépendant, sans produit-maison, dans le respect de votre déontologie.

  • Calcul de votre plafond PER exact
  • Audit de votre prévoyance invalidité
  • Immobilier calibré sur votre TMI
  • Cabinet 100 % indépendant

RÈGLE D'OR

versement × TMI

PER 20 000 € À 41 %

8 200 € en moins

PLAFOND PER MAX

88 911 €

DÉFICIT FONCIER

10 700 €/an

PASS 2026

48 060 €

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

Mis à jour le 25 juin 2026 · Conforme à la LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19/02/2026), à la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025) et au PASS 2026 fixé à 48 060 €. Une méthode pédagogique, sans jargon, pour le chirurgien-dentiste.

Vous enchaînez les patients, vous facturez plus chaque année — et au bout du compte, l'État reprend 41 centimes, parfois 45, sur chaque euro gagné au-delà de votre tranche. Chaque printemps, le même réflexe revient : la déclaration tombe, le rattrapage 2025 et les acomptes 2026 s'empilent, et vous vous demandez s'il existe un moyen simple de payer moins d'impôts sans y passer vos rares soirées libres. La réponse est oui — à condition de procéder dans le bon ordre, et non d'acheter en décembre, dans l'urgence, le premier produit « défiscalisant » qu'on vous présente comme une aubaine.

Tout tient dans une règle : chaque euro que vous déduisez de votre revenu vous fait économiser votre tranche marginale d'imposition. À 41 %, déduire 20 000 € sur un PER, c'est 8 200 € d'impôt en moins. Cette logique commande toute la méthode qui suit : cinq étapes, du levier le plus puissant au plus accessoire, et trois profils chiffrés pour que vous sachiez exactement par où commencer. Pour le détail technique de chaque levier, ce guide renvoie vers le hub défiscalisation chirurgien-dentiste : le guide complet 2026.

L'essentiel en 30 secondes

  • 1. Saturez le PER. C'est le levier roi : l'économie vaut « versement × TMI » (20 000 € à 41 % = 8 200 €), hors du plafond des niches de 10 000 €.
  • 2. Sécurisez avant de défiscaliser. Pour un dentiste, le revenu dépend du dos et des mains : une prévoyance invalidité Madelin bien calibrée passe avant tout — et elle est déductible.
  • 3. Choisissez l'immobilier selon votre tranche (déficit foncier, LMNP, SCPI) — en distinguant ce qui réduit l'impôt de ce qui ne fait que neutraliser un loyer.
  • 4. Posez-vous la question de la SEL si votre capacité d'épargne est forte. 5. Évitez les pièges — le premier étant de défiscaliser pour défiscaliser.
§ 1LE DÉCOR·3 MIN

Pourquoi vos impôts grimpent (et comment l'impôt fonctionne vraiment)

Avant de chercher à défiscaliser, regardons d'où vient l'addition. En BNC, votre bénéfice est imposé au barème progressif de l'impôt sur le revenu (art. 197 du CGI). Plus il monte, plus la dernière tranche de revenu est lourdement taxée. C'est cette dernière tranche — votre tranche marginale d'imposition (TMI) — qui décide de la rentabilité de chaque levier.

Barème de l'impôt sur le revenu 2026 (art. 197 CGI). La plupart des dentistes établis se situent dans la tranche à 41 %, les plus forts revenus à 45 %.
Tranche de revenu (par part)TauxPour un dentiste
Jusqu'à 11 600 €0 %Rarement la tranche du marginal
11 601 → 29 579 €11 %Première année d'installation
29 580 → 84 577 €30 %Début de carrière, temps partiel
84 578 → 181 917 €41 %Le cas le plus fréquent du dentiste établi
Au-delà de 181 917 €45 %Forts revenus, fin de carrière, gros cabinet

Dentiste = CARCDSF, jamais CARMF

Un point de vocabulaire qui revient souvent : pour votre retraite et vos cotisations, vous relevez de la CARCDSF (Caisse Autonome de Retraite des Chirurgiens-Dentistes et des Sages-Femmes), pas de la CARMF, qui est la caisse des médecins. Cette distinction n'est pas qu'administrative : elle conditionne vos cotisations, votre niveau de pension et donc l'ampleur de l'effort d'épargne à fournir (voir la section dédiée plus bas).

Dernier point, et c'est celui qui coûte le plus cher quand on s'y trompe : tous les « avantages fiscaux » ne fonctionnent pas pareil, et c'est précisément ce qui décide de l'ordre des étapes. Une déduction, c'est ce qui baisse votre revenu imposable : son intérêt dépend directement de votre tranche, puisqu'un euro déduit vous fait économiser 0,41 € à 41 %. C'est le mécanisme du PER, du Madelin et du déficit foncier — et, fait décisif, il se situe le plus souvent hors du plafond des niches. Une réduction, c'est autre chose : elle vient en soustraction directe de l'impôt dû, euro pour euro ; plus visible, mais elle entre dans le plafond global de 10 000 € (Girardin, FIP-FCPI, dons). Le crédit d'impôt, lui, fonctionne comme une réduction, à ceci près qu'il vous est restitué même si vous payez peu d'impôt (emploi à domicile). Retenez la hiérarchie : la déduction se cale sur votre tranche et échappe au plafond, là où réductions et crédits se partagent une enveloppe limitée.

La règle d'or qui hiérarchise tout

Saturez d'abord les déductions hors plafond (PER, Madelin, déficit foncier) : elles valent votre TMI, sans limite de plafonnement. Ce n'est qu'ensuite, et seulement avec un impôt élevé et certain, que vous allez consommer le plafond de 10 000 € avec des réductions. Inverser cet ordre, c'est gaspiller son plafond de niches sur des produits souvent risqués.
§ 2LA MÉTHODE·2 MIN

La méthode en 5 étapes, dans l'ordre

Le tableau ci-dessous résume la marche à suivre. Cinq étapes, classées de la plus puissante à la plus secondaire. On commence toujours par les déductions qui valent votre tranche, on finit par la question de structure, et on garde les pièges en garde-fou permanent. Une seule entorse à la logique purement fiscale : pour un dentiste, la prévoyance invalidité remonte au tout premier rang, car protéger son revenu prime sur l'optimiser.

La règle qui résume toute la méthode

ECONOMIE D'IMPOT SUR LE REVENU  ~=  VERSEMENT DEDUIT  x  TMI

EXEMPLE PHARE :  20 000 EUR verses sur un PER, a 41 %
                 20 000 x 41 %                      = 8 200 EUR d'IR en moins

A 30 % : 20 000 x 30 % = 6 000 EUR   |   A 45 % : 20 000 x 45 % = 9 000 EUR

Chaque euro que vous retirez de votre revenu imposable (PER, Madelin, déficit foncier) vous fait économiser votre tranche marginale. Plus votre TMI est haute, plus le levier est puissant.

La méthode en 5 étapes. L'ordre n'est pas anodin : on sature les déductions hors plafond avant tout le reste, et on sécurise l'invalidité avant d'optimiser.
ÉtapeLevierCe qu'il faitPour qui en priorité
1Saturer le PERDéduit du revenu, économie = versement × TMITout dentiste à 30 % et plus
2Prévoyance Madelin invaliditéDéduit du bénéfice ET protège le revenuTout dentiste (risque métier n°1)
3Immobilier selon la TMIDéficit foncier (réduit l'IR), LMNP, SCPITMI 41-45 % avec capacité d'investir
4La question de la SELCapitalise le bénéfice non consommé à l'ISForte capacité d'épargne
5Éviter les piègesFiltre rendement / risque / liquiditéTout le monde, en permanence

Chaque étape est détaillée ci-dessous, avec un cas chiffré. Le but n'est pas de tout faire, mais de faire les bons leviers dans le bon ordre, en fonction de votre tranche et de votre capacité d'épargne.

§ 3ÉTAPE 1 · LEVIER ROI·4 MIN

Étape 1 : saturer le PER (le levier le plus puissant)

Si vous ne deviez activer qu'un seul levier fiscal, ce serait celui-là. Le PER (qui a remplacé les anciens contrats Madelin retraite) offre au dentiste libéral le plafond de déduction le plus généreux du système fiscal. Et il est hors du plafond des niches : il vaut votre TMI, sans plafonnement à 10 000 €.

Le plafond 154 bis, sans approximation

Votre plafond de déduction (art. 154 bis du CGI) est égal à 10 % de votre bénéfice imposable (dans la limite de 8 PASS) majoré de 15 % de la fraction de bénéfice comprise entre 1 et 8 PASS. Un plancher garantit toujours au moins 4 806 €.

Votre plafond PER 2026, du plancher au maximum

PLAFOND PER TNS = 10 % x benefice (dans la limite de 8 PASS)
                + 15 % x (min(benefice, 8 PASS) - 1 PASS)

PASS 2026 = 48 060 EUR   |   8 PASS = 384 480 EUR

PLANCHER = 10 % x 1 PASS                    = 4 806 EUR
EXEMPLE (benefice 180 000 EUR) :
         10 % x 180 000 + 15 % x (180 000 - 48 060)
         = 18 000 + 19 791                  = 37 791 EUR
MAXIMUM  (benefice >= 384 480 EUR)          = 88 911 EUR

Le maximum de 88 911 € suppose un bénéfice d'au moins 384 480 € (8 PASS). Plus réaliste pour un dentiste établi : un bénéfice de 180 000 € ouvre 37 791 € de déduction.

L'économie réelle : versement × TMI

Comme le PER est une déduction, l'économie d'impôt sur le revenu vaut grosso modo votre versement multiplié par votre TMI. Concrètement, sur 20 000 € versés :

L'économie d'impôt sur le revenu pour 20 000 € versés sur un PER, selon la tranche. Les prélèvements sociaux ne sont pas concernés à l'entrée.
Votre TMIÉconomie d'IR pour 20 000 € versés
30 %≈ 6 000 €
41 %≈ 8 200 €
45 %≈ 9 000 €

Une économie d'impôt, pas un placement miracle

Trois réserves, qu'on pose franchement. La première : l'économie d'impôt est certaine et immédiate — mais ce n'est pas la performance du PER une fois investi, qui dépend des supports et comporte un risque de perte en capital. La deuxième : l'épargne dort jusqu'à la retraite, sauf déblocage anticipé (accidents de la vie, achat de la résidence principale). La dernière : à la sortie en capital, les gains sont taxés au PFU de 31,4 %, dont des prélèvements sociaux de 18,6 % — pas 17,2 %, contrairement à l'assurance-vie (voir la dualité des prélèvements sociaux 2026). Le pari reste gagnant pour un dentiste à 41-45 % aujourd'hui qui sera à 30 % à la retraite.

Notez aussi deux ajustements 2026 : le report des plafonds non utilisés du PER de droit commun (art. 163 quatervicies du CGI) serait porté de 3 à 5 ans, et la déductibilité des versements après 70 ans prendrait fin — deux points à confirmer au texte avant tout arbitrage. À l'inverse, le plafond TNS du 154 bis lui-même n'est pas reportable : non utilisé, il est perdu. Le calcul détaillé selon votre bénéfice est dans notre guide dédié PER dentiste : combien d'impôt économisé selon vos revenus, et la mécanique générale du plafond dans PER profession libérale : combien déduire et le pilier tout savoir sur le PER.

§ 4ÉTAPE 2 · SÉCURISER AVANT TOUT·3 MIN

Étape 2 : la prévoyance invalidité, la priorité du dentiste

C'est l'étape que la plupart des praticiens repoussent en bas de liste. C'est une erreur. Pour un chirurgien-dentiste, ce levier n'est pas qu'une optimisation fiscale : c'est la protection du revenu lui-même. Et c'est pour cela qu'il passe avant l'immobilier et la SEL.

Pourquoi le dentiste est exposé plus que la moyenne

Votre revenu repose entièrement sur un geste : dextérité fine des mains, acuité visuelle, dos et cervicales sollicités des heures durant. Canal carpien, tendinites, troubles musculo-squelettiques, lombalgies : ce sont des risques professionnels, pas des hypothèses lointaines. Une atteinte du dos ou des mains peut suffire à arrêter l'activité, même sans invalidité « médicale » totale. Vous avez forcément une prévoyance. Le vrai sujet, c'est de savoir si elle est calibrée sur un métier manuel — et si elle est déductible.

Le double bénéfice : protéger ET déduire

Un contrat prévoyance ou santé souscrit au format Madelin (toujours fondé sur l'art. 154 bis du CGI) est déductible de votre bénéfice, dans la limite d'environ 11 534 € en 2026 (7 % du PASS + 3,75 % du bénéfice, plafonné à 3 % de 8 PASS). Un contrat individuel classique, lui, ne se déduit pas. Autrement dit : la cotisation qui couvre le risque numéro un de votre métier baisse aussi votre impôt.

Une enveloppe distincte du PER (les deux se cumulent)

Point essentiel : le plafond prévoyance/santé (~11 534 €) est indépendant du plafond retraite du PER (jusqu'à 88 911 €). Vous ne « consommez » donc pas votre capacité de déduction retraite en vous assurant. Une confusion fréquente, ici : depuis la loi PACTE, les contrats Madelin retraite ne sont plus commercialisés (le PER les a remplacés), mais les contrats Madelin prévoyance et santé restent ouverts et déductibles. Détails dans la prévoyance du libéral et la prévoyance du dirigeant.

Le test en 10 secondes

Ouvrez votre dernière déclaration 2035. Vos cotisations de prévoyance et de santé apparaissent-elles en charge déductible du bénéfice ? Si oui, c'est un Madelin : vous êtes déjà optimisé — vérifiez seulement que la couverture invalidité est suffisante au regard de votre dépendance au geste. Si non, c'est un contrat individuel non déductible : à couverture égale, le basculer en Madelin peut vous faire économiser plusieurs centaines d'euros d'impôt par an, sans dépenser un euro de plus. C'est l'un des tout premiers points qu'on vérifie en bilan pour un dentiste.
§ 5ÉTAPE 3 · SELON VOTRE TRANCHE·5 MIN

Étape 3 : l'immobilier, mais le bon selon votre tranche

Sur l'immobilier, je passe mon temps à défaire les mêmes confusions en rendez-vous. Trois dispositifs reviennent sans cesse — déficit foncier, LMNP, SCPI — et ils ne font pas du tout la même chose. La seule question utile : lequel des trois réduit vraiment l'impôt sur votre activité de dentiste ?

Le déficit foncier : le seul qui efface votre impôt de praticien

Quand vous achetez un bien ancien à rénover et que vous le louez nu, les travaux génèrent un déficit foncier imputable jusqu'à 10 700 € par an sur votre revenu global (art. 156 du CGI) — donc sur votre BNC. C'est le seul des trois qui vient directement baisser l'impôt sur vos revenus de dentiste, et il est d'autant plus puissant que votre TMI est haute. L'excédent et les intérêts d'emprunt restent reportables sur vos revenus fonciers pendant dix ans. Les loyers de location nue supportent par ailleurs des prélèvements sociaux à 17,2 % (taux maintenu en 2026, et non 18,6 %).

Déficit foncier doublé à 21 400 € : prorogé jusqu'au 31/12/2027

Une majoration à 21 400 € existe pour les travaux de rénovation énergétique sortant un logement du statut de passoire (classe E, F ou G ramenée à A, B, C ou D). Ce doublement a été prorogé par la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19/02/2026) : il s'applique aux dépenses de travaux payées jusqu'au 31 décembre 2027, sous réserve de la justification du nouveau classement énergétique. Le détail de la condition et du calendrier est à confirmer au texte.

Le LMNP : il neutralise le loyer, il ne réduit PAS votre impôt de dentiste

C'est l'erreur que je corrige le plus souvent en rendez-vous. En LMNP au réel (location meublée), l'amortissement du bien efface l'impôt sur les loyers de ce bien : c'est très efficace pour percevoir un revenu locatif peu ou pas fiscalisé. Mais le déficit éventuel relève des bénéfices industriels et commerciaux non professionnels : il n'est pas imputable sur votre revenu global (art. 156 du CGI, BOI-BIC-CHAMP-40-20). Il optimise un revenu locatif ; il ne touche pas à l'impôt de votre cabinet.

LMNP : un avantage en partie différé

Autre nuance, depuis la réforme « Le Meur » de la loi de finances 2025 : les amortissements déduits sont réintégrés dans le calcul de la plus-value lors de la revente (art. 150 VB, III du CGI, cessions à compter du 15/02/2025). L'économie d'impôt sur les loyers est donc en partie reprise à la sortie. Le LMNP reste pertinent comme outil de revenu, mais ce n'est ni un effaceur d'impôt de praticien, ni un avantage définitif. À noter aussi : le classement des prélèvements sociaux du LMNP (17,2 % ou 18,6 %) reste discuté à ce jour — un point à suivre.

La SCPI : investir sans gérer

La SCPI permet d'accéder à l'immobilier sans la gestion d'un bien en direct — appréciable quand on enchaîne les patients. Selon la stratégie, elle distribue un revenu foncier (imposé au barème + 17,2 % de prélèvements sociaux), ou une fiscalité allégée pour les SCPI majoritairement investies à l'étranger. Il existe aussi des SCPI de déficit foncier, qui reproduisent le mécanisme des 10 700 € sans que vous ayez à gérer de chantier. Le détail dans notre guide complet des SCPI.

Déficit foncier (location nue)

Le seul qui réduit l'impôt sur votre BNC : jusqu'à 10 700 € imputables sur le revenu global (art. 156 CGI). Idéal à TMI 41-45 %. Hors du plafond des niches. Suppose des travaux et un bien à rénover.

LMNP au réel (location meublée)

Neutralise les loyers du bien par l'amortissement, mais NE réduit PAS votre impôt de dentiste (déficit BIC non imputable sur le revenu global). Avantage en partie repris à la revente (réintégration des amortissements). Outil de revenu, pas de défiscalisation d'activité.

Pour trancher entre ces dispositifs selon votre profil, voyez immobilier et profession libérale selon sa tranche. Et si l'idée d'acheter les murs de votre cabinet vous traverse l'esprit, c'est un sujet à part entière, traité dans acheter les murs de son cabinet en SCI.

Hagnéré Patrimoine

Quel immobilier pour votre tranche ?

Déficit foncier, LMNP ou SCPI : le bon choix dépend de votre TMI, de votre capacité d'emprunt et de votre objectif (réduire l'impôt ou percevoir un revenu). Un CGP indépendant chiffre les trois scénarios pour votre situation de dentiste.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 6ÉTAPE 4 · LA QUESTION DE STRUCTURE·3 MIN

Étape 4 : se poser la question de la SEL

Cette étape ne concerne pas tout le monde. Tant que vous consommez la quasi-totalité de votre bénéfice pour vivre, restez en BNC : c'est plus simple et moins coûteux. Mais si vous avez une forte capacité d'épargne — vous laissez chaque année une part importante de votre bénéfice de côté —, alors la société d'exercice libéral (SEL) mérite l'examen.

La logique : ce qui dort dans la société est moins taxé

En BNC, 100 % de votre bénéfice supporte l'impôt sur le revenu (jusqu'à 45 %) et les cotisations TNS — y compris la part que vous n'utilisez pas. En SEL à l'impôt sur les sociétés, seules votre rémunération et vos dividendes remontent à l'IR. Le bénéfice non consommé, lui, capitalise dans la société à l'IS : 15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 % (art. 219 du CGI). D'où la règle : la SEL n'a d'intérêt que sur le bénéfice que vous ne consommez pas.

La question à se poser (avant tout calcul)

« Quelle part de mon bénéfice est-ce que je laisse de côté chaque année ? » Si la réponse est « presque rien », la SEL ne vous fera pas gagner : le surcoût de fonctionnement (comptabilité, formalités) mangera l'avantage. Si la réponse est « une part significative », alors la capitalisation à l'IS et, plus tard, une éventuelle holding (SPFPL) changent la donne. C'est une décision de structure : on la tranche dossier par dossier, jamais sur un coin de table, et on la fait viser par l'ONCD.

Méfiez-vous d'un mythe tenace sur les dividendes : en 2026, le PFU sur les dividendes est de 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux), et non 30 % ; et la fraction de dividendes excédant 10 % du capital est soumise aux cotisations sociales (art. L. 131-6 du Code de la sécurité sociale, Cass. 2e civ. 19 octobre 2023 n° 21-20.366, affaire qui concernait précisément un chirurgien-dentiste). Le cadre des SEL et SPFPL relève désormais de l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023 (qui a recodifié à droit constant l'ancienne loi 90-1258), avec un contrôle assuré par l'Ordre national des chirurgiens-dentistes (ONCD).

Pour décider en connaissance de cause, voyez dentiste : SELARL ou SELAS, quelle structure choisir et dividendes de SEL et cotisations sociales.

À ne pas confondre : la SCM n'est pas un véhicule de placement

Beaucoup de dentistes exercent en SCM (société civile de moyens) pour mutualiser un cabinet. Attention : la SCM (art. 239 quater A du CGI) est fiscalement transparente et sert uniquement à refacturer les moyens (locaux, plateau technique, personnel). Elle ne dégage pas de bénéfice propre et n'est ni un outil de placement, ni un outil de défiscalisation. Ne la confondez pas avec la SEL, qui est la structure d'exercice où l'on peut capitaliser.

Aller plus loin : la trésorerie de votre SEL n'a pas vocation à dormir

Une fois en SEL, le bénéfice capitalisé à l'IS ne doit pas rester sur un compte courant non rémunéré. Premier étage : placer cette trésorerie au sein de la société (contrat de capitalisation, compte-titres, SCPI de rendement). Second étage, quand les montants grossissent : remonter la SEL sous une holding (SPFPL) pour faire circuler les dividendes avec un frottement fiscal très réduit grâce au régime mère-fille. Le détail dans placer la trésorerie de sa SEL et la SPFPL du libéral.
§ 73 PROFILS CHIFFRÉS·4 MIN

3 profils chiffrés : début, milieu et fin de carrière

Trois dentistes qu'on suit à Chambéry, trois moments de carrière différents (prénoms fictifs, profils réels). Le PER y joue le rôle central : c'est le levier qui s'adapte le mieux à chaque étape de la carrière. Les plafonds indiqués sont des plafonds, pas des cibles : le bon montant est celui qui gomme vos derniers euros taxés au taux fort sans vider votre compte. Les économies d'IR sont des ordres de grandeur (« jusqu'à environ »), car les premiers euros déduits peuvent franchir une tranche inférieure.

Ce que montrent ces trois cas, en 30 secondes

Ce que ces trois cas disent au fond : plus la tranche grimpe, plus chaque euro versé pèse lourd — à 41 %, 37 791 € de PER économisent jusqu'à ~15 500 €, et à 45 % l'effort rapporte encore davantage. Le bon versement n'est jamais le plafond maximal : c'est celui qui gomme vos derniers euros taxés au taux le plus fort, sans vous mettre à court de trésorerie. Et passé 250 000 € de revenu, la déduction d'assiette (PER, prévoyance, déficit foncier) devient votre meilleure alliée, là où les réductions d'impôt sont rabotées par la CDHR.
Trois profils de dentistes (illustrations aux taux 2026). Le plafond PER suit la formule 154 bis ; l'économie d'IR vaut versement × TMI, en ordre de grandeur.
ProfilBNCTMIPlafond PER 2026Plafond prévoyanceÉconomie d'IR si PER saturé
Léa — début de carrière90 000 €30-41 %15 291 €6 739 €≈ 5 200 €
Karim — dentiste établi180 000 €41 %37 791 €10 114 €jusqu'à ≈ 15 494 €
Sophie — fin de carrière250 000 €45 %55 291 €11 534 €jusqu'à ≈ 24 881 €

Léa, début de carrière — BNC 90 000 €, TMI 41 % (mais l'essentiel de son revenu est à 30 %)

Son plafond PER : 10 % × 90 000 + 15 % × (90 000 − 48 060) = 9 000 + 6 291 = 15 291 €. Attention au calcul « versement × TMI » : la tranche à 41 % ne commence qu'à 84 578 €, si bien que saturer 15 291 € la ramène de 90 000 € à 74 709 € et fait surtout descendre du revenu de la tranche à 30 %. L'économie d'IR réelle au barème est donc d'environ 5 200 € (et non 6 270 €). Mais en début de carrière, elle préfère garder de la trésorerie : elle verse un montant raisonnable et, surtout, vérifie d'abord que sa prévoyance invalidité est bien en Madelin (plafond ≈ 6 739 €). Le bon réflexe : sécuriser le revenu avant de bloquer de l'épargne.

Karim, dentiste établi — BNC 180 000 €, TMI 41 %

Son plafond PER : 10 % × 180 000 + 15 % × (180 000 − 48 060) = 18 000 + 19 791 = 37 791 €. S'il le sature, ≈ 15 494 € d'IR économisés. Il peut ajouter un déficit foncier de 10 700 € sur un bien ancien rénové : l'essentiel reste déduit à 41 %, soit ≈ 4 387 € d'IR en plus, hors du plafond des niches. Sa prévoyance Madelin (≈ 10 114 €) couvre par ailleurs son risque métier. C'est le profil où la méthode donne son plein effet.

Sophie, fin de carrière — BNC 250 000 €, TMI 45 %

Son plafond PER : 10 % × 250 000 + 15 % × (250 000 − 48 060) = 25 000 + 30 291 = 55 291 €. À quelques années de la retraite, elle sature son plafond : jusqu'à ≈ 24 881 € d'IR économisés, et autant de capital retraite constitué à son nom, qu'elle récupérera taxé plus bas une fois retraitée. Sa prévoyance est plafonnée à 11 534 €. Avec un RFR proche de 250 000 €, elle est concernée par la CDHR : raison de plus pour privilégier la déduction d'assiette (qui baisse le RFR) plutôt que les réductions d'impôt (qui peuvent être reprises). L'écart de tranche, entrée à 45 %, sortie plus basse, est exactement le gain recherché.

Note de méthode : des plafonds, pas une injonction

Ces trois cas sont des illustrations fiscales aux taux 2026, pas des promesses de rendement ni une incitation à verser le maximum. L'économie d'impôt est réelle ; la performance ultérieure du PER dépend des supports et comporte un risque de perte en capital. Votre montant optimal se chiffre au cas par cas, en tenant compte de votre trésorerie, de votre assiette sociale (CARCDSF) et de vos projets.
§ 8L'ATOUT MAJEUR·2 MIN

Pourquoi vos meilleurs leviers échappent au plafond de 10 000 €

En rendez-vous, ce plafond de 10 000 € fait peur à tort : neuf dentistes sur dix croient qu'il bride tout. Le plafonnement global des avantages fiscaux par an et par foyer (art. 200-0 A du CGI, porté à 18 000 € avec le Girardin et les SOFICA) ne touche pourtant même pas vos deux meilleurs leviers.

Ce plafond ne concerne que les réductions et crédits d'impôt (Girardin, FIP-FCPI, dons, emploi à domicile). Or vos deux meilleurs leviers — le PER et le déficit foncier — sont des déductions du revenu, pas des réductions. Ils sont donc hors de ce plafond (BOI-IR-LIQ-20-20-10). Vous pouvez saturer votre PER, imputer un déficit foncier et consommer en plus votre enveloppe de 10 000 € de réductions : les trois se cumulent.

1 € déduit = 0,41 € d'impôt en moins (à 41 %)

La règle de priorité, vue côté trésorerie : un euro de PER ou de déficit foncier vous rend 0,41 € (à 41 %) sans entamer votre enveloppe de 10 000 €. Les réductions plafonnées (Girardin, dons) ne se justifient qu'une fois ces déductions épuisées, et seulement si votre impôt est élevé et certain. Pour un dentiste en tranche haute, ce rapport effort / économie reste le meilleur de toute la palette — et il est encore plus déterminant au-delà de 250 000 € de RFR, où la CDHR rabote l'effet des réductions.
§ 9ÉTAPE 5 · GARDE-FOUS·3 MIN

Étape 5 : les pièges à éviter absolument

Défiscaliser, oui ; mais jamais à n'importe quel prix. Les mêmes erreurs reviennent chaque mois de décembre, quand l'échéance fiscale pousse à signer dans l'urgence.

Piège 1 — Défiscaliser pour défiscaliser

Un avantage fiscal ne rattrape jamais un mauvais placement. Si le produit perd 15 % de sa valeur pour vous faire économiser 10 % d'impôt, vous êtes perdant. Le filtre reste toujours : rendement / risque / liquidité d'abord, avantage fiscal ensuite. On l'a vu trop souvent : un Girardin signé le 28 décembre pour l'économie d'impôt, et un capital qui ne revient jamais.

Piège 2 — Acheter de l'illiquide sans le savoir

Le Girardin, certaines parts non cotées, les FCPR/FPCI (art. 163 quinquies B du CGI) bloquent votre argent pour des années, parfois à fonds perdus. Avant de signer en décembre, demandez-vous : « Quand est-ce que je récupère mon capital, et combien ? ». Si la réponse est floue, abstenez-vous.

Piège 3 — Compter sur les FIP-FCPI sans vérifier la règle 2026

La réduction d'impôt des FIP et FCPI (art. 199 terdecies-0 A du CGI) a beaucoup varié (18 %, puis 25 % à titre transitoire), mais attention : la loi de finances 2026 a exclu les FCPI classiques de la réduction pour les versements effectués à compter du 21 février 2026. Ne subsistent que le FCPI investi en titres de jeunes entreprises innovantes (JEI), le FIP Corse et le FIP Outre-mer, tous à 30 %. Ne présentez donc pas les FCPI classiques comme un levier encore ouvert.

Piège 4 — Confondre avantage immédiat et avantage différé

Le LMNP en est l'exemple type : l'économie sur les loyers d'aujourd'hui est en partie reprise à la revente via la réintégration des amortissements. Un avantage différé n'est pas un avantage supprimé, mais il ne se compte pas comme une économie sèche.

Piège 5 — Confondre impôt et cotisations sociales

« Mon PER va baisser mes cotisations CARCDSF, non ? » Non. Le versement PER déduit baisse votre impôt, mais il reste dans l'assiette de vos cotisations (CARCDSF, URSSAF — art. L. 131-6 du Code de la sécurité sociale). Réduire l'impôt et réduire les cotisations sont deux objectifs distincts. Calez toujours le montant avec votre expert-comptable.

Piège 6 — Oublier de sécuriser avant d'optimiser

Pour un dentiste, le pire piège reste de placer toute son épargne sans avoir d'abord couvert le risque invalidité. Aucun avantage fiscal ne compense une activité arrêtée faute de pouvoir tenir un instrument. La prévoyance passe avant l'optimisation.

Au-delà de 250 000 € de revenu : CEHR et CDHR

Si votre revenu fiscal de référence dépasse 250 000 € (célibataire) ou 500 000 € (couple), deux surtaxes s'ajoutent : la CEHR (3 % puis 4 %, art. 223 sexies du CGI) et la CDHR, qui impose un taux minimal d'environ 20 % du RFR (art. 224 du CGI, créée par la LF 2025 et reconduite par la LF 2026). Sa reconduction au-delà de 2026 reste à confirmer au texte. Conséquence pratique : les réductions d'impôt peuvent y être en partie « reprises », d'où la priorité aux déductions d'assiette. Ce cas concerne surtout les forts revenus : voir la CDHR expliquée en détail et CEHR et CDHR : la fiscalité des hauts revenus.
§ 10MISE EN PERSPECTIVE·2 MIN

Pourquoi la CARCDSF ne suffira pas (et où le PER aide deux fois)

Reste une idée qu'on oublie presque toujours en rendez-vous : payer moins d'impôts ne sert à rien si l'argent économisé ne prépare pas votre avenir. Or, comme tout chirurgien-dentiste, vous cotisez à la CARCDSF (et non à la CARMF, qui est la caisse des médecins), en plus du régime de base CNAVPL. Votre retraite repose sur trois étages : le régime de base, le régime complémentaire (avec une part forfaitaire d'environ 3 210,60 € et une part proportionnelle de 11,35 % sur la fraction de revenu comprise entre 0,65 et 5 PASS) et, pour les praticiens conventionnés, la prestation complémentaire de vieillesse (PCV), cofinancée aux deux tiers par l'Assurance Maladie.

Le problème tient à un déséquilibre : vos cotisations sont plafonnées (le complémentaire est écrêté à 5 PASS, la PCV est plafonnée), alors que votre revenu, lui, ne l'est pas. Conséquence : pour un dentiste à fort bénéfice, le taux de remplacement à la retraite est nettement inférieur aux revenus d'activité. Le socle obligatoire ne suffira pas à maintenir votre niveau de vie.

Le PER : défiscaliser ET préparer sa retraite

C'est là que le PER fait un double métier : il vous fait économiser de l'impôt aujourd'hui (versement × TMI) et il capitalise une retraite supplémentaire à votre nom, qui viendra combler l'écart laissé par la CARCDSF. Chaque euro versé réduit votre impôt d'aujourd'hui et finance votre retraite de demain. Le bon réflexe n'est jamais « caisse ou PER », mais « caisse et PER ». Pour le panorama des solutions de retraite du libéral, voyez la retraite de la profession libérale (les valeurs de point et de cotisation propres aux dentistes sont à vérifier sur carcdsf.fr).
§ 11PASSER À L'ACTION·2 MIN

Par où commencer concrètement

La méthode tient en une page. Le plus dur, c'est de poser le premier geste avant que décembre n'arrive. Première chose, on chiffre votre plafond PER et on relit votre prévoyance Madelin — deux actions gratuites qui libèrent le plus gros de l'économie tout en sécurisant votre revenu. On calibre ensuite le versement au montant qui gomme vos derniers euros taxés au taux fort. L'immobilier ou la SEL ne viennent qu'après, et seulement si votre profil le justifie. Voici les quatre gestes, dans l'ordre, à poser dès cette année.

Les 4 gestes pour passer à l'action. On commence toujours par le PER et la vérification de la prévoyance Madelin invalidité.
GesteAction concrèteEffet
1. Calculer votre plafond PERReprendre votre bénéfice 2035 et appliquer 10 % + 15 %Connaître votre marge de déduction exacte
2. Auditer votre prévoyanceContrôler que prévoyance et santé sont en Madelin, invalidité bien calibréeSécuriser le revenu ET récupérer une déduction
3. Calibrer le versement PERChoisir le montant qui racle votre tranche hauteÉconomie = versement × TMI, sans bloquer trop
4. Étudier l'immobilier / la SELSelon TMI et capacité d'épargneAller plus loin si le profil le justifie

Le point délicat n'est pas de connaître les leviers — vous les avez désormais — mais de les doser en fonction de votre situation réelle : votre bénéfice, votre trésorerie, vos projets, votre déontologie. C'est exactement le rôle d'un bilan patrimonial, à recouper avec votre expert-comptable. Pour la première marche méthodique, voyez le bilan patrimonial du libéral, pour la vue technique des leviers, l'optimisation fiscale du dentiste : les 6 axes à activer, et pour le panorama complet, défiscalisation chirurgien-dentiste : le guide complet 2026.

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Sources et références légales

  • CGI — déductions du dentiste libéral

    Art. 154 bis CGI (cotisations Madelin et versements PER des TNS : formule 10 % + 15 %, plafond retraite 88 911 € en 2026, plancher 4 806 € ; volet prévoyance/santé 7 % du PASS + 3,75 % du bénéfice, plafond ~11 534 €). Art. 163 quatervicies CGI (PER de droit commun, report des plafonds porté de 3 à 5 ans par la LF 2026). Art. 156 CGI (déficit foncier 10 700 € sur le revenu global, 21 400 € pour la rénovation énergétique, non-imputation du déficit BIC du LMNP non professionnel). Art. 31 CGI (charges des revenus fonciers). Art. 39 C CGI (amortissement plafonné aux loyers en LMNP). Art. 150 VB CGI (réintégration des amortissements LMNP dans la plus-value, réforme Le Meur, LF 2025). Art. 200-0 A CGI (plafond global des niches 10 000 €, dont le PER et le déficit foncier sont exclus). Art. 197 CGI (barème IR 2026). Art. 219 CGI (IS 15 % puis 25 %).

  • Régime social et structure (SEL, SCM)

    Ordonnance n° 2023-77 du 08/02/2023 (recodification des sociétés d'exercice libéral, SELARL et SELAS, et des SPFPL, qui remplace à droit constant la loi n° 90-1258 du 31/12/1990 ; contrôle par l'Ordre national des chirurgiens-dentistes, ONCD). Art. L. 131-6 du Code de la sécurité sociale (le versement PER déduit reste dans l'assiette des cotisations TNS ; la fraction de dividendes de SEL excédant 10 % du capital y est soumise). Cass. 2e civ. 19 octobre 2023 n° 21-20.366 (dividendes de SEL et assiette des cotisations sociales). Art. 239 quater A CGI (la SCM est transparente et sert à refacturer les moyens : ce n'est pas un véhicule de placement).

  • LFSS 2026 et LF 2026 — prélèvements et hauts revenus

    Loi n° 2025-1403 du 30/12/2025 (LFSS 2026) : hausse de 1,4 point de la CSG sur le capital, portant les prélèvements sociaux à 18,6 % sur les gains du PER, les dividendes et les plus-values mobilières ; maintien de 17,2 % sur l'assurance-vie et les revenus fonciers. Le classement du LMNP non professionnel à 17,2 % ou 18,6 % reste discuté et n'est pas tranché par la doctrine — signalé au conditionnel. Loi n° 2026-103 du 19/02/2026 (LF 2026) : barème IR, réforme du PER, déficit foncier, exclusion des FCPI de la réduction 199 terdecies-0 A pour les versements à compter du 21/02/2026 sauf JEI. CEHR (art. 223 sexies CGI) et CDHR (art. 224 CGI, créée par la LF 2025 loi n° 2025-127 du 14/02/2025, reconduite par la LF 2026) : reconduction au-delà de 2026 au conditionnel.

  • BOFiP, retraite et spécificités du dentiste

    BOI-BIC-CHG-40-50-40-20 (barèmes retraite et prévoyance Madelin), BOI-BIC-CHAMP-40-20 (LMNP non professionnel, non-imputation du déficit BIC), BOI-RFPI-BASE-30-20 (déficit foncier, majoration 21 400 € rénovation énergétique prorogée jusqu'au 31/12/2027), BOI-IR-LIQ-20-20-10 (plafonnement des niches). Art. 261-4-1 CGI (exonération de TVA des soins dentaires). CARCDSF (régime 2026 : base CNAVPL, complémentaire RC forfait 3 210,60 € + 11,35 % entre 0,65 et 5 PASS, PCV des conventionnés cofinancée aux 2/3 par l'Assurance Maladie) — à ne JAMAIS confondre avec la CARMF des médecins. Arrêté du 22/12/2025 (PASS 2026 = 48 060 €).

Information

Ce guide n'est pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens, 73000). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Chaque levier dépend de votre situation (bénéfice, tranche marginale, structure d'exercice, déontologie de chirurgien-dentiste) et doit faire l'objet d'une étude individualisée, validée avec votre expert-comptable. Les chiffres et taux cités sont à jour au 25 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Certains points, comme le classement des prélèvements sociaux du LMNP, la réintégration des amortissements et la reconduction de la CDHR au-delà de 2026, sont signalés au conditionnel. Le PER et certains placements comportent un risque de perte en capital ; l'épargne du PER est bloquée jusqu'à la retraite sauf cas de déblocage anticipé.

Foire aux questions

Tout sur les impôts du chirurgien-dentiste en 2026.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : combien le PER fait économiser, le plafond selon le bénéfice, la prévoyance invalidité déductible, le LMNP, la SEL, la CARCDSF, les pièges. Réponses sourcées et à jour 2026.