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Guide chirurgiens-dentistes 202622 minMis à jour 25 juin 2026Structuration en 6 axes

Optimisation fiscale du chirurgien-dentiste : les 6 axes à activer

À 41-45 % de TMI, un chirurgien-dentiste libéral peut laisser plus de la moitié de son revenu marginal à l'État et aux cotisations. La bonne nouvelle : cette fiscalité se pilote — à condition d'agir dans le bon ordre. Du choix du statut (BNC ou SEL) jusqu'à la transmission du cabinet, voici les 6 axes coordonnés qui, ensemble, font baisser durablement votre ponction globale, en attaquant d'abord le revenu fiscal de référence lui-même, là où la plupart se contentent de chasser une réduction d'impôt. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

STRATÉGIE CHIRURGIEN-DENTISTE 2026

Structurer votre fiscalité de dentiste en 6 axes coordonnés, du statut à la transmission

Audit de votre structuration de chirurgien-dentiste : bascule BNC / SEL et point d'équilibre, arbitrage rémunération / dividendes, placement de la trésorerie, plafond PER 154 bis, prévoyance du geste, murs du cabinet en SCI, SPFPL et transmission — le tout calibré face à la CEHR et à la CDHR. Cabinet 100 % indépendant, modélisation chiffrée avec votre expert-comptable.

  • Séquence des 6 axes personnalisée
  • Point de bascule BNC / SEL chiffré
  • Exposition CEHR / CDHR calculée
  • Cabinet 100 % indépendant

TMI CIBLE

41 - 45 %

IS CAPITALISÉ

15 / 25 %

PER DÉDUCTIBLE MAX

88 911 €

MÈRE-FILLE — IS EFFECTIF

~1,25 %

CDHR — IMPÔT MINIMUM

20 % du RFR

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LA MÉTHODE·4 MIN

La méthode : 6 axes, dans le bon ordre

En 30 secondes : l'optimisation fiscale du dentiste, c'est quoi ?

Six axes, activés dans l'ordre, et un principe : on travaille d'abord le revenu imposable à la racine, la défisc de dernière minute ne vient qu'après. Le bon statut (BNC au réel ou SEL à l'IS : axe 1) commande tout le reste ; viennent ensuite l'arbitrage rémunération / dividendes (axe 2) et le placement de la trésorerie de la société (axe 3). En parallèle, le PER et la prévoyance Madelin sécurisent et déduisent (axe 4) ; l'immobilier (axe 5) et la transmission via une SPFPL (axe 6) jouent sur le long terme. Au final, à 41-45 % de TMI, ce sont les déductions d'assiette et le report qui gagnent — les réductions d'impôt plafonnées sont largement reprises par la CDHR (impôt minimum de 20 % du revenu fiscal de référence).

Avant de commencer : ni un catalogue, ni une initiation

Cet article n'est ni un catalogue des produits de défiscalisation (voir notre guide complet de la défiscalisation du chirurgien-dentiste), ni une initiation grand public (voir comment payer concrètement moins d'impôts) : il assemble votre structure patrimoniale en 6 axes qui se renforcent les uns les autres, du statut à la transmission.

Un chirurgien-dentiste qui dégage 180 000 € de bénéfice peut voir partir plus de la moitié de son revenu marginal en IR (tranche à 41-45 %) et en cotisations TNS. Le réflexe naturel — souscrire « un produit de défisc » en décembre — ne règle presque rien : à ce niveau de revenu, la plupart de ces réductions sont plafonnées à 10 000 € et, pour les plus hauts revenus, reprises par la CDHR. L'optimisation fiscale d'un dentiste, c'est une séquence, pas un achat de décembre.

L'ordre n'est pas cosmétique. Le statut commande tout le reste (axe 1) : c'est lui qui décide si votre bénéfice est taxé en bloc ou s'il peut respirer dans une société. Une fois ce socle posé, l'arbitrage de rémunération (axe 2) et le placement de la trésorerie mise de côté (axe 3) en découlent ; le PER et la prévoyance Madelin (axe 4), l'immobilier (axe 5) et la transmission (axe 6) se greffent ensuite, chacun à sa place. L'ordre compte donc autant que les outils : voici les 6 axes, et la raison pour laquelle on les active dans cette séquence précise.

La règle d'or : baisser l'assiette, pas le taux

À 41-45 % de TMI, avec la CEHR et, pour les plus hauts revenus, la CDHR (impôt minimum de 20 % du RFR), deux familles de leviers seulement gagnent vraiment. Le report / la capitalisation : laisser le bénéfice dans une SEL à l'IS (axe 1), placer une plus-value en report via l'apport-cession (axe 6). La réduction d'assiette du RFR : le PER et la prévoyance Madelin (axe 4), le déficit foncier et le démembrement (axe 5). À l'inverse, les réductions d'impôt plafonnées (FIP / FCPI, Malraux, Girardin) sont bornées par le plafond global des niches de 10 000 € (article 200-0 A) et partiellement neutralisées par le plancher de la CDHR. On baisse l'assiette d'abord ; on court après la niche en dernier, et seulement si elle a encore un sens.

Le tableau ci-dessous est la colonne vertébrale de ce guide : pour chaque axe, le levier principal, le gain à en attendre, la complexité de mise en œuvre, l'horizon, et le guide dédié pour creuser.

Les 6 axes d'optimisation fiscale du chirurgien-dentiste, dans l'ordre d'activation. Ordres de grandeur à personnaliser : aucun résultat n'est garanti, tout se modélise sur votre situation réelle.
AxeLevier principalGain attenduComplexitéHorizon
1 · StatutBNC → SEL à l'IS (report)Élevé sur la part non consomméeMoyenneCourt / moyen
2 · Rémunération / dividendesDosage salaire vs dividendesMoyen (post-réforme)MoyenneAnnuel
3 · Trésorerie sociétéCapitalisation PM, compte à terme, SCPIMoyen (différé d'IS)Faible / moyenneMoyen
4 · PER + prévoyance154 bis (≤ 88 911 €) + MadelinÉlevé (IR) + protectionFaibleCourt
5 · ImmobilierMurs en SCI, déficit foncier, démembrementMoyen / élevé (assiette)Moyenne / élevéeLong
6 · SPFPL + transmissionMère-fille, apport-cession, DutreilÉlevé (capitalisation + DMTG)ÉlevéeLong
§ 2CAS FIL ROUGE·2 MIN

Notre cas fil rouge : Camille, dentiste, 180 000 € de bénéfice

Pour rendre les 6 axes concrets, suivons une praticienne tout au long du guide. Camille, 44 ans, chirurgienne-dentiste conventionnée secteur 1, dégage un bénéfice BNC de 180 000 € (avant toute déduction de PER), célibataire sans personne à charge, exerce en nom propre (déclaration contrôlée 2035).

Situation de départ de Camille

À 180 000 € de bénéfice, Camille est dans la tranche à 41 % (juste sous le seuil des 45 % à environ 181 917 € par part). En BNC, 100 % de son bénéfice est imposé à l'IR et aux cotisations TNS, qu'elle le consomme ou non. Son RFR, de l'ordre de 180 000 €, la place sous le seuil de 250 000 € de la CEHR et de la CDHR (en célibataire). Ces surtaxes visent les très hauts revenus— elles la rattraperaient en cas de dividendes massifs remontés au PFU, en couple à revenus cumulés, ou l'année d'une cession de cabinet. On déroulera ses 6 axes (PER chiffré à l'axe 4, SEL et SPFPL aux axes 1 et 6), puis on rebouclera sa feuille de route à l'axe de synthèse.
§ 3AXE 1 — REPORT·4 MIN

Axe 1 — Le bon statut : BNC au réel ou SEL ?

Le BNC au réel : tout imposé, tout de suite

En BNC au réel (déclaration contrôlée, imprimé 2035-SD), votre bénéfice — recettes moins charges réelles — est imposé à l'IR au barème dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (article 92 du CGI). Le point qui change tout : 100 % de ce bénéfice subit l'IR à votre TMI et les cotisations TNS, que vous le consommiez ou non. Il n'y a pas d'« écran société ». Le régime micro-BNC (article 102 ter, abattement de 34 %, seuil de recettes 83 600 € sur 2026-2028) n'est qu'un étage de départ, vite dépassé par un dentiste.

La SEL à l'IS : piloter son revenu imposable

En SEL à l'impôt sur les sociétés, vous ne vous imposez à l'IR (et aux cotisations) que sur la rémunération que vous vous versez. Le surplus capitalise dans la société à l'IS : 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice (sous conditions PME), puis 25 % (article 219 I-b du CGI) — jamais 100 000 €, l'amendement en ce sens n'a pas été retenu. Les dividendes ne sont imposés qu'à la distribution. C'est un report. Le cadre juridique est l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023 (ex-loi n° 90-1258), qui a recodifié le droit des SEL et SPFPL. Le contrôle du capital relève de l'ONCD (plus de 50 % du capital et des droits de vote aux praticiens exerçant ; le détail des règles de détention, en partie assoupli par décret, est à vérifier auprès de l'Ordre).

SELARL ou SELAS : c'est le statut social qui tranche

La fiscalité de la SELARL et de la SELAS est proche ; ce qui les distingue, c'est le statut social du dirigeant.

Le statut social du dirigeant départage SELARL et SELAS. Le gérant majoritaire de SELARL (TNS) est la voie la moins coûteuse en cotisations — le scénario type de la bascule.
DirigeantRégime socialRéférenceNiveau de charges
Gérant majoritaire de SELARLTNS (travailleur non salarié)CGI art. 62 ; CSS L. 631-1Le moins cher
Gérant minoritaire / égalitaire de SELARLAssimilé salariéCSS L. 311-3, 11° ; CGI 80 terRégime général
Président de SELASAssimilé salariéCSS L. 311-3, 23° ; CGI 80 terCharges ~75-82 %

La SEL réorganise le BNC, elle ne le supprime pas

Attention à un mythe tenace. La rémunération de l'activité libérale de l'associé d'une SEL reste imposée en BNC (article 92 ; rescrit BOI-RES-BNC-000136), distincte de la rémunération de mandat de gérant (article 62). Le Conseil d'État a annulé la tolérance des 5 % (CE 8 avril 2025, n° 492154) qui permettait de rattacher forfaitairement cette rémunération technique à la gérance : la ventilation doit désormais se justifier individuellement. Passer en SEL ne fait donc pas disparaître le BNC, il le réorganise.

Le « point de bascule » : pas de seuil universel

La bascule du BNC vers la SEL devient gagnante quand : IS sur le bénéfice capitalisé + IR et cotisations sur la seule rémunération + dividendes mesurés < IR au barème + TNS sur 100 % du BNC, net du surcoût de la société (comptabilité de l'ordre de 2 000 à 4 000 € par an selon le marché, formalisme). Tout dépend donc de (a) votre TMI ET de (b) votre capacité d'épargne : un dentiste qui consomme tout son revenu ne tire aucun avantage du report. Ne vous fiez pas à un seuil universel. Pour creuser : SELARL ou SELAS, quelle structure choisir et le point de bascule BNC / SELARL du libéral.
§ 4AXE 2 — ARBITRAGE·3 MIN

Axe 2 — L'arbitrage rémunération / dividendes

Le seuil des 10 % du capital

Une fois en SEL, vous arbitrez entre rémunération et dividendes. La règle qui structure tout : la fraction de dividendes de SEL qui excède 10 % du capital social (majoré des primes d'émission et du solde moyen du compte courant d'associé) est réintégrée dans l'assiette des cotisations TNS du gérant majoritaire (article L. 131-6 du Code de la sécurité sociale). Sous ce seuil de 10 %, les dividendes ne supportent que le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux en 2026), avec une option pour le barème possible (abattement de 40 %, article 158 3-2°). La validité de la règle des 10 % a été confirmée par le Conseil constitutionnel (n° 2010-24 QPC du 6 août 2010).

La « niche dividendes » SELAS est morte — et la SPFPL ne fait pas écran

Deux idées reçues à enterrer. D'abord, la fraction supérieure à 10 % est désormais cotisée aussi pour le président-associé exerçant en SELAS : l'arbitrage SELARL / SELAS ne se joue donc plus sur les dividendes, mais sur la protection sociale, la gouvernance et la transmission. Ensuite, l'interposition d'une SPFPL ne fait pas écran à cette réintégration : la Cour de cassation l'a jugé dans une affaire qui visait précisément un chirurgien-dentiste en SELARL détenue à 99 % par sa SPFPL (Cass. 2e civ. 19 octobre 2023, n° 21-20.366). À nuancer toutefois : des réponses ministérielles de 2025 ont rappelé qu'il ne s'agit pas d'un arrêt de principe d'application générale, l'appréciation se faisant au cas par cas. Pour le détail : les dividendes de SEL au-delà de 10 % et les cotisations.

Dernier point, et il pèse à hauts revenus : les dividendes pris au PFU ne portent que 12,8 % d'IR au numérateur de la CDHR (les prélèvements sociaux en sont exclus). Une distribution massive peut donc déclencher rapidement la CDHR — on y revient à l'axe transversal sur les surtaxes. Pour l'arbitrage complet : se rémunérer en salaire ou en dividendes.

§ 5AXE 3 — CAPITALISATION·3 MIN

Axe 3 — La trésorerie de la société : la faire travailler

Capitalisation, compte à terme, SCPI, compte-titres

Le bénéfice que vous laissez capitaliser en SEL ou en SPFPL (axe 1) ne doit pas dormir sur un compte courant. Les supports usuels pour le faire travailler dans la société :

  • Le contrat de capitalisation détenu par une personne morale à l'IS (article 238 septies E du CGI) : imposition sur une assiette forfaitaire annuelle, capitalisation à l'IS, prélèvements sociaux à 17,2 % (branche capitalisation) — à opposer aux 18,6 % qui frappent les dividendes, intérêts et plus-values mobilières d'un compte-titres.
  • Le compte à terme pour la poche de sécurité, le compte-titres de la société (produits et plus-values à l'IS, sans PFU), la SCPI inscrite au bilan, voire du capital-investissement (avec le garde-fou du risque et de l'illiquidité).

Garde-fou : la SCM n'est PAS un véhicule de placement

Confusion fréquente en cabinet de groupe. La société civile de moyens (SCM) est fiscalement transparente (article 239 quater A du CGI) : son objet est de mutualiser et refacturer les moyens d'exercice (locaux, fauteuils, plateau technique, secrétariat). Elle ne dégage pas de bénéfice propre et n'est ni un véhicule de placement de trésorerie ni un levier d'optimisation fiscale. Les refacturations entre associés peuvent bénéficier d'une exonération de TVA sous conditions (article 261 B). Pour placer la trésorerie, c'est la SEL ou la SPFPL — jamais la SCM.

Le bon réflexe : un IS différé n'est pas un IS effacé

La logique de cet axe tient en une phrase. Tant que les gains restent dans la société, ils ne supportent que l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %) ; ils ne subiront le PFU que le jour où vous les distribuerez. C'est donc un différé, pas une exonération : l'effet de levier vient des intérêts composés sur une base nette d'un IS faible, pas d'une disparition de l'impôt. On ne place ici que l'épargne dont la société n'a pas besoin à court terme.

Note de méthode sur les rendements de SCPI et de capital-investissement

Les supports de trésorerie ne sont pas tous des produits garantis. Le contrat de capitalisation en unités de compte, la SCPI et le capital-investissement comportent un risque de perte en capital et une part d'illiquidité. Les rendements que l'on peut lire sur le marché sont des données passées : les performances passées ne préjugent pas des performances futures. On dimensionne donc une poche de sécurité (compte à terme, fonds en euros) avant toute prise de risque, en fonction des besoins réels de l'exploitation.

Pour le détail des supports et de leur fiscalité, voyez placer la trésorerie de sa SELARL : compte-titres, capitalisation, que faire de la trésorerie de sa SELARL de dentiste et la holding patrimoniale : mère-fille et capitalisation. Pour les enveloppes elles-mêmes : le compte à terme en 2026 et la SCPI au bilan de la société.

§ 6AXE 4 — ASSIETTE·4 MIN

Axe 4 — PER et prévoyance Madelin : protéger avant d'optimiser

Pourquoi la prévoyance passe AVANT l'optimisation (le risque du geste)

Le dentiste a une vulnérabilité que d'autres libéraux n'ont pas : son revenu dépend d'un geste. Les yeux qui fatiguent, une main qui tremble, un dos ou des cervicales qui lâchent après vingt ans penché sur un fauteuil : une incapacité du geste, même partielle, peut arrêter votre activité sans correspondre à une invalidité médicale totale. Or la couverture invalidité-décès de la CARCDSF (votre caisse, jamais la CARMF qui est celle des médecins) reste limitée et plafonnée. La prévoyance Madelin est donc prioritaire : on sécurise le revenu avant de l'optimiser.

La prévoyance Madelin (article 154 bis)

Le contrat de prévoyance Madelin à barème professionnel indemnise l'incapacité d'exercer votre métier, et il est déductible du BNC au titre de l'article 154 bis : 7 % du PASS + 3,75 % du bénéfice, dans la limite d'un plafond de l'ordre de 11 534 € en 2026 (3 % de 8 PASS). Double bénéfice : couverture du risque métier et baisse de l'IR et du RFR (donc de l'assiette de la CEHR et de la CDHR).

11 534 € est un plafond, pas le montant déductible de Camille

Attention à ne pas confondre plafond et déduction réelle : le plafond de 11 534 € n'est atteint que pour des bénéfices élevés. À 180 000 € de bénéfice, la formule donne 7 % × 48 060 + 3,75 % × 180 000 = 3 364 + 6 750 ≈ 10 114 € réellement déductibles, sous le plafond. C'est donc cette enveloppe disponible, pas le maximum de 11 534 €, qu'il faut retenir dans le cas de Camille.

Le PER / Madelin retraite (article 154 bis)

En tant que travailleuse non salariée (BNC, ou gérante majoritaire de SELARL), Camille bénéficie du plafond spécifique de l'article 154 bis, bien plus large que celui des salariés.

Le plafond PER TNS du dentiste en 2026, du plancher au cas de Camille

PLAFOND PER TNS = 10 % x benefice (dans la limite de 8 PASS)
                + 15 % x (min(benefice, 8 PASS) - 1 PASS)

PASS 2026 = 48 060 EUR   |   8 PASS = 384 480 EUR

PLANCHER = 10 % x 1 PASS                    = 4 806 EUR
MAXIMUM  = 10 % x 384 480
         + 15 % x (384 480 - 48 060)
         = 38 448 + 50 463                  = 88 911 EUR

CAS CAMILLE — BENEFICE BNC 180 000 EUR (avant PER) :
         = 10 % x 180 000
         + 15 % x (180 000 - 48 060)
         = 18 000 + 19 791                  = 37 791 EUR

Pour Camille (180 000 € de bénéfice BNC avant déduction du PER), l'enveloppe 154 bis est de 37 791 €, sous le plafond maximal de 88 911 €. À une TMI de 41 %, déduire ce montant représente environ 15 494 € d'impôt en moins (37 791 × 41 %), et son RFR baisse d'autant. À cela s'ajoute, distinctement, l'enveloppe de prévoyance Madelin (de l'ordre de 10 114 € à son niveau de bénéfice).

Les limites à connaître : IR seul, non reportable, PS à 18,6 %

Le plafond 154 bis a trois limites qu'on préfère poser franchement. C'est un avantage IR seul : il n'allège pas les cotisations TNS ni la retraite CARCDSF. Il n'est pas reportable une fois consommé (le report des plafonds non utilisés de 3 à 5 ans introduit par la loi de finances 2026 vise le PER de droit commun, article 163 quatervicies, pas le 154 bis). Enfin, à la sortie, les prélèvements sociaux sur les gains du PER sont de 18,6 % en 2026, et non 17,2 % comme pour l'assurance-vie. Contre la CDHR, en revanche, le PER est pleinement efficace : il baisse réellement le RFR. Le détail de la dualité des prélèvements sociaux : la dualité 18,6 % / 17,2 % des prélèvements sociaux 2026.

Pour le chiffrage du gain selon vos revenus, support par support, voyez combien un dentiste économise avec un PER selon ses revenus et la prévoyance Madelin du libéral. Sur la retraite obligatoire (CARCDSF) et ses compléments : préparer la retraite du libéral au-delà du régime obligatoire.

§ 7AXE 5 — ASSIETTE & PATRIMOINE·4 MIN

Axe 5 — L'immobilier : murs du cabinet, déficit foncier, démembrement

Jusqu'ici, on a piloté le revenu d'activité. L'immobilier ouvre un second front : il bâtit un patrimoine hors du cabinet et ouvre deux portes que la CDHR ne ferme pas — le déficit foncier et le démembrement. Trois briques se combinent : les murs du cabinet, la location nue déficitaire, et la nue-propriété.

Acheter les murs du cabinet en SCI

Le dentiste a un plateau technique lourd et un local souvent stratégique : loger les murs dans une SCI est un levier patrimonial fort. SCI à l'IR (transparence, revenus fonciers, prélèvements sociaux fonciers à 17,2 %, plus-value des particuliers à la revente avec abattement pour durée de détention) ou à l'IS (amortissement de l'immeuble, mais plus-value professionnelle lourde à la sortie par réintégration des amortissements). La SCI loue les murs à votre SEL : le loyer est une charge déductible côté SEL (cohérent avec le marché, sinon acte anormal de gestion, article 39), et un revenu foncier côté SCI. À la clé : un patrimoine constitué et une transmission préparée par la dissociation exploitation / immobilier. Pour creuser : acheter les murs de son cabinet dentaire en SCI.

Le déficit foncier : baisser le revenu global

En location nue au réel, le déficit foncier (hors intérêts d'emprunt) s'impute sur le revenu global jusqu'à 10 700 € par an (article 156 I-3°), le surplus étant reportable 10 ans sur les revenus fonciers. Hors plafond des niches, il baisse le RFR — donc l'assiette de la CEHR et de la CDHR. Le plafond est porté à 21 400 € pour des travaux de rénovation énergétique faisant sortir un bien du statut de passoire (dispositif applicable jusqu'au 31 décembre 2027, sous réserve de prorogation et des conditions exactes, à confirmer au texte). Les prélèvements sociaux fonciers restent à 17,2 % en 2026.

LMNP et démembrement : des leviers d'assiette

La location meublée (LMNP, BIC) permet d'amortir le bien (article 39 C) pour des loyers peu fiscalisés, mais le déficit n'est pas imputable sur le revenu global, et la réforme Le Meur réintègre désormais les amortissements dans la plus-value à la cession (article 150 VB III, cessions depuis le 15/02/2025). Les prélèvements sociaux du meublé non professionnel relèvent d'une zone grise (17,2 % ou 18,6 %), à formuler avec prudence.

La nue-propriété / le démembrement temporaire est un levier d'assiette pur : décote de 25 à 40 %, aucun revenu pendant le démembrement, donc aucune hausse du RFR (efficace contre la CDHR) ; le nu-propriétaire est en principe hors IFI (article 968) et la reconstitution de la pleine propriété au terme se fait en franchise (article 1133). Pour creuser : le démembrement et la nue-propriété, levier d'assiette.

Usufruit temporaire apporté à une société : ce n'est pas neutre

Vigilance sur les montages d'usufruit. Le Conseil d'État a jugé que l'apport d'un usufruit temporaire à une société, même rémunéré en titres et sans liquidités, constitue une première cession à titre onéreux (article 13, 5° du CGI), entraînant une imposition IR immédiate (CE 30 mars 2026, n° 502243). De même, la « prorogation » d'un usufruit temporaire arrivé à terme est assimilée à une nouvelle première cession (CE 9 octobre 2024, n° 490685). Ces montages se manient impérativement avec un conseil.
§ 8AXE 6 — REPORT & TRANSMISSION·5 MIN

Axe 6 — SPFPL et transmission : capitaliser puis transmettre

C'est l'axe que les dentistes attaquent en dernier, et souvent trop tard : monter une SPFPL prend des mois, pas une fin d'année. Là où l'axe 1 capitalise dans la SEL, la SPFPL ajoute un étage de holding qui fait remonter les dividendes quasi sans frottement, finance les rachats à crédit et prépare la transmission. On regarde d'abord comment elle capitalise, puis comment elle transmet.

La SPFPL et le régime mère-fille

La SPFPL (société de participations financières de profession libérale) chapeaute votre SELARL. Les dividendes remontés de la SEL vers la SPFPL bénéficient du régime mère-fille (exonération de 95 %, quote-part de frais et charges de 5 %, articles 145 et 216 du CGI) : l'IS effectif est de l'ordre de 1,25 % (5 % × 25 %), contre un PFU de 31,4 % en distribution directe. De quoi capitaliser et réinvestir avant impôt. Conditions de l'article 145 : détention ≥ 5 %, conservation ≥ 2 ans, pleine propriété — un démembrement des parts fait perdre l'exonération (un piège, à articuler avec la donation démembrée plus bas). En intégration fiscale (article 223 A, dès 95 % de détention), la quote-part tombe à 1 %, soit une friction d'environ 0,25 %. La SPFPL permet aussi le rachat de parts à crédit (OBO), intérêts déductibles sous les plafonds anti-abus (ATAD article 212 bis, amendement « Charasse » article 223 B). Rappel de l'axe 2 : la remontée des dividendes ne fait pas écran à la réintégration sociale de la fraction supérieure à 10 % (Cass. 19/10/2023).

L'apport-cession (150-0 B ter) : le report par excellence

L'apport des titres de votre SEL à une holding contrôlée place la plus-value d'apport en report d'imposition (article 150-0 B ter). La loi de finances 2026 a durci le dispositif (cessions à compter du 21 février 2026) : si la holding cède les titres apportés dans les 3 ans, le report n'est maintenu que si elle réinvestit au moins 70 % du produit de cession (et non 60 %), dans les 36 mois (et non 24 mois), avec une conservation d'au moins 5 ans. Les seuils ont changé au 21 février 2026 : le 60 % / 24 mois appartient à l'ancien régime, à oublier pour toute opération récente. À la levée du report, l'imposition se fait au PFU (31,4 %) ; le report est purgé au décès, et la donation des titres purge également sous conditions de conservation (6 ans, 11 ans en cas de remploi en fonds). Détail : reporter l'impôt sur la plus-value d'apport.

Transmettre : donation des parts, démembrement, pacte Dutreil

La transmission du cabinet combine plusieurs leviers. La donation des parts en démembrement : donner la nue-propriété (valorisée au barème de l'article 669) en conservant l'usufruit réduit l'assiette des droits et transmet progressivement — mais attention, ce démembrement fait perdre le régime mère-fille (condition de pleine propriété). Le pacte Dutreil (article 787 B) exonère 75 % de la valeur des parts. L'engagement collectif est d'au moins 2 ans (≥ 17 % des droits financiers et ≥ 34 % des droits de vote, titres non cotés), et l'engagement individuel a été porté de 4 à 6 ans par la loi de finances 2026, soit une durée totale minimale de 8 ans (pour les transmissions à compter du 21 février 2026).

Dutreil : une SPFPL purement passive n'est pas animatrice

Un point décisif si vous transmettez via une SPFPL. Une SPFPL purement passive (qui se contente de détenir des participations) n'est pas une holding animatrice et n'ouvre donc pas automatiquement le pacte Dutreil. La Cour de cassation a précisé que le caractère animateur s'apprécie au jour du décès (Cass. com. 17 décembre 2025, n° 24-17.415) : l'éligibilité à Dutreil n'est jamais acquise d'avance, elle doit se préparer et se documenter. Sur l'ensemble de la transmission : transmettre son cabinet et son patrimoine et la SPFPL du dentiste : trésorerie et transmission.

À la cession à titre onéreux (départ en retraite), plusieurs régimes de plus-values professionnelles peuvent jouer : exonération selon les recettes (article 151 septies), selon la valeur (article 238 quindecies), abattement fixe de 500 000 € pour le dirigeant partant en retraite (article 150-0 D ter, IR seul, prélèvements sociaux dus). Les seuils exacts sont à revérifier à la source avant tout chiffrage ; ce sujet est traité en détail ailleurs et n'est ici qu'en renvoi.

§ 9LE PLAFOND INVISIBLE·4 MIN

Le plafond invisible : CDHR et CEHR à hauts revenus

En 30 secondes : pourquoi ces deux surtaxes changent la stratégie

La CEHR ajoute 3 à 4 % sur le revenu fiscal de référence au-delà de 250 000 €. La CDHR impose un plancher de 20 % du RFR et reprend toute réduction d'impôt qui ferait passer sous ce seuil. Conséquence directe : à hauts revenus, une « réduction d'impôt » plafonnée ne vous fait souvent rien gagner. Ce qui résiste, ce sont les leviers qui abaissent l'assiette elle-même (PER, déficit foncier, démembrement) et le report (capitalisation en société, apport-cession). D'où le fil rouge de tout ce guide.

C'est la contrainte qui décide, en arrière-plan, lesquels de vos 6 axes valent encore quelque chose. Deux surtaxes assises sur le revenu fiscal de référence encadrent toute votre optimisation.

La CEHR (article 223 sexies)

La contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, malgré son nom, est permanente. Elle frappe le RFR : 3 % sur la fraction comprise entre 250 000 et 500 000 € (célibataire), entre 500 000 et 1 000 000 € (couple), puis 4 % au-delà. Son assiette étant le RFR, tout ce qui abaisse votre RFR abaisse mécaniquement la CEHR.

La CDHR (article 224) : l'imposition minimale de 20 %

La contribution différentielle sur les hauts revenus garantit une imposition d'au moins 20 % du RFR retraité dès que ce RFR dépasse 250 000 € (célibataire) ou 500 000 € (couple). Si votre impôt « normal » tombe sous ce plancher, la CDHR comble la différence. Elle a été créée par la loi de finances 2025 (loi n° 2025-127 du 14 février 2025, validée par le Conseil constitutionnel n° 2025-874 DC du 13 février 2025) et reconduite par la loi de finances 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026, validée par le Conseil constitutionnel n° 2026-901 DC du 19 février 2026), jusqu'au retour du déficit public sous 3 % du PIB. Sa pérennité au-delà de 2026 reste conditionnelle.

Le calcul de la CDHR (principe)

CDHR due = max( 0 ;  20 % x RFR retraite
                        - [ IR au bareme
                          + part IR du prelevement forfaitaire 12,8 %
                          + CEHR
                          + certaines majorations ] )

Majorations : + 1 500 EUR par personne a charge
              + 12 500 EUR pour un couple soumis a imposition commune

Les prélèvements sociaux (18,6 % ou 17,2 %) ne figurent PAS au numérateur : ils ne comptent pas pour atteindre le plancher de 20 %. C'est pour cela que des dividendes de SELARL au PFU (12,8 % d'IR seulement) peuvent déclencher la CDHR. Une décote atténuerait l'entrée dans la contribution lorsque le RFR retraité reste sous 330 000 € (célibataire) ou 660 000 € (couple), avec un abattement de l'ordre de 82,5 % ; les revenus exceptionnels (cession de cabinet) seraient retenus pour 25 %, et un acompte d'environ 95 % serait versé entre le 1er et le 15 décembre. Faute de doctrine BOFiP, ces modalités fines sont formulées au conditionnel et à recalculer au simulateur officiel.

Quels leviers résistent ?

Efficaces — ils baissent l'assiette

PER et prévoyance Madelin (154 bis), déficit foncier, démembrement, capitalisation en SEL / SPFPL (report), apport-cession 150-0 B ter (la plus-value en report est retirée du RFR retraité). Concrètement : un dentiste déduit son PER même à 250 000 € de RFR, là où un Girardin de 10 000 € serait repris par la CDHR. C'est la différence entre déduire et réduire.

Neutralisées — ce sont des réductions d'impôt

FIP, FCPI, Malraux, Girardin, Sofica. L'avantage vient en diminution de l'IR, dans le plafond global des niches de 10 000 € (art. 200-0 A). Dès que l'IR passe sous le plancher de 20 % du RFR, la CDHR reprend l'avantage. À hauts revenus, largement neutralisées.

Les dons restent efficaces — ne dites pas l'inverse

Une précision pour ne pas se tromper : la loi de finances 2026 a ajouté la réduction d'impôt pour dons au numérateur du calcul de la CDHR. Conséquence : le don reste pleinement efficace et n'est pas neutralisé par la contribution. Il ne faut donc pas écrire que « les dons ne sont plus pris en compte ».

Pour la mécanique détaillée des deux surtaxes : la CDHR expliquée en détail et la mécanique des deux surtaxes des hauts revenus.

§ 10SYNTHÈSE·3 MIN

Synthèse : la feuille de route de Camille

Reprenons Camille une dernière fois, axe par axe. À 180 000 € de bénéfice BNC, voici l'enchaînement des 6 axes, dans l'ordre de priorité.

La feuille de route de Camille : on protège et on baisse l'assiette d'abord, on structure et on transmet ensuite. Ordres de grandeur à personnaliser avec un conseil et un expert-comptable.
PrioritéActionEffet attendu
1 · Sécuriser (axe 4)Prévoyance Madelin (~10 114 € à son niveau) + PER 154 bis (37 791 €)Protection du geste + ~15 494 € d'IR en moins, RFR abaissé
2 · Étudier la bascule SEL (axe 1)Si capacité d'épargne réelleReport d'IS (15 / 25 %) sur la part non consommée
3 · Arbitrer rémunération / dividendes (axe 2)Une fois en SELDividendes sous 10 % du capital, PFU 31,4 %
4 · Faire travailler la trésorerie (axe 3)Capitalisation PM, compte à termeDifféré d'IS, PS 17,2 %
5 · Acquérir les murs (axe 5)SCI, long termePatrimoine + déficit foncier (assiette)
6 · Préparer la transmission (axe 6)SPFPL, mère-fille, DutreilCapitalisation ~1,25 % + DMTG optimisés

Un rappel qui compte : à 180 000 € en célibataire, la CEHR et la CDHR ne mordent pas encore (RFR sous 250 000 €). Mais l'anticipation reste décisive si le revenu monte, en cas de cession de cabinet, ou si le foyer cumule deux revenus de praticiens. Pour la vision d'ensemble : la méthode d'optimisation fiscale de la profession libérale et, pour bâtir au-delà du seul cabinet, la gestion de patrimoine du chirurgien-dentiste.

Comment lire les chiffres de ce guide

Le cas de Camille est une illustration aux taux 2026, pas une promesse de résultat. Les montants d'impôt économisé (37 791 € déductibles, ~15 494 € d'IR en moins) dépendent de sa TMI exacte, de sa situation familiale et de sa capacité d'épargne réelle ; les gains des placements de trésorerie et de l'immobilier ne sont pas garantis (rendements non garantis, risque de perte en capital ; voir l'axe 3). Chaque axe se remodélise sur votre situation, avec votre expert-comptable : c'est tout l'objet d'un bilan.
Hagnéré Patrimoine

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Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 11LES PIÈGES·3 MIN

5 erreurs fréquentes (et comment les éviter)

Ce sont les cinq pièges qui reviennent le plus souvent en rendez-vous avec des chirurgiens-dentistes. Quatre sur cinq viennent d'une même illusion — « la société efface l'impôt » — et se corrigent avant la première écriture comptable.

  1. Croire que la SEL supprime le BNC. La rémunération de l'activité libérale de l'associé reste imposée en BNC (article 92) ; le Conseil d'État a annulé la tolérance des 5 % (CE 8 avril 2025, n° 492154). La SEL réorganise le BNC, elle ne l'efface pas.
  2. Utiliser la SCM pour placer la trésorerie. La SCM est transparente (article 239 quater A) : elle ne fait que refacturer des moyens. Pour placer, c'est la SEL ou la SPFPL.
  3. Distribuer trop de dividendes. Au-delà de 10 % du capital, ils sont réintégrés aux cotisations TNS (article L. 131-6 ; Cass. 19/10/2023, espèce dentiste) ; et au PFU, ils déclenchent vite la CDHR.
  4. Démembrer les parts de SEL détenues par la SPFPL. Le démembrement fait perdre le régime mère-fille (condition de pleine propriété, article 145). On articule donc la donation démembrée avec soin.
  5. Empiler les réductions d'impôt à hauts revenus. Le plafond des niches (10 000 €) et la reprise par la CDHR les neutralisent largement : on privilégie les déductions d'assiette et le report.

Garde-fous métier à retenir

Deux rappels pour finir. La retraite du chirurgien-dentiste relève de la CARCDSF (Caisse Autonome de Retraite des Chirurgiens-Dentistes et des Sages-Femmes), jamais de la CARMF (caisse des médecins). Et la détention du capital de votre SEL et de votre SPFPL est contrôlée par l'ONCD (Ordre national des chirurgiens-dentistes) : vérifiez-en les conditions avant toute restructuration.

Qui rédige ce guide

Ce guide est rédigé par Quentin Hagnéré et l'équipe d'Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant basé à Bassens (73000), enregistré à l'ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP), adhérent CNCEF Patrimoine. Nous accompagnons des chirurgiens-dentistes et des professions libérales à hauts revenus sur la structuration (SELARL, SPFPL), la prévoyance, l'optimisation de l'assiette et du RFR, l'immobilier et la transmission. Nous sommes payés pour le conseil, pas pour placer un produit — c'est ce qui nous autorise à vous déconseiller un dispositif qui ne sert à rien à votre niveau. Cabinet noté 4,7/5 sur Trustpilot (26 avis).
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Sources et références légales

  • Axes 1 et 2 : statut et arbitrage rémunération / dividendes

    Art. 92 CGI (BNC) et art. 102 ter (micro-BNC, seuil 83 600 €). Art. 219 CGI (IS 15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà). Art. 62 et 80 ter CGI (statut fiscal du dirigeant). Ordonnance n° 2023-77 du 08/02/2023 (SEL et SPFPL, ex-loi n° 90-1258). Art. L. 131-6 CSS (cotisations TNS sur les dividendes de SEL au-delà de 10 % du capital). Art. 200 A et 158 3-2° CGI (PFU 31,4 %, option barème). Jurisprudence : Cass. 2e civ. 19/10/2023 n° 21-20.366 (chirurgien-dentiste), Cons. const. 06/08/2010 n° 2010-24 QPC, CE 08/04/2025 n° 492154 (rémunération technique de SEL en BNC).

  • Axes 3 et 4 : trésorerie, PER et prévoyance Madelin

    Art. 238 septies E CGI (capitalisation de la personne morale à l'IS). Art. 154 bis CGI (plafond PER / Madelin du TNS : 10 % + 15 %, plancher 4 806 €, maximum 88 911 € en 2026 ; prévoyance / santé Madelin, plafond ~11 534 €). Art. 163 quatervicies CGI (PER de droit commun, report des plafonds porté de 3 à 5 ans par la LF 2026). Art. 239 quater A CGI (SCM transparente, pas un véhicule de placement). Loi n° 2025-1403 du 30/12/2025 (LFSS 2026) : PS 18,6 % sur le PER et les dividendes, 17,2 % maintenu sur le foncier et la capitalisation.

  • Axe 5 : l'immobilier d'assiette

    Art. 39 CGI (loyers déductibles côté SEL, acte anormal de gestion). Art. 156 CGI (déficit foncier 10 700 €, porté à 21 400 € pour la rénovation énergétique jusqu'au 31/12/2027, sous réserve de prorogation à confirmer). Art. 39 C et 150 VB III CGI (amortissement et réintégration LMNP, réforme Le Meur). Art. 968, 669 et 1133 CGI (démembrement, IFI, reconstitution non taxée). Jurisprudence : CE 30/03/2026 n° 502243 et CE 09/10/2024 n° 490685 (apport / prorogation d'usufruit temporaire = première cession, art. 13, 5° CGI).

  • Axe 6 : SPFPL et transmission

    Art. 145 et 216 CGI (régime mère-fille, exonération de 95 %, conditions ≥ 5 %, 2 ans, pleine propriété). Art. 223 A CGI (intégration fiscale, QPFC à 1 %). Art. 150-0 B ter CGI (apport-cession ; LF 2026 : remploi ≥ 70 % sous 36 mois, conservation ≥ 5 ans, cessions à compter du 21/02/2026 — ne pas confondre avec l'ancien régime 60 % / 24 mois). Art. 787 B CGI (pacte Dutreil, exonération de 75 % ; LF 2026 : engagement individuel porté de 4 à 6 ans, soit 8 ans au total). Art. 238 quindecies et 150-0 D ter CGI (cession à la retraite, seuils à revérifier). Jurisprudence : Cass. com. 17/12/2025 n° 24-17.415 (holding animatrice appréciée au jour du décès).

  • Le tri par les surtaxes des hauts revenus et les garde-fous

    Art. 223 sexies CGI (CEHR : 3 % au-delà de 250 000 / 500 000 €, 4 % au-delà de 500 000 / 1 000 000 €). Art. 224 CGI (CDHR : imposition minimale de 20 % du RFR retraité). Création : loi n° 2025-127 du 14/02/2025 (art. 10), validée par le Conseil constitutionnel n° 2025-874 DC du 13/02/2025 ; reconduction : loi n° 2026-103 du 19/02/2026, validée par le Conseil constitutionnel n° 2026-901 DC du 19/02/2026, jusqu'au retour du déficit public sous 3 % du PIB. Art. 200-0 A CGI (plafond des niches 10 000 €). Art. 261-4-1° et 261 B CGI (TVA des soins et prothèses ; orthodontie et aligneurs au taux normal). CARCDSF : cotisations 2026 à confirmer sur carcdsf.fr (jamais la CARMF, qui est la caisse des médecins).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier, ni une incitation à recourir à un montage à seule fin fiscale (la substance économique des opérations doit toujours primer — abus de droit, article L. 64 du LPF). Les cas chiffrés sont des illustrations aux taux 2026, à recalculer sur votre situation, et le calcul de la CDHR est à confirmer au simulateur officiel : à la date de rédaction, aucune doctrine BOFiP ne précise le détail du revenu fiscal de référence retraité. Toute structuration (SELARL, SPFPL, apport-cession, donation, pacte Dutreil) et tout investissement (immobilier, placements de trésorerie) doivent faire l'objet d'une étude individualisée, validée avec votre expert-comptable et, le cas échéant, le conseil de l'Ordre national des chirurgiens-dentistes (ONCD), qui contrôle la détention du capital des SEL et SPFPL. Les chiffres et taux sont à jour au 9 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF / LFSS annuelles, doctrine, jurisprudence). Certains points — pérennité de la CDHR au-delà de 2026, prorogation du déficit foncier majoré, prélèvements sociaux du LMNP, seuils des plus-values professionnelles — sont signalés au conditionnel. Les investissements en immobilier et sur un PER comportent un risque de perte en capital.

Foire aux questions

Tout sur l'optimisation fiscale du chirurgien-dentiste en 2026 les 6 axes, le statut, le PER, la SPFPL et la CDHR.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous avec des chirurgiens-dentistes : par où commencer, quand basculer en SEL, combien déduire avec un PER, à quoi sert une SPFPL, la CARCDSF (et pas la CARMF) et la vraie place de la SCM. Réponses sourcées et à jour 2026.