Construisez votre allocation avec un expert indépendant
PEA, ETF, or, enveloppes d'investissement et diversification : nous vous aidons à transformer vos objectifs en stratégie concrète et pilotable.
Votre Interlocuteur Sur Ce Sujet
Quentin Hagnéré
CGP indépendant spécialisé en placements financiers
Quentin Hagnéré accompagne les investisseurs débutants comme patrimoniaux sur la construction d'allocations cohérentes, le choix des enveloppes et la mise en place d'une stratégie de long terme.
Sommaire
- L'essentiel en 60 secondes
- Les 7 erreurs à éviter au palier 400 k€
- Glossaire — 14 acronymes et notions
- Coût de l'inaction — laisser dormir 400 000 €
- Projection 400 000 € sur 5/10/20/30 ans
- 1. Pourquoi 400 000 € en 2026 = palier de bascule HNW émergent
- 2. Quelle est l'origine de votre capital ?
- 3. La fiscalité 2026 décomposée par poche
- 4. Allocation type 3 profils (prudent / équilibré / dynamique)
- 5. Architecture multi-contrats AV (FGAP + AVL FAS A)
- 6. PEA + PEA-PME : capacité couple 450 k€
- 7. PER : le levier ultime du TNS libéral
- 8. Immobilier au palier 400k (LMNP, SCPI, NP)
- 9. Cas Dr Léa Martinet + Hugo (couple Annecy)
- 10. Cas Pierre Vidal (expert-comptable Bordeaux)
- 11. Cas Christine Lefèvre (veuve Lyon)
- 12. Transmission : stack 779 + 790 G + 790 A bis
- FAQ — 19 questions
- Sources et références
Avertissement
Cet article a une visée informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Les performances passées (fonds euros 2,65 % en 2025 ACPR n° 179, SCPI 4,91 % TDVM ASPIM, MSCI World +8,1 %/an sur 35 ans EUR TR Curvo, CAC 40 GR +14,3 % en 2025 / +8,96 %/an depuis 1987) ne préjugent pas des performances futures. Tout investissement en unités de compte, SCPI, PEA, LMNP, private equity ou actions comporte un risque de perte en capital. La fiscalité mentionnée dépend de votre situation individuelle. Pour une analyse adaptée à votre cas, nous vous recommandons un bilan patrimonial personnalisé.
400 000 € à placer en 2026 : top 30 % ou simple début ? Vous avez 400 000 € à placer en 2026. Ce capital vous fait quitter la médiane française (205 100 € INSEE Focus 371) et franchir le D7 (381 800 €) — vous entrez dans le top 30 % des patrimoines, sans atteindre le seuil IFI 1,3 M€. Chez Hagnéré Patrimoine, nous appelons ce moment le palier de bascule HNW émergent (high net worth, soit le top 30 % des patrimoines) : trop riche pour l'agence de quartier, encore loin de la banque privée.
Dernière mise à jour : 26 mai 2026 — intègre la LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19/02/2026), la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025), le revirement Cass. 2e civ. 3/4/2025 n° 23-13.803, le CE 30/3/2026 n° 502243 et la Cons. const. 19/9/2025 n° 2025-1159 QPC.
Le problème : à ce palier, votre banquier vous propose la même AV que pour 50 000 € — et vous laisse à côté de 500 000 € NET sur 20 ans (écart moyen entre allocation banque traditionnelle et CGP indépendant, chiffré §coût d'inaction). Trois portraits vont rythmer ce guide : Léa Martinet (52 ans, médecin Annecy, cession 95 k€ + héritage 240 k€), Pierre Vidal (48 ans, expert-comptable Bordeaux, RFR 285 k€ menacé par la CDHR — un impôt plancher de 20 % qui frappe les RFR > 250/500 k€, on y revient), et Christine Lefèvre (67 ans, veuve Lyon, fenêtre Don 790 A bis qui ferme dans 7 mois).
Vous trouverez ici trois cas chiffrés à l'euro près, l'allocation NETTE par profil (post-LFSS 2026), la fiscalité décomposée poche par poche (asymétrie CSG 18,6 % LMNP/CTO vs 17,2 % maintenus AV/PEA/foncier nu), l'architecture multi-contrats AV France FGAP + AVL Luxembourg FAS A, et le stack transmission 779 + 790 G + 790 A bis (331 865 €/enfant en franchise). Le tout calibré par Hagnéré Patrimoine, CGP indépendant ORIAS 23002291 (CIF + COA + COBSP).
À retenir en 60 secondes
- 400 000 € = palier de bascule HNW émergent : vous franchissez le D7 INSEE (381 800 €) et entrez dans le top 30 % des patrimoines français, sans atteindre le seuil IFI 1,3 M€. Plafond PEA 150 000 € dépassé, abattement AV 152 500 €/bénéficiaire pile dépassé, AVL FAS catégorie A débloquée à 125 000 €.
- L'origine du capital détermine 100 000 € d'écart net : vente RP exonérée art. 150 U (400 k€ → 400 k€ net) vs cash-out dividendes PFU 31,4 % (400 k€ → 275 k€ net). Cartographier impérativement avant toute allocation.
- Asymétrie CSG LFSS 2026 (loi de financement Sécurité sociale) : 18,6 % de prélèvements sociaux sur LMNP / CTO / dividendes, mais 17,2 % maintenus sur AV / PEA / foncier nu / PV immo (art. 12 LFSS 2026).
- CDHR plancher 20 % (contribution différentielle hauts revenus, art. 224 CGI) : si votre RFR (revenu fiscal de référence) dépasse 250 k€ célibataire / 500 k€ couple, l'impôt minimum est de 20 % du RFR — acompte 95 % à verser entre le 1er et le 15 décembre.
- Fenêtre Don 790 A bis qui ferme le 31/12/2026 : stack 779 + 790 G + 790 A bis (abattement parent-enfant 100 k€ + don familial 31 865 € + don RP exceptionnel 100 k€) = jusqu'à 331 865 €/enfant en franchise totale sur 15 ans.
- Coût d'opportunité 20 ans : l'écart cumulé entre une allocation banque traditionnelle (3 % entrée + 1,5 % gestion sur produits maison) et une allocation CGP indépendant ORIAS (0 % entrée + 0,7 % gestion architecture ouverte) atteint +500 000 € NET sur 20 ans pour 400 000 € placés initialement.
Les 7 erreurs à éviter au palier 400 k€
Erreur 1 — LMNP « double peine amortissements » (art. 150 VB III LF 2025 art. 84)
Cessions depuis 15/02/2025 : prix d'acquisition minoré des amortissements déduits, y compris ceux antérieurs à 2025 (rép. min. 24/03/2026). Surcoût typique +30 000 € sur une LMNP achetée 250 k€ en 2014, vendue 380 k€ en 2026 (amort. cumulés 95 k€). Exception : résidences services sociales (étudiants, EHPAD, seniors 65+, USLD).
Erreur 2 — Hausse CSG asymétrique LFSS 2026 mal lue (15-25 k€ perdus sur 10 ans)
LMNP BIC, CTO, dividendes, intérêts livrets fiscalisés passent à 18,6 % PS, mais AV / PEA / PEL / CEL / PEP / foncier nu / PV immo restent à 17,2 % (maintien expressément voté art. 12 IV LFSS 2026). Un couple TMI 41 % qui sort 25 k€ de dividendes CTO paie 30 % IR + 18,6 % PS = 48,6 % (vs 47,2 % en 2025) → +350 €/an → +15-25 k€ sur 10 ans par mauvais ciblage d'enveloppe.
Erreur 3 — Apport-cession 150-0 B ter durci LF 2026 art. 11 — illiquidité 5 ans
Apports à compter du 21/02/2026 : 70 % du prix de cession à réinvestir dans 36 mois, conservation 5 ans, dans activités économiques (immobilier exclu). Pierre Vidal apportant ses titres en 2026 puis cédant en 2027 doit immobiliser ~280 k€ en private equity / titres opérationnels pendant 5 ans. À n'activer qu'avec stratégie de cession totale anticipée.
Erreur 4 — PER après 70 ans — fin de la déductibilité depuis 01/01/2026
LF 2026 art. 9 : versements PER non déductibles depuis 01/01/2026 si versant > 70 ans (CGI art. 163 quatervicies + CMF art. L224-1 modifié). Double peine (pas de carotte fiscale entrée + imposition normale à la sortie). Antidote : privilégier AV 757 B (primes taxées DMTG mais gains exonérés DMTG, fiscalité retrait avantageuse après 8 ans).
Erreur 5 — CDHR plancher 20 % oubliée — acompte 95 % décembre
Foyer RFR > 250 k€ célibataire / 500 k€ couple avec IR + CEHR < 20 % du RFR → CDHR (art. 224 CGI prorogée et aménagée par la LF 2026 art. 10). Acompte 95 % entre 1er et 15 décembre, sous peine de pénalités. Vigilance Pierre Vidal pic carrière + cession SELARL (RFR peut exploser ponctuellement à 285 k€).
Erreur 6 — Abattement 30 500 € art. 757 B est GLOBAL, pas par bénéficiaire
Confusion fréquente avec l'abattement 152 500 € art. 990 I (qui lui est bien par bénéficiaire). BOI-ENR-DMTG-10-10-20-20 § 200 : pour 757 B, abattement de 30 500 € global, à répartir entre tous les bénéficiaires. Antidote : ouvrir AV avant 70 ans en priorité ; versements après 70 ans visent surtout à capitaliser des gains exonérés DMTG (§ 170).
Erreur 7 — Don 790 A bis non cumulable avec MaPrimeRénov' — fenêtre 31/12/2026
Art. 790 A bis § 920 + BOI-ENR-DMTG-20-20-20 MAJ 04/09/2025 : exonération 100 k€ / 300 k€ incompatible avec MaPrimeRénov' et déduction IR des mêmes dépenses. Engagement RP 5 ans obligatoire (sinon reprise droits). Fenêtre temporelle stricte : 15/02/2025 → 31/12/2026 sans prorogation annoncée.
3 pièges secondaires à mentionner
- Donation NP de contrat de capitalisation : pas de purge de la PV latente (vs donation PP qui purge)
- Mini-abus de droit L. 64 A LPF : donation NP + rachat programmé / SCI sans substance / holding pré-cession sans réalité → 40-80 % majoration
- Versement AV juste avant 70 ans : anticiper 60-90 jours d'encaissement (Cass. com. 11/09/2024 n° 22-23.014 — pas d'indemnisation préjudice fiscal par l'assureur)
Glossaire — 14 acronymes et notions à connaître avant de lire
- TMI = tranche marginale d'imposition. Barème IR 2026 (revenus 2025, LF 2026 art. 2 revalo +0,9 %) : 0 % jusqu'à 11 600 €, 11 % de 11 601 à 29 579 €, 30 % de 29 580 à 84 577 €, 41 % de 84 578 à 181 917 €, 45 % au-delà (barème publié service-public.gouv.fr F1419).
- CSG / PS = contribution sociale généralisée / prélèvements sociaux (CSG + CRDS + prélèvement de solidarité). 17,2 % maintenu sur AV / PEA / foncier nu / PV immo / PEL-CEL-PEP (CSG 9,2 %), 18,6 % désormais sur LMNP BIC / dividendes / CTO / PER capital (CSG 10,6 % depuis LFSS 2026 art. 12, CSS L. 136-7 et L. 136-8 IV).
- CEHR / CDHR = CEHR : 3 % entre 250 et 500 k€ RFR célibataire (500 k - 1 M€ couple), 4 % au-delà (art. 223 sexies CGI). CDHR : taux plancher 20 % d'IR + CEHR sur RFR > 250/500 k€ (art. 224 CGI prorogée et aménagée par la LF 2026 art. 10). Acompte 95 % entre 1er et 15 décembre. Détail CEHR/CDHR 2026 →
- HNW = high net worth. Le palier 400 k€ correspond au HNW émergent : top 30 % France INSEE D7-D8, sous le seuil IFI 1,3 M€.
- PFU = prélèvement forfaitaire unique (« flat tax » art. 200 A CGI). 30 % (12,8 IR + 17,2 PS) sur AV/PEA/PV immo, 31,4 % (12,8 IR + 18,6 PS LFSS 2026) sur dividendes/CTO/PER capital. Option barème global révocable LF 2026 art. 126.
- BIC / BNC = bénéfices industriels et commerciaux (LMNP, commerçants) / bénéfices non commerciaux (libéraux : médecin, expert-comptable, avocat). Régimes fiscaux distincts ; depuis 01/01/2024, la rémunération technique des associés de SEL bascule en BNC (avec double appel URSSAF / CARMF possible la 1re année).
- FGAP / FAS / FID = Fonds de Garantie des Assurances de Personnes (70 000 €/assureur/déposant pour AV France) / Fonds d'Assurance Spécialisé (compartiment AV luxembourgeoise catégorie A à partir de 125 000 € réglementaires) / Fonds Interne Dédié (compartiment AVL personnalisé à partir de 250-500 k€).
- IFI / NP = Impôt sur la Fortune Immobilière (seuil 1 300 000 € patrimoine immo net, art. 964 CGI — calcul IFI 2026) / Nue-propriété (démembrement temporaire avec décote 25-40 %, hors IFI pendant la durée, art. 968 CGI — démembrement et IFI).
- ELTIF / FCPI / FPCI = European Long Term Investment Fund 2.0 (private equity réglementé éligible AV / PEA-PME) / Fonds Communs de Placement dans l'Innovation / Fonds Professionnels de Capital-Investissement (private equity réservé aux investisseurs avertis).
- BOFiP = Bulletin Officiel des Finances Publiques. Doctrine administrative opposable au fisc (BOI-XXX-YYY).
- SWR / TRI = Safe Withdrawal Rate (taux de retrait sécurisé, règle 4 % de Bengen pour rente perpétuelle indexée) / Taux de Rendement Interne (mesure de performance d'un investissement intégrant les flux dans le temps).
- Sapin 2 = loi du 09/12/2016 permettant à l'ACPR de suspendre temporairement les rachats AV France en cas de crise systémique. L'AV luxembourgeoise y échappe (juridiction luxembourgeoise + super-privilège créancier 1er rang).
- PASS = Plafond Annuel de la Sécurité Sociale 2026 = 48 060 €/an, 4 005 €/mois, 220 €/jour (arrêté 22/12/2025 JORF 23/12/2025). Base de calcul du PER TNS (88 911 € plafond combiné art. 154 bis CGI) et PER salarié (38 448 € art. 163 quatervicies).
- Déciles INSEE D5 / D7 / D8 / D9 = Focus 371 du 09/12/2025 sur patrimoine brut des ménages 2024 : D5 (médiane) 205 100 €, D7 381 800 €, D8 530 000 €, D9 857 700 €. 400 000 € = top 30 % (juste au-dessus D7).
Coût de l'inaction — laisser dormir 400 000 € en 2026, combien ça coûte ?
| Allocation | 5 ans | 10 ans | 15 ans | Net réel 15 ans (inflation 2 %) | Manque à gagner vs CGP 15 ans |
|---|---|---|---|---|---|
| Compte courant non rémunéré (0 %) | 400 000 € | 400 000 € | 400 000 € | 297 000 € | -330 000 € |
| Livret A 1,5 % seul (plafond 22 950 €, surplus à 0 %) | 401 800 € | 403 800 € | 405 700 € | 301 200 € | -324 500 € |
| AV mal allouée banque traditionnelle (2,5 % - 1,5 % frais = 1 %) | 420 401 € | 441 842 € | 464 369 € | 344 800 € | -265 631 € |
| AV équilibrée CGP indépendant (4,5 % net) | 498 467 € | 621 174 € | 773 996 € | 574 600 € | -156 004 € |
| Mix optimisé CGP TMI 41 % (5,5 % net) | 522 791 € | 683 282 € | 892 779 € | 662 700 € | Référence (gain max) |
Lecture : laisser 400 000 € dormir 15 ans sur un compte courant coûte ~330 000 € de manque à gagner vs une allocation CGP indépendant optimisée. Même un livret A seul fait perdre 314 750 € sur la période. L'arbitrage le plus coûteux n'est pas le mauvais placement — c'est l'absence de placement (Avnear 400 k€ chiffre 70-150 k€ sur 10 ans avec biais AVL ; Hagnéré Patrimoine chiffre l'impact réel multi-scénarios). Inflation France 2025 = +0,9 % (INSEE Informations Rapides n° 8 du 15/01/2026, vs 2 % cible long terme retenue).
| Taux net annualisé | 5 ans | 10 ans | 20 ans | 30 ans | Net réel 20 ans (inflation 2 %) |
|---|---|---|---|---|---|
| 1,5 % (Livret A 2026) | 430 454 € | 463 904 € | 537 567 € | 622 918 € | 361 600 € |
| 2,65 % (fonds euros AV net ACPR 179) | 455 814 € | 519 442 € | 674 549 € | 876 069 € | 453 700 € |
| 4,5 % (mix AV/SCPI européennes équilibré net) | 498 467 € | 621 174 € | 964 749 € | 1 498 204 € | 649 100 € |
| 5,5 % (mix optimisé CGP TMI 41 %) | 522 791 € | 683 282 € | 1 167 195 € | 1 993 804 € | 785 300 € |
| 8,0 % (PEA ETF MSCI World long terme, volatil) | 587 731 € | 863 570 € | 1 864 382 € | 4 025 531 € | 1 254 200 € |
Calculs nominaux à la formule des intérêts composés C × (1 + t)n. Inflation France 2025 = +0,9 % (INSEE Informations Rapides n° 8 du 15/01/2026, vs +2,0 % en 2024) — taux de rendement réel approximatif fonds euros 2,65 % - 0,9 % ≈ 1,75 %/an, mix optimisé 5,5 % - 2,0 % (inflation cible long terme) ≈ 3,5 %/an réel. Les performances passées des actions (MSCI World +8,1 %/an sur 35 ans EUR TR Curvo) ne préjugent pas des performances futures. Chiffres bruts avant fiscalité de sortie (PFU 30 % sur AV après abattement 8 ans, exo IR PEA après 5 ans + PS 17,2 % maintenu LFSS 2026, exo livret A).
D'où vient le « +500 000 € NET sur 20 ans » du titre ?
Comparaison rendement marché 6,5 % brut moyen pondéré sur 20 ans (cible AV multi-supports équilibrée avec poche actions, conforme à un mix 50/50 fonds euros + UC ETF Monde) : banque traditionnelle (3 % entrée + 1,5 % de frais cumulés sur produits maison + sous-allocation actions → 4,3 % net effectif) = capital final ~895 000 € (gain 495 000 €). CGP indépendant ORIAS architecture ouverte (0 % entrée + 0,7 % de gestion sur contrats à 0 % d'entrée + allocation optimisée → 5,8 % net effectif) = capital final ~1 395 000 € (gain 995 000 €). Écart = +500 000 € NET en faveur du CGP sur 20 ans, principalement attribuable au différentiel de frais cumulés (effet « double » entrée + gestion + sous-performance produit maison). En spread plus serré (5,3 % brut, écart de frais identique), l'écart NET 20 ans reste de l'ordre de +165 000 €. Le bilan patrimonial Hagnéré pose le calcul sur VOTRE allocation actuelle vs cible CGP — chiffres en main, contrats en regard.
400 000 € : à quoi ça vous classe en France en 2026 ?
381 800 €. C'est le septième décile (D7) du patrimoine brut des ménages français en 2024, publié par l'INSEE dans son Focus n° 371 du 9 décembre 2025. Vous avez 400 000 € à placer ? Vous venez tout juste de franchir D7, et il vous reste 130 000 € pour atteindre D8 (530 000 €). En valeur statistique, vous appartenez au top 30 % des patrimoines français, soit environ 8,7 millions de ménages dépassés sur 30 millions.
Ce chiffre, vous ne le trouverez nulle part ailleurs. Sur les 22 guides concurrents que nous avons épluchés (Finary, Auguste Patrimoine, Goodvest, Avnear, Boursorama, Prosper Conseil, Avenue des Investisseurs, Yomoni), aucun ne situe 400 k€ dans la grille INSEE. Tous traitent ce palier comme un scale-up de 100 k€ ou un sous-cas de 500 k€ — alors qu'il a ses propres règles fiscales.
Distribution INSEE 2024 : où vous situez-vous exactement ?
| Décile | Seuil patrimoine brut | Position vs 400 000 € |
|---|---|---|
| D1 (10 % les moins dotés) | < 6 200 € | Vous êtes massivement au-dessus |
| D5 (médiane) | 205 100 € | Vous êtes au-dessus de la médiane française |
| D6 | 283 200 € | Vous êtes au-dessus |
| D7 | 381 800 € | Vous venez de franchir D7 (top 30 %) |
| D8 | 530 000 € | Il vous manque 130 000 € pour atteindre D8 |
| D9 (top 10 %) | 857 700 € | Il vous manque 457 700 € pour entrer dans le top 10 % |
| P99 (top 1 %) | 3 020 900 € | Très au-dessus de votre palier actuel |
5 enjeux spécifiques au palier 400 k€ (à connaître avant d'allouer)
| Enjeu | Seuil concerné | Statut au palier 400 k€ |
|---|---|---|
| Plafond PEA atteint | 150 000 € par personne (CMF L221-30) | Largement dépassé pour un célibataire, à saturer en couple (capacité 450 k€) |
| Abattement AV 990 I | 152 500 € par bénéficiaire | Pile dépassé : architecture multi-contrats AV France + AVL devient utile |
| AV Luxembourg FAS catégorie A | 125 000 € réglementaires (250 000 € pratique marché) | Débloquée : super-privilège créancier 1er rang accessible |
| Gestion privée bancaire | 250 000 € (selon enseignes) | Ouverte, mais avec produits maison souvent à frais élevés |
| Seuil IFI | 1 300 000 € patrimoine immo net (CGI art. 964) | Encore loin, sauf si patrimoine immo déjà conséquent par ailleurs |
À 400 k€, vous avez dépassé 70 % des ménages français. Le pilotage devient celui d'un futur patrimoine de 700 k€ à 1 M€ à 15 ans (capitalisation 5,8 %/an net). Vous n'êtes plus dans la logique « épargne de précaution + premier placement », mais pas encore en gestion de fortune nécessitant un family office (seuil typique 5-10 M€ d'actifs selon UBS Global Family Office Report 2025 + Cerulli FR : médiane 8,7 M€ pour family office mono-familial). C'est la zone-cible historique du CGP indépendant ORIAS — celle où le ratio conseil/coût atteint son maximum.
Pour Léa et Hugo Martinet (52 et 54 ans, palier 400 k€), la trajectoire 15 ans à 5,8 % annualisé débouche sur ~933 k€ à 67 ans, soit le franchissement du seuil 1 M€ et l'entrée dans le C95 INSEE (top 5 %). Pour Pierre Vidal (48 ans, TMI 45 %), trajectoire 20 ans à 6,2 % nets = 1,33 M€ à 68 ans avec activation du levier PER 88 911 €/an. Pour Christine Lefèvre (67 ans, TMI 11-30 %), allocation prudente 10 ans à 3,8 % nets = ~580 k€ à 77 ans, dont 305 k€ transmissibles en franchise via le stack 990 I + 779.
Comparer avec les 200 000 € de la médiane française, les 500 000 € du HNW affirmé ou le million d'euros du seuil banque privée vraie permet de comprendre la trajectoire patrimoniale dans laquelle s'inscrit votre palier 400 k€.
Mais avant de penser allocation, comprenons d'où vient vraiment votre capital — c'est ce qui détermine votre fiscalité d'entrée et votre marge net réelle.
Quelle est l'origine de votre capital ?
400 000 € d'héritage, ce n'est pas 400 000 € de vente immobilière, ni 400 000 € de cession d'entreprise. L'origine du capital détermine ce qui vous reste réellement après fiscalité d'entrée. C'est la variable que la grande majorité des guides patrimoniaux ignore — alors qu'elle conditionne tout le reste.
Sur les 22 concurrents passés au crible pour la requête « investir 400 000 euros 2026 », deux seulement croisent partiellement origine et fiscalité d'entrée (Boursorama avec son cas Camille, Avnear avec ses 4 personas). Aucun ne pose le tableau 8 origines × fiscalité d'entrée × net résiduel × stratégie différenciée — c'est pourtant la première question à trancher avant d'allouer un euro.
Le tableau pivot 8 origines × fiscalité d'entrée × net résiduel
| Origine du capital | Fiscalité d'entrée 2026 | 400 k€ brut → net | Stratégie prioritaire |
|---|---|---|---|
| Héritage ligne directe (parent → enfant) | Abattement 100 000 € art. 779 + barème 5-20 % au-delà | ~342-390 k€ selon nb d'enfants | AV cible + audit clauses bénéficiaires AV reçues (Cass. 3/4/2025) |
| Héritage AV avant 70 ans du défunt | Abattement 152 500 €/bénéficiaire art. 990 I + 20 % jusqu'à 700 k€ net, 31,25 % au-delà | ~340-400 k€ selon nb de bénéficiaires | Démembrement clause + 2e AV après 70 ans pour optimiser 757 B |
| Vente résidence principale | Exonération totale art. 150 U CGI | 400 k€ → 400 k€ net | Marge maximale d'allocation libre — remploi facultatif |
| Vente immo locatif (détention 15 ans) | Abattements durée + PS 17,2 % maintenu LFSS 2026 | ~300-380 k€ selon durée | Bascule vers SCPI européennes en AV (échappe à 18,6 % LMNP) |
| Cession entreprise via 150-0 B ter durci LF 2026 | Report sous conditions 70 % / 36 mois / 5 ans | 400 k€ → 400 k€ si remploi conforme | Holding patrimoniale + private equity éligible art. R214-32-22-1 CMF |
| Indemnité départ (art. 80 duodecies) | Partiellement exonérée (limite légale) | ~350-400 k€ | PER rattrapage 5 ans (LF 2026 art. 9) + AV avant 70 ans |
| Cash-out dirigeant dividendes | PFU 31,4 % (12,8 IR + 18,6 PS LFSS 2026) | ~275 k€ net | Holding patrimoniale + capitalisation IS — éviter sortie directe |
| Prestation compensatoire en capital | Côté débiteur : réduction IR 25 % plafonnée 7 625 € (art. 199 octodecies) ; côté créancier exonéré IR | Variable | Audit clauses bénéficiaires AV + remploi RP éventuel |
Trois exemples valent mieux qu'une démonstration. Un héritage de 400 000 € de votre père en ligne directe (enfant unique) vous laisse environ 342 000 € net (droits effectifs ~58 000 € : 300 000 € taxables au barème progressif après l'abattement de 100 000 €). Une vente de votre résidence secondaire ardéchoise après 22 ans de détention vous laisse proche de 400 000 € net (exonération IR à 22 ans, exonération PS à 30 ans). Un cash-out dividendes de votre SAS vous laisse 275 000 € net. Le même montant brut peut donc générer 125 000 € d'écart net selon l'origine.
Cas pratique — Christine Lefèvre : origine mixte 250 k€ + 150 k€
Christine Lefèvre, 67 ans, veuve, illustre l'origine mixte typique du palier 400 k€. Son capital se compose de : 250 000 € de vente de la résidence secondaire ardéchoise (détenue 22 ans en couple — exonération PS atteinte, IR exonéré à 22 ans, net pleinement 250 000 €) + 150 000 € d'AV mature héritée du mari décédé en 2022 (les primes avaient été versées par le mari entre 1998 et 2018, dont la majorité avant ses 70 ans → relevant art. 990 I avec abattement 152 500 € par bénéficiaire ; Christine en tant que conjointe survivante est totalement exonérée art. 796-0 bis CGI sur sa part, ses enfants se partageant le solde sous abattement).
Net total Christine : 250 000 € (RP secondaire pleine exonération) + 150 000 € (AV exonérée conjoint survivant) = 400 000 € disponibles à allouer, à comparer aux 275 000 € qu'aurait laissés un cash-out dividendes équivalent. L'écart de 125 000 € illustre pourquoi l'origine du capital prime sur l'allocation.
Les 5 questions à se poser avant tout placement de 400 000 €
- Origine : héritage, vente, cession, indemnité, divorce — la fiscalité d'entrée varie de 0 % à 55 %.
- Horizon : 5, 10, 20, 30 ans ? Détermine le poids actions / fonds euros.
- TMI projetée : 30 / 41 / 45 % ? Conditionne la pertinence du PER et du choix PFU vs barème.
- RFR : au-delà de 250 k€ célib / 500 k€ couple → vigilance CEHR + CDHR.
- Objectif : revenu complémentaire, valorisation longue, retraite, transmission — hiérarchiser sur échelle 1 à 4.
Variante dirigeant SAS — votre profil est proche de Pierre Vidal, mais via apport-cession
Si vous êtes en SAS (PDG ou dirigeant majoritaire) et que vous cédez vos parts, votre profil fiscal est proche de Pierre Vidal (expert-comptable libéral) mais via le levier apport-cession art. 150-0 B ter durci par la LF 2026 art. 11 (70 % du prix à remployer en 36 mois, conservation 5 ans, immobilier exclu). Voir notre cas Pierre adapté ou réservez un bilan dédié dirigeant SAS.
Une fois votre capital net en main et vos objectifs hiérarchisés, la question devient : comment la fiscalité 2026 va-t-elle l'attaquer chaque année ?
Qui paie 18,6 % et qui reste à 17,2 % de prélèvements sociaux en 2026 ?
Vous pensiez que la hausse CSG 2026 frappait tous vos revenus du capital ? Faux. Depuis le 1er janvier 2026 (LFSS 2026 art. 12), la loi a coupé les enveloppes en deux camps fiscaux. D'un côté, l'AV, le PEA, le foncier nu et l'immo des particuliers gardent les 17,2 % de prélèvements sociaux d'avant. De l'autre, le LMNP, les dividendes et les comptes-titres montent à 18,6 %. C'est neuf, et personne ne l'explique clairement. Au palier 400 k€, mal cibler ses enveloppes coûte 15 000 à 25 000 € sur 10 ans (simulation Hagnéré : couple TMI 41 % avec 80 k€ exposés CTO + LMNP, surcoût CSG 1,4 pt × 10 ans capitalisés à 4,5 % = +15 700 € en mix défensif, +24 200 € en mix dividendes-lourd ; cumul mécanique sur l'ensemble des revenus du capital, pas seulement les dividendes)..
Aucun des 22 concurrents ne décompose proprement les nouveaux 18,6 % PS (LMNP / CTO / dividendes) face aux 17,2 % maintenus (AV / PEA / foncier nu / PV immo). Avnear (concurrent #1, 8 500 mots) cite LFSS 2026 mais sans décomposer l'asymétrie poche par poche — pourtant elle change l'arbitrage SCPI européennes vs LMNP à 400 k€.
| Camp 17,2 % PS (LFSS 2026 préservés) | Camp 18,6 % PS (LFSS 2026 alourdis) |
|---|---|
| AV multisupport (rachats) | LMNP BIC |
| PEA / PEA-PME après 5 ans | Dividendes (PFU 31,4 %) |
| Revenus fonciers nus | CTO actions / obligations |
| PV immobilières | PER sortie capital (gains) |
| PEL / CEL / PEP | Intérêts taxables (livrets fiscalisés) |
| Contrat de capitalisation | Crypto / actifs numériques |
LFSS 2026 art. 12 : qui paie 18,6 %, qui reste à 17,2 %
L'article 12 de la LFSS 2026 modifie l'article L. 136-8 du Code de la sécurité sociale. La CSG sur les revenus du capital passe de 9,2 % à 10,6 %. Calcul retenu : 10,6 % CSG + 0,5 % CRDS + 7,5 % prélèvement de solidarité = 18,6 % de PS globaux (contre 17,2 % avant 2026).
Mais le législateur a expressément maintenu le taux de 17,2 % pour cinq familles de revenus du capital — c'est l'asymétrie qui change tout pour votre arbitrage 2026 : assurance-vie (rachats), revenus fonciers nus, plus-values immobilières des particuliers, intérêts PEL / CEL / PEP, et — par ricochet du régime PEA — gains du PEA après 5 ans. Seuls le LMNP BIC, les dividendes, les intérêts d'obligations CTO, les plus-values mobilières CTO et la sortie capital du PER passent à 18,6 %.
| Enveloppe | PS 2026 | PFU global | Cible palier 400 k€ |
|---|---|---|---|
| Assurance-vie (rachats) | 17,2 % maintenu | 30 % AV multi-supports | À privilégier — multi-contrats FGAP + AVL |
| PEA / PEA-PME (sortie > 5 ans) | 17,2 % maintenu | Exo IR + 17,2 % PS | À saturer — capacité couple 450 k€ |
| Revenus fonciers nus (locatif vide) | 17,2 % maintenu | TMI + 17,2 % | Maintenu attractif vs LMNP |
| PV immobilière particulier | 17,2 % maintenu | Abattements durée + 17,2 % | Maintenu — exo IR 22 ans, exo PS 30 ans |
| PEL / CEL / PEP | 17,2 % maintenu | PFU partiel selon ancienneté | Préserver les anciens contrats |
| LMNP BIC (loyers meublés) | 18,6 % alourdi | TMI + 18,6 % | Alourdi — basculer vers SCPI européennes en AV |
| Dividendes CTO | 18,6 % alourdi | 31,4 % | Arbitrer vers AV ou capitalisation holding |
| Intérêts CTO / livrets fiscalisés | 18,6 % alourdi | 31,4 % | Alourdi |
| PER (sortie capital — gains) | 18,6 % alourdi | 12,8 % IR + 18,6 % PS | Sur les gains uniquement, pas le capital déduit |
CEHR + CDHR : la double couche pour RFR > 250/500 k€
Au palier 400 k€, le revenu fiscal de référence (RFR) peut basculer dans le périmètre de la CEHR (contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, art. 223 sexies CGI) si vous additionnez salaires + dividendes + plus-values + revenus fonciers : 3 % entre 250 et 500 k€ RFR célibataire (500 k - 1 M€ pour un couple), 4 % au-delà. Pour Pierre Vidal (BNC 195 k€ + cession partielle 120 k€ étalée + dividendes SELARL 35 k€ + AV produits 5 k€), le RFR 2026 estimé à 285 000 € déclenche la CEHR sur 35 000 € = 1 050 €.
S'ajoute désormais la CDHR (contribution différentielle sur les hauts revenus, art. 224 CGI prorogée et aménagée par la LF 2026 art. 10) qui garantit un taux d'IR + CEHR plancher de 20 % du RFR au-delà des mêmes seuils 250/500 k€. Si votre IR + CEHR réel descend sous 20 %, la CDHR comble l'écart. Acompte 95 % à verser entre le 1er et le 15 décembre, sous peine de pénalités. Pour Pierre Vidal TMI 45 % effectif, la CDHR ne joue pas mécaniquement (taux IR déjà > 20 %), mais pour un dirigeant qui sortirait massivement en dividendes via une holding faiblement IS, elle constitue un plancher infranchissable.
Exemple chiffré — couple Martinet 25 k€ de dividendes CTO en 2026
Léa et Hugo perçoivent 25 000 € de dividendes via leur CTO en 2026 (TMI couple 41 %). Calcul : 25 000 × 30 % PFU = 7 500 € sur la part IR (12,8 % × 25 k€ = 3 200 € + 17,2 % PS si maintenu, mais ici 18,6 % LFSS 2026 → 4 650 € de PS). Total fiscalité 2026 = 3 200 + 4 650 = 7 850 € (vs 7 500 € en 2025). Surcoût = +350 €/an, soit +15 000 à 25 000 € sur 10 ans si l'arbitrage vers l'AV (qui reste à 30 % de PFU global avec PS 17,2 % maintenu) n'est pas fait. Antidote : basculer la poche actions vers PEA + AV plutôt que CTO, ou capitaliser via une holding patrimoniale à l'IS.
Pour aller plus loin sur la décomposition LF 2026 + LFSS 2026 : loi de finances 2026 (détail des articles 9, 11, 126) et CSG/CRDS et prélèvements sociaux 2026 (asymétrie 18,6 vs 17,2 % détaillée par enveloppe).
Aller plus loin sur la fiscalité 2026
CSG/CRDS et PS 2026 — CEHR & CDHR détaillés — CDHR 2026 (acompte décembre) — PFU vs barème (révocable LF 2026 art. 126).
Cette fiscalité 2026 dicte directement votre allocation : où placer pour maintenir le 17,2 %, où sortir du CTO surfiscalisé. Passons aux 3 profils types.
Combien rapportent 400 000 € par mois selon votre profil de risque ?
Toutes les allocations 400 k€ que vous trouverez en ligne sont en brut. Voici les 3 profils en net après fiscalité 2026, calculés avec l'asymétrie CSG LFSS art. 12, le PFU 12,8 %, le PS 17,2 % maintenu sur AV/PEA/foncier nu et 18,6 % alourdi sur LMNP/dividendes. C'est la seule façon honnête de comparer.
Profil prudent (60-70 ans, horizon 5-10 ans)
| Poche | Montant | Outil | Rendement net 2026 |
|---|---|---|---|
| AV multi-supports prudent (60 %) | 240 000 € | 80 % fonds euros (2,65 % ACPR) + 20 % UC obligataires | ~2,8 % net (PS 17,2 % AV maintenu) |
| SCPI européennes via AV (30 %) | 120 000 € | Iroko Zen, Remake Live, Corum (3 lignes diversifiées) | ~3,8 % net (PS 17,2 % en AV vs 18,6 % SCPI directe) |
| Précaution cash (10 %) | 40 000 € | Livret A 22 950 € + LDDS 12 000 € + LEP si éligible | 1,5 % exo IR/PS |
Rendement global net : ~2,9 % = 11 600 €/an = 967 €/mois nets — compléteur idéal d'une retraite (cas Christine Lefèvre).
Profil équilibré (40-60 ans, horizon 10-20 ans)
| Poche | Montant | Outil | Rendement net 2026 |
|---|---|---|---|
| AV multi-supports équilibré (30 %) | 120 000 € | 50 % fonds euros + 50 % UC ETF MSCI World | ~4,2 % net |
| PEA + PEA-PME couple saturation (25 %) | 100 000 € | ETF MSCI World ou S&P 500 | ~5,0 % net (exo IR > 5 ans + PS 17,2 %) |
| SCPI européennes via AV (30 %) | 120 000 € | Iroko Zen + Remake Live + Corum | ~4,0 % net |
| PER (TNS ou TMI 41 %+) (10 %) | 40 000 € | PER Linxea Spirit Capi | Éco IR 41 % à 45 % + capitalisation 4,5 % brut |
| Précaution (5 %) | 20 000 € | Livret A + LDDS | 1,5 % |
Rendement global net : ~4,5 % = 18 000 €/an = 1 500 €/mois nets — profil dominant du palier 400 k€ (cas Léa et Hugo Martinet).
Profil dynamique (30-50 ans, horizon > 20 ans)
| Poche | Montant | Outil | Rendement net 2026 |
|---|---|---|---|
| PEA + AV en ETF actions (50 %) | 200 000 € | ETF MSCI World + S&P 500 + Stoxx Europe 600 | ~6,5 % net long terme |
| Private equity ELTIF 2.0 / FPCI (20 %) | 80 000 € | FCPR/FPCI éligibles art. 163 quinquies B | Cible 8-10 % TRI avec illiquidité 7-10 ans |
| SCPI européennes via AV (20 %) | 80 000 € | Iroko Zen + Remake Live | ~4,0 % net |
| Fonds euros (5 %) | 20 000 € | AV multi-supports | 2,65 % |
| Précaution (5 %) | 20 000 € | Livret A | 1,5 % |
Rendement global net : ~5,8 % = 23 200 €/an = 1 933 €/mois nets — avec volatilité possible -30 % en année 1 (cas Pierre Vidal, capital encore long avant retraite à 65 ans).
Le featured snippet — 400 000 € rapportent combien par mois en 2026 ?
400 000 € placés en 2026 rapportent entre 950 et 1 700 € nets/mois selon le profil : prudent 950-1 100 €/mois (fonds euros 2,65 % + SCPI européennes 4,91 %), équilibré 1 200-1 400 €/mois (60 % UC AV + 40 % SCPI/PEA), dynamique 1 500-1 700 €/mois (ETF MSCI World + private equity). Calculs nets de PFU 12,8 % et PS 17,2 % maintenus sur AV/PEA/foncier nu (LFSS 2026 art. 12), hors CDHR (RFR > 250/500 k€).
Stress-test marché -30 % en année 1 — combien reste-t-il sur 400 000 € en profil dynamique ?
Sur les 16 guides concurrents passés au crible, aucun ne pose le scénario noir chiffré — alors que c'est la première question à se poser avant de choisir son profil de risque. Backtest historique MSCI World EUR : -38 % en 2008, -34 % en mars 2020, -19 % en 2022 (Curvo).
Simulation profil dynamique 400 000 €, -30 % marché en année 1 : 200 k€ PEA ETF World → 140 k€ après crash (perte latente -60 k€), 80 k€ private equity → 60 k€ (perte latente -20 k€), 80 k€ SCPI européennes → 76 k€ (résilience immobilier -5 %), 40 k€ AV+livrets stables. Total fin année 1 = ~316 000 € (-21 % du capital initial). À 5 ans en recovery moyenne historique (rebond +50-70 % post-crash) : 400 000 € → ~480-520 000 €. Conclusion : sans capital court terme et avec horizon 10+ ans, le profil dynamique tient — sinon, basculer équilibré.
Outil Hagnéré Patrimoine : le simulateur d'allocation 400 k€ (intégré au bilan patrimonial offert) calcule en temps réel les scénarios -30 % / -50 % sur votre allocation cible, avec projection rebond historique et capacité d'encaissement personnel selon votre RFR / TMI / horizon.
Le choix de l'AV est central — mais à 400 k€, on ne se contente plus d'UN contrat. Place à l'architecture multi-contrats.
Architecture multi-contrats AV — FGAP France + AVL Luxembourg FAS catégorie A
Vous avez 400 000 € à placer en assurance-vie ? Ne mettez jamais tout sur un seul contrat. C'est la règle technique la plus violée au palier 400 k€, alors qu'elle conditionne directement la sécurité de votre capital.
Le FGAP (Fonds de Garantie des Assurances de Personnes) plafonne à 70 000 € par assureur par déposant — pas par contrat. Au-delà, votre épargne est exposée au risque de défaillance assureur et à la loi Sapin 2 qui permet à l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) de suspendre temporairement les rachats en cas de crise systémique. À 400 k€, l'architecture multi-contrats devient un impératif technique.
L'architecture cible 400 k€ : 3 contrats France + 1 AVL Luxembourg
| Contrat | Montant | Assureur cible | Avantage spécifique |
|---|---|---|---|
| AV France contrat #1 | 70 000 € | Linxea Spirit 2 (Spirica) | FGAP 70 000 € garantis |
| AV France contrat #2 | 70 000 € | Lucya Cardif (BNP Paribas Cardif) | FGAP 70 000 € garantis (2e assureur distinct) |
| AV France contrat #3 | 70 000 € | Placement Direct Vie (Swiss Life) | FGAP 70 000 € garantis (3e assureur distinct) |
| AV Luxembourg FAS catégorie A | 190 000 € | Wealins, OneLife ou Lombard International | Super-privilège créancier 1er rang ILLIMITÉ + triangle de sécurité + univers de supports étendu |
France vs Luxembourg : comparatif technique
| Critère | AV France | AVL Luxembourg FAS catégorie A |
|---|---|---|
| Garantie capital | FGAP 70 000 €/assureur/déposant | Super-privilège créancier 1er rang illimité |
| Loi Sapin 2 (blocage temporaire) | Oui (ACPR peut suspendre les rachats) | Non (juridiction luxembourgeoise) |
| Fiscalité française | Pleine (art. 125-0 A + 990 I CGI) | Pleine (neutralité fiscale — pas un paradis) |
| Ticket d'entrée minimum | Libre (à partir de 100 €) | 125 000 € réglementaires / 250 000 € pratique marché |
| Univers de supports | Restreint au marché français | Étendu (ETF monde, OPC multi-devises, FAS, private equity) |
| Frais entrée typiques | 0 % (Linxea, Lucya, etc.) | 0-4 % selon distributeur |
| Frais gestion annuels | 0,5-0,7 % | 0,7-1,2 % |
L'AVL Luxembourg FAS catégorie A en 30 secondes
Contrat AV souscrit chez un assureur luxembourgeois (Wealins, OneLife, Lombard International), soumis à la fiscalité française pleine (art. 125-0 A + 990 I CGI). Deux atouts inaccessibles en France : (1) super-privilège créancier 1er rang ILLIMITÉ (vs FGAP 70 k€/assureur), (2) triangle de sécurité (actifs en banque dépositaire indépendante, hors loi Sapin 2). FAS catégorie A débloquée à 125 k€ réglementaires (250 k€ pratique marché). Guide AVL complet →
Les seuils fiscaux à connaître au palier 400 k€
Seuil 150 000 € de primes par souscripteur (art. 125-0 A CGI) : au-delà de 8 ans de détention, les rachats sont taxés à 7,5 % sur la fraction des primes ≤ 150 k€ par souscripteur, puis 12,8 % au-delà. Levier couple : 2 × 150 k€ = 300 k€ de primes à 7,5 % — soit pour Léa et Hugo, capacité d'optimisation immédiate. À 400 k€ en cumul couple, vous ne franchissez le seuil 12,8 % que sur la portion excédant 300 k€.
Abattement 152 500 € par bénéficiaire (art. 990 I CGI) : pour les primes versées avant les 70 ans du souscripteur. Pour un couple Martinet avec 2 enfants (Camille et Lucas), l'abattement total mobilisable est de 610 000 € (2 souscripteurs × 152 500 € × 2 bénéficiaires) en transmission AV — soit plus que le capital de 400 k€ à transmettre.
Abattement 30 500 € global art. 757 B CGI (post-70 ans) : c'est un piège fréquent — l'abattement n'est PAS par bénéficiaire mais global, à répartir entre tous les bénéficiaires. Pour Christine Lefèvre (67 ans aujourd'hui), c'est l'intérêt d'ouvrir une 2e AV juste avant 70 ans pour saturer les primes 990 I, puis une 3e AV après 70 ans pour capitaliser des gains qui resteront exonérés DMTG (BOI-ENR-DMTG-10-10-20-20 § 170).
| Critère | Versements AVANT 70 ans (art. 990 I) | Versements APRÈS 70 ans (art. 757 B) |
|---|---|---|
| Type d'abattement | PAR bénéficiaire | GLOBAL, à répartir entre TOUS les bénéficiaires |
| Montant abattement | 152 500 € par bénéficiaire | 30 500 € global sur primes versées |
| Assiette taxée DMTG | Capital + gains (primes + intérêts) | Primes versées uniquement (les GAINS sont exonérés DMTG, BOI § 170) |
| Taux au-delà abattement | 20 % jusqu'à 700 k€ net / 31,25 % au-delà | Barème successoral classique (5-45 % ligne directe) |
| Stratégie type couple 2 enfants | Saturer = 2 × 152 500 × 2 = 610 000 € exonérés | Capitaliser pour gains exo DMTG (les 30 500 € sont vite atteints) |
Stratégie 2 contrats — la combinaison gagnante avant/après 70 ans
La règle d'or au palier 400 k€ : ouvrir 1 contrat AV avant 70 ans (saturer les 152 500 €/bénéficiaire art. 990 I) PUIS 1 contrat AV juste après 70 ans (primes art. 757 B taxées DMTG au-delà de 30 500 € global, mais GAINS capitalisés exonérés DMTG — BOI-ENR-DMTG-10-10-20-20 § 170). Isoler comptablement les deux flux permet d'optimiser la transmission globale : 1 contrat = abattement par bénéficiaire, 2e contrat = générateur de gains exonérés.
Cas Christine Lefèvre — audit AV mariale héritée
Christine hérite d'une AV mariale de 150 000 € souscrite par son mari en 2003 (mari décédé en 2022 à 65 ans). Le mari étant décédé avant son 70e anniversaire, l'intégralité des primes versées entre 2003 et 2022 relève du régime 990 I (abattement 152 500 € par bénéficiaire). Pour 2 bénéficiaires désignés Marie + Antoine : capacité théorique 305 000 € exonérés DMTG, soit exonération totale sur les 150 000 € effectifs. La méthodologie d'audit reste valable pour les configurations où le souscripteur a dépassé 70 ans : isoler comptablement primes pré- vs post-70 ans afin d'allouer 990 I ou 757 B (abattement 30 500 € global) en conséquence. Le revirement Cass. 2e civ. 3/4/2025 n° 23-13.803 sécurise désormais la rédaction de la clause bénéficiaire : la substitution est opposable même sans connaissance de l'assureur — Christine doit auditer si un testament olographe ancien ne modifie pas cette clause.
Sur ce point précis : guide assurance-vie complet, AV luxembourgeoise (présentation), FID vs FAS vs FIC et triangle de sécurité Luxembourg. Quand l'AV est saturée, le PEA prend le relais — 225 k€ par tête.
PEA + PEA-PME : capacité couple 450 000 € — le levier oublié
Le PEA seul plafonne à 150 000 € par personne (CMF art. L221-30). Mais cumulé avec le PEA-PME (CMF art. L221-32-1, plafond complémentaire 75 000 €), vous atteignez 225 000 € par tête — soit 450 000 € pour un couple. Personne ne mobilise cette capacité couple à 400 k€ — un oubli coûteux, puisque le PEA reste la seule enveloppe française qui combine exo IR après 5 ans + PS 17,2 % maintenus LFSS 2026.
Pour Léa et Hugo Martinet, c'est le moteur de capitalisation #1. Pour Pierre Vidal célibataire, plafond individuel 225 k€ à saturer. Pour Christine Lefèvre 67 ans, le PEA cesse d'être prioritaire (horizon trop court, AV plus pertinente pour la transmission).
La mécanique fiscale en 3 chiffres
- Plafond PEA : 150 000 € par personne (1 PEA par majeur résident fiscal français)
- Plafond PEA-PME complémentaire : 75 000 € pour atteindre 225 000 € cumulé par tête
- Fiscalité : exonération IR des produits après 5 ans (CGI art. 157 5° bis), PS 17,2 % maintenus LFSS 2026 (seul prélèvement au retrait)
Projection couple Léa & Hugo — 200 k€ en ETF Monde via PEA à 50 ans
Capitalisation 15 ans de 200 000 € à 8 %/an annualisé en PEA
Capital final = 200 000 × (1 + 0,08)^15 = 200 000 × 3,1722 = 634 434 € Détail fiscalité au retrait à 65 ans : - Plus-value brute = 634 434 - 200 000 = 434 434 € - Exonération IR totale (PEA > 5 ans, art. 157 5° bis) - PS 17,2 % sur PV = 434 434 × 17,2 % = 74 723 € - Capital net après PS = 634 434 - 74 723 = 559 711 € Vs CTO équivalent (PFU 31,4 % LFSS 2026 sur PV) : - 434 434 × 31,4 % = 136 412 € - Capital net CTO = 634 434 - 136 412 = 498 022 € GAIN PEA vs CTO sur 15 ans = +61 689 €
Hypothèse MSCI World EUR Total Return ~8 %/an long terme (Curvo backtest 35 ans = 8,1 %/an annualisé). Performance passée non garante du futur. Volatilité possible -30 % en années défavorables.
Pour faire simple : un couple qui investit 200 000 € en ETF MSCI World via PEA à 50 ans atteint à 65 ans (15 ans de capitalisation à 8 %/an annualisé) un capital de 634 000 € avant fiscalité, et ~560 000 € nets après PS 17,2 %. Le même placement en CTO aurait laissé ~498 000 € nets (PFU 31,4 %). L'écart sur 15 ans atteint +62 000 € — uniquement attribuable au régime fiscal du PEA.
Cas pratique Léa & Hugo : portage PEA Hugo + ouverture Léa
Hugo a réinvesti 45 000 € de liquidités issues de la succession de son père (titres reçus à la clôture du PEA paternel, transférés sur un CTO puis arbitrés vers le PEA déjà ouvert par Hugo en 2017 — le PEA s'éteint au décès, art. L. 221-30 CMF + BOI-RPPM-RCM-40-50-30). Portage à 150 000 € via versement complémentaire 100 000 €. Léa ouvre PEA + PEA-PME → capacité résiduelle 225 000 €. Allocation cible 2026 : 100 000 € PEA Hugo + 50 000 € PEA-PME Léa = 150 000 € en ETF MSCI World pour le moteur de croissance long terme. À ce rythme, capacité couple résiduelle restante : 250 000 € à mobiliser sur les 5 prochaines années via apports complémentaires.
Si vous voulez creuser : guide PEA complet (ETF éligibles, courtiers, fiscalité détaillée) et guide PER complet pour la prochaine étape TNS / TMI 41 %+.
Et pour les libéraux comme Pierre Vidal, le PER joue dans une autre catégorie : éco IR jusqu'à 40 000 €/an au plafond TNS.
400 000 € à allouer en 2026, ça mérite 30 minutes avec un CGP
Bilan patrimonial offert : cartographie de vos enveloppes 2026 (asymétrie CSG 18,6 % vs 17,2 %), simulateur d'allocation net 10-20 ans selon votre TMI et votre âge, audit clauses bénéficiaires AV post-Cass. 3/4/2025, projection stack 779 + 790 G + 790 A bis avant 31/12/2026.
TNS libéral à 45 % d'impôt : le PER peut-il vraiment diviser votre IR par 1,8 ?
Si vous êtes TNS libéral TMI 45 % (médecin, expert-comptable, avocat, notaire, architecte, chirurgien-dentiste), le PER peut diviser par 1,8 votre IR annuel. Plafond combiné 2026 : 88 911 € — soit 2,3 fois le plafond salarié (38 448 €). C'est un avantage TNS rarement chiffré dans les guides généralistes, qui partent en général du seul plafond salarié.
Pour Pierre Vidal, expert-comptable TMI 45 % + CEHR enclenchée, c'est le levier #1 — économie IR théorique au plafond = 88 911 × 45 % = 40 010 €/an, complétée par le rattrapage 5 ans des plafonds non utilisés (LF 2026 art. 9).
Variante salarié : si vous êtes salarié ou dirigeant assimilé salarié SAS, votre plafond PER est de 38 448 € (8 × PASS × 10 %, art. 163 quatervicies CGI). Le levier reste identique, juste mieux plafonné — éco IR TMI 41 % = 15 763 €/an, TMI 45 % = 17 302 €/an.
Les 4 chiffres techniques à retenir
- Plafond salariés 2026 (art. 163 quatervicies CGI) : 10 % des revenus pro N-1 dans la limite de 8 × PASS, soit 38 448 € (8 × 48 060 × 10 %)
- Plafond TNS combiné 2026 (art. 154 bis CGI) : 10 % du bénéfice + 15 % de la fraction comprise entre 1 et 8 PASS = 88 911 € au maximum
- Report étendu LF 2026 art. 9 : les plafonds non utilisés se reportent désormais sur 5 ans (vs 3 ans avant) pour les droits acquis depuis le 01/01/2026 — fenêtre de rattrapage rétroactif puissante
- Fin de la déductibilité après 70 ans (LF 2026 art. 9) : depuis le 01/01/2026, les versements PER au-delà du 70e anniversaire ne sont plus déductibles — privilégier AV 757 B à la place pour cette tranche d'âge
Cas pratique Pierre Vidal — versement PER 50 k€ + reliquat reportable
| Étape | Montant | Calcul |
|---|---|---|
| BNC net 2026 | 195 000 € | Activité expert-comptable cabinet Bordeaux |
| Plafond PER TNS 2026 (personnel BNC 195 k€) | 41 541 € | 10 % × 195 k€ + 15 % × (195 k€ - 48 060) = 19 500 + 22 041 (art. 154 bis II CGI) |
| Plafond PER TNS MAX absolu (réf. 8 PASS) | 88 911 € | 10 % × 8 PASS + 15 % × 7 PASS = 38 448 + 50 463 (atteint à partir de 384 480 € de BNC) |
| Reliquats PER non utilisés N-5 à N-1 (LF 2026 art. 9) | ~30 000 € | Rattrapage rétroactif report étendu 5 ans (vs 3 ans pré-2026) |
| Versement PER cible 2026 (plafond N + reliquats) | 50 000 € | 41 541 € N + ~8 459 € reliquats N-5 → N-1 cumulés |
| Éco IR TMI 45 % année N | 22 500 €/an | 50 000 × 45 % = économie immédiate |
| Éco CEHR (3 % sur tranche 250-285 k€) | +1 050 €/an | Baisse mécanique du RFR via la déduction PER |
| Capital PER après 12 ans (4,5 % net) | 808 000 € | Versements 6 × 50 k€ + capitalisation 4,5 %/an |
| Éco IR cumulée 6 ans (300 k€ versés) | 135 000 € | Avant fiscalité de sortie |
Pierre versement 50 000 € en 2026 via PER assurantiel Linxea Spirit Capi PER (éligible aux supports SCPI Iroko Zen et UC ETF MSCI World) → 22 500 € d'éco IR immédiate + baisse mécanique du RFR qui désamorce partiellement le risque CDHR. Lecture importante du plafond PER TNS : les 88 911 € souvent cités correspondent au plafond MAX absolu (art. 154 bis II CGI), atteint à partir de 384 480 € de BNC (8 PASS). Pour Pierre à BNC 195 k€, le plafond personnel N est de 41 541 € — auquel s'ajoutent les reliquats non utilisés des 5 années précédentes (LF 2026 art. 9, report étendu 3 → 5 ans). Sortie échelonnée sur 12 ans post-retraite (départ à 65 ans en 2043) à TMI 30 % retraite : arbitrage gagnant net de ~15 % de fiscalité économisée sur la sortie vs barème actif.
Piège #4 — PER après 70 ans depuis 01/01/2026
La LF 2026 art. 9 a supprimé la déductibilité des versements PER au-delà du 70e anniversaire. Christine Lefèvre (67 ans) a encore 3 ans de fenêtre, mais à TMI 11-30 %, l'arbitrage reste défavorable : l'éco IR maximale 30 % se paie cher à la sortie (capital réintégré au barème + PFU 12,8 % sur les gains, ou rente viagère au barème). À TMI 11-30 % et > 65 ans, privilégier systématiquement l'AV avant 70 ans (990 I, 152 500 €/bénéficiaire) — gains exonérés DMTG et fiscalité retrait avantageuse après 8 ans (abattement 4 600 € célib / 9 200 € couple/an).
L'immobilier reste un pilier 400 k€, mais 2026 a tout changé : LMNP réintégration amortissements + CSG asymétrique + censure RCS LMP.
Faut-il encore faire du LMNP en 2026 après la réforme des amortissements ?
Trois réformes majeures 2025-2026 ont reconfiguré l'immobilier patrimonial : la réintégration des amortissements LMNP à la plus-value de cession (LF 2025 art. 84, applicable depuis le 15/02/2025), la hausse CSG sur LMNP BIC (LFSS 2026 art. 12, à 18,6 %), et la censure du critère RCS pour le LMP (Cons. const. 19/9/2025 n° 2025-1159 QPC). La plupart des concurrents traitent l'immobilier 400 k€ sans intégrer ces réformes — risque d'erreur grave pour le lecteur (sujet santé/argent où le moindre conseil approximatif peut coûter cher).
LMNP au régime réel — le piège #1 réintégration amortissements
Pour les cessions intervenues à compter du 15/02/2025, l'article 150 VB III CGI (créé par la LF 2025 art. 84) impose la réintégration des amortissements déduits — y compris ceux antérieurs à 2025 (rép. min. 24/03/2026). Le prix d'acquisition est minoré des amortissements cumulés, ce qui gonfle mécaniquement la plus-value imposable.
Exemple chiffré — LMNP achetée 250 k€ en 2014, vendue 380 k€ en 2026
Amortissements cumulés sur 12 ans = 95 000 € Prix d'acquisition retraite art. 150 VB III = 250 000 - 95 000 = 155 000 € Plus-value brute imposable = 380 000 - 155 000 = 225 000 € (vs plus-value brute pré-réforme = 380 000 - 250 000 = 130 000 €) Surcoût LMNP post-LF 2025 : - Différence PV imposable = 225 000 - 130 000 = 95 000 € - IR 19 % + PS 17,2 % (PV immo maintenue à 17,2 %) = 36,2 % - Surcoût fiscal = 95 000 × 36,2 % ≈ +34 400 € Exception : résidences services sociales (étudiants, EHPAD, seniors 65+, USLD) restent hors champ de la réintégration.
Réforme applicable aux cessions à compter du 15/02/2025, y compris pour les amortissements antérieurs à 2025 (rép. min. 24/03/2026).
SCPI européennes — le pivot 2026 au palier 400 k€
Capitalisation marché SCPI fin 2025 : 89 milliards d'euros, collecte nette +4,6 Md€ (+29 % vs 2024 selon ASPIM) — soit 4,2 % du marché AV (2 107 Md€), encore beaucoup de marge de capitalisation. Le taux de distribution (TD = le rendement annuel d'une SCPI) pondéré 2025 = 4,91 %, soit 2,5 fois le rendement d'un fonds euros et 5 fois celui d'un Livret A (ASPIM/IEIF). Avantage stratégique des SCPI européennes (Allemagne, Pays-Bas, Espagne, Italie) : grâce aux conventions fiscales bilatérales (France-Allemagne LP 15 %, France-Pays-Bas LP 15 %, France-Espagne LP 24 %, France-Italie LP 26 %, méthode du crédit d'impôt forfaitaire art. 24 OCDE), les loyers sont souvent imposés dans le pays source avec un taux effectif net 7-10 % vs TMI + PS 17,2 % en SCPI française classique. Logées en AV, elles bénéficient en plus du maintien du PS à 17,2 % LFSS 2026 (vs 18,6 % en SCPI directe ou LMNP).
Top performers 2025 (TDVM publiés sociétés de gestion) : Iroko Zen 7,18 %, Remake Live 7,12 %, Comète 6,52 %, Corum Origin 6,19 %. Pour aller plus loin : guide SCPI complet.
Nue-propriété — décote 25-40 % + hors IFI pendant le démembrement
Achat de la nue-propriété d'un bien (immobilier ou SCPI) à 60-75 % de la valeur en pleine propriété, avec récupération automatique de la pleine propriété après 15-20 ans (extinction de l'usufruit temporaire). Trois avantages au palier 400 k€ : (1) décote immédiate 25-40 % du prix d'acquisition, (2) hors champ IFI pendant le démembrement (art. 968 CGI — seul l'usufruitier est redevable), (3) aucune fiscalité revenus pendant la phase NP (pas de loyers perçus). Utile pour Léa et Hugo si leur trajectoire patrimoniale les rapproche du seuil IFI 1,3 M€.
LMP plus accessible — censure RCS Cons. const. 19/9/2025
La décision Cons. const. 19/9/2025 n° 2025-1159 QPC a censuré la condition d'inscription au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) pour la qualification de Loueur en Meublé Professionnel (LMP). Le statut LMP repose désormais sur 2 conditions cumulatives seulement (art. 155 IV CGI) : recettes locatives > 23 000 € + recettes > revenus pro du foyer fiscal. Avantage LMP : exonération PV pro art. 151 septies après 5 ans + compensation des déficits sur le revenu global. À étudier si vous franchissez les seuils — mais avec vigilance sur la nouvelle CSG 18,6 % LMNP/LMP. Comparatif détaillé : LMNP ou LMP, lequel choisir en 2026 et guide LMNP 2026 complet.
Recommandation Hagnéré au palier 400 k€ — privilégier SCPI européennes en AV
Pour Léa et Hugo (palier 400 k€, TMI 41 %), la poche immobilier (120 k€) doit prioritairement être orientée vers les SCPI européennes logées en AV multi-supports plutôt que vers le LMNP direct. Pourquoi ? PS 17,2 % maintenu LFSS 2026 en AV (vs 18,6 % en LMNP), pas de risque de réintégration amortissements 150 VB III, et diversification immédiate sur 100+ immeubles au lieu d'un seul bien. TD ~7 % brut → ~6 % net après frais AV 0,5 % = 600 €/mois nets sur 120 k€ orientés vers Iroko Zen en AV Linxea Spirit 2.
Aller plus loin sur l'immobilier patrimonial 2026
LMNP 2026 complet — LMNP vs LMP post-QPC 2025-1159 — guide SCPI — PV immobilière 2026.
Maintenant que la palette est posée, voyons comment l'appliquer à 3 cas concrets — en commençant par le couple Martinet.
Cas n° 1 — Dr Léa Martinet 52 + Hugo 54 : couple médecin libérale + cadre, Annecy
Annecy, mai 2026. Léa, 52 ans, médecin généraliste libérale au cabinet médical du quai Jules-Philippe, vient de céder 40 % de sa patientèle à un confrère pour 95 000 € (valorisation méthode notaires : 50 % du CA × 3 ans pondéré × 40 % = 95 k€). Hugo, 54 ans, cadre commercial dans une PME chimique haut-savoyarde (78 k€ brut + 12 k€ variable), hérite de 240 000 € de son père décédé en 2024 (succession ligne directe, abattement 100 k€ art. 779 I, barème progressif appliqué sur les 140 k€ restants → droits payés ~26 200 €). Avec 65 000 € d'épargne accumulée et leurs AV / PEA pré-existants, le couple Martinet franchit le palier 400 k€.
Ce cas combine 3 origines de capital (cession patientèle médicale + héritage ligne directe + épargne) — configuration fréquente au palier 400 k€ mais jamais traitée comme telle dans les guides concurrents. C'est l'intérêt du tableau pivot du H2-2. Pour un audit local : bilan patrimonial Annecy.
Situation complète Martinet (TMI 41 %, 2 enfants)
- Mariés régime communauté, 2 enfants : Camille 18 ans (étudiante PASS Lyon-Est, projet médecine générale comme sa mère), Lucas 16 ans (lycéen en filière scientifique)
- BNC Léa net 110 k€ + salaire Hugo net 78 k€ + variable 8 k€ → revenu net foyer ~196 k€, TMI 41 %
- Patrimoine immo : RP Annecy quartier Carré (580 k€ valeur 2026 à 4 877 €/m² Meilleurs Agents), crédit restant 180 k€ à 1,6 % obtenu en 2018
- AV pré-existante : 45 k€ Linxea Spirit 2 (ouverte 2017, donc maturité fiscale acquise)
- PEA Hugo : 45 k€ (titres hérités du père, lignes Air Liquide + L'Oréal + Schneider)
- Pic patrimonial INSEE : 464 800 € moyen 50-59 ans → couple Martinet pile au pic statistique
Calcul net après fiscalité d'entrée
| Origine | Brut | Fiscalité d'entrée | Net disponible |
|---|---|---|---|
| Cession patientèle Léa (40 %, valeur fonds = 95 k€) | 95 000 € | Art. 238 quindecies CGI = exonération totale PV pour cession d'une branche d'activité libérale ≤ 500 k€, prend le relais quand l'art. 151 septies (exonération basée sur recettes < 90 k€) ne suffit plus. Recettes Léa au-dessus de 90 k€ → 238 quindecies activé. | ~95 000 € (exonération totale sous réserve éligibilité branche complète + 5 ans d'activité) |
| Héritage père Hugo (240 k€ brut) | 240 000 € | Abattement 100 k€ art. 779 I + barème ligne directe sur 140 k€ taxable = ~26 200 € de droits | 213 800 € |
| Épargne accumulée | 65 000 € | Capital déjà imposé (salaires nets) | 65 000 € |
| TOTAL nouveau capital 2026 | 400 000 € brut | — | ~373 800 € net disponible à allouer (sous réserve confirmation 238 quindecies branche complète + 5 ans d'activité) + 90 k€ AV/PEA pré-existants |
L'art. 238 quindecies CGI en 30 secondes (cession patientèle Léa)
Le 238 quindecies CGI exonère TOTALEMENT les plus-values de cession d'entreprise individuelle, branche complète d'activité ou patientèle libérale dont la valeur est ≤ 500 000 € (dégressivement entre 500 k€ et 1 M€). Condition : 5 ans d'activité minimum au jour de la cession. Pour Léa (cession 40 % patientèle = 95 k€, activité libérale > 5 ans), exonération totale sous réserve qualification « branche complète d'activité » par un expert-comptable. Distinct de l'art. 151 septies (exonération basée sur les recettes ≤ 90 k€).
Allocation cible Hagnéré — ~374 k€ nets nouveaux + 90 k€ existants
| Poche | Montant | Outil cible | Rationnel patrimonial |
|---|---|---|---|
| PEA Hugo portage saturation | 100 000 € | ETF MSCI World (Lyxor ETF PEA Monde) | Saturer plafond 150 k€ ; exo IR > 5 ans + PS 17,2 % LFSS 2026 |
| PEA + PEA-PME Léa nouveau | 100 000 € | ETF Lyxor PEA Monde + Stoxx Europe 600 | Capacité couple 450 k€ ; levier 17,2 % maintenu |
| AV nouvelle Léa Linxea Spirit 2 | 70 000 € | 60 % fonds euros + 40 % SCPI Iroko Zen | FGAP 70 k€ garantis + transmission 990 I 152 500 €/bénéficiaire |
| AV nouvelle Hugo Lucya Cardif | 70 000 € | 60 % fonds euros + 40 % UC ETF World | FGAP × 2e assureur distinct (BNP Cardif vs Spirica) |
| Don 790 A bis Camille avant 31/12/2026 | 60 000 € | Aide future acquisition RP Camille (jeune active post-études, sous réserve qualification RP effective) | Fenêtre fiscale rare ; engagement affectation RP + conservation 5 ans obligatoire — à arbitrer avec calendrier études PASS Camille |
Optimisations spécifiques — PER Léa + don anticipé
PER Léa 22 000 € (10 % du BNC = plafond classique TNS, marge sous-utilisée sur les 5 dernières années → activer le rattrapage report 5 ans LF 2026 art. 9). Économie IR TMI 41 % = 22 000 × 41 % = 9 020 €/an d'éco IR immédiate, équivalent à ~3 années de SCPI sur la même poche. À cumuler sur 10 ans (220 k€ versés) → 90 200 € d'éco IR + capitalisation à 4,5 %/an → capital PER ~285 k€ à 62 ans.
Don 790 A bis pour Camille (60 k€) : Camille envisage l'achat de sa première RP en sortie d'études (horizon 2-4 ans). La fenêtre 790 A bis ferme le 31/12/2026 sans prorogation annoncée à ce stade. Vigilance qualification RP (art. 790 A bis CGI + BOI-ENR-DMTG-20-20-20) : le bien doit être affecté à la résidence principale du donataire, avec engagement de conservation de 5 ans. Tant que Camille est étudiante hors d'Annecy, un studio acquis dans cette ville ne qualifierait pas comme RP. Économie estimée sur le seul aspect droits de donation : 60 k€ × 5 % (1re tranche barème ligne directe) ≈ 3 k€, hors valorisation de la fenêtre fiscale rare.
Piège VEFA-only + délai 6 mois rigide art. 790 A bis (Camille)
(1) VEFA exclusif — CMI hors VEFA rejeté : la rép. min. n° 5903 du 11/02/2026 et la note AUREP de 2026 confirment que l'exonération 790 A bis ne couvre QUE l'acquisition d'un logement neuf en VEFA ou clé en main, à l'exclusion d'un terrain + CMI (contrat de construction de maison individuelle). Si Camille opte pour terrain + construction hors VEFA, la donation perd son exonération → +12 k€ DMTG sur 60 k€.
(2) Délai 6 mois rigide : les fonds donnés doivent être affectés à l'acquisition (ou aux travaux de rénovation énergétique éligibles) avant la fin du 6e mois suivant le versement (Inafon + alsnot — pas de rattrapage). Pour Camille en études PASS étalées 2-3 ans, la stratégie « don maintenant, achat plus tard » est incompatible avec ce délai. Deux options praticables : (a) attendre que Camille ait identifié son projet VEFA pour activer le don 6 mois avant la signature (mais fenêtre 31/12/2026 contraignante), ou (b) reconvertir la stratégie en don 779 + 790 G classique (capacité 131 865 € en franchise) sans le bonus 790 A bis.
Arbitrage Hagnéré pour Camille : privilégier le don classique 779 + 790 G en 2026 (131 865 € en franchise) puis réactiver une 2e tranche à ses 25-26 ans quand le projet RP VEFA sera concret — quitte à perdre la fenêtre 790 A bis si elle ferme. Le bilan patrimonial Hagnéré arbitre cette décision sur dossier.
Pas de LMNP : arbitrage défavorable au palier 400 k€ post-réformes 2025-2026 (réintégration amortissements 150 VB III + alourdissement 18,6 % CSG vs 17,2 % SCPI européennes en AV). Pour aller plus loin sur les arbitrages dirigeant : holding patrimoniale.
Projection 15 ans — trajectoire vers 1 M€
Projection patrimoniale couple Martinet 2026 → 2041 (Léa 67 ans, Hugo 69 ans)
Capital total 2026 = 400 000 € (nouveau) + 90 000 € (AV + PEA existants) = 490 000 € Allocation pondérée : - 200 k€ PEA ETF MSCI World @ 7 % net = 552 000 € à 15 ans - 140 k€ AV multi-supports @ 4,5 % net = 271 000 € à 15 ans - 60 k€ Don 790 A bis (sorti du patrimoine couple, dans le patrimoine Camille) - 22 k€ × 10 ans PER Léa @ 4,5 % = 285 000 € à 15 ans (avec 90 k€ éco IR cumulée) - 90 k€ existants @ 4,5 % = 174 000 € à 15 ans TOTAL ESTIMÉ COUPLE À 67 ANS = 552 + 271 + 285 + 174 = 1 282 000 € + RP Annecy estimée 750 k€ (croissance 1,5 %/an Annecy) - 0 € crédit (remboursé 2034) PATRIMOINE GLOBAL 2041 ≈ 2 030 000 € (top 5 % INSEE) FRANCHISSEMENT SEUIL IFI 1,3 M€ : à anticiper dès 2032-2033
Hypothèses prudentes : PEA 7 % net (vs 8,1 % MSCI World historique 35 ans), AV 4,5 % net mixte, PER 4,5 % net + éco IR 41 %. Hors aléa marché. Performance passée non garante du futur.
Pierre Vidal, lui, joue dans une catégorie fiscale différente : TMI 45 % + CEHR + risque CDHR.
Cas n° 2 — Pierre Vidal 48 ans : expert-comptable célibataire, Bordeaux, TMI 45 % + CEHR
Bordeaux, mai 2026. Pierre Vidal, 48 ans, expert-comptable libéral inscrit à l'Ordre des experts-comptables de Nouvelle-Aquitaine, dirige un cabinet de 8 collaborateurs (CA 380 k€, BNC net 195 k€). Vient d'encaisser 120 000 € de la cession de 30 % de son cabinet à un confrère bordelais (valorisation 1,05 × CA = parts cédées 30 % × 380 k€ × 1,05 = 120 k€). Célibataire sans enfant, en couple non marié non PACS. Avec 80 000 € d'épargne accumulée et une AV mature de 200 000 € (ouverte en 2014, donc 12 ans de maturité fiscale), il franchit le palier 400 k€. Son défi : éviter la CDHR qui menace son RFR 2026.
Pierre incarne le profil TNS libéral 250-400 k€ BNC au pic de carrière, que les guides concurrents zappent systématiquement. C'est pourtant la configuration type au palier 400 k€ en profession libérale. Pour un audit local : expert-comptable Bordeaux et CGP local.
Situation complète Vidal — déclenchement CEHR confirmé
| Composante revenu 2026 | Montant | Impact RFR |
|---|---|---|
| BNC cabinet expert-comptable | 195 000 € | +195 000 € |
| Cession 30 % cabinet (étalée 5 ans art. 39 quaterdecies, hypothèse) | 55 000 € | +55 000 € net pour 2026 (après abattement) |
| Dividendes SELARL | 35 000 € | +35 000 € au RFR |
| Produits AV (rachat partiel) | 5 000 € | +5 000 € |
| RFR 2026 estimé | 285 000 € | Au-delà seuil CEHR 250 k€ célibataire |
| CEHR 3 % × (285 - 250 k€) = 1 050 € | 1 050 € | Déclenchement confirmé |
| Risque CDHR (plancher 20 % × 285 k€ = 57 k€) | — | IR + CEHR Pierre déjà > 57 k€ → CDHR ne joue pas mécaniquement, mais vigilance |
Stratégie 5 leviers + 3 avertissements jurisprudentiels
Levier 1 — PER versement 50 000 € sur plafond TNS 88 911 €. Éco IR 45 % = 22 500 €. Baisse mécanique du RFR via la déduction → désamorce partiellement la CDHR + reliquat 38 911 € reportable 5 ans (LF 2026 art. 9).
Levier 2 — Apport-cession 150-0 B ter étudié mais risqué : post-LF 2026 art. 11, conditions durcies (70 % du prix à remployer en 36 mois, conservation 5 ans, immobilier exclu) — Pierre devrait immobiliser ~280 k€ en private equity opérationnel ou titres PME pendant 5 ans. Illiquidité majeure, à n'activer que si trajectoire de cession totale du cabinet à 5-7 ans (cas non confirmé chez Pierre). Verrou jurisprudentiel CE 16/02/2024 n° 472835 : le maintien du report d'imposition exige que la holding réceptrice n'ait pas le contrôle de la cible AVANT l'acquisition — le contrôle doit être OBTENU par le réinvestissement. Tout montage où la holding contrôle déjà la cible à la date de l'apport entraîne déchéance rétroactive du report (sécuriser ce point avec un expert avant tout apport-cession, expertise Hagnéré Patrimoine + audit fiscal pré-cession). Détail mécanique post-LF 2026 : guide apport-cession 150-0 B ter et stratégie cession globale : céder son entreprise (optimisation fiscale 2026).
Levier 3 — Architecture AV multi-contrats : conserver AV existante 12 ans 200 k€ (maturité fiscale acquise — rachats partiels sous abattement 4 600 €/an + PFU 7,5 % au-delà sur primes < 150 k€) + ouvrir 2e AV France 70 k€ (Lucya Cardif) + ouvrir AVL Luxembourg FAS A 130 k€ (Wealins ou OneLife — super-privilège créancier 1er rang + univers étendu).
Levier 4 — PEA + PEA-PME 130 k€ en ETF MSCI World (exo IR > 5 ans + 17,2 % PS maintenu LFSS 2026). Pierre célibataire, plafond individuel 225 k€ — sature 130 k€ tout de suite, 95 k€ de capacité résiduelle pour les 5 prochaines années.
Levier 5 — SCPI européennes en AV 50 k€ : Iroko Zen via AV Linxea (Suravenir), TD 7 % brut → ~6 % net après frais AV. Complément revenus passifs ~250 €/mois nets.
| Poche | Montant | Outil | Particularité fiscale |
|---|---|---|---|
| PER bancaire | 50 000 € | Linxea Spirit Capi PER (SCPI éligibles) | Éco IR 22 500 € + baisse RFR → désamorce CDHR |
| AV France existante Linxea (versement complémentaire) | 70 000 € | 50 % fonds euros + 50 % UC ETF | Maturité fiscale 12 ans acquise + FGAP 70 k€ |
| AVL Luxembourg FAS catégorie A | 130 000 € | Wealins ou OneLife multi-supports + private equity | Super-privilège illimité + triangle de sécurité |
| PEA + PEA-PME individuel | 130 000 € | ETF MSCI World + Stoxx Europe 600 PME | Exo IR > 5 ans + 17,2 % PS maintenu |
| SCPI Iroko Zen en AV | 50 000 € | Linxea Spirit 2 / Suravenir | TD 7 % brut, complément revenus ~250 €/mois |
| Précaution Livret A + LDDS | 30 000 € | Liquidité urgence | 1,5 % exo IR/PS |
Levier praticien #6 — SPFPL + compte courant associé : l'arme #1 des dirigeants SELARL (gain 9 k€/an récurrent)
Pour un expert-comptable SELARL comme Pierre (BNC 195 k€ + dividendes SELARL 35 k€/an), la structuration patrimoniale optimale au palier 400 k€ passe par la création d'une SPFPL (Société de Participations Financières de Professions Libérales) holding détenant les parts de la SELARL. Mécanique : remontée des dividendes via le régime mère-fille (CGI art. 145 + 216 : 95 % d'exonération, quote-part frais et charges 5 % imposée à l'IS 25 %) = fiscalité effective 1,25 % (5 % × 25 %) ; le taux peut descendre à 0,75 % en intégration fiscale (CGI art. 223 A : quote-part ramenée à 1 %). Sources : Fahem Patrimoine, Pivoine Avocats, EFL Mémento Fiscal 2026 § 35100.
Gain chiffré pour Pierre : sur 30 k€ de dividendes/an, la SPFPL transforme 9 420 € de fiscalité directe (PFU 31,4 % en distribution directe) en ~712 € via la holding (30 k × 95 % exo × 25 % IS = 356 € + quote-part 5 % × 25 % = 356 €). Gain net annuel ≈ 8 700 €, arrondi à 9 120 € une fois intégré le différentiel d'IS sur la capitalisation interne. Capital cumulable dans la holding pour le cash-out final lors de la cession totale du cabinet à 65 ans. Coût de structuration SPFPL 2026 : honoraires notaire 1 200-1 800 € HT + droits enregistrement 375 € + expert-comptable rédaction statuts 1 500-2 500 € HT = total 3 075 à 4 675 € (CSOEC baromètre 2025). ROI : dès l'année 1.
Levier accessoire — compte courant d'associé (CCA) : alimenter le CCA de la SELARL avant distribution rehausse le seuil de la base 10 % (capital + primes + CCA) qui sépare la part dividende non cotisée (PFU 31,4 %) de la part cotisée TNS (15-25 % URSSAF/CARMF selon tranche RAM, art. L. 131-6 CSS). Pour un capital de 10 k€ + CCA de 200 k€ = seuil 21 k€/an au-delà duquel les cotisations TNS s'appliquent — ce sont donc ~21 k€/an de dividendes supplémentaires qui échappent à URSSAF/CARMF.
SPFPL + CCA en 30 secondes (pour TNS libéraux SEL)
La SPFPL (Société de Participations Financières de Professions Libérales, art. L. 5125-1 CSP) est la holding patrimoniale réservée aux professions libérales réglementées. Elle détient les parts de la SELARL/SELAS et fait remonter les dividendes via le régime mère-fille (CGI art. 145 + 216 : 95 % d'exonération, fiscalité effective 1,25 %). Le CCA (compte courant d'associé) rehausse le seuil 10 % au-delà duquel les dividendes deviennent cotisés URSSAF/CARMF. Détail CCA 2026 → et régime mère-fille vs intégration fiscale.
Variante dirigeant SAS : la holding SAS à l'IS joue le même rôle que la SPFPL pour les libéraux — le régime mère-fille (CGI art. 145 + 216) est intégralement applicable, avec la même fiscalité effective 1,25 % sur les dividendes remontés. Guide holding patrimoniale SAS →
Réforme SEL 2024 → BNC : double appel URSSAF/CARMF 2025-2026
Depuis le 01/01/2024 (doctrine DGFiP confirmée AUREP + Akilys), la rémunération technique des associés de SEL (part liée à l'activité professionnelle, distincte de la part « gérance ») bascule en BNC. Pour Pierre Vidal en SELARL, conséquence opérationnelle : l'associé reçoit deux fois l'appel URSSAF/CARMF la première année — provisionnel sur la base SEL + définitif sur la base BNC — faute de SIREN distinct côté DGFiP. Décalage trésorerie typique : 30-50 k€ sur 12 mois. À anticiper dans le pilotage de trésorerie 2025-2026 et à intégrer dans la décision d'activation SPFPL (la structuration holding amortit l'impact).
3 avertissements jurisprudentiels pour Pierre
(1) CE 30/3/2026 n° 502243 — ne PAS apporter d'usufruit temporaire à une holding pour cession ultérieure, même rémunérée en titres : le Conseil d'État a fermé cette porte définitivement. Requalification revenu BNC + TMI + 17,2 % PS au titre de l'art. 13, 5° CGI.
(2) CE 7/5/2025 n° 491635 — si Pierre se prépare à céder son cabinet à la retraite (horizon 65 ans = 2043), maintenir une rémunération « normale » les 5 dernières années avant cession pour bénéficier de l'abattement fixe 500 k€ art. 150-0 D ter. Le critère opérationnel retenu par le Conseil d'État (Tyls + EFL) : être dans le top 5 des salaires de l'entreprise sur la période. Le cas redressé portait sur un dirigeant à 1 282 €/mois — clairement insuffisant. Sous-rémunération = refus abattement → perte 500 k€ × 12,8 % PFU = +64 k€ IR.
(3) Cass. com. 10/4/2019 n° 17-19.733 Techmeta — pas d'abandon d'usufruit sans formalisation notariée : risque de requalification en donation indirecte taxée 60 % entre tiers (Pierre célibataire sans enfant, héritiers second degré).
Aller plus loin pour TNS libéral et dirigeant SELARL/SAS
Holding patrimoniale — apport-cession 150-0 B ter — régime mère-fille — céder son entreprise (2026) — compte courant associé 2026.
À l'autre bout du cycle de vie, Christine Lefèvre, 67 ans, veuve, illustre le palier 400 k€ post-RP.
TNS libéral TMI 45 % comme Pierre Vidal ? Le PER peut diviser votre IR par 1,8
Bilan patrimonial offert : simulation PER 88 911 € plafond TNS, calcul éco IR + baisse RFR pour désamorcer la CDHR, audit apport-cession 150-0 B ter post-LF 2026, projection cession cabinet à 65 ans avec abattement 500 k€. 30 minutes avec Quentin Hagnéré, CGP ORIAS 23002291.
Cas n° 3 — Christine Lefèvre 67 ans : veuve, Lyon, transmission active 2 enfants + 4 petits-enfants
Lyon, mai 2026. Christine Lefèvre, 67 ans, veuve (mari Pierre décédé d'un infarctus en 2022 à 65 ans), vient de vendre la résidence secondaire ardéchoise du couple pour 250 000 € (maison de village achetée 95 k€ en 2002, détenue 22 ans → exonération PS atteinte à 30 ans non, mais exonération IR atteinte à 22 ans → coût fiscal résiduel ~17 k€ PS, soit net 233 k€ ; pour simplicité on retient 250 k€ net en arrondissant). Avec l'AV mature de 150 000 € héritée du mari (souscrite 2003, primes majoritaires avant 70 ans du mari), elle franchit le palier 400 k€.
Ses 2 enfants — Marie 42 ans cadre dans la banque privée à Paris et Antoine 39 ans artisan menuisier à Lyon — sont en âge d'acheter une RP. Antoine cherche activement un T3 dans le 4e arrondissement de Lyon (4 626 €/m²) depuis 6 mois. La fenêtre Don 790 A bis ferme le 31 décembre 2026 — c'est le moment fort de la stratégie Christine. Pour un audit local : veuve Lyon — bilan transmission.
Situation Christine + objectifs
- Veuve depuis 2022, mari Pierre décédé à 65 ans (cadre supérieur secteur pharma, retraité depuis 2020)
- 2 enfants adultes : Marie 42 ans (cadre banque privée Paris, 95 k€ brut/an, 2 enfants), Antoine 39 ans (artisan menuisier Lyon, 38 k€ brut/an, 2 enfants)
- 4 petits-enfants : Hugo 14, Léa 12 (enfants de Marie), Tom 8, Sarah 5 (enfants d'Antoine)
- Pension cumulée Christine : retraite régime général + AGIRC-ARRCO = 38 k€ nets/an + pension de réversion LFPP du mari = 18 k€/an → revenus annuels nets 56 k€
- RP Christine : appartement quartier Brotteaux Lyon 6e (450 k€ estimés, déjà payé)
- TMI : 11-30 % selon retraits AV programmés
- Objectifs hiérarchisés : (1) rente complémentaire 1 500 €/mois nets stable, (2) transmission optimisée aux 2 enfants, (3) don RP 790 A bis pour Antoine projet 2026
Stratégie 5 piliers Christine
Pilier 1 — Don 790 A bis Antoine 100 000 € avant 31/12/2026. Antoine achète RP T3 Lyon Carré d'Or dans 6 mois → exonération droits de mutation + cumul possible avec l'abattement art. 779 (100 k€ Christine) + don familial art. 790 G (31 865 €) → stack 231 865 € en franchise pour Antoine. Conservation RP 5 ans obligatoire (sinon reprise des droits + intérêts de retard). Documenté chez le notaire de Lyon avec acte de donation simple. Vigilance VEFA exclusif : si Antoine envisage un terrain + CMI plutôt qu'un appartement neuf en VEFA ou clé en main, l'exonération est rejetée (rép. min. 5903 du 11/02/2026 + AUREP) → orienter Antoine vers un programme VEFA Lyon 4e ou un T3 ancien rénové livré clé en main, sous délai d'affectation 6 mois post-versement (Inafon).
Pilier 2 — Audit AV mariale héritée 150 k€. Pierre, mari de Christine, est décédé en 2022 à 65 ans (donc avant son 70e anniversaire) — la totalité des primes versées entre 2003 et 2022 relève donc du régime 990 I (versements avant 70 ans). Conséquences :
- 150 k€ de primes intégralement sous régime 990 I → abattement 152 500 € par bénéficiaire pour Marie et Antoine = capacité théorique 305 000 € exonérés DMTG (largement supérieure aux 150 k€ effectifs — exonération totale)
- Christine en sa qualité de conjointe survivante reste exonérée art. 796-0 bis CGI quelle que soit la quotité reçue ; la transmission directe aux 2 enfants Marie + Antoine est donc à arbitrer en fonction de la clause bénéficiaire en vigueur
- Cass. 2e civ. 3/4/2025 n° 23-13.803 : sécuriser la rédaction de la clause bénéficiaire post-revirement (substitution opposable même sans connaissance assureur). Notaire vérifie absence de testament olographe ancien du mari modifiant la clause. Pour la mécanique quasi-usufruit liée : guide quasi-usufruit et convention quasi-usufruit 2026
- Duo jurisprudentiel Cass. 1re civ. 2/5/2024 n° 22-14.829 + Cass. 2e civ. 19/12/2024 n° 23-19.110 : chaque prime AV doit être appréciée individuellement à sa date de versement au regard du patrimoine global du souscripteur (versement par versement), et les héritiers ne peuvent opposer la réserve héréditaire pour qualifier les primes d'exagérées (art. L. 132-13 Code des assurances). Doctrine opératoire complète Hagnéré Patrimoine pour l'audit des AV mariales post-versement post-70 ans
Pilier 3 — Allocation 300 k€ restants (après don Antoine 100 k€) :
| Poche | Montant | Outil | Justification |
|---|---|---|---|
| AV nouvelle Linxea Spirit 2 (priorité 990 I avant 70 ans) | 180 000 € | 60 % fonds euros 2,65 % + 40 % SCPI Remake Live en AV | Saturer 990 I avant 70 ans (152 500 €/bénéficiaire pour Marie + Antoine = 305 k€ exo) — fenêtre 36 mois restante |
| SCPI Pierval Santé en direct | 80 000 € | SCPI thématique santé (rendement 5,5 %, exposition EHPAD + cliniques) | Revenus mensuels ~370 €/mois nets compléments retraite |
| Précaution Livret A + LDDS + LEP | 40 000 € | Liquidité immédiate (santé, dépendance) | 1,5 % à 2,5 % exo IR/PS |
Pilier 4 — Ouverture 2e AV après 70 ans (à 70 ans dans 3 ans)
À 70 ans (donc 2029), Christine ouvre une 2e AV juste après son 70e anniversaire — les primes versées seront sous régime 757 B (abattement 30 500 € global) MAIS les gains capitalisés restent exonérés DMTG (BOI-ENR-DMTG-10-10-20-20 § 170). Logique : on isole les primes 990 I sur la 1re AV (la mariale d'avant 70 ans) et on cantonne les nouveaux versements 757 B sur la 2e — chaque enveloppe joue son rôle au lieu de tout mélanger.
Vigilance Cass. com. 11/9/2024 n° 22-23.014 : pour les versements AV programmés à 69 ans 11 mois, anticiper 60 à 90 jours d'encaissement avant 70e anniversaire (l'assureur n'est pas tenu d'indemniser le préjudice fiscal d'un versement encaissé 6 jours après les 70 ans).
Pilier 5 — Convention quasi-usufruit AV NOTARIÉE obligatoire (risque DMTG 20 k€ sinon)
Christine hérite en quasi-usufruit légal d'une part du portefeuille titres mariale ET du capital AV consommé. Cass. com. 27/11/2024 n° 23-12.151 fixe la règle : sans convention de quasi-usufruit signée chez le notaire (ou acte sous seing privé à date certaine), Marie et Antoine ne pourront pas déduire cette dette à son décès. Résultat : ils paieront des droits sur de l'argent qui leur revenait déjà. Base légale : art. 768 CGI (déductibilité des dettes successorales), lu en combinaison avec l'art. 774 bis CGI pour le régime spécifique des dettes de restitution de quasi-usufruit (Chambre des Notaires de Paris + 121e Congrès des Notaires 2025).
Chiffrage du risque pour Christine : sur les 150 k€ de capital AV mari intégrés dans le quasi-usufruit, sans convention notariée, ses 2 enfants Marie et Antoine perdent à terme la déduction de la dette de restitution lors de sa succession → DMTG sur 50 k€ taxables (150 k€ - abattement 100 k€ par parent) × ~20 % barème ligne directe ≈ 10 000 € de droits évitables × 2 enfants = ~20 k€ de DMTG en risque. Convention notariée à formaliser dans les 12 mois maximum après la succession Pierre — toujours réalisable rétroactivement aujourd'hui en 2026 pour la succession 2022 (cabinet Hagnéré Patrimoine flèche vers notaire spécialisé Lyon).
Pilier 6 — Stack transmission 4 petits-enfants (art. 790 CGI) + donation-partage
Vous êtes grand-parent ? Vous pouvez donner 31 865 € à chaque petit-enfant, tous les 15 ans, sans aucun impôt. C'est l'art. 790 CGI, distinct du don familial 790 G classique. Christine a 4 petits-enfants : Hugo 14, Léa 12 (enfants de Marie), Tom 8, Sarah 5 (enfants d'Antoine). Pour Christine seule, 4 petits-enfants × 31 865 € = 127 460 € en franchise totale sur 15 ans (la capacité du grand-père est éteinte depuis son décès). Complément à la majorité de chaque petit-enfant par le don familial 790 G (31 865 € supplémentaire chacun, sous condition donataire majeur). Levier transmission souvent oublié dans les cabinets — Hagnéré Patrimoine l'intègre à chaque audit transmission palier 400 k€ avec petits-enfants.
Outil notarial pivot — donation-partage (Cass. 1re civ. 2/10/2024 n° 22-19.672) : la donation-partage n'est PAS soumise au rapport successoral de l'art. 843 C. civ., même hors conditions de l'art. 1078, ce qui fige les valeurs au jour de l'acte (et non au jour du décès). Pour Christine, c'est l'arme #1 pour transmettre des biens valorisés à Marie et Antoine sans risque de rapport entre vifs ni de réévaluation à terme — à coupler avec le quasi-usufruit notarié (pilier 5) sur la quote-part liquide. Méthode complète : guide donation-partage 2026 et donation aux petits-enfants (saut de génération).
Projection 10 ans Christine — rente + transmission cible
Projection 10 ans Christine — 300 000 € allocation prudente + 100 000 € donés à Antoine
Allocation 300 000 € × 3,8 % net pondéré = 11 400 €/an = 950 €/mois NETS Détail rente mensuelle 67 → 77 ans : - AV 180 k€ × 3,5 % net = 6 300 €/an = 525 €/mois - SCPI 80 k€ × 5,5 % net = 4 400 €/an = 367 €/mois - Livrets 40 k€ × 1,5 % = 600 €/an = 50 €/mois - TOTAL RENTE = ~942 €/mois (cumul revenus passifs) - + Pension 56 k€/an = 4 667 €/mois - REVENU TOTAL CHRISTINE = ~5 609 €/mois Projection transmission cible à 80 ans (décès hypothétique) : - AV 990 I (avant 70 ans) : 305 000 € exonérés Marie + Antoine (152 500 € × 2) - AV 757 B (après 70 ans, ouverte 2029) : 30 500 € abattement global + gains exo DMTG - Don 790 A bis Antoine : 100 000 € déjà transmis hors patrimoine Christine - Stack 779 résiduel : 100 000 € × 2 enfants = 200 000 € exonérés - TRANSMISSION TOTALE EN FRANCHISE = ~535 500 € pour 2 enfants
Hypothèses prudentes : AV 3,5 % net après frais, SCPI 5,5 % net, Livret A 1,5 %. Hors aléa marché et inflation. Performance passée non garante.
Aller plus loin sur la transmission 60+ ans
Quasi-usufruit — convention quasi-usufruit 2026 (Cass. 27/11/2024) — donation-partage 2026 — don aux petits-enfants — protection conjoint survivant.
Léa, Pierre et Christine ont des situations très différentes — mais la même fenêtre de transmission s'ouvre à eux : le stack 779 + 790 G + 790 A bis. On le déplie maintenant.
Transmission optimale — stack 779 + 790 G + 790 A bis (fenêtre 31/12/2026)
Vous pouvez transmettre jusqu'à 331 865 € par enfant en franchise totale de droits sur 15 ans en empilant trois mécanismes du Code général des impôts. Mais la fenêtre 790 A bis ferme le 31 décembre 2026 sans prorogation annoncée à ce stade — c'est maintenant ou jamais, et aucun guide concurrent ne pose ce stack au palier 400 k€.
Les 3 mécanismes cumulables
| Mécanisme | Article CGI | Plafond / parent / enfant | Renouvellement |
|---|---|---|---|
| Abattement classique ligne directe | 779 I | 100 000 € par parent par enfant | 15 ans (rappel art. 784) |
| Don familial de sommes (« don Sarkozy ») | 790 G | 31 865 € par donateur par donataire majeur | 15 ans (donateur < 80 ans, donataire majeur) |
| Don exonéré temporaire RP | 790 A bis | 100 000 € par donateur (plafond global 300 000 € par donataire) | NON renouvelable — fenêtre 15/02/2025 → 31/12/2026 |
Calcul stack maximal par enfant
Stack maximal en franchise par enfant — couple donateur
Stack par enfant — UN parent donateur : - 779 I : 100 000 € (abattement ligne directe par parent) - 790 G : 31 865 € (don familial somme d'argent, donateur < 80 ans, donataire majeur) - 790 A bis : 100 000 € (don RP neuve/VEFA ou rénovation énergétique, fenêtre 31/12/2026) = 231 865 € en franchise (1 parent) Stack par enfant — COUPLE donateur (cumul des 2 plafonds parentaux) : - 779 I : 100 000 € × 2 parents = 200 000 € - 790 G : 31 865 € × 2 parents = 63 730 € - 790 A bis : 100 000 € × 2 parents = 200 000 € = 463 730 € théorique par enfant (cumul couple plein) Chiffre clé retenu dans ce guide = 331 865 € par enfant : correspond au stack 1 parent (231 865 €) + 1 don 790 A bis additionnel du 2e parent (100 000 €). Référence prudentielle qui évite tout soupçon d'abus de droit fiscal L. 64 A LPF en sur-empilant les mécanismes ; le chiffre 463 730 € reste théorique et à arbitrer en consultation notaire. POUR 2 ENFANTS (couple donateur, en référence prudentielle) : 2 × 331 865 € = 663 730 € EN FRANCHISE (au-delà du capital 400 k€ disponible — capacité résiduelle pour les paliers patrimoniaux supérieurs).
Au palier 400 k€, le stack permet en théorie de transmettre la totalité du capital en franchise pour un couple avec 2 enfants — sous réserve respect des conditions 790 A bis (acquisition RP neuve/VEFA ou rénovation énergétique, conservation 5 ans).
Application palier 400 k€ — cas couple Martinet
Pour Léa et Hugo Martinet (couple 400 k€, 2 enfants Camille 18 et Lucas 16) : don 790 A bis 60 000 € pour Camille avant 31/12/2026 (projet studio Annecy d'ici 2 ans) → économie ~3 k€ droits + sécurité fenêtre. Capacité résiduelle 790 A bis Camille = 240 000 € (cumul parental couple 200 k€ + capacité conventionnelle 779 G). Pour Lucas (16 ans aujourd'hui, projet RP plus lointain) : programmer l'activation 790 A bis si une nouvelle fenêtre s'ouvre via LF 2027 (à anticiper — sinon Lucas devra se contenter du stack classique 779 + 790 G).
Pour Christine Lefèvre (palier 400 k€ post-vente RP + AV mariale, 2 enfants) : don 790 A bis 100 000 € pour Antoine (artisan Lyon, projet T3 Lyon 4e dans 6 mois) — cumulé avec 779 (100 k€) et 790 G (31 865 €), Antoine reçoit 231 865 € en franchise totale sur 15 ans. Marie (déjà cadre banque privée Paris, propriétaire de sa RP) ne mobilise pas le 790 A bis mais bénéficie de l'optimisation AV 990 I (152 500 € abattement transmission au décès Christine).
3 pièges à éviter sur le stack transmission
(1) 790 A bis non cumulable avec MaPrimeRénov' ni déduction IR mêmes dépenses (art. 790 A bis § 920 + BOI-ENR-DMTG-20-20-20 MAJ 04/09/2025). Choisir le levier : soit le don exonéré, soit l'aide travaux d'État.
(2) Engagement conservation RP 5 ans obligatoire — en cas de revente avant 5 ans, reprise des droits + intérêts de retard. Documenté chez le notaire avec clause de remploi en cas d'événement majeur (mutation pro, divorce, décès).
(3) Donation NP de contrat de capitalisation : PAS de purge de la plus-value latente (contrairement à la donation en pleine propriété qui purge). Vigilance mini-abus de droit L. 64 A LPF : donation NP + rachat programmé / SCI sans substance / holding pré-cession sans réalité économique → risque majoration 40-80 %.
Si vous voulez creuser ensuite : guide donation et transmission complet. Et pour rappel, les 7 erreurs qui peuvent ruiner toute cette mécanique sont synthétisées en début de guide.
Les 3 choses à retenir sur 400 000 € en 2026
- 400 000 € = palier de bascule HNW émergent (INSEE Focus 371 : top 30 % France, juste après D7 à 381 800 €, loin du seuil IFI 1,3 M€). Plafond PEA dépassé, AV 152 500 €/bénéficiaire pile dépassé, AVL FAS catégorie A débloquée à 125 000 €, gestion privée bancaire ouverte — mais pas encore en gestion de fortune. C'est la zone-cible optimale du CGP indépendant ORIAS.
- L'origine du capital change tout. Vente RP exonérée (400 k€ → 400 k€ net) vs cash-out dividendes PFU 31,4 % (400 k€ → 275 k€ net) : 125 000 € d'écart sur le même montant brut. Léa & Hugo (cession + héritage + épargne TMI 41 %), Pierre Vidal (cession partielle TNS TMI 45 % + CEHR), Christine Lefèvre (vente RP + AV mariale TMI 11-30 %) débouchent sur 3 allocations très distinctes.
- Trois leviers fiscaux 2026 jamais cumulés ailleurs : asymétrie CSG LFSS 2026 art. 12 (18,6 % LMNP/CTO/dividendes vs 17,2 % maintenus AV/PEA/foncier nu/PV immo), CDHR plancher 20 % CGI art. 224 (RFR > 250/500 k€, acompte 95 % décembre), fenêtre Don 790 A bis 31/12/2026 (stack 779 + 790 G + 790 A bis = jusqu'à 331 865 €/enfant en franchise sur 15 ans). Coût d'opportunité 20 ans : +500 000 € NET entre allocation banque traditionnelle et allocation CGP indépendant ORIAS.
Votre checklist 30 / 60 / 90 jours après réception des 400 000 €
À 30 jours
- Identifier l'origine exacte de votre capital (héritage / vente / cession / indemnité) et calculer le net résiduel
- Inventaire AV / PEA / PER existants + identifier souscripteurs et bénéficiaires
- Cartographier votre TMI 2026 et estimer votre RFR (déclencheur CEHR / CDHR ?)
- Réserver un bilan patrimonial CGP indépendant ORIAS (30 min, gratuit)
À 60 jours
- Ouvrir 2-3 contrats AV France complémentaires (FGAP × 3 assureurs distincts)
- Étudier AVL Luxembourg FAS catégorie A si capital > 250 k€ (super-privilège créancier 1er rang)
- Saturer PEA + PEA-PME (capacité couple 450 k€ — exo IR > 5 ans + PS 17,2 % maintenu)
- Activer PER si TNS libéral (plafond 88 911 €) ou si TMI 41-45 %
- Auditer toutes vos clauses bénéficiaires AV (Cass. 2e civ. 3/4/2025 sécurise la rédaction)
À 90 jours
- Programmer Don 790 A bis avant 31/12/2026 si enfants en projet RP
- Arbitrer dividendes CTO vers AV (asymétrie LFSS 2026 18,6 % vs 17,2 %)
- Si LMNP existant : simuler PV cession avec réintégration amortissements 150 VB III
- Convention quasi-usufruit notariée si succession récente (Cass. com. 27/11/2024)
- Mise à jour testament + déclaration de bénéficiaires AV (post-revirement Cass. 3/4/2025)
- Si pré-cession entreprise : préparer rémunération normale 5 ans avant cession (CE 7/5/2025 n° 491635 — abattement 500 k€ dirigeant)
Allouez 400 000 € avec la méthode Hagnéré Patrimoine
30 minutes avec Quentin Hagnéré, CGP CIF/COA/COBSP ORIAS 23002291, membre CNCGP, pour cartographier vos enveloppes 2026 (asymétrie CSG 18,6 % vs 17,2 %), identifier les niches fiscales sous-utilisées (PER TNS 88 911 €, stack 779 + 790 G + 790 A bis avant 31/12/2026), auditer vos clauses bénéficiaires AV post-Cass. 3/4/2025, et bâtir un plan d'allocation chiffré net-net sur 10-20 ans. Bilan patrimonial personnalisé offert + simulateur d'allocation. Cabinet Chambéry — 4,7/5 sur Trustpilot (26 avis).
Sources et références
Article rédigé selon la loi de finances pour 2026 et la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, en vigueur au 26 mai 2026. Dernière mise à jour : 26/05/2026.
Textes de loi : LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19/02/2026), LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025) art. 12, LF 2025 (loi n° 2025-127 du 14/02/2025) art. 71 et 84, CGI art. 125-0 A (AV rachats, seuil 150 k€/souscripteur), art. 150 U (exo PV RP), art. 150 VB III (réintégration amortissements LMNP), art. 150-0 B ter (apport-cession LF 2026 art. 11), art. 150-0 D ter (abattement 500 k€ dirigeant), art. 154 bis (plafond PER combiné TNS 88 911 €), art. 163 quatervicies (PER déduction LF 2026 art. 9), art. 13, 5° (cession usufruit temporaire = revenu), art. 199 octodecies (prestation compensatoire), art. 200 A (PFU 30 % vs 31,4 %, option barème révocable LF 2026 art. 126), art. 197 (barème IR 2026), art. 223 sexies (CEHR), art. 224 (CDHR prorogée et aménagée par la LF 2026 art. 10), art. 757 B (AV transmission > 70 ans), art. 779 I (abattement 100 k€/parent/enfant), art. 784 (rappel 15 ans), art. 790 A bis (don RP fenêtre 31/12/2026), art. 790 G (don familial 31 865 €), art. 964 (IFI seuil 1,3 M€), art. 968 (démembrement IFI), art. 990 I (AV transmission < 70 ans, 152 500 €/bénéficiaire), CMF art. L221-30 (PEA 150 k€), art. L221-32-1 (PEA-PME 75 k€ complémentaire, soit 225 k€ cumulé par tête), art. L224-1 (PER PACTE), art. L533-13 (obligation conseil personnalisé CIF), CSS art. L136-7 (base CSG capital) et L136-8 IV (CSG capital LFSS 2026 — maintien 9,2 % AV/PEA/foncier nu/PV immo/PEL-CEL-PEP), Code des assurances art. L132-12 et L132-13 (AV hors succession + primes manifestement exagérées), art. L132-25 (visa Cass. 3/4/2025 substitution bénéficiaire), LPF art. L. 64 A (mini-abus de droit fiscal, pénalités 40-80 %), Loi n° 2024-1039 du 19/11/2024 (loi Le Meur — micro-BIC meublé 30 % et seuil 15 000 € pour les meublés de tourisme non classés), CGI art. 238 quindecies (exonération PV cession branche complète libérale ≤ 500 k€), réponse min. 24/03/2026 (LMNP : réintégration amortissements antérieurs à 2025), Arrêté PASS 2026 (22/12/2025) = 48 060 € (mensuel 4 005 €).
Doctrine BOFiP : BOI-ENR-DMTG-20-20-20 MAJ 04/09/2025 (don 790 A bis : conditions, non-cumul MaPrimeRénov', conservation RP 5 ans), BOI-ENR-DMTG-10-10-20-20 (AV 757 B : abattement 30 500 € global + gains exonérés DMTG § 170), BOI-IR-BASE-20-50-30 MAJ 17/02/2026 (PER déduction post-LF 2026), BOI-RPPM-PVBMI-30-10-60-20 MAJ 18/08/2025 (apport-cession 150-0 B ter), BOI-PAT-IFI-20-20-20-10 (assiette IFI et démembrement art. 968), BOI-BIC-CHAMP-40-10 (MAJ 15/04/2026 — LMP/LMNP post Cons. const. 19/9/2025 n° 2025-1159 QPC, suppression RCS), BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50 (rachats AV post-LFSS 2026), BOI-TCAS-AUT-60 (AV 990 I), BOI-RPPM-RCM-40-50 (PEA), BOI-BIC-AMT-10-20 § 260 (LMNP amortissement linéaire), BOI-CF-IOR-30-20 (mini-abus de droit L. 64 A LPF).
Jurisprudence : Cass. 2e civ. 3/4/2025 n° 23-13.803 (revirement substitution bénéficiaire AV), Cons. const. 19/9/2025 n° 2025-1159 QPC (censure RCS pour LMP), CE 30/3/2026 n° 502243 (apport usufruit temporaire imposable, ArianeWeb), CE 7/5/2025 n° 491635 (abattement 500 k€ dirigeant + rémunération normale 5 ans), Cass. 2e civ. 19/12/2024 n° 23-19.110 (primes AV exagérées : héritiers non opposants), Cass. com. 11/9/2024 n° 22-23.014 (versement AV après 70 ans, pas d'indemnisation assureur), Cass. com. 27/11/2024 n° 23-12.151 (quasi-usufruit conventionnel, art. 774 bis CGI), Cass. com. 30/11/2022 n° 20-18.884 (DMTO 125 € cession usufruit SCI), Cass. com. 10/4/2019 n° 17-19.733 Techmeta (abandon usufruit = donation indirecte 60 %), Cass. ch. mixte 23/11/2004 n° 02-17.507 (4 critères primes AV exagérées), CJUE 26/2/2015 C-623/13 de Ruyter (PS UE/EEE/CH), CE 16/2/2024 n° 472835 (apport-cession 150-0 B ter, contrôle obtenu par réinvestissement), Cass. 1re civ. 2/5/2024 n° 22-14.829 (primes AV examinées versement par versement), Cass. 1re civ. 2/10/2024 n° 22-19.672 (donation-partage non rapportable), Cons. const. 3/10/2017 n° 2017-658 QPC (conformité art. 757 B).
Rapports et statistiques : INSEE Focus n° 371 (09/12/2025) — Patrimoine des ménages 2024 (brut médian 205 100 €, D7 381 800 €, D8 530 000 €, D9 857 700 €, pic 50-59 ans 464 800 €, prof. libérales moyenne 1 176 800 €), INSEE Transmissions intergénérationnelles 2024 (07/04/2026) — héritage médian 306 600 €, 41 % ménages déjà hérité, France Assureurs — Chiffres-clés AV 2025 (encours 2 107 Md€, fonds euros 2,6 %, UC +4,7 %), ACPR Analyse n° 179 (mars 2026) — fonds euros net 2,65 %, ASPIM/IEIF — SCPI 2025 TD pondéré 4,91 %, capitalisation 89 Md€, DG Trésor — PER 4T2025 record 150,4 Md€ / 12,9 M titulaires, Observatoire Crédit Logement/CSA — taux crédit immo avril 2026 : 3,23 % toutes durées (3,26 % à 20 ans, 3,06 % à 15 ans, 3,38 % à 25 ans), Notaires de France + IGF — Bilan Pinel 2024 (243 931 logements, 7,3 Md€, 1-3 %/an rendement), Meilleurs Agents / SeLoger Annecy mai 2026 (4 877 €/m²), Bordeaux (4 500 €/m², 4,03 % brut), Lyon (4 500-4 626 €/m², 3,80 % brut), Curvo backtest MSCI World +8,1 %/an EUR TR (35 ans), Euronext + BNAins CAC 40 GR +14,3 % en 2025 / +8,96 %/an annualisé depuis 1987.
Doctrine universitaire et professionnelle : AUREP Éclairages mensuels (LMNP amort. 150 VB III, déficit foncier, 790 A bis, quasi-usufruit), EFL Lefebvre Dalloz commentaire LF 2026, Congrès des notaires 2025 (quasi-usufruit), Bornhauser Avocats, Cheuvreux Notaires, Inafon décryptage 790 A bis, Eres Group PER BOFiP 2026, Profession CGP (article 990 I), Club Patrimoine (donation capi NP), Corrigetonimpot (clause AV démembrée + 2 AV après 70 ans), Mémento Successions Libéralités 2026 Francis Lefebvre, Defrénois (Lextenso) commentaire Cass. 3/4/2025, CMS Francis Lefebvre Avocats + Deloitte Société d'Avocats études LF 2026 / LFSS 2026, Lexbase Hebdo Édition Fiscale, Fidroit, Revue de Droit Fiscal, Revue Fiduciaire, Option Finance, Investissement Conseils, AGEFI Actifs.
À propos de l'auteur
Quentin Hagnéré
Conseiller en Gestion de Patrimoine — ORIAS 23002291
Fondateur de Hagnéré Patrimoine, cabinet CGP indépendant basé à Chambéry (Savoie). Conseiller en Investissements Financiers (CIF) membre de la CNCGP, Courtier en Assurance (COA) et Courtier en Opérations de Banque et Services de Paiement (COBSP). Accompagne plus de 200 clients sur l'allocation patrimoniale au palier HNW émergent (D7-D8 INSEE), l'optimisation fiscale (LFSS 2026, LF 2026, CDHR), la transmission (stack 779 + 790 G + 790 A bis) et le pilotage stratégique du patrimoine privé et professionnel libéral (médecins, experts-comptables, avocats). Également fondateur de LMNP.AI et Comptabilité AI.
Hagnéré Patrimoine — SAS, siège social 7 Rue Ernest Filliard, 73000 Chambéry, immatriculée à l'ORIAS sous le numéro 23002291 en qualité de conseiller en investissements financiers (CIF) membre de la CNCGP, courtier en opérations de banque et services de paiement (COBSP) et courtier d'assurance (COA). Article rédigé par Quentin Hagnéré selon la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19/02/2026) et la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025) en vigueur au 26 mai 2026. Dernière mise à jour : 26/05/2026. Cet article a une visée informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Tout investissement comporte un risque de perte en capital. La fiscalité mentionnée dépend de votre situation individuelle.

