Avant les cartons : douze décisions à remettre dans le bon ordre
Vous avez une date de départ, peut-être un bail à Lisbonne ou à Porto, et déjà trois questions urgentes : faut-il fermer les comptes français, prévenir l’employeur ou demander un NIF ? Si vous commencez par le produit ou par le formulaire le plus visible, vous risquez de traiter la mauvaise urgence.
Une installation France–Portugal déplace bien davantage qu’une adresse. Elle déplace des jours de travail, des revenus, une protection sociale, des contrats, des pouvoirs dans une société et parfois le centre de vie de deux conjoints à des dates différentes. Le Portugal peut vous considérer résident alors que la France conserve encore des critères de domicile. La convention n’intervient qu’ensuite, si les deux droits internes se chevauchent.
La méthode la plus sûre consiste à repérer l’acte qui ne se rattrape pas facilement — vente, rachat, donation, départ effectif, début du télétravail, signature immobilière — puis à remonter vers les preuves et les validations nécessaires. Ce chapitre n’établit donc aucun classement fiscal du Portugal. Il vous aide à décider ce qui doit être documenté, différé ou validé avant d’agir.
Quel parcours correspond à votre situation ?
Vous n’avez pas besoin de lire vingt-cinq chapitres avant de prendre votre première décision. Choisissez votre situation, suivez le parcours indiqué, puis revenez au guide complet lorsque votre dossier s’élargit.
| Votre situation | Commencez ici | Poursuivez avec |
|---|---|---|
| Vous installez votre famille | 3 — Installation | 4 — Résidence, 11 — Protection sociale et 21 — Famille |
| Vous gardez votre employeur français | 4 — Résidence | 5 — Convention, 9 — Salaire, 10 — Télétravail et 11 — Protection sociale |
| Vous devenez indépendant | 4 — Résidence | 7 — IRS, 13 — Indépendant et 14 — Société |
| Vous créez ou conservez une société | 6 — Départ de France | 10 — Employeur et 14 — Société et holding |
| Vous partez à la retraite | 4 — Résidence | 5 — Convention, 7 — IRS, 12 — Pensions et 17–18 — Contrats retraite |
| Vous achetez au Portugal | 4 — Résidence | 19 — Immobilier portugais et 21 — Couple |
| Vous gardez un bien français ou des SCPI | 5 — Convention | 20 — Immobilier conservé en France |
| Vous préparez une donation ou une succession | 21 — Famille | 22 — Transmission |
| Vous revenez en France | 23 — Retour | 25 — Checklist de retour |
Le vocabulaire indispensable avant de commencer
| Sigle | Ce qu’il signifie ici | Ce qu’il ne prouve pas |
|---|---|---|
| NIF | Numéro d’identification fiscale portugais. | La résidence fiscale. |
| NISS | Numéro d’identification auprès de la sécurité sociale portugaise. | L’affiliation ou l’ouverture d’un droit. |
| SNS | Service national de santé portugais et numéro d’usager associé. | L’État qui finance les soins. |
| CRUE | Certificat d’enregistrement du citoyen de l’Union au-delà de trois mois. | La résidence fiscale ou la couverture santé. |
| AIMA | Agence portugaise compétente notamment pour certains parcours migratoires des ressortissants de pays tiers. | Les effets fiscaux ou civils du lien familial. |
| A1 | Document attestant la législation de sécurité sociale applicable à une activité. | Le pays d’imposition du salaire. |
| S1 | Document permettant, dans certaines situations coordonnées, l’inscription aux soins dans l’État de résidence. | Une couverture universelle pour tous les expatriés. |
| AT | Autoridade Tributária e Aduaneira, l’administration fiscale portugaise. | Une validation juridique, sociale ou bancaire. |
| IRS | Impôt portugais sur le revenu des personnes physiques. | Un taux unique applicable à tous les revenus. |
| IFICI | Régime ciblé d’incitation à la recherche scientifique et à l’innovation. | Un avantage acquis par le seul métier ou diplôme. |
| ACT | Autorité portugaise chargée des conditions de travail. | La législation sociale ou fiscale applicable. |
| FINE | Fiche d’information normalisée européenne remise dans un dossier de crédit immobilier. | L’accord définitif de financement. |
| VPT | Valeur patrimoniale fiscale d’un immeuble au Portugal. | Son prix de marché. |
| PPR | Produit portugais d’épargne retraite. | Le traitement d’un PER français ou d’une sortie donnée. |
| IRC | Impôt portugais sur le revenu des sociétés. | Le net personnel disponible pour l’associé. |
Comment lire les niveaux de certitude
- CONFIRMÉ : une règle a été retrouvée dans une source officielle ; il reste à l’appliquer à vos faits.
- CONDITIONNEL : la règle est connue, mais le résultat individuel dépend encore de faits, de pièces ou d’une décision.
- VOLATIL : un paramètre ou une procédure peut évoluer ; vérifiez sa version en vigueur le jour où vous agissez.
- NON PROUVÉ : les sources réunies ne permettent pas de donner une réponse universelle ; une conclusion écrite adaptée au dossier est nécessaire.
Dans la suite du guide, « qualifier » signifie simplement déterminer la catégorie fiscale ou juridique applicable après avoir vérifié les faits. Le nom français d’un produit, d’un poste ou d’un document ne suffit jamais à cette étape.
Avant toute simulation
Les douze décisions qui structurent le dossier
- Décrire la mobilité réelle. Installation durable, année d’essai, mission, détachement, télétravail ou retraite ne produisent pas la même chronologie.
- Écrire une date pour chaque personne. Le départ du salarié, l’arrivée du conjoint, l’école des enfants et la disponibilité des logements peuvent ne pas coïncider.
- Cartographier chaque journée de travail. Le lieu physique du travail compte pour l’impôt, tandis que la sécurité sociale suit ses propres règles.
- Faire répondre l’employeur avant le premier jour. Contrat, paie, A1, assurance accidents, droit du travail et risque pour l’entreprise sont des dossiers séparés.
- Identifier le financeur des soins. Un numéro SNS est un identifiant ; il ne prouve pas à lui seul que les soins seront financés.
- Donner un passeport à chaque actif. Propriétaire, date, prix de revient, valeur, flux, contrat et pays du fournisseur doivent être connus avant toute opération.
- Tester l’exit tax française. Titres, droits, reports d’imposition et compléments de prix doivent être inventoriés avant une cession ou une restructuration.
- Interroger les établissements par écrit. Une banque ou un assureur peut accepter de conserver un contrat sans accepter tous les versements, arbitrages ou services depuis le Portugal.
- Séparer la personne de la société. Une SAS ne déménage pas mécaniquement avec son dirigeant ; les décisions prises depuis le Portugal peuvent néanmoins créer des risques propres à l’entreprise.
- Reconstituer le couple et la famille. Mariage, PACS, union de fait, nationalités, titres de séjour, régime matrimonial et enfants doivent être lus dans les droits concernés.
- Préparer la première déclaration avant l’arrivée. Revenus bruts, retenues, comptes étrangers, devises et dates sont plus difficiles à retrouver un an plus tard.
- Écrire le scénario de sortie. Rester au Portugal, revenir en France ou partir vers un troisième pays change la valeur d’une décision prise aujourd’hui.
La frise T-12 n’est pas une règle de droit
« T-12 » signifie douze mois avant la date envisagée. Ce délai sert à laisser le temps de retrouver les historiques, demander des réponses écrites et comparer plusieurs dates. Aucun texte n’impose de commencer exactement douze mois avant le départ. Si votre projet est plus proche, conservez le même ordre et concentrez les validations sur les actes irréversibles.
| Moment de méthode | Travail utile | Sortie attendue | Ce qui peut encore attendre |
|---|---|---|---|
| T-12 à T-6 | Inventorier personnes, revenus, actifs, dettes, sociétés et événements déjà prévus | Chronologie par personne et registre actif par actif | Choix définitif d’un produit ou d’une allocation |
| T-6 à T-3 | Tester résidence, employeur, protection sociale, séjour familial et exit tax | Questions écrites, demandes A1/S1 si pertinentes, pièces manquantes identifiées | Opération patrimoniale dont la qualification portugaise reste ouverte |
| T-3 au départ | Fixer logement, jours, morada, continuité des contrats et calendrier déclaratif | Dossier de bascule, réponses des établissements et responsables nommés | Décision non urgente qui reste réversible après l’arrivée |
| Arrivée et cent premiers jours | Déployer NIF, séjour, adresse, santé et démarches selon les faits réels | Récépissés distincts et registre des dates administratives | Conclusion conventionnelle fondée sur un seul certificat |
| Première déclaration | Rapprocher revenus bruts, sources, retenues et périodes dans les deux États | Deux liasses cohérentes et un tableau revenu par revenu | Supposition selon laquelle une déclaration préremplie est complète |
| Avant retour ou pays C | Rouvrir résidence, social, produits, société, famille et exit tax survivante | Nouvelle feuille de route, même si aucun actif n’a été vendu | Transposition automatique du dossier Portugal au pays suivant |
Concrètement,si vous partez dans moins de trois mois, ne cherchez pas à tout terminer : sécurisez d’abord le travail, la résidence, l’exit tax et les opérations irréversibles.
Un passeport par actif, avant toute recommandation
Le Portugal impose en principe le revenu mondial de son résident. Cela ne signifie pas que chaque actif français devient portugais, ni que la France renonce à tout droit d’imposer. Il faut suivre le droit détenu et l’événement qui produit le revenu. Le pays du compte bancaire n’est pas, à lui seul, le pays de source.
Pour commencer, ouvrez une ligne par compte, plan, contrat, bien, participation ou dette. Ne regroupez pas « l’épargne française » dans une seule case. Un PEA, une assurance-vie, un PER, une SCI et un compte ordinaire n’ont ni les mêmes droits, ni les mêmes faits générateurs.
| Champ du passeport | Question à documenter | Pièce la plus utile |
|---|---|---|
| Propriétaire | Qui détient juridiquement et économiquement, avec quel régime de couple ou démembrement ? | Contrat, acte, registre de titres ou relevé nominatif |
| Chronologie | Quand ont eu lieu ouverture, acquisition, primes, acquisition progressive des droits, retrait et opération projetée ? | Historique complet daté, pas seulement le dernier relevé |
| Valeur et prix de revient | Quelle valeur peut être défendue à la bascule, dans quelle devise et selon quelle méthode ? | Attestation de prix de revient, valorisation et cours de change |
| Flux | Le revenu est-il un intérêt, dividende, loyer, salaire différé, gain, rente ou rachat ? | Avis d’opération et document du payeur |
| France | Le produit peut-il être conservé, quelle source subsiste et quelle déclaration demeure ? | Réponse écrite de l’établissement et note française |
| Portugal | Quelle catégorie, quelle assiette, quelle date et quelle déclaration sont envisageables ? | Qualification portugaise écrite ou question formalisée |
| Convention | Deux États imposent-ils le même revenu et selon quel article ? | Matrice source–retenue–crédit, sans taux net présumé |
| Action | Conserver, adapter, transférer, céder ou différer : quelle option reste réversible ? | Scénarios comparables et validation avant exécution |
Réversible aujourd’hui, irréversible demain
Le bon ordre ne consiste pas à tout bloquer. Il consiste à obtenir une preuve avant qu’un acte ne change définitivement le prix de revient, le bénéficiaire, la propriété ou le pays de travail. Quand une qualification portugaise n’est pas suffisamment prouvée, « aucune opération avant avis » est une décision pleinement valable.
| Décision envisagée | Risque si elle est précipitée | Étape réversible d’abord |
|---|---|---|
| Vendre ou apporter des titres | Cristalliser une plus-value, déclencher un report ou compliquer l’exit tax | Reconstituer le tableau de répartition du capital, le prix de revient, les valeurs et la chronologie des négociations |
| Racheter une assurance-vie | Déclencher deux calculs nationaux alors que l’article conventionnel peut rester à qualifier | Obtenir le calcul de gain, la procédure de l’assureur et une qualification bilatérale |
| Fermer un compte ou un plan | Perdre l’historique, une antériorité ou une option contractuelle | Exporter les données et demander les conditions de maintien après changement de résidence |
| Commencer le télétravail au Portugal | Créer des obligations sociales, de paie, de travail ou de société non traitées | Faire établir quatre analyses écrites séparées avant le premier jour régulier |
| Signer un logement ou un crédit | Fixer une adresse et un engagement sans budget complet ni conditions suspensives | Comparer le coût total et faire auditer les documents avant engagement |
| Donner ou modifier une clause | Produire des effets civils et fiscaux non coordonnés | Reconstituer famille, résidences, primes, propriété et droit applicable |
Ce que vous pouvez demander à un coordinateur
Un cadrage patrimonial peut tenir l’inventaire, le calendrier, les scénarios et le registre des questions. Il ne transforme pas le coordinateur en administration, avocat, notaire, comptable, banque ou distributeur autorisé au Portugal. Chaque acte réservé conserve son professionnel, sa responsabilité et, lorsqu’elle est requise, sa lettre de mission.
La question utile n’est donc pas « qui s’occupe de tout ? », mais « qui signe quelle conclusion, sur quels faits et jusqu’à quelle date ? ». Pour une même décision, le dossier peut avoir besoin d’une position fiscale française, d’une liquidation portugaise et d’une réponse contractuelle de l’établissement. Le coordinateur vérifie que ces pièces se parlent ; il ne les remplace pas.
Information générale vérifiée au 24 juillet 2026
Ce guide ne constitue ni une consultation juridique ou fiscale, ni une mission comptable ou notariale, ni une recommandation personnalisée de placement, d’assurance ou de crédit. Les textes, formulaires, produits, autorisations et faits individuels peuvent différer ou évoluer. Toute décision irréversible doit être validée dans chaque État par l’autorité ou le professionnel compétent.
Avant de décider
Ce qu’il vous faut avant de décider
- Documents : chronologie par personne, registre des actifs, contrats, prix de revient, revenus bruts, jours de travail, logements, dettes et actes familiaux.
- Qui doit répondre : un professionnel ou une autorité par décision ; son inscription ne remplace ni le mandat ni la conclusion écrite.
- Réponse à conserver : faits, règle, date de validité, conclusion, réserves, responsable et prochaine revue.
- Prochaine action : ouvrir les quatre dossiers qui peuvent donner des réponses différentes à une même scène de vie.
Quatre dossiers pour une seule vie — et une couche civile à ne pas oublier
Votre employeur obtient un document A1. Votre salaire devient-il pour autant imposable dans le même pays ? Non : l’A1 répond à la sécurité sociale. Votre fiscalité, votre paie, le droit du travail et le risque créé pour l’entreprise suivent d’autres tests.
C’est le piège le plus fréquent d’une mobilité : une réponse vraie dans un dossier est utilisée pour fermer les autres. Le NIF devient une preuve de résidence, le CRUE une décision fiscale, l’A1 un certificat d’impôt ou le contrat de travail une autorisation pour la société. Aucun de ces raccourcis ne résiste à une lecture transfrontalière.
Ouvrez donc quatre dossiers opérationnels : fiscalité personnelle, sécurité sociale, travail et paie, puis société et employeur. Ajoutez une couche civile pour le couple, la propriété et la transmission. Une même date figure dans plusieurs dossiers, mais la conclusion de l’un ne valide jamais automatiquement les autres.
La carte des quatre dossiers
| Dossier | Question exacte | Texte ou autorité prioritaire | Preuve de clôture |
|---|---|---|---|
| Fiscalité personnelle | Où la personne est-elle résidente, quelle est la source du revenu et comment la double imposition est-elle corrigée ? | Droits internes français et portugais, puis convention fiscale | Analyse écrite de résidence et matrice revenu–source–retenue–crédit |
| Sécurité sociale | Une seule législation s’applique-t-elle et quel organisme finance cotisations, soins et prestations ? | Règlements européens, institutions compétentes et documents portables | Décision d’affiliation, A1 ou S1 lorsqu’ils correspondent réellement au cas |
| Travail et paie | Le contrat, la paie, le temps de travail, les accidents et les obligations locales sont-ils traités ? | Droit du travail applicable, employeur, ACT et prestataire de paie | Avenant, processus de paie, assurance et formalités datées |
| Société et employeur | Les décisions, moyens ou pouvoirs exercés depuis le Portugal créent-ils une obligation ou une présence taxable ? | Droits des sociétés et fiscalité des entreprises dans les deux États | Analyse distincte de la société, organigramme des fonctions et responsabilités |
Concrètement,demandez quatre réponses séparées à votre employeur : un A1 favorable ne dispense ni d’une analyse fiscale, ni d’une analyse de paie, ni d’un avis sur la société.
La couche civile traverse les quatre dossiers
La propriété d’un actif, le régime matrimonial, la protection du logement, l’autorité parentale et la succession n’entrent pas proprement dans les quatre colonnes. Ils les traversent. Une déclaration fiscale ne décide pas qui possède les fonds. Un contrat d’assurance ne règle pas à lui seul la réserve successorale. Un déménagement ne modifie pas mécaniquement le régime matrimonial.
Le règlement européen sur les successions coordonne notamment la compétence et la loi civile applicable. Il ne répartit pas les impôts successoraux. Les fiscalités française et portugaise doivent donc être étudiées séparément, même lorsqu’une loi civile unique gouverne une succession.
Cette séparation compte dès le départ. Si un conjoint finance seul un logement portugais, si des titres sont communs ou si une donation a déjà été consentie, l’inventaire patrimonial doit refléter le droit réellement détenu. La bonne pièce peut être un contrat de mariage, un acte de propriété, un pacte, un relevé de compte ou un jugement — pas simplement l’avis d’imposition.
Un même fait, cinq effets possibles
Prenons un fait neutre : vous travaillez chaque mercredi et jeudi depuis votre domicile portugais pour une entreprise française. Il doit être copié dans plusieurs dossiers sans recopier la même conclusion.
| Lecture | Ce que les deux jours peuvent changer | Ce qu’ils ne prouvent pas |
|---|---|---|
| Fiscalité | La ventilation du salaire selon le lieu physique de travail et le crédit éventuel | L’État de sécurité sociale compétent |
| Sécurité sociale | La part d’activité dans l’État de résidence et l’accès éventuel à une règle ordinaire ou dérogatoire | Le pays d’imposition du salaire |
| Travail et paie | Le lieu contractuel, le temps, la retenue, la déclaration, l’accident et la santé-sécurité | L’absence de risque pour l’employeur |
| Société | Selon les fonctions, les pouvoirs et la permanence, un risque d’établissement stable ou de direction | La résidence personnelle du salarié |
| Civil et familial | L’organisation du logement, les charges, la garde et les preuves de vie du foyer | À eux seuls, le régime matrimonial ou la loi successorale |
A1, S1 et CRUE : trois documents, trois fonctions
Le document portable A1 atteste la législation de sécurité sociale applicable. Le CLEISS décrit sa fonction sociale. Il ne tranche ni l’impôt, ni la résidence, ni le droit du travail, ni la paie, ni l’établissement stable. Si le calendrier ou les fonctions changent, le dossier doit être réouvert.
Le S1 permet, dans certaines situations coordonnées, de s’inscrire aux soins dans l’État de résidence alors qu’un autre État reste compétent. Il ne constitue pas une assurance santé universelle pour toutes les situations. Le CRUE, de son côté, est un certificat de séjour du citoyen de l’Union au-delà de trois mois ; il ne décide pas de la fiscalité ou du financement des soins.
Ne laissez jamais un sigle franchir sa frontière
Au point de décision, écrivez la phrase complète : « A1 — décision de législation sociale », « CRUE — séjour UE », « NIF — identification fiscale », « numéro SNS — identification d’usager ». Si une conclusion concerne un autre dossier, il lui faut sa propre preuve.
La coordination européenne ne coordonne pas tout
Les règlements européens de coordination de la sécurité sociale cherchent notamment à soumettre une personne à une seule législation sociale. La convention fiscale France–Portugal répartit, elle, des droits d’imposer. Les deux systèmes n’emploient ni les mêmes critères ni nécessairement la même période.
Une personne peut donc être résidente fiscale conventionnelle du Portugal, travailler certains jours en France et rester, sous conditions, soumise à une législation sociale différente. Cette combinaison n’est ni anormale ni une optimisation en soi. Elle exige simplement un rapprochement cohérent des jours, des rémunérations, des demandes et des décisions.
Le dossier employeur doit exister avant le télétravail régulier
L’accord oral « vous pouvez travailler depuis le Portugal » règle une question managériale. Il ne suffit pas à traiter la paie, la retenue d’impôt, l’affiliation, le droit impératif, l’assurance accidents, l’ACT ou le risque de présence taxable de l’entreprise. Ces questions doivent être attribuées à des responsables identifiés.
| Sous-dossier employeur | Question à poser | Réponse ou document attendu |
|---|---|---|
| Fiscalité du salarié | Quels jours et quelles périodes de service sont rattachés à chaque État ? | Ventilation documentée, retenues et mécanisme correcteur |
| Sécurité sociale | Quelle règle ordinaire ou dérogatoire s’applique selon le calendrier prospectif ? | Décision de l’institution compétente et A1 si approprié |
| Paie et travail | Faut-il adapter contrat, paie, déclarations, accident et santé-sécurité ? | Avenant, calendrier de paie et note de conformité locale |
| Société | Quelles fonctions, quels pouvoirs et quels moyens sont exercés depuis le Portugal ? | Analyse établissement stable/direction distincte de celle du salarié |
Qui ferme chaque dossier ?
Responsabilités
Qui répond et sur quelle question
- Fiscal : professionnels compétents dans les deux États ; réponse revenu par revenu, avec article conventionnel et méthode.
- Social : institutions de sécurité sociale ; décision officielle sur la législation applicable et les droits.
- Travail et paie : employeur, spécialiste du travail et prestataire local ; avenant, formalités et paie documentée.
- Société : conseils fiscal et sociétés ; analyse séparée des fonctions, pouvoirs, locaux et de la substance.
- Civil : notaire ou avocat des droits concernés ; acte ou schéma signé, distinct de la liquidation fiscale.
- Coordination : registre des faits, des questions, des responsables, des divergences et des dates de réouverture.
Cette carte explique pourquoi les cent premiers jours ne doivent pas être traités comme une simple liste de guichets. Chaque démarche produit un document utile, mais il faut maintenant savoir dans quel ordre pratique l’obtenir et ce qu’il ne prouve pas.
NIF, CRUE, morada, banque et santé : vos cent premiers jours
Vous arrivez au Portugal avec une adresse provisoire et plusieurs rendez-vous à prendre. Faut-il d’abord obtenir le NIF, ouvrir un compte, demander le CRUE ou s’inscrire à la santé ? Les sources officielles ne créent pas une chaîne légale unique. Elles créent des démarches dont les objets, les conditions et les horloges diffèrent.
Le bon ordre est donc un ordre de réduction du risque. On obtient tôt l’identifiant utile aux contrats. On vérifie le droit au séjour de chaque membre de la famille. On met le registre fiscal à jour lorsque les faits de résidence le commandent. Et l’on identifie le financeur des soins sans confondre numéro d’usager et couverture.
Trois dates peuvent légitimement ne pas être les mêmes : délivrance du CRUE, mise à jour de l’adresse fiscale et début de la résidence conventionnelle. Conservez-les toutes. Une date de rendez-vous administratif n’efface ni les faits antérieurs ni les règles des deux États.
Le NIF identifie ; il ne vous rend pas résident
Le Número de Identificação Fiscal, ou NIF, est l’identifiant fiscal portugais. Le service officiel de demande du NIF est ouvert aux personnes étrangères, résidentes ou non-résidentes. Le numéro est demandé pour de nombreux contrats : logement, énergie, banque, emploi ou démarches auprès de l’Autoridade Tributária e Aduaneira, l’administration fiscale portugaise.
Vous pouvez donc le demander tôt. Mais un NIF ne crée ni résidence fiscale, ni droit au séjour, ni affiliation sociale, ni couverture santé. Dans votre registre, notez « identifiant obtenu le… » plutôt que « résident depuis le… ». La résidence sera reconstruite à partir des critères et des faits au chapitre suivant.
Demandez également l’accès au Portal das Finanças et conservez le justificatif du statut enregistré. Le numéro, l’accès au portail, l’adresse et la qualité résident/non-résident sont quatre informations distinctes. Une correction ultérieure doit laisser une trace datée.
Le guichet groupé NIF–NISS–SNS est une faculté récente
Selon la page officielle consultée le 24 juillet 2026, certains étrangers disposant d’une adresse au Portugal — dont des citoyens de l’Union — peuvent utiliser un service groupé pour demander NIF, NISS et numéro SNS. La page, mise à jour le 15 juin 2026, annonçait douze Espaços Cidadão.
Ce canal est pratique, mais il est volatil : lieux, catégories et pièces doivent être revérifiés avant le rendez-vous. Il n’empêche pas les demandes séparées. Surtout, obtenir trois numéros ne signifie pas obtenir trois droits. Le NISS identifie auprès de la sécurité sociale ; le numéro SNS identifie l’usager du système de santé. L’affiliation et le financement restent à prouver.
CRUE : le titre de séjour du citoyen UE au-delà de trois mois
Un citoyen français peut séjourner au Portugal pendant les trois premiers mois avec une carte d’identité ou un passeport valable. S’il reste plus longtemps, il demande le Certificado de Registo de Cidadão da União Europeia, ou CRUE, à la Câmara Municipal de son lieu de résidence.
Le guide officiel « Résider au Portugal » situe la demande dans les trente jours qui suivent l’expiration des trois premiers mois. Au 24 juillet 2026, il indique un coût de 15 € et une validité pouvant aller jusqu’à cinq ans, ou jusqu’au terme prévu d’un séjour plus court. Coût, formulaire et pratique municipale doivent être revérifiés.
Le NIF ne suffit pas pour établir le droit au séjour. Selon la situation, le citoyen UE justifie notamment une activité salariée ou indépendante, ou des ressources suffisantes et une couverture maladie, ou des études avec les conditions prévues. Téléchargez la liste de la Câmara compétente : bail, attestation d’activité, ressources et couverture peuvent être demandés selon le fondement.
Le CRUE n’est ni un certificat fiscal ni un permis de banque
Il documente le séjour du citoyen de l’Union au-delà de trois mois. Il peut servir parmi les preuves demandées par l’administration fiscale, mais il ne tranche pas à lui seul la résidence conventionnelle. Une banque conserve son propre contrôle d’identité et d’origine des fonds, ainsi que son pouvoir d’acceptation.
Le proche non-UE ne demande pas le même document
Si votre conjoint ou votre enfant n’a pas la nationalité d’un État de l’Union, ne recopiez pas votre parcours. Le citoyen UE demande le CRUE à la commune. Le membre de famille ressortissant d’un État tiers relève en principe de la carte de séjour de membre de famille d’un citoyen UE, auprès de l’AIMA.
La loi portugaise n° 37/2006 et le guide gouvernemental organisent cette voie. La demande de carte intervient en principe dans les trente jours suivant les trois premiers mois. La nationalité peut aussi imposer un visa ou un document d’entrée. Ne déduisez jamais l’absence de visa du seul lien familial.
Le lien doit être prouvé : mariage, filiation, partenariat ou dépendance selon la branche invoquée. Pour un enfant, ajoutez âge, autorité parentale, garde et, le cas échéant, consentement de l’autre parent. Pour un ascendant ou un descendant à charge, documentez la dépendance. Traduction, apostille, légalisation et rendez-vous AIMA dépendent des actes et de la nationalité.
| Personne | Entrée et trois premiers mois | Après trois mois | Autorité et preuve |
|---|---|---|---|
| Citoyen français | Pièce d’identité ou passeport valable | CRUE si le séjour continue | Câmara Municipal ; certificat d’enregistrement |
| Conjoint lui-même citoyen UE | Pièce valable ; preuve familiale utile | Son propre CRUE | Câmara Municipal ; dossier individuel |
| Conjoint ressortissant d’un État tiers | Passeport et visa/carte si requis selon sa nationalité | Carte de membre de famille UE | AIMA ; accusé de demande puis carte |
| Enfant non-UE | Passeport, entrée, filiation, garde et autorisations | Carte de membre de famille UE selon les conditions | AIMA ; preuves familiales et décision |
Morada fiscale : mettre le registre à jour quand les faits changent
La morada est l’adresse enregistrée auprès de l’administration fiscale. Elle ne se confond ni avec l’obtention du NIF ni avec la remise du CRUE. Lorsque le critère portugais de résidence est réalisé, l’AT demande une mise à jour du registre dans les soixante jours.
Selon le dossier, le CRUE, un bail d’habitation, un acte d’acquisition, un contrat de travail ou un document public peut contribuer à prouver l’adresse. Ce délai et ces pièces relèvent du registre portugais. Ils ne créent pas une date conventionnelle commune avec la France. Si les faits de résidence précèdent la démarche, la date du rendez-vous ne remplace pas la date des faits.
Conservez l’ancienne et la nouvelle adresse, les récépissés, la date d’effet demandée et la réponse de l’AT. Pour un couple arrivé à des dates différentes, vérifiez le statut de chacun : une seule adresse familiale ne produit pas automatiquement une même période fiscale pour les deux personnes.
Numéro SNS : l’identifiant n’est pas la prise en charge
Le numéro national d’usager du Serviço Nacional de Saúde permet l’identification dans le système public. Le service officiel du numéro SNS prévient expressément que son attribution ne garantit pas le financement des soins.
Il faut donc déterminer séparément l’État de sécurité sociale compétent. Selon les faits, la preuve peut être une affiliation portugaise, un formulaire S1, une carte européenne d’assurance maladie pour un séjour temporaire ou un autre fondement. La carte européenne ne remplace pas l’organisation d’une installation durable. Le S1 n’est pertinent que dans les situations coordonnées qui le prévoient.
Ne restez pas avec une réponse orale. Demandez à la caisse compétente qui finance, à compter de quelle date, pour quels membres du foyer et avec quel document. Puis inscrivez-vous auprès de l’unité de santé avec le numéro SNS et cette preuve. Le dossier est fermé quand l’identification et le financement sont tous deux documentés.
Banque : utilité pratique, acceptation contractuelle
Un compte portugais peut faciliter loyer, prélèvements, paie et paiements locaux. Aucune source officielle consultée ne le pose comme préalable universel au CRUE. L’établissement reste responsable de son contrôle d’identité, de l’origine des fonds, de l’adresse et de l’acceptation commerciale.
Demandez la liste écrite des documents. Vérifiez aussi vos comptes français : maintien, changement d’adresse, accès en ligne, frais, moyens de paiement et opérations permises depuis le Portugal. Une banque qui conserve un compte ne promet pas de conserver tous les produits associés.
Enfin, ne laissez pas un compte étranger « silencieux » disparaître du dossier portugais. Le résident portugais doit renseigner les comptes étrangers dans le cadre déclaratif prévu, y compris lorsqu’un compte n’a produit aucun revenu. Conservez IBAN, BIC, pays, titulaires, dates et revenus bruts ; les cases et annexes seront revérifiées pour l’année concernée.
Une frise pratique des cent premiers jours
| Fenêtre | Action | Pièce de sortie | Point d’arrêt |
|---|---|---|---|
| Avant le départ | Vérifier séjour de chaque personne, travail, caisse sociale et santé | Liste des titres/visas, demandes A1/S1 si pertinentes, réponse de caisse | Ne pas commencer le travail régulier si aucun responsable ne traite le dossier employeur |
| Projet suffisamment certain | Demander le NIF et préparer l’accès au Portal das Finanças | Attestation NIF et preuve du statut enregistré | Ne pas utiliser la date du NIF comme date de résidence |
| Adresse portugaise disponible | Tester le service groupé ou déposer les demandes séparées | Reçus NIF/NISS/SNS distincts | Ne pas confondre numéro social ou santé avec droit ouvert |
| Critère fiscal réalisé | Mettre à jour morada et qualité au registre AT dans le délai applicable | Accusé, pièces d’adresse et date d’effet | Ne pas déduire la résidence conventionnelle du seul registre |
| Après trois mois si le séjour continue | CRUE du citoyen UE ; carte AIMA du proche tiers selon sa voie | Certificat, accusé AIMA et dossier familial | Ne pas intervertir les deux procédures |
| Avant un besoin de soins | Documenter le financeur puis rendre le droit utilisable | Numéro SNS et décision d’affiliation/S1/autre preuve | Un numéro SNS seul ne ferme pas le dossier |
| Avant la première déclaration | Inventorier revenus et comptes français ou autres | Tableau brut, retenues, IBAN/BIC et documents du payeur | Ne pas attendre le préremplissage portugais |
Concrètement, au terme des cent premiers jours, vous devez pouvoir montrer, pour chaque membre du foyer, son document de séjour, son adresse enregistrée, l’organisme qui finance ses soins et la date de chaque démarche. Si l’une de ces réponses manque, gardez-la ouverte au lieu de la déduire d’un autre numéro.
Le classeur d’installation à conserver
Dossier d’installation
Quatre chemises, pas une pile de récépissés
- Personnes : identités, nationalités, passeports, actes d’état civil, garde, dépendance, visas, CRUE et AIMA.
- Adresse et présence : bail ou acte, remise des clés, preuves d’occupation, calendrier, justificatifs et accusés AT.
- Travail et santé : contrats, avenants, jours, A1, S1, affiliation, numéro SNS et réponses des caisses.
- Finance : NIF, accès aux portails, conditions bancaires, comptes étrangers, revenus bruts et réponses des établissements.
| Sujet | Qui doit répondre | Document à obtenir | Ce qu’il ne valide pas seul |
|---|---|---|---|
| NIF et morada | AT / Serviço de Finanças | Attestation, statut et accusé daté | Résidence conventionnelle si la France revendique aussi la personne |
| Séjour citoyen UE | Câmara Municipal | CRUE | Fiscalité, affiliation ou couverture santé |
| Proche non-UE | AIMA et, pour l’entrée, consulat compétent | Liste de pièces, accusé puis carte/visa selon le cas | Reconnaissance civile ou fiscale de tous les effets familiaux |
| Santé et social | Institutions sociales et centre de santé | Décision de législation/prise en charge et inscription SNS | Impôt ou droit du travail |
| Compte | Banque | Acceptation et conditions contractuelles écrites | Résidence fiscale ou exonération portugaise des revenus |
Vous disposez maintenant des documents d’installation. Il reste la question la plus sensible : à partir de quel jour chaque État peut-il vous considérer résident ? Pour y répondre, il faut revenir aux faits et appliquer les deux droits internes avant la convention.
Résident où, et depuis quel jour ?
Vous recevez votre CRUE en novembre, alors que le logement portugais est occupé depuis septembre. Votre conjoint reste en France jusqu’en décembre et vous revenez régulièrement travailler à Paris. Quelle date doit figurer dans les déclarations ? Aucun de ces faits ne peut être choisi seul.
La résidence fiscale se construit personne par personne et dans un ordre fixe. Le Portugal applique son droit interne. La France applique le sien. Si les deux États revendiquent la même personne pour une même période, la convention les départage par des critères successifs. On ne commence jamais par choisir le pays le plus favorable.
Cette méthode explique pourquoi un certificat, un bail ou un total de jours n’est qu’une pièce du dossier. Chacun peut être important. Aucun ne remplace l’analyse complète. Le résultat peut aussi différer entre les deux conjoints et entre plusieurs périodes de la même année.
Étape 1 : tester la résidence interne portugaise
L’article 16 du Code portugais de l’IRS retient notamment deux grandes portes d’entrée. Une personne peut être résidente si elle séjourne au Portugal plus de 183 jours, consécutifs ou non, au cours d’une période de douze mois commençant ou finissant dans l’année concernée, ou si elle dispose d’un logement dans des conditions révélant l’intention de le conserver et de l’occuper comme résidence habituelle.
Le logement empêche de réduire le droit portugais à un compteur de nuits. Une personne qui reste moins longtemps peut néanmoins remplir le critère si les conditions d’habitation le démontrent. À l’inverse, posséder un bien de vacances ne suffit pas mécaniquement : usage, disponibilité, équipement et intention doivent être étayés.
Pour le comptage portugais, un jour complet ou partiel compte lorsqu’il comporte une nuitée. Conservez un journal fondé sur des pièces : transports, péages, agenda, badges, paiements et consommations. Une estimation rétrospective ou un calendrier recréé après contrôle est beaucoup plus fragile.
Résidence partielle : une période portugaise possible en cours d’année
Le Portugal connaît une résidence partielle. Lorsque les conditions sont réellement remplies, une arrivée avec logement habituel peut ouvrir la période résidente à compter du premier jour de présence qualifiante. Cette règle ne signifie pas que France et Portugal adoptent automatiquement la même date.
L’article 16 contient aussi des règles qui empêchent de découper artificiellement la résidence. Une analyse sérieuse regarde au moins l’année précédente, l’année du mouvement et l’année suivante. Une personne déjà résidente, qui reste plus de 183 jours ou qui redevient résidente rapidement ne peut pas choisir librement les dates les plus avantageuses.
Une exception peut changer toute la première déclaration : si la personne a été résidente du Portugal un jour quelconque de l’année précédente, l’article 16 § 3 peut faire remonter sa résidence au 1er janvier de l’année où l’un des critères est de nouveau rempli. Les règles qui peuvent étendre la résidence à l’année entière, prévues notamment aux §§ 14 à 16, doivent aussi être testées avant de fixer la période à déclarer.
Pendant la période où elle est résidente du Portugal selon son droit interne, la personne entre en principe dans l’obligation sur ses revenus mondiaux. Pendant une période non-résidente, le Portugal vise les revenus de source portugaise entrant dans son champ. La déclaration applique cette chronologie ; elle ne la crée pas.
Étape 2 : tester le domicile fiscal français
Côté français, l’article 4 B du Code général des impôts examine notamment le foyer ou le lieu de séjour principal, l’activité professionnelle principale et le centre des intérêts économiques. Ces critères sont alternatifs dans le droit interne : un seul peut suffire, sous réserve de la convention.
Le foyer recherche le lieu où la personne vit normalement, souvent avec sa famille. Il ne se confond pas avec la propriété d’un logement. L’activité professionnelle principale ne se déduit pas seulement du siège de l’employeur : fonctions, temps et conditions réelles comptent. Le centre des intérêts économiques regarde les affaires, revenus et décisions ; il ne désigne pas automatiquement le pays où se trouve l’actif le plus cher.
Un logement français laissé disponible, une famille qui reste en France, une direction exercée depuis Paris ou des revenus principalement organisés en France peuvent donc maintenir une revendication interne française. Cela ne signifie pas encore que la France l’emporte pour la convention. Cela signifie que l’étape 3 est nécessaire.
Les 183 jours ne ferment pas le dossier français
Le seuil portugais n’efface pas les critères du droit français. L’expression « 183 jours » apparaît aussi dans une exception conventionnelle sur certains salaires, avec d’autres conditions cumulatives. Ce n’est pas un test universel de résidence, de sécurité sociale ou de paie.
Étape 3 : appliquer les critères successifs de la convention
Lorsque les deux droits internes traitent la même personne comme résidente, l’article 4 de la convention fiscale France–Portugal impose un ordre de critères pour départager la double résidence.
Arbre de résidence
Ne passez au critère suivant que si le précédent ne tranche pas
- Foyer d’habitation permanent. Dans quel État la personne dispose-t-elle durablement d’un logement réellement accessible ?
- Centre des intérêts vitaux. Si un foyer permanent existe dans les deux États, où les relations personnelles et économiques sont-elles les plus étroites ?
- Séjour habituel. Si le centre ne peut être déterminé, dans quel État la personne séjourne-t-elle habituellement selon l’ensemble de la période pertinente ?
- Nationalité. Si le séjour habituel ne tranche pas, la nationalité intervient.
- Accord amiable. Si la personne possède les deux nationalités ou aucune des deux, les autorités compétentes doivent régler la question d’un commun accord.
L’ordre est substantiel. On ne saute pas directement aux intérêts économiques parce qu’ils sont plus faciles à chiffrer, ni à la nationalité parce qu’elle figure sur un document. Le foyer permanent est testé d’abord. Le centre des intérêts vitaux ne s’ouvre que si un foyer permanent demeure disponible dans les deux États.
Le centre des intérêts vitaux combine les relations personnelles et économiques. Famille, vie sociale, activité, fonctions, revenus, patrimoine et décisions peuvent tirer dans des directions différentes. Il faut expliquer pourquoi l’ensemble converge, pas additionner des indices avec un barème inventé.
La résidence s’apprécie personne par personne
Un couple n’est pas une unité automatique de résidence. Le logement et la famille constituent des faits importants, mais chaque conjoint possède ses propres jours, activités, nationalités et périodes. L’un peut remplir plus tôt le critère portugais ; l’autre peut conserver plus longtemps un domicile français.
Créez donc une fiche par personne, y compris pour un dirigeant dont le conjoint et les enfants restent temporairement en France. Ajoutez une fiche société distincte. La résidence personnelle du dirigeant ne décide pas à elle seule de la résidence de la société, et la société française ne maintient pas automatiquement la personne résidente de France.
Le dossier de preuve : des faits qui racontent la même chronologie
| Famille de preuves | Ce qu’elle peut montrer | Limite |
|---|---|---|
| Logements | Disponibilité, occupation, remise des clés, consommations, assurance et conditions d’accès | Propriété ou bail seul ne prouve pas l’usage habituel |
| Famille | Lieu de vie du conjoint et des enfants, école, garde, santé et habitudes | La situation du conjoint n’est pas automatiquement transférée |
| Présence | Nuitées, déplacements, travail, pays tiers et séquences | Un total annuel ne montre pas toujours la période pertinente |
| Activité | Lieu physique, fonctions, temps, pouvoirs, clients et employeur | Le siège de l’employeur ne remplace pas les faits |
| Économie | Sources de revenus, affaires, décisions, investissements et gestion | La valeur brute du patrimoine n’est pas un score automatique |
| Administratif | NIF, morada, CRUE, certificats, déclarations et courriers | Chaque document reste une pièce, pas un bouclier absolu |
La convention ne crée pas un découpage annuel automatique
La France et le Portugal peuvent découper l’année selon leurs règles internes différentes. Le Portugal peut appliquer sa résidence partielle ; la France détermine séparément la période avant et après le départ. La convention répartit ensuite la qualité de résident et les droits d’imposer. Elle ne fabrique pas une date unique qui remplacerait les deux chronologies.
Cette différence est très concrète. Une date peut servir à la déclaration française, une autre à la période portugaise, et une analyse conventionnelle peut encore être nécessaire pour une zone de chevauchement. La bonne conclusion n’est pas une date isolée, mais un tableau par période et par revenu.
| Période | Droit français | Droit portugais | Convention | Revenu à rapprocher |
|---|---|---|---|---|
| Avant l’installation factuelle | Tester encore le domicile français | Tester une éventuelle source portugaise | Seulement si double résidence | Tous revenus bruts de la période |
| Période de bascule | Déterminer la date française selon les faits | Déterminer le premier jour de résidence partielle, puis tester le retour possible au 1er janvier si la personne était résidente l’année précédente | Appliquer l’ordre de l’article 4 en cas de chevauchement | Salaire, dividende, loyer, gain ou pension selon son fait générateur |
| Après la bascule | Identifier les revenus de source française encore imposables | Déclarer le mondial pendant la période résidente | Répartir et corriger la double imposition par catégorie | Brut, retenue et impôt final séparés |
Quand une position écrite devient nécessaire
Un dossier simple peut être documenté par une chronologie cohérente et les déclarations correspondantes. Une position qualifiée devient particulièrement utile si deux logements restent disponibles, si la famille et l’activité sont partagées, si une société est dirigée dans les deux États, ou si une opération importante tombe dans la période de bascule.
Demandez une note écrite qui expose les faits retenus, applique les deux droits internes, déroule l’article 4 dans l’ordre et identifie les faits contradictoires. Si l’incertitude demeure, les procédures administratives adaptées — certificat, demande ou accord amiable selon le cas — doivent être examinées par les professionnels compétents.
Lecture de la convention
Règle, preuve et prochaine action
- Règle : Portugal puis France selon leurs droits internes ; convention seulement si les deux revendiquent la personne.
- Preuve : logement, famille, présence, travail, économie et documents administratifs, datés pour chaque personne.
- Qui doit répondre : professionnels fiscaux des deux États ; administrations si une position ou une procédure conventionnelle devient nécessaire.
- Réponse à conserver : note par personne et matrice des périodes, sans date commune inventée.
- Prochaine action : qualifier chaque revenu et suivre le parcours source, retenue, déclaration et crédit.
La convention répartit des droits d’imposer — elle n’efface pas le dossier
Vous êtes résident conventionnel du Portugal et un revenu continue d’arriver de France. Faut-il le déclarer deux fois ? La réponse peut être oui pour les déclarations, sans que l’impôt définitif soit payé deux fois dans son intégralité. La convention répartit le pouvoir d’imposer et organise une correction ; elle ne fait pas disparaître les étapes internes.
Pour chaque revenu, suivez le même parcours : nature du flux, source, retenue dans l’État de source, déclaration dans l’État de résidence, plafond conventionnel, puis crédit ou autre méthode prévue. Une erreur de qualification au début se propage jusqu’au calcul final. C’est pourquoi « revenu français » ou « argent reçu au Portugal » est insuffisant.
La version de lecture consolidée de la convention France–Portugal doit être rouverte au fait générateur. Les textes authentiques et les positions conventionnelles applicables priment. Une ancienne fiche, même administrative, peut ne pas intégrer une modification ultérieure.
Les six cases à remplir pour chaque revenu
Méthode bilatérale
Ne calculez pas avant d’avoir qualifié
- Nature. Salaire, pension, dividende, intérêt, loyer, plus-value, rachat ou rémunération publique ne suivent pas le même article.
- Source. Où le travail est-il exercé, où l’immeuble se situe-t-il, qui paie et quel droit est détenu ?
- Droit interne de la source. Quelle retenue ou déclaration ce pays applique-t-il avant la convention ?
- Plafond ou attribution conventionnelle. Le traité autorise-t-il les deux États, un seul, ou un plafond dans l’État de source ?
- Droit de l’État de résidence. Quelle catégorie, assiette, option et déclaration le Portugal applique-t-il ?
- Correction. Quel impôt étranger est conventionnellement dû, quel crédit est admis et faut-il demander une restitution dans l’État de source ?
Le pays du compte de réception n’est pas la source. Un dividende d’une société française versé sur un compte portugais reste un dividende de source française. Un salaire payé par une entreprise française pour un travail physiquement exercé au Portugal n’est pas automatiquement un salaire de source française pour toute la période.
La matrice France–Portugal par grande famille de revenus
| Revenu | Point de rattachement | Droit de la France | Traitement du résident portugais | Preuve décisive |
|---|---|---|---|---|
| Salaire privé | Lieux physiques de travail et période de service | Peut imposer la fraction correspondant au travail physiquement exercé en France, sous réserve de l’article 16 et de son exception cumulative du paragraphe 2 | Déclare le revenu mondial de sa période résidente et applique la correction conventionnelle | Calendrier de travail, employeur, paie et prise en charge de la rémunération |
| Dividende français | Société distributrice et bénéficiaire effectif | Retenue conventionnelle ordinaire plafonnée à 15 % du brut, si les conditions sont réunies | Recalcule selon son droit et crédite l’impôt conventionnellement dû dans ses limites | Décision de distribution, brut, retenue, résidence et qualité de bénéficiaire effectif |
| Intérêt français | Créance, débiteur et nature du titre | Plafond conventionnel de 12 % en principe, 10 % pour certains titres ; le droit interne peut être inférieur ou nul | Qualifie et déclare selon le droit portugais, avec crédit limité le cas échéant | Contrat, nature du titre, brut et retenue effectivement supportée |
| Loyer d’un immeuble en France | Situation de l’immeuble | Conserve un droit d’imposer selon l’article immobilier et son droit interne | Le résident déclare aussi le revenu et applique la méthode conventionnelle dans les limites portugaises | Bail, encaissements, charges, impôts français et calcul portugais |
| Pension privée liée à un ancien emploi | Nature réelle de la pension et ancien emploi | L’article 19 attribue en principe à l’État de résidence si le flux entre réellement dans son champ | Imposition selon le régime portugais applicable à la pension | Payeur, régime, contributions, rente/capital et motif du versement |
| Rémunération ou pension publique | Service rendu, payeur, nature exacte et nationalité | L’article 20 contient des règles et exceptions distinctes pour la rémunération et la pension | Le résultat dépend de la branche exacte ; aucune règle unique pour tous les fonctionnaires ou retraités | Employeur/payeur public, service, résidence et nationalité(s) |
| Rachat d’assurance-vie française | Part de gain, contrat, primes, date et résidence | PFL interne prouvé ; réduction conventionnelle possible selon une qualification encore ouverte | Calcul de catégorie E si le contrat est reconnu comme tel, puis crédit seulement s’il est admis | Historique contractuel et qualification écrite de l’article conventionnel |
Salaire : commencer par les jours physiques de travail
Pour un salarié, la première ventilation suit le lieu où le travail est physiquement accompli. Un résident portugais qui travaille à Lisbonne et certains jours à Paris doit reconstituer ces journées et la période de service rémunérée. Le Portugal impose le revenu mondial de sa période résidente ; la France peut imposer les journées exercées en France si les conditions conventionnelles le permettent.
L’exception conventionnelle dite des 183 jours ne dépend pas d’un seul compteur. Les conditions sont cumulatives : présence n’excédant pas 183 jours au total au cours de l’année fiscale considérée, employeur non-résident de l’État où le travail est exercé et rémunération non supportée par un établissement stable ou une base fixe dans cet État. Si l’une manque, l’exception ne joue pas.
Cette exception ne décide toujours pas de la sécurité sociale, de la paie ou de l’existence d’un établissement stable. Les jours servent à plusieurs analyses ; les conclusions restent séparées. Bonus, actions gratuites, RSU, options et BSPCE exigent en plus une frise par tranche, qui sera construite au chapitre 9.
Dividendes et intérêts : un plafond n’est pas un taux automatique
Pour un dividende versé par une société française à son bénéficiaire effectif résident du Portugal, la convention autorise ordinairement la France à prélever dans la limite de 15 % du montant brut. Le Portugal calcule ensuite son impôt et applique un crédit dans ses limites. Il faut vérifier le bénéficiaire effectif, la source, la base et le régime appliqué.
Pour les intérêts, les plafonds conventionnels sont de 12 % et, pour certains titres visés, de 10 %. Ces chiffres autorisent un maximum ; ils n’ordonnent pas à la France de prélever ce montant. Le droit interne peut prévoir une retenue plus basse ou nulle. Le calcul part donc de l’impôt réellement et légalement dû, pas du plafond recopié.
La fiche DGFiP destinée aux résidents du Portugal fournit une orientation pratique et une liste non exhaustive. Elle ne remplace pas le traité, la preuve du bénéficiaire ou le calcul portugais.
Crédit d’impôt : corriger, pas rembourser sans limite
Le crédit d’impôt portugais est un mécanisme plafonné. L’article 81 du CIRS tient compte de l’impôt étranger dans les limites portugaises et conventionnelles correspondant au revenu. Il ne transforme pas automatiquement tout prélèvement français en créance portugaise.
Si la France a prélevé davantage que ce que la convention autorise, l’excédent doit en principe être réclamé en France selon la procédure applicable. Le Portugal n’a pas à créditer un montant qui n’était pas conventionnellement dû. Conservez donc le brut, l’impôt initial, l’impôt après restitution et la preuve de paiement.
Les assiettes peuvent aussi diverger. Une charge admise en France peut ne pas être admise au Portugal ; un abattement français ne se transporte pas mécaniquement. Même lorsque le crédit fonctionne, un solde portugais peut subsister. À l’inverse, un crédit plafonné ne prouve jamais que tout l’impôt français sera récupéré.
Assurance-vie : la limite doit apparaître avant le rachat
Qualification conventionnelle non prouvée par les sources retrouvées
Le prélèvement français interne sur un rachat de contrat français est documenté. En revanche, les articles 12 et 23 restent à qualifier : aucune source officielle France–Portugal suffisamment spécifique retrouvée lors de la vérification du 24 juillet 2026 ne permet de choisir l’un comme règle certaine. Le crédit portugais du prélèvement dépend de cette qualification. Aucun net bilatéral ne doit être annoncé avant une position écrite et la procédure de l’assureur.
Cette incertitude n’empêche pas de préparer le dossier. Elle impose de séparer quatre couches : le prélèvement français interne, une éventuelle réduction ou restitution conventionnelle, le calcul portugais, puis le crédit admis. L’historique des primes, l’âge du contrat, la part de gain et la résidence à la date du rachat doivent être établis avant de demander la qualification.
Ne laissez pas l’assureur répondre seul à toute la question. Il peut expliquer son prélèvement et sa procédure. Le professionnel portugais qualifie le revenu au Portugal. L’analyse conventionnelle relie les deux. Le chapitre 17 reprendra ce circuit, contrat français ou luxembourgeois, sans présumer qu’un pays de contrat produit un meilleur taux.
La convention ne traite pas la sécurité sociale
Une phrase comme « ce revenu est imposable au Portugal » ne dit rien de la caisse sociale compétente. La convention fiscale et les règlements européens poursuivent des objets différents. Un salaire peut être ventilé fiscalement entre deux États tout en relevant d’une seule législation sociale.
Conservez donc deux matrices : une matrice fiscale par revenu et une matrice sociale par activité. L’A1 va dans la seconde. Le crédit d’impôt et les déclarations vont dans la première. Les rapprochements de paie doivent expliquer les différences sans les fusionner.
Procédure avant et après le paiement
| Moment | Action | Document | Risque évité |
|---|---|---|---|
| Avant le paiement | Fournir la résidence et vérifier si une réduction à la source est possible | Certificat, formulaire et réponse du payeur | Avance de trésorerie inutile ou mauvaise retenue |
| Au paiement | Conserver montant brut, devise, date, retenue et nature | Avis d’opération et attestation fiscale | Confusion entre net reçu et revenu déclarable |
| Liquidation portugaise | Qualifier la catégorie, la base et le crédit admissible | Calcul portugais et annexe J selon le millésime | Crédit supérieur à l’impôt conventionnellement dû |
| Après une retenue excessive | Demander la restitution dans l’État de source selon sa procédure | Réclamation, preuve de résidence et décision | Faire supporter l’excédent au Portugal |
| Si les États divergent | Documenter la double imposition non conforme et examiner les voies de correction | Deux liquidations, courriers et, si pertinent, dossier d’accord amiable | Laisser expirer un délai procédural |
Le registre revenu par revenu
Dossier de départ
Neuf champs à fermer avant la déclaration
- nature et fait générateur du revenu ;
- période de résidence de la personne ;
- État de source selon les faits et le texte ;
- montant brut, devise et cours de change ;
- retenue initiale et impôt définitif dans la source ;
- article conventionnel et conditions ;
- catégorie et assiette portugaises ;
- crédit admis ou restitution à réclamer ;
- formulaire, responsable, échéance et preuve de dépôt.
| Sujet | Qui doit répondre | Document à conserver |
|---|---|---|
| Source et article | Professionnels fiscaux bilatéraux | Note revenu par revenu avec conditions et limite |
| Retenue française | Payeur, établissement et professionnel français compétent | Procédure de taux réduit ou restitution et attestation |
| IRS portugais et crédit | Professionnel fiscal portugais / AT selon la procédure | Liquidation, annexe et preuve du crédit retenu |
| Conflit persistant | Autorités compétentes assistées des conseils appropriés | Dossier procédural fondé sur les deux liquidations |
Une fois cette matrice comprise, le départ français peut être organisé sans assimiler sursis et exonération. Il faut fermer la dernière année française, documenter les valeurs et identifier ce qui continuera à produire des obligations après le déménagement.
Fermer la dernière année française sans confondre sursis et exonération
Le camion est parti, mais la France n’a pas disparu du dossier. Une déclaration reste à ventiler, des revenus de source française peuvent continuer et certains titres peuvent ouvrir un dossier d’exit tax. Le départ est donc une clôture partielle, pas une radiation générale.
Commencez par fixer la date de transfert selon l’analyse de résidence. Ensuite seulement, répartissez les revenus avant et après cette date. Enfin, ouvrez un registre séparé pour les valeurs mobilières, les reports d’imposition et les événements futurs. Mélanger ces trois travaux conduit soit à oublier un formulaire, soit à croire qu’un sursis européen a supprimé l’impôt.
Les paramètres ci-dessous ont été vérifiés au 24 juillet 2026. Les seuils, formulaires, obligations annuelles et effets d’un second transfert doivent être revérifiés pour l’année réelle du départ.
La déclaration française de l’année du départ
La DGFiP décrit le parcours général d’un départ à l’étranger. Pour une personne qui devient réellement non-résidente et perçoit des revenus imposables en France avant et après son départ, la logique est la suivante :
- la déclaration n° 2042 porte sur les revenus du 1er janvier à la date du départ ;
- la n° 2047 retrace les revenus étrangers encaissés pendant cette période de résidence française, avant report utile ;
- la n° 2042-NR vise les revenus de source française qui restent imposables en France entre la date du départ et le 31 décembre.
Ce découpage n’est pas un bouton « départ ». Si les faits ou la convention maintiennent la personne résidente de France, il ne doit pas être appliqué mécaniquement. Les revenus payés après le départ peuvent aussi rémunérer une période antérieure : bonus, avantage en actions, dividende décidé auparavant ou facture tardive exigent leur propre fait générateur.
Signalez le changement d’adresse et conservez l’accusé. Vérifiez le service gestionnaire, notamment le Service des impôts des particuliers non-résidents lorsque le dossier y est transféré. Adresse administrative, date fiscale et date de prise en charge par le service sont à conserver séparément.
Le tableau de ventilation de la dernière année
| Champ | Avant le départ | Après le départ | Pièce |
|---|---|---|---|
| Résidence | Critères français, portugais éventuels et convention si conflit | Nouvelle analyse selon les faits réels | Note de résidence et calendrier |
| Salaire | Période de service et jours de travail avant bascule | Jours physiques et rémunérations rattachées à chaque État | Paie, agenda, badges et ventilation employeur |
| Revenus financiers | Date de mise à disposition, source et retenue | Source française éventuelle et déclaration portugaise | Avis brut, retenue, décision et relevé |
| Immobilier français | Loyers et charges de la période résidente | Revenus français du non-résident et déclaration au Portugal | Baux, encaissements, charges et impôts |
| Activité ou société | Fonctions et pouvoirs avant le départ | Fonctions exercées depuis le Portugal et flux ultérieurs | Mandats, procès-verbaux, contrats et jours |
| Comptes et contrats | Valeurs, revenus et détention pendant la résidence française | Maintien, conditions de service et déclaration portugaise | Relevés au jour de bascule et réponses des établissements |
Valeurs et prix de revient : constituer l’archive avant de perdre l’accès
Téléchargez l’historique complet avant tout changement de banque, d’employeur ou de plateforme. Pour chaque titre ou droit, conservez date d’acquisition, prix de revient, opérations sur titres, frais, moins-values, reports, devise et valeur au départ. Une capture de portefeuille sans méthode de valorisation ne suffit pas.
Pour une participation non cotée, préparez le tableau de répartition du capital, les statuts, le pacte, les derniers comptes, les transactions comparables et la méthode retenue. Si une vente, une levée, un apport ou une donation est déjà discuté, archivez aussi la chronologie des négociations. La valeur et le caractère déjà engagé d’une opération peuvent devenir des sujets séparés.
Ajoutez les plus-values en report, les compléments de prix et créances liés à des cessions antérieures. L’exit tax n’est pas un calcul unique sur « le portefeuille ». Chaque compartiment peut avoir ses déclarations, événements et modalités de dégrèvement.
Qui entre dans le champ de l’exit tax ?
Au 24 juillet 2026, l’article 167 bis du Code général des impôts et la fiche DGFiP sur l’exit tax conduisent notamment à tester la résidence en France pendant au moins six des dix années précédant le transfert.
Pour les plus-values latentes sur titres, le dossier regarde notamment une valeur globale excédant 800 000 € ou des droits représentant au moins 50 % des bénéfices sociaux. Les reports d’imposition et certains compléments de prix doivent être examinés séparément. Ne concluez donc pas « hors champ » sur la seule valeur du compte-titres visible.
| Compartiment | Question de champ | Événement à surveiller | Preuve |
|---|---|---|---|
| Plus-values latentes | Durée de résidence, valeur globale et pourcentage de droits | Cession, rachat, annulation, donation ou autre événement prévu par le texte | Valorisation, tableau de répartition du capital, prix de revient et formulaire initial |
| Plus-values en report | Nature et fondement du report antérieur | Événement qui met fin au report selon son propre régime | Déclarations historiques et suivi du report |
| Complément de prix | Créance issue d’une cession antérieure et conditions de paiement | Encaissement, modification ou extinction | Contrat de cession, calcul et relevé |
| Second transfert | Pays de destination, date et conditions du sursis | Changement de garanties ou formalités de notification | Adresse, certificat, correspondance SIPNR et nouvelle note |
Portugal : sursis automatique UE en principe, jamais exonération
Un transfert vers le Portugal ouvre en principe le sursis de paiement automatique prévu pour un État de l’Union européenne. Le mot « sursis » signifie que le paiement est différé tant que les conditions sont respectées. L’impôt est calculé, déclaré et suivi ; il n’est pas effacé au jour du départ.
La déclaration initiale et le formulaire actuel doivent être préparés même si aucun paiement immédiat n’est demandé. La 2074-ETD et les obligations associées doivent être revérifiées pour le millésime concerné. Selon les compartiments et événements, un suivi annuel ou une déclaration d’événement peut subsister.
Sursis, dégrèvement et restitution ne sont pas synonymes
Le sursis reporte le paiement. Le dégrèvement fait disparaître, sous conditions, certains montants. Une restitution rend un montant déjà payé. Utiliser « l’exit tax est réglée » sans préciser le mécanisme masque les obligations et les événements qui peuvent réactiver le dossier.
Deux ans ou cinq ans : un dégrèvement conditionnel et borné
Pour les plus-values latentes visées, le dégrèvement intervient en principe après deux ans. Ce délai est porté à cinq ans lorsque la valeur globale concernée excède 2,57 M€. La conservation des titres et l’absence d’événement déclencheur font partie des conditions à contrôler.
Ces délais ne constituent pas une purge universelle. Reports d’imposition, créances de complément de prix, donations, annulations, omissions déclaratives et changements de pays suivent leurs propres règles. Avant toute opération pendant la période, demandez un tableau indiquant ce qui est dégrevé, ce qui reste suivi et ce qui devient exigible.
Les seuils de 800 000 € et 2,57 M€, les formulaires et les délais doivent être revérifiés à la date réelle. Une variation de valeur après le départ ne se traite pas par intuition : elle est rapprochée du compartiment et de l’événement prévu par le texte.
La frise de départ et de suivi
| Moment | Action | Document attendu | Alerte |
|---|---|---|---|
| T-12 à T-6 | Inventorier titres, droits, reports, créances et opérations projetées | Registre complet et liste des valeurs à établir | Ne pas céder ou apporter avant l’analyse |
| T-3 à T-1 | Fixer la résidence, obtenir les valeurs et tester le champ | Analyse de l’exit tax par compartiment | Un seuil global ne ferme pas les reports |
| Date du départ | Archiver valeurs, prix de revient, tableau de répartition du capital, résidence et comptes | Dossier de preuve horodaté | Éviter une valorisation reconstruite longtemps après |
| Déclaration l’année suivante | Ventiler 2042/2047/2042-NR et déposer les formulaires exit tax applicables | Liasses, accusés et rapprochement | Le sursis automatique n’annule pas le dépôt |
| Pendant le sursis | Contrôler ventes, rachats, donations, annulations et changements de pays | Journal des événements et déclarations requises | Ne pas attendre l’échéance annuelle après un événement |
| Au délai de dégrèvement | Vérifier chaque compartiment et obtenir la fermeture documentée | Décision, avis ou preuve de dégrèvement | Ne pas détruire l’archive tant qu’un compartiment survit |
Qui valide quoi avant le départ ?
Traçabilité
Un dossier de sortie signé et transmissible
- Résidence : fiscalistes bilatéraux ; note par personne et date de bascule argumentée.
- Déclarations françaises : professionnel compétent et SIP/SIPNR ; calendrier et liasses de départ.
- Valeurs : établissement, société et expert adapté à l’actif ; méthode, hypothèses et justificatifs.
- Exit tax : fiscaliste français, avec lecture du pays de destination ; matrice champ–sursis–événements–fermeture.
- Coordination : registre des questions, dates, responsables et pièces, sans se substituer au signataire fiscal.
Clarifier votre situation France–Portugal avant de décider
Hagnéré Patrimoine propose un échange initial de cadrage pour inventorier les actifs, les flux, les dates et les questions à faire valider. Lorsque le dossier exige un acte réservé, le professionnel indépendant compétent doit être sélectionné et mandaté dans la juridiction concernée.
Périmètre de l’échange initial
Contenu et échange initial d’information générale, sans avis juridique, fiscal, comptable ou notarial ni recommandation personnalisée de placement, d’assurance ou de crédit. Toute intervention dépend de votre résidence, du lieu de la prestation et des habilitations applicables. La prise de rendez-vous ne confirme ni notre habilitation pour le service demandé, ni l’éligibilité à un produit.
Une fois la France correctement ventilée, il faut bâtir la première année portugaise sans importer une ancienne promesse RNH. Le point de départ est le droit commun ; un régime historique ou transitoire ne s’ajoute que sur preuve.
Portugal 2026 : commencer par le droit commun, puis prouver toute exception
Vous arrivez en 2026 avec une ancienne simulation qui mentionne le RNH. Peut-elle encore servir ? Oui comme liste de revenus à requalifier ; non comme régime automatiquement disponible. Pour un nouvel arrivant ordinaire, le budget doit d’abord être construit sous le droit commun portugais.
Cette discipline évite deux erreurs. La première consiste à appliquer un taux historique sans décision ni cohorte. La seconde consiste à déclarer les produits d’après leur nom français : PEA, assurance-vie, PER ou SCI. Le Portugal classe le revenu selon sa nature, ses droits et son fait générateur, pas selon l’étiquette commerciale française.
L’objectif de ce chapitre n’est pas de liquider votre IRS. Il fournit la carte : période résidente, revenu mondial, catégories, régime ordinaire, éventuel droit historique documenté, puis déclaration. Barème, taux autonomes, formulaires et options doivent être revérifiés pour l’année concernée.
Le droit commun commence par la période et le revenu mondial
L’article 15 du CIRS soumet en principe le résident portugais à l’IRS sur l’ensemble de ses revenus, y compris étrangers. Le non-résident relève du Portugal pour les revenus de source portugaise entrant dans son champ. En année d’arrivée ou de départ, cette distinction suit les périodes de résidence partielle déterminées par l’article 16.
« Revenu mondial » ne signifie pas que le Portugal perçoit chaque impôt sans correction. Il signifie que le revenu étranger doit être qualifié et déclaré pendant la période résidente, puis que la convention et le crédit éventuel sont appliqués. Une exonération française ou un compte français sans retenue ne rend pas le revenu invisible au Portugal.
Le barème progressif, les taux spéciaux ou autonomes, l’agrégation et les déductions dépendent de la catégorie et du millésime. Les articles 68 et 72 du CIRS doivent être lus dans leur version applicable. Un taux vu dans un article ne suffit pas à déterminer le coût effectif du foyer.
Les catégories de l’IRS sont une carte, pas une traduction automatique
| Catégorie | Famille générale | Question avant de déclarer | Pièces |
|---|---|---|---|
| A | Travail salarié | Quelle période de service, quels jours par pays et quelle fraction de rémunération ? | Contrat, paie, agenda, bonus et retenues |
| B | Activité professionnelle ou entrepreneuriale | Quelle activité, quel régime comptable, quelles recettes et dépenses ? | Ouverture d’activité, factures, reçus et comptabilité |
| E | Revenus de capitaux | Le flux est-il intérêt, dividende, gain contractuel ou autre revenu financier ? | Contrat, décision du payeur, brut, primes et retenue |
| F | Revenus immobiliers | Où est situé l’immeuble, quel revenu brut et quelles charges sont admises ? | Bail, encaissements, acte, charges et impôts étrangers |
| G | Plus-values et autres accroissements patrimoniaux | Quel actif, quel fait générateur, quel coût, quelle durée et quelles pertes ? | Historique des achats/ventes, frais et valeurs |
| H | Pensions | S’agit-il d’une pension privée, publique, sociale, d’une rente ou d’un capital ? | Décision de retraite, payeur, contributions et forme du versement |
Une assurance-vie peut produire un revenu de catégorie E si elle est reconnue dans ce cadre, mais le contrat et l’historique des primes restent déterminants. Un PER ne devient pas automatiquement une pension H pour toutes ses sorties. Une SCI ou une SCPI ne se réduit pas à un loyer tant que le véhicule et chaque flux ne sont pas qualifiés.
Quand la doctrine portugaise spécifique manque, le dossier doit afficher non prouvé. Cela ne signifie pas que le produit est interdit ou nécessairement défavorable. Cela signifie qu’un retrait, une cession ou une distribution ne doit pas être déclenché sur une analogie.
Le RNH est fermé au nouvel arrivant ordinaire de 2026
L’ancien régime des résidents non habituels a été révoqué à compter du 1er janvier 2024. La FAQ officielle de l’AT sur le RNH décrit la fermeture et les situations de transition. Des droits acquis ou des cas transitoires peuvent continuer pour leur période propre, sur preuve.
Une personne qui s’installe ordinairement en 2026 ne doit donc pas intégrer l’ancien régime à son budget de base. Une ancienne simulation, un contrat préparatoire, une réservation ou une intention ne suffisent pas en eux-mêmes. Il faut identifier le texte de transition exact et vérifier que toutes ses dates et conditions sont documentées.
Pour une cohorte historique, ne recopiez pas davantage un taux générique. Il faut reconstituer la date de résidence, l’inscription, la décision, l’option, les années restantes et la nature de chaque revenu. Une pension, un salaire, un dividende et un gain financier peuvent suivre des branches différentes.
La décision STA n° 7/2026 ne rouvre pas le régime à tous
Une décision récente du Supremo Tribunal Administrativo traite une question de retard d’inscription dans un contexte factuel et procédural précis. Elle est volatile et doit être relue avec ses suites. Elle ne permet pas à un arrivant ordinaire de 2026 de s’appliquer lui-même l’ancien régime.
La décision officielle STA n° 7/2026 doit être citée avec ses faits, sa procédure et sa portée, jamais comme un slogan de réouverture. Si votre situation ressemble à une transition ou à une inscription tardive, demandez une note écrite et budgétez le droit commun tant que la conclusion n’est pas sécurisée.
IFICI : un dossier distinct, étudié au chapitre suivant
L’IFICI est un régime ciblé reposant sur une activité, une fonction, une entité, des qualifications et des preuves. Il ne constitue pas le socle du calcul d’arrivée. Le chapitre 8 construira l’arbre d’éligibilité et conservera un scénario de refus.
À ce stade, retenez une discipline budgétaire : scénario A en droit commun ; scénario B seulement si l’éligibilité IFICI est documentée ; scénario C si la demande est refusée ou si une condition cesse d’être remplie. Le conjoint possède sa propre analyse. Un régime individuel ne se propage pas automatiquement au foyer.
Trois scénarios RNH à ne pas mélanger
| Situation | Base de travail | Preuves nécessaires | Règle de prudence |
|---|---|---|---|
| Nouvel arrivant ordinaire en 2026 | Droit commun portugais | Résidence, revenus, contrats, catégories et déclarations | Aucun ancien avantage intégré au budget |
| Bénéficiaire historique encore dans sa période | Droit commun comparé à la décision individuelle applicable | Inscription, décision, cohorte, option et années restantes | Appliquer le régime revenu par revenu, pas au patrimoine entier |
| Personne invoquant une transition ou un retard | Droit commun jusqu’à validation du fondement | Texte exact, dates, actes préparatoires, procédure et décision | Deux simulations ; aucune auto-application d’une jurisprudence |
Modelo 3 : la déclaration applique votre chronologie
D’après la page officielle consultée le 24 juillet 2026, la Modelo 3 IRS est déposée du 1er avril au 30 juin de l’année suivante. Cette fenêtre, les annexes, les codes et les modalités de correction sont volatils : ils doivent être revérifiés pour chaque campagne.
En année de résidence partielle, la période résidente comprend les revenus portugais et étrangers selon les règles applicables. Pendant la période non-résidente, seuls les revenus de source portugaise entrant dans le champ portugais sont déclarés au Portugal. Une même année peut donc exiger deux statuts et plusieurs annexes.
L’annexe J sert notamment aux revenus étrangers. L’AT demande le revenu brut, l’impôt étranger effectivement supporté et, lorsque le cadre le prévoit, les cotisations obligatoires pertinentes. Les comptes étrangers doivent être renseignés dans le cadre prévu, même sans revenu. Si une donnée arrive tardivement, une déclaration de substitution peut être nécessaire.
Le journal fiscal de la première année
| Colonne | Pourquoi elle existe | Document source |
|---|---|---|
| Date et période de résidence | Séparer période résidente et non-résidente pour chaque personne | Note de résidence, calendrier et accusés |
| Nature et catégorie | Éviter qu’un nom français décide de l’IRS | Contrat, avis de paiement et qualification |
| Montant brut et devise | Déclarer le revenu avant retenue et appliquer le change pertinent | Attestation du payeur et relevé |
| État de source | Choisir l’article conventionnel et la méthode | Jours de travail, payeur, immeuble ou droit détenu |
| Impôt étranger | Limiter correctement le crédit portugais | Attestation d’impôt payé et éventuelle restitution |
| Compte ou contrat | Renseigner les avoirs étrangers et rapprocher les flux | IBAN, BIC, pays, titulaire et conditions contractuelles |
| Formulaire et annexe | Attribuer le revenu à la campagne et à la bonne période | Modelo 3, annexe J et guides du millésime |
| Responsable et statut | Voir ce qui est confirmé, conditionnel, volatil ou non prouvé | Question écrite, réponse, date de dernière vérification et signataire |
Ce qu’il faut fournir au professionnel portugais
Un avis d’imposition français n’est pas un livre auxiliaire. Fournissez le brut, la date, la nature, la source, la retenue, la devise et le contrat. Pour un salaire, ajoutez les jours. Pour un dividende, la décision de distribution. Pour un rachat, l’historique des primes et le gain. Pour un bien, le loyer, les charges et l’impôt français.
Demandez ensuite un rapprochement entre la déclaration française et la déclaration portugaise. Chaque différence doit avoir une raison : période, source, assiette, change, plafond conventionnel ou restitution. Une différence inexpliquée n’est pas une conséquence normale de l’expatriation.
Ancien RNH
Documents, limites et prochaine action
- Documents : décision RNH éventuelle, fondement transitoire, revenus bruts, contrats, retenues, comptes, change et calendrier de résidence.
- Qui doit répondre : AT et entité compétente pour une inscription ; professionnel fiscal portugais pour la liquidation ; fiscaliste bilatéral pour la source, la convention ou un conflit.
- Limite : ni une ancienne simulation ni une décision de justice hors contexte ne crée un régime individuel.
- Documents à conserver : simulations en droit commun et sous le régime documenté, liasse portugaise et rapprochement revenu par revenu.
- Prochaine action : tester l’IFICI par activité, fonction, entité, autorité, délai et scénario de refus.
IFICI : votre métier ne suffit pas
Karim a trouvé un poste de chercheur à Lisbonne. Son futur employeur lui a parlé d’un taux de 20 %, son diplôme semble correspondre et son arrivée est prévue avant la fin de l’année. Il serait tentant de signer le bail, de fixer son salaire net et de considérer le régime comme acquis. C’est précisément l’ordre qu’il faut éviter.
L’IFICI est un régime portugais ciblé. Son résultat dépend d’une chaîne complète : la personne, les cinq années antérieures, l’activité, la fonction, l’entité, les qualifications exigées, la branche légale, l’organisme compétent, la procédure et le maintien annuel. Un intitulé de poste, un diplôme ou la création d’une Lda ne remplace aucune de ces étapes.
Statut au 24 juillet 2026 : CONDITIONNEL. Le noyau du régime est confirmé, mais l’éligibilité et le maintien dépendent des faits, des pièces, de la branche et de la procédure applicable au dossier.
Trois vérifications personnelles passent avant le métier : ne pas bénéficier et ne pas avoir bénéficié du régime des résidents non habituels, ne pas avoir opté pour le régime de retour de l’article 12-A du CIRS et ne pas avoir déjà utilisé l’IFICI. Ce régime ne peut être utilisé qu’une seule fois. Si l’une de ces conditions échoue, un poste ou un employeur par ailleurs éligible ne répare pas l’exclusion.
La bonne question n’est donc pas « mon métier figure-t-il sur une liste ? ». Elle est plus exigeante : « quelle branche précise de l’article 58-A couvre mon activité, qui doit le constater, avec quelles pièces, à quelle date et pour quels revenus ? ».
Deux budgets sont obligatoires avant de s’engager
Préparez un scénario IFICI accepté et un scénario IFICI refusé. Le second n’est pas une note de bas de page : il doit financer le logement, les cotisations, l’IRS de droit commun, les frais professionnels et le retour éventuel sans faire apparaître un coût inconnu comme nul.
Tant que l’autorité ou l’organisme compétent n’a pas confirmé le dossier selon la procédure applicable, l’IFICI reste une hypothèse conditionnelle. Une promesse RH ou commerciale ne vaut pas décision.
Des vérifications successives, pas une case à cocher
L’article 58-A de l’Estatuto dos Benefícios Fiscais rassemble plusieurs voies d’accès. Elles ne demandent pas toutes les mêmes preuves. Certaines reposent sur une profession ou une fonction, d’autres sur une activité de recherche, une entité reconnue, un code d’activité économique, une certification, un investissement ou un niveau d’exportation. Identifiez d’abord la branche qui correspond à votre activité.
| Vérification IFICI | Question à résoudre | Preuve ou décision attendue |
|---|---|---|
| Exclusions personnelles | La personne a-t-elle bénéficié du RNH, opté pour l’article 12-A du CIRS ou déjà utilisé l’IFICI ? | Décisions, options et historique fiscal portugais ; une seule réponse positive peut fermer l’accès. |
| Historique personnel | La personne a-t-elle réellement été non-résidente du Portugal pendant les cinq années précédant sa nouvelle résidence ? | Certificats, déclarations, avis d’impôt, adresses et calendrier cohérent sur toute la période. |
| Branche légale | Dans quel alinéa précis de l’article 58-A l’activité pourrait-elle entrer ? | Note citant la version du texte, la branche et les conditions cumulatives. |
| Activité réelle | Que fait la personne au quotidien, au-delà du titre figurant sur le contrat ? | Fiche de poste, travaux réalisés, organigramme, temps consacré et fonctions effectives. |
| Fonction et qualification | La branche exige-t-elle un diplôme, une qualification, une reconnaissance ou une responsabilité particulière ? | Diplôme, équivalence, inscription professionnelle ou attestation de l’autorité compétente. |
| Entité | L’employeur, le client, l’établissement de recherche ou la société satisfait-il ses propres critères ? | Identité, CAE, certification, reconnaissance, comptes, export ou investissement selon la branche. |
| Procédure et délai | Quel organisme reçoit la demande, selon quel formulaire et quelle échéance pour l’année concernée ? | Dossier daté, accusé de dépôt et décision. Le calendrier doit être revérifié avant chaque dépôt. |
| Maintien | Les conditions restent-elles remplies après un changement de poste, d’entité ou d’activité ? | Revue annuelle et signalement documenté des changements selon la procédure alors applicable. |
Calendrier à recontrôler avant chaque dépôt
Selon les textes consultés le 24 juillet 2026, la demande se dépose en principe sur le Portal das Finanças au plus tard le 15 janvier de l’année suivant celle où la résidence a été acquise. Les changements sont à signaler au plus tard le 15 janvier suivant et la situation doit être consultable au plus tard le 31 mars. L’organisme qui vérifie les critères dépend de la branche.
Un dépôt tardif ne recommence pas une nouvelle période de dix ans : il ne produit effet qu’à partir de l’année du dépôt et seulement pour les années qui restent dans la période légale. Les dates, le formulaire, le portail et le texte d’application sont VOLATILS et doivent être revérifiés avant l’envoi.
Cette méthode évite un piège fréquent. Une personne peut avoir le bon diplôme mais travailler pour une entité qui ne remplit pas le critère de sa branche. À l’inverse, une entreprise peut être reconnue sans que la fonction du salarié entre dans le champ. Dans les deux cas, le dossier échoue si l’on saute du métier au taux.
Un couple prépare deux analyses. L’éligibilité de l’un ne se transmet pas au conjoint. Les dates de résidence, activités, revenus et pièces sont appréciées personne par personne, même lorsque le foyer dépose ensuite certaines informations ensemble.
Le taux de 20 % ne couvre qu’un revenu bien délimité
Lorsque les conditions sont réunies, le taux spécial de 20 % vise le revenu net portugais des catégories A ou B qui provient de l’activité qualifiante, pendant la fenêtre légale. Il ne transforme pas tous les revenus portugais en revenus à 20 % et ne s’applique pas à l’ensemble du patrimoine mondial.
La catégorie A correspond principalement aux rémunérations salariées. La catégorie B vise l’activité indépendante ou entrepreneuriale de la personne. Même dans ces catégories, il faut rattacher le revenu à l’activité effectivement admise. Un bonus rémunérant une autre fonction, une activité secondaire ou un revenu reçu après un changement de poste peut demander une ventilation.
| Flux du résident IFICI | Lecture permise au 24 juillet 2026 | Contrôle avant décision |
|---|---|---|
| Salaire portugais de l’activité qualifiante | Taux spécial de 20 % sur le net de catégorie A, si toutes les conditions du régime et de l’activité sont maintenues. | Période, fonction, employeur, qualification, frais et inscription. |
| Revenu indépendant portugais qualifiant | Taux spécial de 20 % sur le net de catégorie B qualifiant, pas sur le chiffre d’affaires. | Activité, coefficient ou comptabilité, charges, social et branche IFICI. |
| Autre revenu portugais | Droit commun, sauf texte distinct effectivement applicable. | Catégorie CIRS, fait générateur, option d’agrégation et retenues. |
| Revenus étrangers A, B, E, F ou G | Exonération avec progressivité en principe. Selon les règles vérifiées au 24 juillet 2026, certains revenus payés ou mis à disposition par une entité d’une juridiction de la liste privilégiée peuvent relever d’un taux de 35 %. | Source réelle, catégorie, payeur, intermédiaire, juridiction, liste privilégiée et conditions de l’année, tous à revérifier. |
| Pension étrangère de catégorie H | La catégorie H ne figure pas dans le mécanisme d’exonération étrangère IFICI. | Nature privée, sociale ou publique, payeur, rente ou capital et convention. |
| Revenu du conjoint | Aucun effet automatique de l’éligibilité de l’autre membre du couple. | Résidence, activité, branche et demande propres au conjoint. |
Pour les revenus étrangers, le mot « exonération » ne dispense pas de l’inventaire. Il faut encore déterminer le pays de source, la catégorie portugaise, la juridiction du payeur, les exceptions et l’effet de progressivité. Une assurance-vie, un PEA, un PER ou une société française ne reçoit pas son traitement portugais de son étiquette française.
L’IFICI n’efface pas non plus les déclarations. Le résident doit rapprocher les revenus bruts, les retenues, les comptes et les pièces de chaque État. Un revenu finalement exonéré peut rester pertinent pour la déclaration ou la progressivité.
La durée annoncée ne remplace pas le suivi annuel
Le régime est conçu pour une fenêtre de dix ans, mais cette durée ne constitue pas un capital de dix années détaché des conditions. La date d’entrée, le dépôt, un changement d’activité, une interruption, le remplacement de l’entité ou une sortie de résidence peuvent modifier les années réellement utilisables.
Selon la règle vérifiée au 24 juillet 2026, une interruption entre deux activités qualifiantes ne peut pas être traitée comme une pause libre : le pont prévu par l’article 58-A est limité à six mois et la reprise ne porte que sur les années restantes, sous ses conditions. La durée et la procédure doivent être revérifiées avant tout changement.
Les listes, les textes d’application, les organismes et la procédure peuvent évoluer après le 24 juillet 2026. Avant un changement d’emploi, vérifiez leur version en vigueur et demandez une réponse écrite sur le maintien. Le nouveau contrat ne doit pas être signé sur la seule idée que « le régime suit la personne ».
Scénario accepté et scénario refusé doivent rester comparables
| Étape | IFICI accepté | IFICI refusé ou non encore prouvé |
|---|---|---|
| Revenus professionnels | Identifier uniquement le net A/B portugais provenant de l’activité qualifiante. | Calculer l’IRS de droit commun selon le foyer, les revenus et les options réelles. |
| Revenus étrangers | Tester séparément A, B, E, F et G, la progressivité et l’éventuel taux de 35 % lié à une juridiction privilégiée ; catégorie H hors mécanisme. | Appliquer le droit commun et la convention revenu par revenu. |
| Cotisations et protection | Conserver la législation sociale réellement applicable ; l’IFICI ne la modifie pas. | Même budget social et même niveau de protection pour comparer loyalement. |
| Frais et vie familiale | Intégrer logement, école, santé, déplacements, conseil et conformité. | Conserver exactement les mêmes coûts et le même foyer. |
| Retour ou départ vers un pays tiers | Tester les conséquences de sortie sans supposer que la fenêtre se transporte. | Même horizon, même liquidité et mêmes coûts de sortie. |
Concrètement,votre loyer et votre train de vie doivent rester finançables dans la colonne « IFICI refusé ». L’avantage éventuel vient ensuite.
Cas fictif ou composite
Karim obtient une note d’éligibilité avant de fixer son train de vie
Karim, chercheur, dispose d’un contrat, d’un diplôme et d’une date d’arrivée. Il lui manque encore la branche exacte, la preuve de l’entité et le calendrier de dépôt. Son budget principal reste donc celui du droit commun. Un professionnel fiscal portugais prépare une note reliant activité, fonction, entité et procédure ; l’organisme compétent produit la décision ou l’inscription attendue. Karim n’utilise le scénario IFICI qu’après cette étape. Ce cas ne permet pas de conclure qu’un autre chercheur, un ingénieur ou un indépendant serait éligible.
Avant le dépôt
Le dossier IFICI qui doit exister avant le dépôt
- calendrier des résidences, déclarations et avis fiscaux des cinq années précédant l’arrivée ;
- contrat, fiche de poste, organigramme et description des fonctions réellement exercées ;
- diplôme, équivalence, inscription ou qualification exigée par la branche retenue ;
- identité de l’entité, code d’activité, reconnaissance, certification, export ou investissement lorsqu’ils conditionnent la branche ;
- note citant l’article 58-A, l’autorité compétente, le formulaire et l’échéance vérifiée pour l’année concernée ;
- accusé de dépôt, décision et registre annuel des changements de poste, d’entité ou de résidence ;
- simulations à périmètre identique en droit commun, IFICI accepté et IFICI refusé ;
- inventaire des revenus portugais et étrangers, catégorie par catégorie, y compris la catégorie H.
Sources officielles consultées au 24 juillet 2026. L’IFICI est défini par l’ article 58-A de l’EBF. L’Autoridade Tributária publie une FAQ sur les conditions, revenus et organismes compétents. Le traitement conditionnel des revenus étrangers figure à l’ article 81 du CIRS. La procédure et les échéances sont précisées par la Portaria n° 352/2024/1 et le point d’entrée sur le Portal das Finanças par la Portaria n° 52-A/2025/1. Les branches, formulaires, délais, listes et textes d’application doivent être revérifiés avant toute demande ou tout budget fondé sur ces chiffres.
Salaire, bonus, RSU et BSPCE : suivre le travail réel
Claire conserve un contrat français, travaille quatre jours par semaine depuis Lisbonne et revient plusieurs fois par mois à Paris. Son salaire arrive sur le même compte qu’avant. Cette continuité bancaire est rassurante, mais elle ne répond pas à la question fiscale : le salaire suit d’abord les lieux physiques où le travail a été exercé.
Le Portugal impose en principe le revenu mondial de son résident. La France peut conserver un droit d’imposer la fraction correspondant aux journées travaillées en France. La convention organise ensuite la répartition et la méthode d’élimination de la double imposition. Elle ne dispense ni de ventiler les jours, ni de rapprocher les bases, les retenues et les déclarations.
La première pièce du dossier n’est donc pas la fiche de paie, mais un calendrier que l’employeur, les deux déclarations et un contrôleur pourront relire. Chaque journée indique le pays, le lieu, la fonction, l’entité bénéficiaire du travail et la preuve disponible.
Les 183 jours ne forment qu’une branche de l’analyse
L’exception conventionnelle des missions courtes exige trois conditions cumulatives. Rester sous une durée donnée ne suffit pas. Il faut aussi examiner l’employeur et l’établissement stable ou la base fixe qui supporte la rémunération.
| Condition cumulative | Question factuelle | Pièce qui évite le raccourci |
|---|---|---|
| Durée dans l’État d’exercice | La présence n’excède-t-elle pas 183 jours au total au cours de l’année fiscale considérée ? | Calendrier de présence, voyages, agendas et nuits, rapprochés de cette année fiscale. |
| Employeur non-résident de cet État | Quelle entité emploie juridiquement et économiquement la personne, dirige le travail et en reçoit le bénéfice ? | Contrat, organigramme, reporting, objectifs et refacturations. |
| Coût non supporté par un établissement stable ou une base fixe | Une organisation locale prend-elle en charge ou déduit-elle la rémunération ? | Comptabilité analytique, conventions intragroupe et analyse de l’établissement stable. |
Ce test fiscal n’a aucun effet automatique sur la sécurité sociale. Une personne peut remplir l’exception salariale et relever malgré tout de la législation sociale portugaise. Elle peut aussi disposer d’un A1 français sans que ses jours travaillés au Portugal deviennent fiscalement français.
Même agenda, quatre lectures
Le calendrier alimente la fiscalité du salaire, la sécurité sociale, le droit du travail et le dossier de l’employeur. Les seuils et les conclusions restent distincts. Il faut donc conserver une donnée commune, puis produire quatre analyses plutôt qu’une conclusion unique.
Une journée doit être attribuée à un lieu et à une fonction
| Journée | Lecture à préparer | Preuve utile |
|---|---|---|
| Télétravail au domicile portugais | Travail physiquement exercé au Portugal, même avec un contrat et une paie français. | Avenant, agenda, connexions, travaux réalisés et adresse du poste. |
| Réunion ou mission en France | Travail physiquement exercé en France ; vérifier la fraction de salaire et les retenues. | Billet, badge, note de frais, compte rendu et objet du déplacement. |
| Congé, maladie ou formation | Ne pas allouer mécaniquement comme un jour de travail ; appliquer la méthode adaptée à la rémunération. | Paie, arrêt, convention de formation et règles de l’employeur. |
| Déplacement dans un pays tiers | Ouvrir le droit interne et la convention de ce pays ; la convention France–Portugal ne suffit pas. | Ordre de mission, lieu, client et calendrier. |
| Fonction de direction ou pouvoir de signature | Traiter le salaire, puis ouvrir séparément le risque de société ou d’établissement stable. | Délégations, contrats signés, procès-verbaux et organigramme de décision. |
Le prorata ne se construit pas toujours sur les seuls jours ouvrés de l’année. Il doit correspondre à la période que la rémunération paie. Un salaire mensuel, un bonus annuel et une action attribuée sur trois ans peuvent donc utiliser trois périodes de référence différentes.
Les deux pays peuvent aussi partir de bases ou de dates différentes. Avant de calculer un crédit, rapprochez le brut, la fraction de source, les retenues, les cotisations, le taux de change et l’année d’inclusion. Un impôt retenu dans un pays n’est pas automatiquement créditable dans l’autre s’il excède le droit conventionnellement dû.
Bonus : retrouver la période qu’il rémunère
Un bonus payé après le départ peut récompenser une année travaillée en France. Un bonus versé par une société française peut, à l’inverse, rémunérer une activité exercée au Portugal. La date du virement et le siège du payeur ne suffisent pas.
Commencez par le règlement du bonus : période de performance, objectifs, présence requise, entité bénéficiaire et pouvoir discrétionnaire. Reconstituez ensuite les jours pertinents par pays. Enfin seulement, examinez le fait générateur de chaque droit interne, la retenue et le crédit conventionnel.
RSU, actions gratuites, options et BSPCE se lisent tranche par tranche
Le sigle du plan ne fixe pas le fait générateur. Le CIRS traite les avantages de plans d’actions et droits équivalents comme des rémunérations accessoires dans leur fraction salariale, mais l’article 24 prévoit plusieurs moments selon les droits effectivement accordés. Une RSU n’est donc pas toujours résolue par la seule date de vesting, c’est-à-dire d’acquisition des droits.
Côté français, il faut distinguer le gain salarial d’acquisition ou d’exercice et la plus-value de cession ultérieure. La source de la fraction salariale peut être reconstruite à partir des services rendus en France pendant la période rémunérée. Une retenue française spécifique peut alors intervenir pour un non-résident.
| Étape de la tranche | Question à documenter | Erreur évitée |
|---|---|---|
| Attribution ou grant | Quel droit est promis, par quelle entité, sous quel règlement et à quelles conditions ? | Traiter une promesse conditionnelle comme un titre déjà acquis. |
| Période de services | Quelles fonctions, performances et journées par pays produisent l’avantage ? | Attribuer tout le gain au pays de la date de livraison. |
| Acquisition des droits (vesting) | Les droits sont-ils définitivement acquis, encore restreints ou soumis à une condition ? | Appliquer le vocabulaire du plan sans lire ses effets juridiques. |
| Exercice, souscription ou livraison | Quel événement crée une rémunération selon chaque droit interne et quelle valeur retenir ? | Confondre prix payé, valeur de marché et revenu salarial. |
| Fin des restrictions | À quel moment le salarié peut-il réellement disposer des titres ? | Ignorer une restriction qui déplace le fait générateur portugais. |
| Vente ou règlement en numéraire | Quelle part reste salariale et quelle part correspond à la variation de valeur postérieure ? | Taxer deux fois la même base ou omettre la plus-value. |
| Dividende ou droit intermédiaire | Qui détient le droit à la date de distribution et quelle est sa source ? | Mélanger revenu de capitaux et rémunération du travail. |
Les BSPCE imposent une vérification supplémentaire de la règle en vigueur. Les réformes françaises récentes et les commentaires administratifs ont distingué plusieurs composantes. Il n’est pas prudent de les assimiler à une option ordinaire ou de reprendre un prorata élaboré pour une autre génération de titres.
Le statut de cette matière est VOLATIL. Avant exercice, livraison, cession, départ ou retour, le plan, son millésime, la période de services et les doctrines des deux États doivent être rouverts. Si les qualifications divergent, une position écrite ou une procédure appropriée devient une étape réversible avant l’opération.
Cas fictif ou composite
Claire refuse de résumer trois tranches de RSU en un seul taux
Claire possède trois tranches attribuées à des dates différentes. La première rémunère une période entièrement française, la deuxième traverse son installation à Lisbonne et la troisième commence après son arrivée. Elle construit trois frises avec les jours de service, les conditions, les valeurs et les retenues. L’employeur fournit une note de paie ; les professionnels fiscaux des deux États rapprochent les qualifications et déclarations. Le cas ne permet pas d’affirmer que le vesting ou la vente sera toujours le fait générateur d’un autre plan.
Le dossier doit réconcilier employeur, courtier et déclarations
Rémunérations
Les pièces du salarié et de chaque plan
- contrat, avenant de télétravail, fiches de poste et entités qui supportent le coût ;
- calendrier quotidien des lieux de travail, voyages, congés et fonctions exercées ;
- bulletins, retenues, certificats de salaire et rapprochement des bruts par pays ;
- règlement du bonus, période de performance et méthode de ventilation proposée ;
- plan, sous-plan, lettres d’attribution, avenants et tableaux de vesting par tranche ;
- valeurs de marché, prix d’exercice, cours de change et relevés du courtier à chaque événement ;
- note séparant fraction salariale, gain d’acquisition ou d’exercice et plus-value de cession ;
- réponse attendue : note signée par tranche et réconciliation entre paie, courtier, déclaration française et annexe portugaise.
Sources officielles consultées au 24 juillet 2026. La ventilation du salaire et l’exception cumulative figurent dans la convention France–Portugal consolidée. Le Portugal décrit les avantages de plans à l’ article 2 du CIRS et leurs moments de valorisation à l’ article 24. La doctrine française traite les gains d’actionnariat salarié de source française et l’ article 182 A ter du CGI encadre la retenue correspondante. Le plan et son millésime doivent être revérifiés avant toute opération.
Télétravailler au Portugal : l’accord de l’employeur n’est que le début
Thomas demande à son entreprise française de travailler depuis Porto. Son manager accepte, les ressources humaines préparent un avenant et chacun pense que le dossier est clos. Pourtant, cette autorisation interne ne décide ni l’impôt, ni la sécurité sociale, ni la paie portugaise, ni les obligations de travail, ni le risque fiscal de l’entreprise.
Avant le premier jour régulier au Portugal, il faut qualifier la situation. Un travail local durable, une activité habituelle dans plusieurs États, un télétravail relevant de l’accord-cadre, un détachement temporaire et une mission ponctuelle n’empruntent pas le même chemin. Leur vocabulaire ne doit pas être choisi pour obtenir le résultat le plus simple.
Le dossier robuste produit quatre analyses séparées : une pour le salarié et son impôt, une pour la législation sociale, une pour la paie et le droit du travail, une pour l’entreprise et son éventuel établissement stable. Elles utilisent les mêmes faits, mais aucune ne valide les trois autres.
| Analyse | Question centrale | Conclusion qui lui est interdite |
|---|---|---|
| Fiscalité du salarié | Où chaque journée est-elle travaillée et l’exception conventionnelle est-elle entièrement satisfaite ? | Choisir la caisse sociale ou conclure sur le droit du travail. |
| Sécurité sociale | Quelle législation unique s’applique selon les règlements, l’accord-cadre ou le détachement ? | Décider où le salaire est imposable ou si une paie locale est nécessaire. |
| Paie et travail | Quelles retenues, informations contractuelles, assurances, règles impératives et déclarations incombent à l’employeur ? | Écarter un établissement stable ou une obligation sociale par principe. |
| Société | Les locaux, fonctions, pouvoirs, contrats et coûts créent-ils une présence imposable au Portugal ? | Requalifier le salarié ou déplacer automatiquement toute la société. |
Commencer par qualifier la situation réelle
| Situation envisagée | Indice principal | Voie à instruire |
|---|---|---|
| Travail durable depuis le Portugal | Le domicile portugais devient le lieu habituel, sans caractère temporaire démontré. | Pluriactivité ou activité locale, affiliation, employeur étranger, paie, contrat et établissement stable. |
| Télétravail régulier France–Portugal | Le salarié alterne de façon habituelle entre les deux États. | Règles ordinaires de pluriactivité, puis accord-cadre si toutes ses conditions sont remplies. |
| Vrai détachement temporaire | L’employeur envoie temporairement le salarié pour son compte, dans les conditions du règlement. | A1 de détachement, limite ordinaire de vingt-quatre mois, communication ACT et règles de travail. |
| Mission courte | Déplacement ponctuel sans organisation régulière du travail depuis le Portugal. | Fiscalité des jours, voyage, santé-sécurité et qualification exacte avant de parler de détachement. |
| Télétravail intégral au Portugal | Toute l’activité est accomplie au domicile portugais. | L’accord-cadre 25 % à moins de 50 % ne couvre pas cette situation ; revenir aux règles ordinaires. |
Séparer l’attestation sociale du traitement du salaire
Le document social ne modifie pas le lieu de travail
Le document A1 atteste la législation de sécurité sociale applicable. Il ne fixe ni la résidence fiscale, ni le pays d’imposition du salaire, ni la retenue IRS, ni le droit impératif du travail, ni l’existence d’un établissement stable.
Le joindre au dossier social est indispensable lorsqu’il est requis. Le copier dans le dossier fiscal comme conclusion serait une erreur de catégorie.
Lorsque le télétravail au domicile portugais représente au moins 25 % mais strictement moins de 50 % de l’activité, un maintien dans l’État de l’employeur peut être demandé au titre de l’accord-cadre, si toutes les autres conditions sont réunies. France et Portugal figurent parmi les signataires au 24 juillet 2026.
Cette voie suppose notamment que seuls ces deux États soient concernés, que les employeurs soient établis dans le même État et que l’activité au domicile soit du télétravail salarié. Elle exclut l’activité indépendante et ne fonctionne pas à 50 % ou au-delà. La demande et l’A1 restent nécessaires.
Deux jours de télétravail sur cinq
2 jours ÷ 5 jours = 40 %
- Date et profil :règles vérifiées au 24 juillet 2026 ; salarié résident du Portugal, employeur en France
- Fait analysé :deux jours travaillés au domicile portugais et trois jours travaillés en France sur une semaine de cinq jours
- Statut :arithmétique confirmée ; application de l’accord-cadre conditionnelle à toutes ses autres exigences, à la demande et à l’A1
- Éléments exclus ou inconnus :congés, voyages, autre employeur, activité indépendante, pays tiers, fiscalité, paie et droit du travail
- Scénario défavorable :si une condition manque ou si la demande échoue, appliquer la règle ordinaire déterminée par l’institution de résidence
Les 40 % décrivent seulement le rythme de travail ; l’institution doit encore accepter la demande, et ce calcul ne tranche aucun impôt.
Si la législation portugaise s’applique, l’employeur étranger a des obligations
L’article 21 du règlement n° 987/2009 demande à l’employeur établi hors de l’État socialement compétent d’accomplir les obligations de cette législation comme s’il y était établi. Si la législation portugaise est retenue, l’entreprise française doit donc examiner son inscription, l’admission du salarié, les déclarations de rémunération et les cotisations.
Employeur et salarié peuvent, dans les conditions du règlement, convenir que le salarié effectue matériellement certains paiements pour le compte de l’employeur. L’institution doit en être informée. Cette convention n’efface pas la responsabilité sous-jacente de l’employeur et ne transforme pas le salarié en son propre employeur.
Un A1 valide maintenant une autre législation change ce bloc social. Il ne supprime pas pour autant les questions de paie fiscale, de contrat, d’accident, de santé-sécurité ou d’établissement stable.
Le dossier employeur comporte dix volets
| Volet | Décision écrite attendue | Responsable naturel |
|---|---|---|
| 1. Séjour et travail | Droit de séjourner et de travailler de la personne et, si nécessaire, de sa famille. | Salarié, RH, Câmara ou AIMA selon la personne. |
| 2. Législation sociale | Règle ordinaire, accord-cadre, détachement ou autre dérogation, avec A1 lorsqu’il est requis. | Institutions sociales compétentes. |
| 3. Employeur social | Inscription, admission, déclarations, paiement et calendrier si la loi portugaise s’applique. | Employeur, Segurança Social et prestataire local. |
| 4. Contrat | Lieu, fréquence, horaire, équipement, frais, retour, rémunération et règles impératives. | Employeur et avocat en droit du travail. |
| 5. Paie et IRS | Retenue, reporting, paie principale ou miroir et rapprochement annuel. | Prestataire de paie et professionnel fiscal portugais. |
| 6. Accidents | Police couvrant explicitement l’activité au Portugal et les déplacements prévus. | Employeur et assureur habilité. |
| 7. Santé et sécurité | Évaluation du poste, prévention, médecine du travail et interlocuteur. | Employeur, prestataire compétent et ACT. |
| 8. Détachement | Qualification véritable, communication ACT et point de contact si le régime s’applique. | Employeur et ACT. |
| 9. Société | Analyse distincte de l’établissement stable, de la direction, de la TVA, des locaux et des pouvoirs. | Professionnels fiscaux et sociétés. |
| 10. Données | Accès RH, transferts, conservation, sécurité et règles de confidentialité. | Employeur, DPO et conseil compétent. |
Pour un vrai détachement vers le Portugal, la page officielle consultée le 24 juillet 2026 annonce une communication à l’ACT cinq jours avant, avec notamment les personnes, dates, lieux, services et point de contact. Cette procédure est VOLATILE : délai, formulaire et pièces doivent être recontrôlés avant la mission. Elle ne doit pas être appliquée à toute situation de télétravail par confort administratif.
Paie, retenue IRS et établissement stable restent factuels
Statut : NON PROUVÉ pour une réponse universelle. Ni le pays du contrat, ni l’A1, ni le domicile ne suffisent à choisir une paie, une inscription ou une conclusion d’établissement stable.
Il n’existe pas de réponse universelle à la question « l’employeur français doit-il faire une paie portugaise ? ». Le résultat dépend de la législation sociale, du lieu de travail, de la retenue fiscale, de la présence de l’employeur, des fonctions et de l’organisation retenue. Une paie miroir — un second calcul local qui traduit la paie principale dans les règles déclaratives de l’autre pays — peut être utile dans certains dossiers, mais elle n’est ni une obligation universelle ni une dispense de déclaration.
L’établissement stable demande une analyse séparée. Un domicile portugais ne le crée pas à lui seul. L’analyse porte notamment sur la permanence des locaux, leur disponibilité pour l’entreprise, les fonctions exercées, les pouvoirs de conclure, les contrats, la direction effective et l’intérêt de l’entreprise. À l’inverse, l’absence de filiale portugaise ne suffit pas à écarter le risque.
La bonne étape réversible consiste à figer l’organisation avant de la mettre en œuvre : fonctions autorisées, signatures interdites ou soumises à validation, lieux disponibles, clients, refacturation et fréquence. Le fiscaliste société peut alors conclure sur des faits décidés, pas sur une pratique déjà installée depuis un an.
Avant le premier jour
Les réponses attendues avant le premier jour régulier
- qualification écrite : travail local, pluriactivité, accord-cadre, détachement ou mission ;
- calendrier prospectif des jours par pays, puis rapprochement mensuel avec les jours réellement travaillés ;
- décision d’affiliation et A1 lorsque requis, sans conclusion fiscale ajoutée ;
- avenant de télétravail et note sur les règles impératives portugaises ;
- calendrier de paie, retenues, déclarations et réconciliation des deux pays ;
- attestation d’assurance accidents et organisation santé-sécurité couvrant le Portugal ;
- communication ACT et accusé uniquement si le détachement est réellement qualifié ;
- analyse distincte de l’établissement stable, signée à partir des pouvoirs, locaux, clients et flux réels.
Sources officielles consultées au 24 juillet 2026. Les obligations d’un employeur hors de l’État compétent figurent à l’ article 21 du règlement n° 987/2009. Le CLEISS décrit le télétravail transfrontalier et l’accord-cadre, tandis que l’État dépositaire publie le texte et les signataires. Le Portugal détaille les obligations sociales de l’employeur et la communication d’un détachement à l’ACT. Procédures et délais doivent être revérifiés avant mise en œuvre.
Pension privée, sociale ou publique : le payeur ne dit pas tout
Martine et Alain préparent leur installation au Portugal. Elle reçoit une pension d’un ancien emploi privé, lui une pension versée après une carrière dans une collectivité française. Ils ont également des droits dans plusieurs régimes de sécurité sociale. Les additionner sous la ligne « retraites françaises » produirait une déclaration fausse.
Chaque versement doit être qualifié par son payeur, l’ancien emploi, la nature du service, la forme du paiement, les cotisations qui l’ont créé et la nationalité du bénéficiaire. La convention France–Portugal ne traite pas de la même manière une pension privée d’emploi antérieur, une pension de sécurité sociale, une pension publique et une rémunération publique encore active.
Le retraité arrivé ordinairement en 2026 ne doit pas budgéter un taux historique de 10 %. L’ancien RNH est fermé au nouvel arrivant ordinaire. L’IFICI ne place pas les pensions étrangères de catégorie H dans son mécanisme d’exonération. Il faut partir du droit commun, puis appliquer la convention au flux réellement qualifié.
L’étiquette « caisse publique » ne suffit pas
Une caisse créée par la loi ou un payeur public n’entraîne pas automatiquement l’article des pensions publiques. La doctrine française classe notamment les pensions de sécurité sociale parmi les pensions privées pour cette convention. Il faut remonter au service et à l’ancien emploi.
Demandez une attestation du payeur et faites citer le paragraphe conventionnel retenu avant de modifier une retenue ou une déclaration.
Lecture des pensions
Trois branches avant de calculer
- Ancien emploi privé ou pension sociale à caractère privé : examinez d’abord l’article 19 et l’État de résidence.
- Services publics visés :ouvrez l’article 20 § 2 et vérifiez la résidence ainsi que la nationalité.
- Activité d’entreprise d’une personne publique : l’article 20 § 3 renvoie vers les articles 16, 17, 18 ou 19 selon le flux. Le caractère public du payeur ne suffit donc pas.
La matrice commence par cinq faits
| Fait | Question | Document de preuve |
|---|---|---|
| Payeur | État, collectivité, personne morale de droit public, caisse sociale, employeur, assureur ou fonds ? | Attestation annuelle, décision de liquidation et identité juridique du payeur. |
| Ancien service | Le paiement rémunère-t-il un emploi privé, un service public ou des cotisations de sécurité sociale ? | Relevé de carrière, statut de l’emploi et périodes de service. |
| Forme | Rente périodique, capital retraite, rachat, arrérage, prestation sociale ou indemnité ? | Règlement, contrat, bordereau de liquidation et détail du capital. |
| Nationalité | Quelles nationalités le bénéficiaire possède-t-il au moment utile ? | Pièces d’identité et certificats, sans déduction à partir du lieu de naissance. |
| Résidence | Quel État est résident au sens de ses règles internes puis de la convention pour la période ? | Calendrier, logement, foyer, certificats et note de résidence. |
La pension privée d’un ancien emploi relève en principe de l’État de résidence
Une pension qui entre réellement dans l’article 19 de la convention est, en principe, attribuée à l’État de résidence. Pour un résident conventionnel du Portugal, cela conduit donc vers le Portugal. Mais la phrase n’est utilisable qu’après avoir démontré qu’il s’agit d’une pension ou rémunération similaire versée au titre d’un emploi antérieur.
Un capital, un rachat de produit d’épargne, une sortie anticipée ou un paiement mêlant restitution de capital et revenu ne reçoit pas cette qualification par son nom commercial. Le CIRS distingue lui-même capital et rente. Un PER français, un contrat d’assurance ou un produit d’entreprise demande une fiche propre.
La pension de sécurité sociale n’est pas automatiquement une pension publique
La doctrine administrative française classe les pensions de sécurité sociale dans le groupe des pensions privées pour la convention France–Portugal. Cela concerne la qualification conventionnelle, pas l’unification des caisses. Chaque institution continue de calculer sa prestation nationale ou proratisée selon les règles européennes.
Avant de conclure, vérifiez tout de même le payeur et la prestation. Une majoration, une rente d’accident, une prestation de survivant ou un capital peut suivre une analyse différente de la pension de vieillesse ordinaire.
Salaire public et pension publique n’ont pas la même clause de nationalité
La distinction est décisive pour les Français possédant aussi la nationalité portugaise. La convention actuelle ne formule pas l’exception de la même manière pour une rémunération publique encore active et pour une pension publique.
| Flux entrant réellement dans l’article 20 | Principe | Règle ou exception à appliquer |
|---|---|---|
| Rémunération publique — article 20 § 1 | La France impose en principe la rémunération versée au titre de services publics visés. | Le Portugal impose lorsque les services y sont rendus, que le bénéficiaire y réside, possède la nationalité portugaise et ne possède pas simultanément la nationalité française. |
| Pension publique — article 20 § 2 | La France impose en principe la pension correspondant aux services publics visés. | Le Portugal impose seul si le bénéficiaire y réside et possède la nationalité portugaise. La clause actuelle n’exclut pas le binational franco-portugais. |
| Services rendus dans le cadre d’une activité d’entreprise publique — article 20 § 3 | Le caractère public du payeur ne suffit plus à appliquer les deux règles précédentes. | Les articles 16, 17, 18 ou 19 reprennent la main selon la nature du flux ; il faut prouver l’activité d’entreprise, le service et l’ancien emploi. |
Cette différence corrige une confusion ancienne. Le BOFiP France–Portugal de 2014 précède l’avenant de 2016 et conserve l’ancien texte. Pour une liquidation en 2026, utilisez la convention actuelle, la fiche DGFiP à jour et, si l’enjeu est matériel, les textes authentiques et une confirmation écrite du payeur ou des administrations.
Posséder les deux nationalités ne bloque donc pas, par principe, l’exception applicable à une pension publique entrant réellement dans l’article 20 § 2. En revanche, la rémunération publique du paragraphe 1 exige, dans sa branche portugaise, de ne pas posséder simultanément la nationalité française.
Une troisième branche doit être testée avant ces clauses de nationalité. Lorsque les services ont été rendus dans le cadre d’une activité d’entreprise exercée par l’État, une collectivité ou une personne morale de droit public, l’article 20 § 3 renvoie aux articles 16, 17, 18 ou 19 selon la nature du paiement. Une pension peut alors relever de l’article 19 : le nom public du payeur ne permet pas de conclure seul.
Rente et capital doivent être séparés avant de choisir un article
Un même produit peut verser une rente, un capital ou une combinaison des deux. Le droit portugais peut distinguer la restitution d’un capital identifiable et le rendement. La convention peut, elle aussi, dépendre de la qualification précise du paiement. Il n’existe donc pas de pourcentage universel applicable à « la sortie retraite ».
| Paiement | Questions avant déclaration | Pièces |
|---|---|---|
| Pension périodique | Ancien emploi, payeur, caractère privé/social/public et article conventionnel. | Décision de liquidation et attestation annuelle. |
| Capital retraite | Contributions, capital identifiable, rendement, date et raison de la sortie. | Historique des versements, fiscalité à l’entrée et calcul du gestionnaire. |
| Sortie anticipée ou rachat | S’agit-il encore d’une pension, d’un revenu de capitaux ou d’une autre catégorie ? | Clause de sortie, motif, valorisation et retenues. |
| Pension de réversion ou survivant | Quel droit la crée et quelle relation avec l’ancien service ? | Décision, état civil et origine de la prestation. |
| Paiement mixte | Peut-on isoler capital, rendement, pension et avantage salarial ? | Décompte détaillé signé du payeur. |
Fiscalité, déclaration et santé suivent trois calendriers
Le payeur peut continuer une retenue en France alors que la convention attribue finalement le revenu au Portugal. Il faut alors traiter la procédure française, la déclaration portugaise et le crédit ou la restitution selon le droit réellement applicable. Une retenue subie n’est pas la preuve qu’elle était conventionnellement due.
Pour un résident portugais, les pensions étrangères doivent être rapprochées de la Modelo 3 et de l’annexe adaptée. Les dates, cases et taux de change sont annuels et VOLATILS. Ils doivent être revérifiés pour l’année de perception.
La santé suit encore un autre dossier. Un retraité à la charge d’une institution française peut, selon sa situation coordonnée, demander un S1 et l’enregistrer au Portugal. Le numéro SNS n’est pas le financement ; le S1 n’est pas universel ; une activité professionnelle du retraité ou du conjoint peut modifier l’État compétent.
Avant liquidation
Une fiche par pension, puis une synthèse du foyer
- décision de liquidation, identité juridique du payeur et texte du régime ;
- ancien emploi, nature privée, sociale ou publique et périodes de service ;
- nationalités, résidences et dates de la personne qui reçoit la pension ;
- distinction rente, capital, rachat, réversion et prestation accessoire ;
- brut, retenues, cotisations, taux de change et attestations annuelles ;
- article conventionnel proposé, doctrine actuelle et éventuelle confirmation du payeur ;
- décisions des caisses de retraite, relevés de carrière, S1 et inscription santé ;
- réponse attendue : matrice payeur–service–forme–article, réconciliation des déclarations et calendrier des procédures.
Sources officielles consultées au 24 juillet 2026. Les pensions privées et publiques sont réparties par les articles 19 et 20 de la convention France–Portugal consolidée. La DGFiP publie également une fiche 2026 sur les résidents du Portugal. La qualification conventionnelle des pensions de sécurité sociale parmi les pensions privées est exposée au BOFiP, paragraphes 440 à 450. L’absence de la catégorie H dans le mécanisme IFICI ressort de l’ article 81 du CIRS. La distinction portugaise entre capital et rente figure à l’ article 54. Le payeur, le service et la version authentique doivent être contrôlés pour chaque pension.
Recibos verdes : simples à émettre, difficiles à comparer
Thomas quitte son poste salarié et souhaite facturer son ancienne entreprise française depuis Porto. On lui conseille d’ouvrir une activité et d’émettre des recibos verdes. La démarche administrative peut être rapide. Le choix patrimonial, fiscal, social et professionnel ne l’est pas.
Un recibo verden’est pas un statut comparable à l’auto-entrepreneur français. C’est une famille de documents émise après l’ouverture d’une activité : la fatura constate la prestation, le recibo l’encaissement et la fatura-recibo réunit les deux lorsque le paiement est immédiat.
Le document ne décide ni la responsabilité, ni le régime IRS, ni la TVA, ni la sécurité sociale, ni l’indépendance réelle de la relation. Il faut choisir et documenter chacune de ces couches avant la première facture.
Avant de choisir une forme, posez trois questions : quel risque professionnel faut-il isoler, quel coût total chaque solution laisse-t-elle réellement au client ou à l’entreprise, et quelle trésorerie devient disponible pour vous après tous les prélèvements et frais ?
Une facture ne transforme pas une relation subordonnée
Si le client fixe le lieu, les horaires, les outils, le reporting et la rémunération périodique, le droit du travail peut regarder la réalité plutôt que le nom du contrat. Pendant une même année civile, la concentration de plus de 50 % de la valeur totale de l’activité auprès d’un client — ou de sociétés d’un même groupe — peut aussi ouvrir le mécanisme social de l’entidade contratante, si le travailleur doit cotiser et si son revenu annuel de services atteint au moins six fois l’IAS.
La contribution éventuelle du client ne régularise pas un faux indépendant. Subordination, cotisations personnelles et contribution du donneur d’ordre sont trois analyses distinctes.
Ouvrir l’activité revient déjà à prendre plusieurs décisions
| Champ de la déclaration | Question à résoudre avant l’ouverture | Conséquence d’une mauvaise réponse |
|---|---|---|
| Date de début | Quand la première prestation est-elle réellement exercée ? | Obligations déclaratives et sociales ouvertes à la mauvaise période. |
| Code d’activité | Quelle activité est réellement exercée et relève-t-elle d’une profession listée ou réglementée ? | Mauvais coefficient IRS, TVA, IFICI ou autorité professionnelle. |
| Chiffre d’affaires estimé | Quel montant hors taxe est crédible, par client et par pays ? | Régime et acomptes inadaptés, seuil détecté trop tard. |
| IRS | Régime simplifié ou comptabilité organisée, avec quelles dépenses ? | Comparer un coefficient présumé à des charges réelles sans base commune. |
| TVA | Client assujetti ou particulier, pays, type de service et exception ? | Facture avec mauvaise taxe ou oubli d’une obligation intracommunautaire. |
| Sécurité sociale | Portugal, autre législation européenne, première affiliation ou cumul avec un emploi ? | Cotisations non budgétées ou double déclaration. |
| Compte et comptabilité | Quel IBAN, quelles pièces, quel calendrier et un comptable est-il requis ou utile ? | Revenus, dépenses et taxes impossibles à réconcilier. |
Travailleur indépendant, ENI et Lda ne protègent pas de la même manière
| Forme | Ce qu’elle organise | Point à ne pas déduire |
|---|---|---|
| Activité indépendante de la personne | La personne facture son expertise et relève en principe de la catégorie B. | Le recibo n’isole pas un patrimoine professionnel comme une société. |
| Empresário em nome individual — ENI | La personne exerce une activité commerciale en son nom. | L’existence d’une activité enregistrée ne limite pas automatiquement la responsabilité. |
| EIRL portugais | Un patrimoine affecté peut être organisé sous ses conditions, sans personne morale distincte. | La séparation n’est ni une Lda ni une immunité si ses règles ne sont pas respectées. |
| Sociedade unipessoal por quotas | Une personne morale portugaise à associé unique, à traiter au chapitre suivant. | La responsabilité limitée de l’associé n’efface ni celle du gérant, ni les garanties, ni l’impôt personnel. |
Peut-on utiliser le régime simplifié ?
| Vérification | Règle au 24 juillet 2026 | Action |
|---|---|---|
| Entrée | Sous les autres conditions de l’article 28 du CIRS, le revenu brut annuel de catégorie B de la période précédente ne dépasse pas 200 000 €. | Confirmer le revenu, la période et la catégorie avant tout calcul de coefficient. |
| Option pour la comptabilité organisée | L’option s’exerce à l’ouverture ou, pour changer de méthode, jusqu’à la fin du mois de mars de l’année concernée. | Comparer les deux méthodes avant l’échéance et conserver la preuve de l’option. |
| Sortie du régime simplifié | Le dépassement du seuil pendant deux périodes consécutives, ou un dépassement unique supérieur à 25 %, entraîne la sortie selon les règles de l’article 28. | Recalculer la méthode applicable à la période suivante ; ne pas prolonger les coefficients par habitude. |
| Services fournis à une seule entité | Une option annuelle pour les règles de la catégorie A peut exister sous les conditions de l’article 28. | Tester séparément cette option, la dépendance économique et une éventuelle subordination. |
Le régime simplifié applique un coefficient, puis l’IRS
Dans le régime simplifié, le bénéfice comptable réel n’est pas automatiquement l’assiette. L’article 31 du CIRS applique des coefficients selon la nature de la recette. Dans la version vérifiée au 24 juillet 2026, il retient notamment 0,75 pour certaines professions listées et 0,35 pour d’autres services.
Ce coefficient n’est pas un taux forfaitaire unique. Il détermine une base de départ, qui peut encore être modifiée par les règles de dépenses, de démarrage, les autres revenus, les déductions et le barème. Un consultant ne choisit pas 0,35 parce que ce résultat lui semble plus favorable : il doit qualifier son activité.
Base initiale d’une profession listée
80 000 € × 0,75 = 60 000 €
- Date et profil :règles vérifiées au 24 juillet 2026 ; résident portugais exerçant une activité indépendante relevant effectivement des professions listées
- Assiette et fait générateur :80 000 € de recettes de services de catégorie B ; coefficient 0,75 ; base initiale de 60 000 €
- Statut :conditionnel : activité et régime simplifié à confirmer
- Éléments exclus ou inconnus :justification des dépenses, règles de démarrage, autres revenus, déductions, barème, IFICI, cotisations, TVA et frais professionnels
- Scénario défavorable :une mauvaise classification, des dépenses insuffisamment justifiées ou d’autres revenus augmentent ou modifient la liquidation
Cette multiplication donne seulement une base initiale ; elle ne calcule ni l’IRS final ni le revenu disponible. Les 20 000 € non retenus ne constituent ni des charges réelles prouvées ni un impôt économisé.
Démarrage, règle vérifiée au 24 juillet 2026.Les coefficients des lignes b), c) et f) de l’article 31 peuvent être réduits de 50 % l’année de début puis de 25 % l’année suivante, seulement si toutes les conditions sont remplies : notamment ne pas percevoir de revenus des catégories A ou H pendant ces périodes et ne pas avoir cessé une activité dans les cinq années précédentes. Le budget doit être recalculé avec et sans réduction.
La comptabilité organisée part d’une autre logique et demande une discipline comptable. Elle peut devenir pertinente lorsque les charges réelles, les investissements, l’embauche ou la croissance rendent le coefficient peu représentatif. Son intérêt ne se tranche pas avec le seul chiffre d’affaires : il faut un compte de résultat comparable et le coût du comptable. La TVA suit un raisonnement séparé : le choix entre régime simplifié et comptabilité organisée pour l’IRS ne crée pas, à lui seul, un droit à déduction de TVA.
La retenue sur la facture n’est pas l’impôt final
Selon l’activité, le payeur et le régime, une retenue à la source peut être pratiquée ou une dispense conditionnelle peut exister. Cette retenue est un acompte rapproché de la liquidation annuelle. Une facture sans retenue ne signifie pas absence d’IRS ; une retenue élevée ne fixe pas non plus le taux final.
Pour un client français, ajoutez la convention et la localisation du service. Une base fixe, une activité physiquement exercée en France ou une qualification différente peut rouvrir un droit français. Le pays du client ne décide pas seul.
Les cotisations reposent sur une base trimestrielle propre
Pour des prestations de services d’un indépendant ordinaire relevant du Portugal, le calcul indicatif ci-dessous retient 70 % des recettes et un taux de 21,4 % dans la règle vérifiée au 24 juillet 2026. La base mensuelle correspond, dans ce scénario, au tiers du revenu pertinent du trimestre.
Ajustement, minimum, plafond, exonération, première période, comptabilité organisée et coordination européenne peuvent modifier le résultat. Un ENI ou une personne exerçant aussi comme salarié ne doit pas reprendre ce calcul sans reprendre toute l’analyse sociale.
Première activité : dater la cotisation
Selon la règle vérifiée au 24 juillet 2026, pour une première activité indépendante, l’affiliation produit en principe ses effets le premier jour du douzième mois suivant le début de l’activité. Une prise d’effet plus tôt peut être demandée selon la procédure sociale. Cette règle ne doit pas être confondue avec une reprise d’activité, une exonération, un cumul salarié ou la coordination européenne.
Le budget doit afficher la date réelle de prise d’effet et conserver un scénario sans exonération tant que la décision sociale n’est pas confirmée.
Cotisation indicative sur un trimestre de services
12 000 € × 70 % = 8 400 € 8 400 € ÷ 3 mois = 2 800 € 2 800 € × 21,4 % = 599,20 € par mois
- Date et profil :règles vérifiées au 24 juillet 2026 ; travailleur indépendant ordinaire, prestations de services et législation portugaise applicable
- Assiette :12 000 € de services déclarés sur un trimestre ; revenu pertinent 8 400 € ; base mensuelle 2 800 €
- Statut :conditionnel : 70 % et 21,4 % dans le cas illustré
- Éléments exclus ou inconnus :ajustement, minimum, plafond, exonération, ENI, comptabilité organisée, activité salariée et coordination européenne
- Scénario défavorable :l’absence d’exonération ou une autre qualification sociale impose une base, un taux ou une régularisation différents
Ce montant illustre le cas décrit ; une autre affiliation ou qualification impose un nouveau calcul. Cette cotisation indicative n’est ni universelle ni transposable à une personne relevant d’une autre législation.
La TVA exige quatre questions avant de regarder un taux
| Ordre | Question | Preuve |
|---|---|---|
| 1. Qui facture ? | Personne établie au Portugal, établissement dans un autre État ou situation transfrontière ? | Déclaration d’activité, adresse, moyens et organisation. |
| 2. Qui achète ? | Entreprise assujettie, particulier ou entité au statut particulier ? | Contrat, numéro de TVA vérifié et qualité du client. |
| 3. Quel service ? | Conseil général, immobilier, événement, service électronique, transport ou autre exception ? | Description contractuelle, travaux prévus et lieu d’utilisation. |
| 4. Où est-il localisé ? | La règle B2B, B2C ou une exception place-t-elle l’opération en France, au Portugal ou ailleurs ? | Analyse TVA, mention de facture et déclaration récapitulative. |
Pour une prestation B2B ordinaire à une entreprise française assujettie, la règle générale peut conduire à une facture sans TVA portugaise et à l’autoliquidation par le client. Cette phrase ne vaut pas pour tous les services. Il faut vérifier le numéro de TVA, la qualité du client, la localisation, les exceptions, la mention de facture et la déclaration récapitulative.
Les régimes de petite entreprise et leurs seuils sont VOLATILS. Dans la version vérifiée au 24 juillet 2026, l’article 53 du CIVA prévoit, sous ses autres conditions, une franchise pour l’assujetti établi ou domicilié au Portugal dont le chiffre d’affaires annuel national de l’année civile précédente n’a pas dépassé 15 000 €. Pour un assujetti établi dans un autre État membre qui demande la franchise au Portugal, le chiffre d’affaires annuel dans l’Union ne doit notamment pas dépasser 100 000 €, avec notification préalable et numéro individuel suffixé « EX ». Les opérations couvertes n’ouvrent ni droit à déduction ni droit au remboursement de TVA.
Le seuil, les exclusions, le chiffre d’affaires dans l’Union et la date d’effet d’un franchissement doivent être revérifiés avant facturation. Une dispense de facturer la TVA n’est pas une dispense d’IRS, de cotisations, de tenue de pièces ou des obligations intracommunautaires qui restent applicables.
Un client dominant appelle deux contrôles
Une entité — ou les sociétés d’un même groupe — qui bénéficie, pendant la même année civile, de plus de 50 % de la valeur totale de l’activité du travailleur peut relever du mécanisme portugais de l’entidade contratante. Il faut aussi que le travailleur soit soumis à l’obligation de cotiser et que son revenu annuel de services atteigne au moins six fois l’IAS.
Selon la règle vérifiée au 24 juillet 2026, la contribution du client est calculée sur la valeur totale des services que le travailleur lui a fournis pendant l’année civile. Le taux à la charge du client est de 10 % lorsque la dépendance économique dépasse 80 %, et de 7 % dans les autres cas couverts. Seuil, IAS, exclusions, base et taux sont VOLATILS et doivent être revérifiés.
Le droit du travail regarde la subordination : horaires, lieu, équipements, autorité, intégration et rémunération. Les deux tests peuvent se croiser, mais la contribution d’une entité contractante n’autorise jamais à conserver une relation qui est en réalité un emploi salarié.
Comparer salarié, indépendant et Lda à budget constant
Statut : NON PROUVÉ. Aucun statut ne produit un net supérieur pour tous. Le salaire brut ne se compare pas au chiffre d’affaires de l’indépendant ni au bénéfice d’une Lda. Il faut partir du même budget économique payé par l’employeur ou le client, puis égaliser activité, frais, foyer, protection sociale, liquidité et horizon.
| Salarié | Indépendant | Lda |
|---|---|---|
| Budget total de l’employeur | Honoraires encaissés hors TVA récupérable | Chiffre d’affaires hors TVA |
| Moins cotisations employeur | Moins dépenses réelles | Moins dépenses et coût de fonctionnement |
| Égale salaire brut | Moins cotisations de l’indépendant | Moins rémunération et charges du dirigeant |
| Moins cotisations salarié et IRS | Moins IRS catégorie B et protection complémentaire | Égale bénéfice taxable, puis IRC et surtaxes |
| Égale net personnel, avec droits sociaux | Égale net personnel, avec droits réellement ouverts | Égale trésorerie de société ; une distribution et son impôt restent nécessaires pour obtenir le net personnel |
Concrètement, comparez le même coût économique payé par l’entreprise, puis retirez tous les coûts de chaque forme. Ne comparez jamais un salaire brut à un chiffre d’affaires.
La comparaison doit montrer séparément le net personnel, la trésorerie laissée dans la société, le coût de protection manquante, les frais administratifs et la sensibilité au refus IFICI. Retenir de l’argent dans une Lda n’en fait pas le patrimoine liquide du dirigeant.
Cas fictif ou composite
Thomas ne remplace pas son salaire brut par le même montant de factures
Thomas reçoit une proposition de contrat indépendant de son ancien employeur. Il part du budget total que l’entreprise consacrait à son emploi, documente ses frais, sa protection et la relation de travail réelle. Un contabilista certificadosimule le régime simplifié et la comptabilité organisée ; l’institution sociale confirme l’assiette ; un avocat du travail analyse la subordination. La Lda reste une troisième branche, traitée séparément. Ce cas ne permet pas de classer les formes pour un autre métier ou un autre foyer.
Avant facturation
Le dossier avant la première facture
- description de l’activité, profession réglementée éventuelle, code et autorisation d’exercer ;
- déclaration de début, date, chiffre d’affaires estimé, IBAN et choix de régime ;
- contrats clients, autonomie réelle, horaires, outils, risques et concentration du chiffre d’affaires ;
- simulation simplifiée avec coefficient justifié et simulation en comptabilité organisée ;
- dépenses, pièces e-Fatura, retenues, acomptes et calendrier de Modelo 3 ;
- décision d’affiliation, déclarations trimestrielles et éventuelles exonérations confirmées ;
- fiche TVA client par client : statut, pays, service, localisation, mention et déclaration ;
- modèle salarié–indépendant–Lda à budget constant, avec scénario IFICI accepté et refusé.
Sources officielles consultées au 24 juillet 2026. L’Autoridade Tributária explique l’ ouverture d’activité et les documents fatura, recibo et fatura-recibo. Les régimes de détermination et coefficients figurent aux articles 28 et 31 du CIRS. La Segurança Social publie son page courante sur les travailleurs indépendants. Les conditions, l’assiette et les taux de l’entidade contratante figurent dans le Code portugais des régimes contributifs. La localisation TVA relève notamment de l’ article 6 du CIVA, tandis que les conditions de la franchise figurent à l’ article 53 du CIVA. Activité, seuils, taux sociaux, TVA et procédures doivent être revérifiés avant la facturation.
Lda, SAS ou holding : où l’entreprise vit-elle réellement ?
Vous pouvez conserver une SAS française, créer une Ldaau Portugal ou placer les deux sous une holding. Aucun de ces choix ne répond pourtant à la première question : où les décisions sont-elles prises, les contrats négociés, le travail réalisé et la valeur créée ? Une adresse statutaire ne déplace pas à elle seule l’entreprise. Le domicile lisboète du dirigeant ne crée pas davantage, à lui seul, un établissement stable.
La forme sociale est un contenant. Le dossier fiscal et juridique suit les faits : locaux, permanence, équipe, pouvoirs, signatures, direction effective, fonctions exercées et intérêt propre de chaque entité. C’est pourquoi une société française pilotée depuis Porto, une Lda facturant un client français et une holding détenant les deux réclament trois analyses distinctes. Superposer les structures sans cette cartographie ajoute des déclarations et des risques ; cela ne crée pas mécaniquement de substance.
Le taux d’IRC ne donne jamais le net du dirigeant
En 2026, le taux général de l’impôt portugais sur les sociétés (IRC) est de 19 %. Certaines PME et Small Mid Capséligibles peuvent relever de 15 % sur leurs premiers 50 000 € de bénéfice taxable, puis de 19 % sur le surplus. Ces taux précèdent les derramas, c’est-à-dire les surtaxes concernées, les taxations autonomes, les crédits éventuels et l’impôt dû lors d’une rémunération ou d’une distribution.
Le bénéfice conservé après IRC appartient à la société. Il ne devient pas le revenu disponible du dirigeant tant qu’aucun flux personnel n’a été juridiquement décidé, comptabilisé et imposé.
Cinq dossiers se rencontrent, sans jamais se remplacer
Une création de société réussie ne se résume pas à des statuts et un compte bancaire. Avant la première facture, séparez les questions. Chacune appelle des faits, un professionnel et une réponse écrite propres.
| Dossier | Question à trancher | Réponse à obtenir |
|---|---|---|
| Personne | Où le dirigeant est-il résident, où travaille-t-il physiquement et sous quel mandat perçoit-il chaque somme ? | Chronologie de résidence et de travail, mandat, contrat, paie et qualification de chaque flux. |
| Société | Où se trouvent direction effective, fonctions essentielles, locaux, équipe et pouvoir de conclure ? | Analyse distincte de la résidence de la société et de son éventuel établissement stable, fondée sur les faits réels. |
| Fiscalité et comptabilité | Quelle entité facture, supporte les coûts, collecte la TVA, paie l’IRC ou l’IS et justifie les prix intragroupe ? | Comptes prévisionnels, calendrier déclaratif, politique de facturation et documentation des transactions liées. |
| Social et travail | La rémunération relève-t-elle d’un mandat, d’un contrat de travail ou d’une autre fonction, et quelle législation sociale s’applique ? | Décision d’affiliation, paie, avenant et note de droit du travail distincte de la fiscalité. |
| Patrimoine du dirigeant | Combien reste dans la société, combien devient personnel, avec quelle protection, quelle liquidité et quel risque de retour ? | Pont entre coût économique, trésorerie sociale et revenu personnel, avec tous les coûts inconnus signalés. |
Lda, SAS et holding ne répondent pas au même besoin
Dans une sociedade por quotas, couramment appelée Lda, seul le patrimoine social répond en principe des dettes de la société envers les créanciers. Les associés restent toutefois solidairement responsables de la réalisation de toutes les entrées convenues au contrat social, et la loi ou le contrat peut prévoir d’autres prestations. Cette limitation ne neutralise ni les responsabilités propres du gérant, ni une garantie personnelle, ni une dette fiscale imputable, ni un acte fautif. Une unipessoal Lda reste une personne morale avec une comptabilité, une gouvernance et une trésorerie qui lui appartiennent.
Conserver une SAS française peut être cohérent lorsque ses moyens, ses équipes et ses décisions demeurent réellement en France. La réponse change si son président travaille durablement au Portugal, signe depuis son domicile, anime les clients ou concentre les décisions essentielles sur place. Il faut alors instruire le risque portugais sans présumer que le siège français le ferme.
Une holding sert à détenir et organiser des participations. Elle ne transforme pas un dividende en revenu non imposable par simple interposition. Une sociedade gestora de participações sociais (SGPS) portugaise décrit un objet et un cadre sociétaire de gestion de participations ; elle ne constitue pas un avantage fiscal autonome.
| Architecture envisagée | Ce qu’elle peut organiser | Question qui demeure ouverte |
|---|---|---|
| SAS française conservée | Continuité des contrats, de l’actionnariat et des moyens réellement français. | Direction depuis le Portugal, établissement stable, paie locale, sécurité sociale et retenues. |
| Lda opérationnelle | Activité, contrats, charges et équipe effectivement portugais. | Rémunération du gérant, prestations vers la France, TVA, substance, garanties et coût de sortie. |
| SAS et Lda côte à côte | Séparation d’activités ou de marchés lorsqu’elle correspond aux fonctions réelles. | Prix de transfert, double emploi de coûts, pouvoirs, clients communs et répartition de la propriété intellectuelle. |
| Holding au-dessus des sociétés | Gouvernance des participations, financement et réinvestissement au niveau du groupe. | Résidence de la holding, substance, retenues, participation exemption et fiscalité personnelle future. |
| SGPS portugaise | Cadre sociétaire dédié à la détention et à la gestion de participations. | Chaque dividende, plus-value, charge et financement doit encore satisfaire sa règle propre. |
Direction effective et établissement stable : faire parler les faits
Deux sujets proches sont souvent mélangés. La résidence d’une société cherche notamment où elle est dirigée. L’établissement stable demande si une entreprise dispose dans l’autre État d’une présence ou d’une organisation taxable selon les critères applicables. Les conclusions peuvent se croiser, mais les tests et leurs conséquences ne sont pas interchangeables.
Documentez d’abord les réunions, les pouvoirs et les opérations. Où le budget est-il adopté ? Qui recrute ? Qui fixe les prix ? Où les contrats substantiels sont-ils négociés et signés ? Le domicile sert-il occasionnellement ou de façon stable à l’entreprise ? Le dirigeant agit-il pour son propre mandat ou habituellement au nom de la société ? Une visioconférence tenue au Portugal et une direction opérationnelle quotidienne depuis le Portugal ne racontent pas la même histoire.
Gouvernance de la société
Le dossier de substance à tenir pendant l’année
- organigramme juridique, fonctionnel et bancaire, avec les personnes qui disposent réellement des pouvoirs ;
- agendas, procès-verbaux, lieux de réunion, documents préparatoires et preuves d’une décision qui n’est pas seulement enregistrée après coup ;
- locaux, bail, équipements, salariés, prestataires et moyens propres de chaque entité ;
- contrats clients et fournisseurs, étapes de négociation, signataires et entité qui assume le risque ;
- propriété intellectuelle, données, assurances, licences et coûts supportés ;
- factures intragroupe, méthode de prix, services rendus et preuve de leur utilité ;
- calendrier physique du dirigeant, fonctions par société et rémunérations correspondantes.
IRC 2026 : un calcul de société, avant les autres couches
L’exemple ci-dessous montre uniquement l’IRC de base d’une PME ou Small Mid Cap qui remplit les conditions du taux réduit. Il laisse de côté la derrama municipale, la derrama étatique, les taxations autonomes, les crédits, la TVA, l’impôt personnel, les cotisations et les frais de comptabilité.
Hypothèses de l’exemple vérifiées au 24 juillet 2026
- société portugaise éligible à la tranche PME ou Small Mid Cap ;
- période d’imposition ouverte en 2026 et bénéfice taxable de 100 000 € ;
- activité principale entrant dans le champ légal et conditions d’aides satisfaites ;
- aucune conclusion sur la somme distribuable ni sur le net du dirigeant ;
- éléments exclus ou inconnus : municipalité, taxations autonomes, crédits, frais, rémunération et distribution.
- scénario défavorable : si la société n’est pas éligible à la tranche réduite, le calcul repart du taux général, avant les mêmes éléments exclus.
Ce que cet exemple permet de lire.Il isole uniquement l’IRC de base à partir des hypothèses affichées : ce n’est pas la liquidation fiscale d’une société réelle.
IRC de base illustratif
Premiers 50 000 € × 15 % = 7 500 € 50 000 € suivants × 19 % = 9 500 € IRC de base illustratif = 17 000 €
Le résultat montre seulement l’IRC de base. Confirmez l’éligibilité et les paramètres 2026 avant de l’utiliser pour une société réelle.
La derrama municipal dépend notamment de la commune et de la situation de la société. La derrama estadualvise les bénéfices taxables élevés par tranches : 3 % au-delà de 1,5 million d’euros jusqu’à 7,5 millions, 5 % au-delà de 7,5 millions jusqu’à 35 millions, puis 9 % au-delà de 35 millions. Ces paramètres sont annuels et doivent être contrôlés sur le texte et la commune au moment du calcul.
Pour comparer avec un salaire ou une activité indépendante, partez du même budget économique. La branche Lda doit montrer séparément le coût de la rémunération, les charges de gérance, l’IRC, la trésorerie conservée, le dividende envisagé et l’impôt personnel correspondant. Ajoutez banque, comptabilité, paie, assurance, conseil juridique, besoins de trésorerie et protection sociale. Un poste sans devis reste « inconnu — devis requis ».
| Étape du pont vers le net personnel | Question | Erreur évitée |
|---|---|---|
| Budget économique | Quel montant total le client ou le groupe consacre-t-il à l’activité, hors TVA récupérable ? | Comparer un chiffre d’affaires à un salaire brut. |
| Résultat de la Lda | Quelles charges réelles, rémunérations et obligations produisent le bénéfice taxable ? | Appliquer 19 % au chiffre d’affaires. |
| Impôts de la société | IRC de base, derramas, taxations autonomes et crédits sont-ils documentés ? | Présenter la tranche de 15 % comme un taux tout compris. |
| Trésorerie conservée | Combien reste nécessaire au fonds de roulement, aux investissements et aux échéances ? | Confondre argent de la société et argent personnel. |
| Rémunération ou dividende | Quel flux est juridiquement décidé, à quelle date, avec quel social et quel impôt ? | Additionner salaire et dividende sans respecter les deux couches. |
| Protection et sortie | Quels droits sociaux manquent, quelles garanties sont données et combien coûte une fermeture ou un retour ? | Mettre à zéro les coûts non visibles dans le taux d’IRC. |
Pour votre décision : comparez le même coût économique payé par l’entreprise, puis retirez tous les coûts de chaque forme. Un salaire brut ne se compare pas à un chiffre d’affaires.
Holding et participation exemption : une liste cumulative
Le régime portugais de participation exemptionpeut exclure certains dividendes ou gains lorsque toutes les conditions du texte sont remplies. Le dossier doit notamment tester le seuil de détention de 10 % du capital ou des droits de vote, la durée d’un an ou l’engagement de conservation, la non-transparence de la filiale, son niveau d’imposition, l’absence de juridiction exclue et l’existence d’un montage authentique doté de substance.
Cette liste n’est pas une autorisation de conclure dès que deux cases sont cochées. Elle doit être reprise distribution par distribution, avec l’entité payeuse, la chaîne de détention, la date, la retenue éventuelle, les justificatifs et l’usage économique de la holding. Une réorganisation préalable peut aussi produire ses propres impôts, droits, valorisations et obligations françaises.
Avant d’apporter, céder ou distribuer
Demandez un avis écrit qui traite séparément l’opération, la résidence de chaque société, la retenue à la source, la participation exemption, le prix de transfert, l’exit tax personnelle encore suivie et le projet de retour. La modélisation reste réversible ; l’apport, la cession et la distribution ne le sont plus.
Qui doit valider, et à quel moment ?
| Sujet | Intervenant | Moment et preuve |
|---|---|---|
| Création et gouvernance | Avocat en droit des sociétés compétent et registre portugais. | Avant signature : statuts, pouvoirs, pacte, bénéficiaires effectifs et formalités. |
| Comptabilité et déclarations | Contabilista certificado mandaté par la société. | Avant la première opération puis en continu : lettre de mission, plan comptable et calendrier. |
| Résidence et établissement stable | Conseils fiscaux compétents dans les deux États. | Avant local, embauche, contrat ou pouvoir régulier : analyse factuelle de la société, distincte de la situation personnelle. |
| Paie et sécurité sociale | Prestataire paie, institutions sociales et conseil travail. | Avant la première rémunération : affiliation, mandat, contrat et traitement de paie. |
| Flux France–Portugal | Comptable, fiscalistes et, selon l’opération, évaluateur. | Avant facture, dividende, financement ou transfert d’actif : pièces de prix et traitement bilatéral. |
Sources officielles consultées au 24 juillet 2026. Le Código das Sociedades Comerciais, article 197, encadre la responsabilité dans la Lda. Le Decreto-Lei n.º 495/88 fixe le cadre des SGPS, sans créer à lui seul une exonération fiscale. L’ article 2 du CIRC vise notamment le siège ou la direction effective pour la résidence nationale. Le taux 2026, la tranche de certaines PME et la trajectoire légale figurent à l’ article 87 du CIRC. La derrama étatique relève de l’article 87-A. Les conditions de la participation exemption sont détaillées à l’article 51. Enfin, l’ article 5 du CIRC et la convention France–Portugal consolidée encadrent l’analyse de l’établissement stable. Les textes et la municipalité doivent être revérifiés pour l’exercice concerné.
Faire dialoguer patrimoine, société et comptabilité
Hagnéré Patrimoine peut cartographier les flux, la gouvernance, les actifs et le calendrier, puis organiser les questions à valider. La constitution de la société, les actes, les options fiscales et la comptabilité relèvent des professionnels habilités, sous leurs responsabilités et leurs propres lettres de mission.
Contenu et échange initial d’information générale, sans avis juridique, fiscal, comptable ou notarial ni recommandation personnalisée de placement, d’assurance ou de crédit. Toute intervention dépend de votre résidence, du lieu de la prestation et des habilitations applicables.
Portefeuille et crypto : quel événement déclenche l’impôt ?
Votre application rassemble actions, ETF, obligations, espèces, non-coté et cryptoactifs sous une même courbe de performance. La déclaration portugaise ne raisonne pas ainsi. Elle cherche la nature du revenu, l’actif, sa durée, le propriétaire, le pays de source et l’événement : mise à disposition d’un dividende, intérêt, cession, échange, livraison d’un titre ou départ du Portugal.
Commencez donc par une frise actif par actif. Le pays du courtier ne fixe ni la source ni la catégorie. La devise ne décide pas davantage. Un ETF, une action non cotée et une action reçue comme rémunération peuvent se trouver sur le même compte tout en appelant trois dossiers différents.
| Actif ou flux | Événement à documenter | Questions France–Portugal |
|---|---|---|
| Dividende | Date de mise à disposition, montant brut, retenue, bénéficiaire effectif et société distributrice. | Source, plafond conventionnel, calcul portugais, crédit admis et option éventuelle d’agrégation. |
| Intérêt ou coupon | Période courue, paiement, nature de la créance, émetteur et retenue réelle. | Un plafond conventionnel n’est pas un taux automatique ; le droit interne peut être inférieur ou nul. |
| Action, obligation, ETF ou OIC | Acquisition, frais, cession, pertes, durée et éventuelle admission à la négociation. | Base portugaise, solde de gains et pertes, mécanisme de durée et source française éventuelle. |
| Participation non cotée | Pourcentage direct et indirect, droits de vote, valorisation, pacte, distributions et cession. | Exit tax française survivante, société source, convention, qualification portugaise et droits du conjoint. |
| Titre issu d’un plan salarié | Grant, service, vesting, exercice, livraison, vente et restrictions, tranche par tranche. | Séparer la rémunération liée au travail de la plus-value ultérieure du titre détenu. |
| Cryptoactif | Achat, transfert, échange, vente, frais, portefeuille, prestataire, durée et départ de résidence. | Qualification de l’actif, mécanisme des 365 jours, renvoi territorial, report d’échange et méthode de coût. |
| Compte financier étranger | Titulaire, IBAN, BIC, pays, ouverture, clôture et solde. | Le résident portugais renseigne les comptes étrangers dans le cadre prévu, même sans revenu. |
| Wallet crypto | Adresses, preuve de propriété, prestataire éventuel, pays, hashes et historique. | Inventaire fiscal indispensable ; l’obligation déclarative du support exact doit être vérifiée sans l’assimiler d’office à un compte bancaire. |
Dividendes français : du plafond conventionnel au calcul réel
Pour un bénéficiaire effectif résident conventionnel du Portugal, la convention plafonne ordinairement la retenue française sur un dividende à 15 % du montant brut. Le Portugal recalcule ensuite le revenu selon son droit. Le crédit éventuel est limité à l’impôt français dû conformément à la convention et à l’impôt portugais correspondant.
Il faut donc conserver le brut, la retenue réellement opérée, le justificatif de résidence et le document du payeur. Si la France a prélevé plus que le montant conventionnellement dû, l’excédent ne devient pas automatiquement un crédit portugais : sa restitution doit être demandée dans le circuit français applicable.
Lorsqu’un impôt étranger est admis au crédit mais que la collecte portugaise de l’année est insuffisante, l’article 81, paragraphe 3, prévoit, sous ses conditions et plafonds, un report du reliquat sur les cinq périodes fiscales suivantes. Ce report n’est ni une restitution de l’impôt étranger ni un crédit au-delà de l’impôt portugais correspondant aux revenus du pays concerné.
Le même réflexe vaut pour les intérêts. La convention prévoit un plafond de 12 % pour les intérêts ordinaires et de 10 % pour certains titres qu’elle vise. Ce sont des plafonds de droit conventionnel, pas des taux que la banque doit nécessairement prélever. Le droit interne français peut conduire à un niveau inférieur ou nul.
Chaque année
La fiche annuelle d’un revenu financier étranger
- identité du propriétaire et du bénéficiaire effectif ;
- émetteur, payeur, pays de source et nature du droit ;
- montant brut dans la devise d’origine et taux de change retenu ;
- date de mise à disposition ou de cession ;
- impôt retenu, fondement et justificatif du payeur ;
- article conventionnel envisagé, plafond et procédure de restitution éventuelle ;
- catégorie, base et option portugaise, puis crédit réellement admis ;
- rapprochement entre courtier, déclaration française et annexe J portugaise.
Titres cotés et OIC : la durée s’applique à un périmètre précis
L’article 43 du CIRS prévoit, pour les actifs qu’il vise, une exclusion d’une partie du solde de gains et pertes selon la durée de détention : 10 %, 20 % ou 30 %. Après huit ans, l’exclusion peut atteindre 30 % pour certaines valeurs admises à la négociation et certains organismes de placement collectif (OIC) ouverts. Cette règle ne permet pas d’annoncer un taux universel sur toute ligne détenue depuis longtemps.
Vérifiez la nature exacte du titre, l’admission à la négociation, la date d’acquisition de chaque lot, les pertes de même catégorie, l’éventuelle agrégation et le millésime. Le texte travaille sur un solde ; il ne promet pas un abattement isolé sur chaque vente gagnante. Un fonds fermé, une obligation structurée ou une action non cotée ne rejoint pas le champ par ressemblance économique.
Non-coté : reconstituez toute la chaîne de propriété
Reconstituez la chaîne de propriété, les pourcentages, droits de vote, catégories de titres, apports, pactes, opérations intermédiaires et valorisations. Ajoutez les dossiers d’exit tax, les reports d’imposition et les compléments de prix français. Une cession ou une distribution ne doit pas être déclenchée avant le rapprochement des deux droits.
Cryptoactifs : vérifiez la règle des 365 jours avant toute vente
Selon le CIRS consulté le 24 juillet 2026, une exclusion des gains et pertes est prévue pour certains cryptoactifs non assimilés à des valeurs mobilières lorsqu’ils ont été détenus au moins 365 jours. Cette durée ne permet pas, seule, de décider. Après la renumérotation opérée en mai 2026, le paragraphe territorial de l’article 10 renvoie encore aux anciens numéros de paragraphes. Cette incohérence du texte officiel doit être vérifiée dans la version en vigueur ou clarifiée auprès de l’Autoridade Tributária.
Règle susceptible d’évoluer — pas d’exonération générale après un an
- le mécanisme vise certains cryptoactifs ; une assimilation à une valeur mobilière change l’analyse ;
- la condition territoriale et d’échange d’informations doit être relue après la renumérotation de mai 2026 ;
- 365 jours s’apprécient avec les lots, transferts et preuves d’acquisition ;
- une activité professionnelle, du minage, du staking ou une autre rémunération ne se qualifie pas par la seule durée de détention ;
- le départ du Portugal peut constituer un événement assimilé à une cession dans le mécanisme concerné.
Lorsqu’il entre dans le mécanisme légal, un échange de cryptoactif contre un autre peut reporter le fait générateur et transférer la valeur d’acquisition. Il ne clôt pas définitivement l’impôt. Une vente ultérieure, une conversion contre monnaie ou le départ de résidence peut rouvrir le calcul. Pour une vente avant 365 jours, le taux autonome de 28 % n’est qu’une hypothèse de départ : qualification, coût, méthode du premier entré, premier sorti (FIFO) par prestataire, pertes, revenu global et agrégation peuvent modifier le résultat.
| Moment de la frise crypto | Preuve à conserver | Question encore à résoudre |
|---|---|---|
| Acquisition | Ordre, facture, transaction, euro ou actif remis, frais et identité du prestataire. | Nature du cryptoactif et valeur d’acquisition fiscalement recevable. |
| Transfert entre wallets | Hash, adresses source et destination, preuve de propriété et rapprochement interne. | Éviter de traiter un simple transfert comme une acquisition ou de perdre l’historique. |
| Échange crypto-crypto | Deux actifs, quantités, valeur, frais, date et plateforme. | Application du report, valeur transférée et condition territoriale. |
| Rendement ou récompense | Protocole, service rendu, blocage, date de disponibilité et valeur. | Catégorie du revenu avant toute éventuelle plus-value ultérieure. |
| Cession ou paiement | Contrepartie reçue, frais, lots, valeur et relevé du prestataire. | Durée, FIFO, pertes, taux ou agrégation et déclaration. |
| Départ du Portugal | Date de fin de résidence, inventaire de tous les wallets et valeur de chaque lot. | Assimilation à une cession et nouvelle règle du pays d’arrivée. |
IFI, enveloppe et conseil : trois sujets à laisser séparés
La détention d’un titre peut aussi ouvrir une question immobilière française, notamment lorsqu’une société détient de l’immobilier français. Ce sujet ne se déduit ni de la catégorie portugaise du revenu ni du traitement du compte. Il réclame une cartographie des actifs sous-jacents et des dettes au 1er janvier.
Une enveloppe française n’emporte pas automatiquement son différé au Portugal. Le chapitre suivant applique cette discipline au PEA et aux livrets. Enfin, la présente information générale ne constitue pas une recommandation d’allocation. Une recommandation personnalisée à un résident portugais suppose un prestataire autorisé pour le pays et le service concernés.
Avant toute vente
Le registre actif par actif avant toute vente
- propriétaire, enveloppe, établissement et pays ;
- date, quantité et coût de chaque lot, frais compris ;
- revenus, événements et moins-values reportables ;
- retenues françaises, justificatifs et demandes de restitution ;
- catégorie et base portugaises, option d’agrégation et crédit admis ;
- comptes étrangers, IBAN, BIC, wallets et attestations ;
- éventuelle exit tax, report ou créance encore suivie ;
- scénario de conservation, vente, retour et départ vers un pays tiers.
Sources officielles consultées au 24 juillet 2026. Les plafonds sur dividendes et intérêts ainsi que la méthode d’élimination figurent dans la convention France–Portugal consolidée. Le crédit d’impôt étranger est encadré par l’article 81 du CIRS. Les calculs de durée sur certains titres relèvent de l’ article 43, tandis que les plus-values et cryptoactifs sont décrits à l’ article 10. L’AT explique enfin la déclaration des revenus et comptes étrangers. Vérifiez la version en vigueur de l’article 10 et de ses renvois avant toute opération crypto.
PEA, Livret A, LDDS, PEL et CEL : conserver n’est pas exonérer
Vous avez ouvert un PEA il y a dix ans, votre Livret A sert de réserve et votre PEL garde un ancien taux. La banque vous confirme que certains comptes peuvent rester ouverts après le départ. Cette réponse est utile, mais elle ne traite qu’une couche : le droit français de conserver et de faire fonctionner le produit.
Pour chaque enveloppe, posez trois questions séparées : pouvez-vous la détenir côté français ? Que fait la France des revenus et opérations ? Que doit déclarer et imposer le Portugal ? Une exonération française n’est pas exportée avec le compte.
| Produit | Détention et traitement français | Traitement portugais et action |
|---|---|---|
| PEA | Le transfert de résidence au Portugal ne clôt pas automatiquement le plan. La doctrine française prévoit en principe son régime de non-résident, avec notamment un traitement particulier pour certains dividendes non cotés. | Point à confirmer : aucune doctrine portugaise spécifique retrouvée ne reprend le différé français. Faites qualifier dividendes, cessions, opérations internes et retrait avant d’agir. |
| Livret A | La règle française n’impose pas de résidence fiscale française pour le détenir ; ses intérêts restent exonérés en France. | Le Portugal applique sa propre lecture. Déclarez et faites qualifier les intérêts étrangers selon le circuit portugais. |
| LDDS | La DGFiP indique qu’un non-résident fiscal français ne peut pas le détenir et doit contacter sa banque pour transférer les fonds. | Documenter les intérêts reçus pendant la période portugaise et leur déclaration. La banque doit confirmer date et procédure de clôture. |
| PEL | Le maintien peut rester possible parmi les autres produits bancaires, selon contrat et banque. La fiscalité française dépend notamment de la date d’ouverture. | Intérêts, prime éventuelle et événement contractuel doivent être qualifiés au Portugal ; aucun avantage français ne suit automatiquement. |
| CEL | Même besoin de lire le contrat et la politique de la banque pour le maintien, les versements et les droits associés. | Les intérêts étrangers et l’éventuel événement de clôture ou de prime appellent leur propre qualification portugaise. |
En pratique : vous pouvez souvent conserver le PEA côté français. Cela ne vous autorise pas encore à vendre ou à arbitrer en supposant que le Portugal ignorera l’opération. La prochaine étape est donc documentaire, pas commerciale.
PEA : deux confirmations françaises, une inconnue portugaise
Côté français, le départ au Portugal ne déclenche pas par principe la clôture du PEA. Pendant la non-résidence, la doctrine française prévoit en principe l’exonération française des produits et plus-values réalisés dans le plan, avec des réserves, notamment pour certains dividendes de titres non cotés. Cette règle reste une réponse française.
Côté portugais, nous n’avons pas trouvé de doctrine officielle assez précise pour affirmer que les cessions et arbitrages internes conservent le différé du PEA. Gardez le plan en l’état tant que cette question demeure ouverte et faites qualifier toute opération importante. Une vente à l’intérieur du PEA peut être sans conséquence française tout en restant une question portugaise.
PEA — traitement portugais à confirmer avant arbitrage ou retrait
Demandez une analyse écrite qui distingue dividende, cession, arbitrage, retrait et clôture. Fournissez le règlement du plan, la liste des titres, les lots, les dates et les relevés d’opérations. Si l’enjeu est matériel et la doctrine toujours absente, une demande d’information contraignante portugaise peut être envisagée avec le professionnel compétent.
| Événement dans le PEA | Question française | Question portugaise à faire valider |
|---|---|---|
| Dividende coté | Fonctionnement du plan pendant la non-résidence. | Date de mise à disposition, catégorie et déclaration éventuelle malgré la capitalisation dans l’enveloppe. |
| Dividende non coté | Réserve particulière de la doctrine française pour certains revenus. | Source, base, retenue et crédit selon les faits. |
| Vente interne | Exonération française en principe pendant la non-résidence selon la doctrine du plan. | Reconnaissance ou non du différé, fait générateur et prise en compte des pertes. |
| Retrait | Âge du plan, conséquences contractuelles et régime français applicable. | Qualification de chaque composante, base, date et articulation avec les opérations antérieures. |
| Retour en France | Plan encore ouvert, historique et reprise du régime du résident. | Dernière période portugaise, opérations en cours et prix de revient à rapprocher. |
Livret A et LDDS : deux produits proches, deux réponses de détention
Le Livret A peut rester détenu par un non-résident au regard de la règle française. Son intérêt demeure exonéré en France. Pour un résident portugais, cet intérêt est cependant un revenu étranger à instruire. Le guide fiscal de l’AT décrit les intérêts étrangers dans le cadre 8A de l’annexe J, avec un taux autonome de droit commun et une option d’agrégation selon les conditions de l’année. Vérifiez les codes et les taux applicables à l’année déclarée.
Le LDDS suit une autre règle de détention. La DGFiP indique qu’un non-résident fiscal français ne peut pas le conserver et doit se rapprocher de sa banque afin de transférer les fonds. La source ne permet pas d’inventer ici un délai universel. Obtenez par écrit la date de clôture, les intérêts de l’année, le compte destinataire et l’attestation fiscale.
PEL et CEL : lire la date, le contrat et chaque événement
Pour le PEL et le CEL, la catégorie générale des autres produits bancaires peut permettre un maintien, sous réserve du contrat et de la politique de l’établissement. Cela ne promet ni de nouveaux versements, ni la conservation de tous les services, ni la portabilité d’un droit à prêt.
La date d’ouverture commande une partie du traitement français. Le relevé doit distinguer intérêts acquis, intérêts mis à disposition, éventuelle prime, prélèvements et clôture. Au Portugal, ces éléments ne deviennent pas exonérés parce qu’ils proviennent d’une épargne réglementée française. Faites confirmer la catégorie et l’année de déclaration sur les documents réels.
Avant le changement d’adresse
Le dossier bancaire à demander avant de changer d’adresse
- contrat, conditions générales, date d’ouverture et titulaire de chaque produit ;
- réponse écrite de la banque sur maintien, alimentation, arbitrage, retrait, clôture et services depuis le Portugal ;
- relevé au jour de la bascule et relevés fiscaux annuels ;
- intérêts bruts, date de mise à disposition, retenue et éventuelle prime ;
- IBAN, BIC, pays et éventuels comptes espèces associés ;
- historique du PEA : titres, lots, prix, dividendes, ventes et retraits ;
- calcul portugais avec et sans agrégation lorsque l’option est réellement ouverte ;
- note sur les opérations à suspendre jusqu’à une qualification portugaise.
Les comptes étrangers se déclarent même sans revenu
Le résident portugais déclare ses revenus étrangers et renseigne les comptes étrangers dans le cadre prévu, y compris lorsque le compte n’a produit aucun revenu. L’obligation de renseigner un IBAN et un BIC ne signifie pas que le solde est imposé comme un revenu. À l’inverse, l’absence d’impôt français ne dispense pas de déclarer l’intérêt au Portugal.
| Avant le départ | Pendant la résidence portugaise | Avant le retour ou la clôture |
|---|---|---|
| Notifier la banque, figer les valeurs et obtenir une réponse produit par produit. | Rapprocher revenus bruts, opérations, comptes et annexe J chaque année. | Récupérer l’historique complet, documenter les prix de revient et simuler les événements. |
| Décider quelles opérations resteront suspendues faute de qualification portugaise. | Revérifier les codes, les taux, l’option d’agrégation et le statut de chaque établissement. | Séparer dernière période portugaise et première période française. |
| Prévoir la sortie du LDDS sans supposer de délai ni de fiscalité. | Conserver IFU, relevés, attestations de retenue et preuve du brut. | Vérifier le maintien du PEA, du PEL et du CEL pour la nouvelle résidence. |
Sources officielles consultées au 24 juillet 2026. Le maintien français du PEA pendant la non-résidence et ses limites sont décrits par le BOFiP consacré au PEA transféré hors de France. La DGFiP présente les produits bancaires accessibles au non-résident. La détention du Livret A est détaillée par Service-Public, et la condition de résidence du LDDS figure à l’ article L. 221-27 du Code monétaire et financier. L’AT décrit enfin les revenus financiers étrangers et la déclaration des comptes étrangers. Les sources consultées ne permettent pas d’affirmer que le Portugal reprend le différé fiscal du PEA.
Assurance-vie française ou luxembourgeoise : quatre étapes avant de comparer
Vous envisagez un rachat sur une assurance-vie française après votre installation au Portugal. Avant de donner l’ordre, demandez deux chiffres à l’assureur : le montant du gain inclus dans le rachat et le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL), obligatoire pour le non-résident, qu’il prévoit.
Le Portugal fera ensuite son propre calcul. Entre les deux, la convention doit encore déterminer quelle part de l’impôt français est due et donc susceptible d’être créditée. Les sources officielles consultées ne permettent pas de trancher avec certitude entre les articles 12 et 23 pour tous les contrats.
Voilà pourquoi nous séparons quatre étapes : prélèvement français, convention, calcul portugais et crédit ou restitution éventuels. Tant que la deuxième n’est pas confirmée, annoncer un taux net France–Portugal serait trompeur.
| Étape | Ce que disent les sources consultées | Ce qui doit encore être obtenu |
|---|---|---|
| 1. Droit interne français | Pour le rachat d’un non-résident, la DGFiP indique un PFL sur la part de gain : 12,8 % avant huit ans ou 7,5 % après huit ans, sans prélèvements sociaux mobiliers du non-résident. | Résidence prouvée, gain fiscal, primes, date, procédure de l’assureur et éventuelle réduction à la source. |
| 2. Convention | Les sources consultées ne permettent pas de trancher entre les articles 12 et 23 pour le gain de rachat France–Portugal. | Qualification écrite, plafond applicable et procédure de réduction ou restitution avant l’opération. |
| 3. Calcul portugais | Si le contrat est reconnu en catégorie E, le CIRS taxe le rendement selon ses règles et peut réduire la base selon la durée et l’historique des primes. | Reconnaissance du produit, base, date, option, juridiction du payeur et régime individuel. |
| 4. Crédit ou restitution | Lorsqu’un impôt étranger est admis au crédit, le Portugal le limite à l’impôt conventionnellement dû et à l’impôt portugais correspondant. En cas d’insuffisance de collecte, l’article 81, paragraphe 3, prévoit un report conditionnel du reliquat sur les cinq périodes fiscales suivantes. | Part du PFL réellement créditable, excédent à réclamer en France et pièces admises par l’AT. |
Pour votre décision : demandez à l’assureur le gain compris dans le rachat et le prélèvement français prévu. Tant que l’article conventionnel et le crédit portugais ne sont pas confirmés, gardez les deux calculs séparés et financez le scénario le moins favorable.
Prélèvement français : seule la part de gain est visée
Le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL), obligatoire pour le non-résident, ne frappe pas le montant brut du rachat. Il vise la part de gain calculée selon les règles du contrat. Dans sa fiche consultée le 24 juillet 2026, la DGFiP indique 12,8 % avant huit ans et 7,5 % après huit ans. Elle précise qu’une convention peut réduire le prélèvement et que le non-résident ne supporte pas les prélèvements sociaux français sur ce revenu mobilier.
Cette règle interne ne tranche pas le résultat bilatéral. Il faut remettre à l’assureur le certificat et les formulaires exigés, puis obtenir sa procédure écrite. Si un prélèvement dépasse ce que la convention autorise finalement, l’excédent relève d’une demande française ; il ne se transforme pas automatiquement en crédit au Portugal.
Convention : les articles 12 et 23 restent à qualifier
L’article 12 contient une définition large des intérêts. L’article 23 traite les revenus qui ne relèvent pas des articles précédents, sous ses propres conditions. La qualification entre les articles 12 et 23 reste à confirmer pour le gain de rachat d’assurance-vie France–Portugal. Choisir l’un des deux articles uniquement parce qu’il produit un résultat plus favorable serait une conclusion sans preuve.
Cinq réponses à obtenir avant le rachat
- article conventionnel applicable au contrat exact ;
- prélèvement français dû après application de la convention ;
- procédure de réduction à la source ou de restitution ;
- part du prélèvement français admise comme crédit par le Portugal ;
- traitement d’un rachat partiel, total ou programmé selon les mêmes faits.
Demandez une analyse fiscale bilatérale et une réponse écrite de l’assureur. Tant que ces réponses manquent, gardez les étapes séparées et ne retenez aucun net final.
Calcul portugais : 11,2 % est seulement un résultat arithmétique
L’article 5 du CIRS classe dans la catégorie E, celle des revenus de capitaux, le rendement de certaines opérations d’assurance-vie. Si le produit entre réellement dans ce champ et si au moins 35 % des primes ont été versées pendant la première moitié de la durée du contrat, la base peut être ramenée à quatre cinquièmes du gain après cinq ans et avant huit ans, puis à deux cinquièmes après huit ans.
L’expression « 11,2 % après huit ans » décrit seulement l’opération économique de 40 % du gain multipliés par un taux autonome illustratif de 28 %. Ce n’est pas un taux autonome prévu par la loi. Agrégation, IFICI, juridiction du payeur, reconnaissance du contrat et crédit éventuel peuvent modifier ou rendre inapplicable ce calcul.
Hypothèses de l’illustration vérifiées au 24 juillet 2026
- résident portugais de droit commun, sans ancien RNH et sans conclusion IFICI sur ce revenu ;
- contrat reconnu en catégorie E, âgé de neuf ans ;
- valeur de 200 000 €, primes de 150 000 € et gain de 50 000 € ;
- historique complet et aucun événement antérieur modifiant le gain fiscal retenu ;
- au moins 35 % des primes versées dans la première moitié du contrat ;
- hypothèse de taux portugais de 28 %, sans agrégation ;
- frais, change, restitution et crédit exclus ; article conventionnel encore à confirmer.
- scénario défavorable de trésorerie : conserver séparément le PFL prélevé et le calcul portugais tant qu’une restitution ou un crédit n’est pas établi.
Ce que le chiffre ne dit pas. Il ne solde ni la qualification du contrat, ni le prélèvement français, ni le crédit ou la restitution éventuellement admis entre les deux États.
Calcul portugais illustratif
Gain : 200 000 € − 150 000 € = 50 000 € Base illustrée après neuf ans : 50 000 € × 40 % = 20 000 € Impôt portugais illustratif : 20 000 € × 28 % = 5 600 €
5 600 € représente uniquement l’étape portugaise sous toutes les hypothèses affichées. La catégorie du contrat et le net bilatéral restent à confirmer.
Prélèvement français interne séparé
Gain fiscal français supposé : 50 000 € PFL interne après huit ans : 50 000 € × 7,5 % = 3 750 €
Les 3 750 € ne doivent être ni soustraits ni crédités automatiquement dans le calcul portugais. Article conventionnel, montant dû et crédit restent à valider.
Les deux résultats ne s’additionnent pas mécaniquement. Selon la qualification conventionnelle et la procédure, une partie peut être réduite, restituée ou créditée dans une limite. Le guide ne tranche pas cette inconnue. Avant l’ordre, demandez une simulation en quatre colonnes et le traitement du scénario défavorable.
Arbitrage interne : faites qualifier l’opération au Portugal
Un arbitrage qui reste à l’intérieur du contrat peut ne pas mettre les fonds à disposition du souscripteur. Cela peut compter dans l’analyse. La recherche n’a cependant pas retrouvé de doctrine portugaise suffisamment spécifique pour déclarer tout arbitrage interne hors impôt. Le traitement reste à confirmer et dépend aussi de la reconnaissance du contrat.
Demandez au fiscaliste local de qualifier les droits du souscripteur, la disponibilité économique, l’opération et les relevés. Si l’assureur modifie les unités, prélève des frais ou verse une somme, documentez chaque mouvement. Une phrase générale sur la « capitalisation » répond à la mécanique du contrat, pas à son traitement fiscal portugais.
France ou Luxembourg : comparer l’architecture entière
Le pays du contrat ne décide pas seul de l’impôt portugais. Un contrat luxembourgeois n’obtient pas automatiquement un taux inférieur. Un contrat français ne devient pas inadapté uniquement parce qu’il déclenche un circuit de prélèvement. Comparez contrat, assureur, retenues, frais, supports, devise, liquidité, protection du créancier, risques et disponibilité réglementaire.
| Critère | Contrat français | Contrat luxembourgeois |
|---|---|---|
| Circuit de prélèvement | PFL interne français sur le gain du non-résident, puis convention, Portugal et crédit à instruire. | Identifier le pays de source, les retenues du contrat exact et le même calcul portugais ; ne pas présumer une couche à zéro. |
| Qualification portugaise | Reconnaissance en catégorie E et conditions de l’article 5 à établir. | Même exigence : la catégorie portugaise dépend des droits du contrat, pas seulement du siège luxembourgeois. |
| Protection en liquidation | Cadre prudentiel et garanties du contrat français à lire dans les documents officiels. | Privilège constituant un rang de créance sur les actifs représentatifs, sans garantie étatique de valeur ni récupération intégrale. |
| Propriété des actifs | Droits contractuels envers l’assureur selon la police. | Les actifs restent la propriété de l’assureur ; le souscripteur détient une créance contractuelle. |
| Supports et devise | Univers, frais, risques et liquidité du contrat réel. | Univers éventuellement différent selon catégorie, assureur et actifs admis ; aucune allocation n’est présélectionnée. |
| Distribution au Portugal | Assureur, produit, distributeur, marché cible et notifications à vérifier. | Les mêmes preuves réglementaires sont requises ; le Luxembourg ne crée pas une permission automatique de distribution. |
| Retour ou pays tiers | Maintien, services, fiscalité et bénéficiaires à requalifier dans le futur pays. | Même audit complet ; la portabilité commerciale n’est ni une portabilité fiscale ni une garantie d’acceptation. |
Ce que cela change : ne choisissez pas le Luxembourg pour un taux supposé. Comparez d’abord les frais complets, les supports, la liquidité, les risques et la capacité réelle de l’assureur et de l’intermédiaire à servir un résident portugais.
Privilège luxembourgeois : un rang de créance, pas un capital garanti
En cas de liquidation, le souscripteur bénéficie au Luxembourg d’un privilège sur les actifs représentatifs. Juridiquement, il s’agit d’un rang de créance. Les actifs représentatifs restent la propriété de l’assureur ; le souscripteur n’en devient pas propriétaire direct. Le mécanisme n’est ni une garantie étatique, ni une promesse de valeur, ni l’assurance de récupérer l’intégralité de la créance.
Le risque de marché, le risque du support, la valorisation, la liquidité, les frais, les clauses du contrat et le déroulement d’une liquidation demeurent. Présenter le privilège sans ces limites ferait croire à une protection absolue qu’il ne fournit pas.
Catégories du Commissariat aux Assurances : seuils prudentiels à actualiser
La lettre circulaire 26/1 du Commissariat aux Assurances (CAA), dans sa version du 1er février 2026, classe les souscripteurs selon la prime investie et la fortune mobilière déclarée. La catégorie N est la catégorie par défaut. Les repères publiés sont alors : catégorie A à partir de 125 000 € de prime et 250 000 € de fortune mobilière ; B à partir de 250 000 € et 500 000 € ; C à partir de 250 000 € et 1,25 million d’euros ; D à partir de 1 million d’euros et 2,5 millions d’euros. La prime minimale indiquée pour un fonds dédié est de 125 000 €.
Ces seuils peuvent évoluer. Ils bornent les actifs admissibles, mais l’adéquation, la liquidité, la qualité et l’ouverture du produit à un résident portugais s’étudient séparément. Avant toute étude, vérifiez la circulaire en vigueur, le contrat, l’assureur, la fortune déclarée et la nature des supports.
Comparer à périmètre égal
Comparer les contrats sur des champs identiques
- assureur, droit applicable, pays servi et distributeur ;
- montant, historique des primes, valeur, gain fiscal et devise ;
- frais d’entrée, contrat, supports, gestion, arbitrage, change, rachat et éventuelle garantie ;
- supports admis, risques de perte, concentration, valorisation et liquidité ;
- droits du souscripteur, propriété des actifs et rang en liquidation ;
- PFL ou autre retenue, catégorie portugaise, convention et crédit éventuel ;
- rachat partiel, total, programmé, arbitrage et avance ;
- décès, bénéficiaires, primes après 70 ans, retour en France et pays tiers.
Décès : contrat, droit civil et fiscalités restent séparés
Le Code portugais de l’Imposto do Selo exclut du champ visé les créances d’assurance-vie. Cette exclusion portugaise ne permet pas de conclure que le capital décès échappe à toute règle. Il faut encore traiter le contrat, le régime matrimonial, les héritiers, la réserve et les règles françaises.
L’article 990 I du CGI se teste au décès, bénéficiaire par bénéficiaire. Il peut entrer en jeu si l’assuré est domicilié en France au décès ou si le bénéficiaire est alors domicilié en France et l’a été pendant au moins six années sur les dix précédentes. Il n’existe pas de test de « quatre ans au Portugal ». L’âge de l’assuré lors des primes et l’article 757 B appellent une reconstitution distincte.
Distribution au Portugal : huit preuves avant toute promesse
La possibilité générale pour un assureur ou un intermédiaire européen d’exercer en transfrontière constitue seulement le point de départ. Avant toute recommandation ou souscription, vérifiez cumulativement la notification de l’intermédiaire, le registre ASF, l’habilitation de l’assureur, l’acceptation du pays et du client, la convention de distribution, le marché cible, les documents et le contrôle de l’origine des fonds.
Le périmètre réglementaire reste ouvert
Aucune capacité propre de Hagnéré Patrimoine à distribuer un contrat précis à un résident portugais n’est tenue pour prouvée dans ce guide. L’échange peut porter sur l’inventaire, les questions, les risques et l’orientation. Il ne confirme ni une recommandation, ni une souscription, ni l’acceptation par l’assureur.
| Avant le rachat ou l’étude d’un contrat | Document | Qui doit confirmer ? |
|---|---|---|
| Historique fiscal | Contrat, primes, dates, valeurs, gains, rachats, résidence et prélèvements. | Assureur et fiscalistes compétents dans les États concernés. |
| Convention et crédit | Avis écrit sur l’article, le plafond, la procédure et l’impôt étranger admis. | Conseils fiscaux bilatéraux ; administration si une position est nécessaire. |
| Contrat et risques | Notice, frais, supports, liquidité, garanties et scénarios défavorables. | Assureur et distributeur autorisé pour le pays et le service. |
| Luxembourg | Catégorie, fortune déclarée, actifs admis, dépositaire et clauses de liquidation. | Assureur, CAA et documents contractuels dans leur version en vigueur. |
| Distribution Portugal | Notifications, registres, produit, convention, marché cible et documents DDA. | Conformité et professionnels effectivement habilités. |
| Décès | Assuré, souscripteur, bénéficiaires, primes, clauses, résidences et nationalités. | Notaires, avocats et fiscalistes compétents dans chaque droit. |
Sources officielles consultées au 24 juillet 2026. La DGFiP décrit le prélèvement sur le rachat du non-résident. La convention France–Portugal doit être lue avec les règles portugaises de catégorie E et l’ article 81 sur le crédit étranger. Le cadre luxembourgeois figure dans la loi coordonnée sur le secteur des assurances et la lettre circulaire CAA 26/1. L’ASF publie les registres des médiateurs autorisés. Enfin, l’ article 1 du Code portugais du droit de timbre et la doctrine française sur l’article 990 I encadrent deux pans distincts du décès.
Vérifier d’abord qui peut intervenir, puis ce qui peut être étudié
Pays de résidence, assureur, contrat, marché cible et chaîne de distribution doivent être contrôlés avant toute recommandation. Hagnéré Patrimoine peut organiser un cadrage initial ; si le service requis sort de son périmètre, le dossier doit être orienté vers un professionnel indépendant habilité.
Contenu et échange initial d’information générale, sans avis juridique, fiscal, comptable ou notarial ni recommandation personnalisée de placement, d’assurance ou de crédit. Toute intervention dépend de votre résidence, du lieu de la prestation et des habilitations applicables.
PER, PPR, rente ou capital : l’impôt dépend du contrat et de la sortie
Un plan d’épargne retraite (PER) français peut financer la retraite. Un Plano Poupança-Reforma (PPR) portugais aussi. Cette destination commune ne les rend ni équivalents, ni portables fiscalement. Le PER contient des droits d’origines différentes. Le PPR peut être un fonds de pension ou un contrat d’assurance. Rente, capital, rachat, transfert et décès peuvent recevoir des qualifications distinctes dans chaque pays.
La décision utile ne consiste donc pas à choisir entre deux sigles. Elle consiste à construire une fiche par compartiment et par paiement avant tout nouveau versement ou déblocage. Pour le PER français, la qualification portugaise reste à confirmer. Le traitement du PER, en rente comme en capital, doit être validé sur le contrat exact. Pour le PPR, les règles portugaises sont documentées, mais son traitement français au retour dépend de la forme réelle du produit.
| Dispositif | Ce qu’il faut identifier | Conclusion à ne pas présumer |
|---|---|---|
| PER individuel français | Versements volontaires, déduction choisie ou non, supports, cas de déblocage, capital, rente et décès. | Le Portugal reprend la déduction, le blocage ou le régime français de sortie. |
| PER d’entreprise collectif | Épargne salariale, versements volontaires, abondement, règlement, transférabilité et droits acquis. | Tous les droits sont une pension conventionnelle identique. |
| PER d’entreprise obligatoire | Cotisations obligatoires, employeur, période de service, compartiment, rente et exceptions. | Le seul lien avec l’emploi fixe automatiquement l’article conventionnel de tout paiement. |
| PPR sous forme de fonds de pension | Fonds ouvert, garanties éventuelles, règlement, parts, transfert et prestation. | Le produit est une assurance-vie ou un PER français. |
| PPR assurance liée à des fonds | Unités, absence habituelle de garantie, frais, risque et conditions de remboursement. | Le mot assurance prouve le régime fiscal français de l’assurance-vie. |
| PPR assurance non liée | Capital garanti selon le contrat, rendement éventuel, frais, remboursement et bénéficiaires. | La garantie contractuelle supprime les risques d’assureur, de liquidité ou de fiscalité. |
| Épargne ordinaire pour la retraite | Compte, fonds, assurance ou portefeuille sans régime retraite particulier. | L’objectif personnel transforme le revenu en pension. |
PER français : analyser chaque compartiment
Le droit français organise plusieurs compartiments selon l’origine des sommes : versements volontaires, épargne salariale et cotisations obligatoires. À l’intérieur même d’un compartiment, la déduction choisie à l’entrée, l’auteur du versement et la forme de sortie peuvent modifier le traitement français.
Le Portugal ne s’est pas engagé, dans une doctrine spécifique retrouvée, à reprendre cette architecture. Le nom « PER » ne détermine ni la catégorie portugaise ni l’article de la convention. L’article 54 du CIRS prévoit une règle de 85 % dans un cas précis où la part de capital ne peut pas être distinguée, avec des exclusions lorsque les contributions ont été supportées par un tiers sans taxation chez le bénéficiaire. Il ne permet pas d’annoncer qu’une sortie de PER en capital serait imposée sur 15 % pour tous.
PER — rente ou capital à valider au Portugal
Avant un versement, une sortie ou un transfert, qualifiez le compartiment, le payeur, les contributions, les déductions, les gains, le droit au rachat, la rente, le capital retraite, la sortie anticipée et le décès. Un avis doit ensuite traiter séparément droit portugais, droit français et convention. Le guide ne choisit pas l’article par défaut.
| Paiement envisagé du PER | Pièces indispensables | Questions bilatérales |
|---|---|---|
| Rente | Règlement, origine des droits, ancien emploi, contributions et ventilation capital/rendement. | Catégorie portugaise, article conventionnel, retenue française et crédit. |
| Capital à la retraite | Compartiment, déductions à l’entrée, montant de capital, gains et date. | Qualification du capital et du rendement dans chaque État ; aucune règle de 15 % universelle. |
| Sortie anticipée | Motif légal, pièces, compartiment débloqué, valeur et résidence. | Le motif français n’impose pas sa qualification au Portugal. |
| Transfert | Contrat source et cible, valeurs, frais, continuité des droits et acceptation des établissements. | Neutralité contractuelle, fiscale et déclarative à prouver avant exécution. |
| Décès | Titulaire, assuré éventuel, bénéficiaires, origine des droits et résidences. | Règlement du plan, droit civil et fiscalités des deux pays séparés. |
PPR portugais : trois formes derrière un même sigle
La plateforme officielle de l’Autoridade de Supervisão de Seguros e Fundos de Pensões (ASF) distingue trois architectures : adhésion individuelle à un fonds de pension ouvert, assurance liée à des fonds d’investissement et assurance non liée à des fonds. La première peut comporter ou non une garantie. L’assurance liée est normalement exposée aux unités choisies. L’assurance non liée peut garantir le capital et prévoir un rendement selon son contrat.
Le comparateur publie notamment risque, garanties et commissions de gestion, souscription, transfert ou remboursement. Il précise que ces informations ne constituent pas une recommandation. L’adéquation, la disponibilité pour le résident et l’acceptation restent du ressort de l’entité habilitée.
Avantage à l’entrée : une économie conditionnelle et plafonnée
Dans sa version consultée le 24 juillet 2026, l’article 21 de l’Estatuto dos Benefícios Fiscaisprévoit une déduction d’IRS égale à 20 % des sommes investies. Elle est plafonnée selon l’âge : 400 € avant 35 ans, 350 € de 35 à 50 ans et 300 € après 50 ans. Les sommes investies après le passage à la retraite n’ouvrent pas cette déduction dans le cadre décrit.
La décision de verser dépend du revenu portugais réellement imposable, de l’utilisation de la déduction, des frais, du risque, du blocage, du pays futur de résidence et des conséquences d’un remboursement hors conditions. L’avantage obtenu doit pouvoir être retracé année par année.
Remboursement : motif légal, ancienneté et historique des versements
Le cadre portugais prévoit notamment des possibilités de remboursement liées à la retraite, au chômage de longue durée, à l’incapacité permanente, à la maladie grave, à l’âge de 60 ans et, dans certaines conditions, au crédit hypothécaire. Les règles de cinq ans et de concentration d’au moins 35 % des versements dans la première moitié de la durée interviennent dans les cas prévus par le texte.
Hors de ces situations, un remboursement peut rester contractuellement possible, mais il peut remettre en cause l’avantage d’entrée ou modifier le régime de sortie. Avant l’ordre, l’entité doit fournir un décompte écrit : capital, rendement, frais, impôt, reprise de déduction et valeur nette contractuelle. Aucun coût non communiqué ne doit être inscrit à zéro.
| Étape de la fiche PPR | Preuve | Décision protégée |
|---|---|---|
| Forme | Fonds de pension, assurance liée ou non liée, entité et registre ASF. | Évite de traduire automatiquement PPR par assurance-vie ou PER. |
| Versements | Date, montant, payeur, frais, déduction demandée et avis IRS. | Reconstitue capital, rendement et avantage fiscal réellement utilisé. |
| Droits | Règlement, rachat, transfert, rente, capital, décès et garanties. | Montre ce qui est possible avant de comparer les fiscalités. |
| Sortie | Motif, date, résidence, ancienneté, concentration des versements et décompte. | Évite une reprise fiscale ou un coût contractuel découvert après l’ordre. |
| Mobilité | Réponse écrite de l’entité pour un résident français ou d’un pays tiers. | Sépare maintien commercial, déclaration et qualification fiscale. |
Rente ou capital : le Portugal distingue déjà les paiements
Le cadre portugais distingue notamment les prestations régulières et périodiques pouvant relever de la catégorie H, celle des pensions, et certains remboursements en capital ou sur une période n’excédant pas dix ans, susceptibles de relever de la catégorie E, celle des revenus de capitaux. La qualification dépend du contrat, de la forme et de l’historique ; elle ne se déduit pas d’un choix commercial intitulé « capital » ou « rente ».
La convention doit ensuite être lue pour le paiement exact. Son article consacré aux pensions ne transforme pas tout retrait volontaire en pension. Le lien avec un ancien emploi, l’identité du payeur, les contributions et la forme du versement restent des faits déterminants.
Retour en France : le label PPR ne donne aucune équivalence
Un PPR peut être maintenu si l’établissement et le contrat l’acceptent. Sa fiscalité française dépend ensuite de sa forme réelle. Un produit sous forme de fonds de pension, une assurance liée et une assurance non liée peuvent appeler des qualifications et obligations différentes.
Un résident français peut devoir déclarer certains comptes, contrats de capitalisation, placements de même nature ou assurances étrangers au moyen du formulaire 3916–3916 bis. L’obligation dépend de la forme réelle. De même, la doctrine française relative à une prestation étrangère en capital financée par des cotisations non déductibles ne s’applique que lorsque l’absence de déduction et de lien avec un revenu exonéré est prouvée. Un PPR ayant ouvert une déduction portugaise ne peut pas être rangé dans ce cas sans analyse.
Trois scénarios avant une décision irréversible
- Maintien sans retrait :frais, services, déclaration et traitement des revenus pendant la détention ;
- Sortie avant le retour :régime portugais, reprise d’avantage, frais et date de résidence ;
- Sortie après le retour : qualification française, convention, formulaire, retenue et prix de revient.
Si la qualification reste incertaine et l’enjeu matériel, demandez une analyse écrite et envisagez la procédure administrative appropriée avant le retrait.
Avant un retrait
Le dossier retraite France–Portugal
- contrat complet, forme juridique, compartiment et entité responsable ;
- historique de chaque versement, payeur, pays, frais et valeur ;
- déduction obtenue ou refusée, avis d’impôt et déclaration correspondante ;
- droits de transfert, déblocage, rente, capital, rachat et décès ;
- valeur de rachat, capital garanti, supports, risques et liquidité ;
- résidence lors de chaque versement et lors du paiement envisagé ;
- article conventionnel, retenue, catégorie et déclarations dans chaque État ;
- scénarios rester au Portugal, revenir en France et partir dans un troisième pays.
Qui valide quoi ?
| Sujet | Qui doit confirmer ? | Document attendu |
|---|---|---|
| Droits du PER | Gestionnaire français et employeur selon le compartiment. | Règlement, historique fiscal, droits acquis et décompte de sortie. |
| Traitement portugais du PER | Professionnel fiscal portugais et, si nécessaire, AT. | Qualification écrite par compartiment et paiement. |
| Forme et droits du PPR | Entité supervisée et registre ASF. | Fiche produit, règlement, valeurs, garanties, frais et conditions de maintien. |
| Fiscalité portugaise du PPR | AT et contabilista certificado. | Historique des déductions, simulation de remboursement et déclaration. |
| Retour en France | Conseil fiscal français compétent et DGFiP si nécessaire. | Qualification, formulaire 3916–3916 bis et simulation du paiement. |
| Conseil ou distribution | Professionnel autorisé pour le pays, le service et le produit. | Information, adéquation et contrat dans son périmètre réglementaire. |
Sources officielles consultées au 24 juillet 2026. L’architecture française du PER figure dans la section du Code monétaire et financier consacrée au plan d’épargne retraite. L’ article 54 du CIRS ne permet pas de conclure à une assiette universelle du PER. L’ASF compare les trois formes de PPR, dont les remboursements et transferts relèvent du Decreto-Lei n.º 158/2002 consolidé. Les avantages portugais figurent à l’ article 21 de l’EBF. Pour un retour, la DGFiP publie le formulaire 3916–3916 bis et le BOFiP sur certains contrats et régimes étrangers. La convention France–Portugal doit être appliquée au paiement réellement qualifié.
Acheter au Portugal : du prix affiché au coût de sortie
Vous avez trouvé un appartement à Lisbonne, une maison près de Porto ou un bien locatif en Algarve. Le prix vous convient et la banque évoque une mensualité supportable. Deux informations manquent encore pour décider : votre statut exact le jour de l’acte et le coût du bien jusqu’à sa revente.
Au Portugal, quelques jours peuvent modifier la trésorerie nécessaire à l’acquisition. Depuis le 25 mai 2026, une règle récente prévoit un taux d’IMT de 7,5 % dans un champ précis concernant l’achat d’un logement par un non-résident. Elle ne couvre pas tout immeuble et sa correction ultérieure n’est pas automatique. À cela s’ajoutent le droit de timbre, l’acte, le registre, le crédit, les assurances, les travaux, l’IMI, l’AIMI éventuel, la location et le coût de sortie.
Règle susceptible d’évoluer.La date d’entrée en vigueur et le noyau du dispositif ont été vérifiés le 24 juillet 2026. Avant chaque promesse et chaque acte, confirmez la version du texte, les barèmes, les exceptions, le VPT et la situation de l’acquéreur. Un coût encore inconnu reste « inconnu — devis requis ».
La première décision est une date, pas un bien
Avant de rendre une promesse irrévocable, faites écrire sur une frise la date du compromis, la date prévue de résidence, la date de l’acte, l’usage du logement et la trésorerie disponible. Une résidence acquise après l’acte peut, sous conditions, ouvrir une demande d’annulation de l’écart d’IMT. Elle ne transforme pas le paiement initial en avance automatiquement remboursée.
La clause suspensive doit correspondre au risque réel : financement, titre, urbanisme, usage, résidence ou autre condition validée par le professionnel de l’acte. Le guide ne peut ni rédiger cette clause ni décider laquelle convient à votre contrat.
Construire sept budgets avant de parler de rendement
Un prix d’annonce ne contient qu’une ligne du projet. La bonne méthode suit le même bien dans sept budgets. Elle révèle les dépenses qui surviennent avant la location, celles qui ne sont pas déductibles et celles qui ne figurent pas dans le coût du crédit.
| Budget | Ce qu’il doit contenir | Document qui remplace l’estimation |
|---|---|---|
| Acquisition | Prix ou VPT retenu, IMT, droit de timbre, acte, registre, conseil juridique, traduction et contrôles. | Liquidation AT, devis et projet d’acte. |
| Financement | Apport réel, frais bancaires, évaluation, garantie, assurance, intérêts, spread et produits liés. | FINE approuvée et tableau d’amortissement. |
| Mise en état | Travaux, autorisations, architecte, copropriété, mobilier, énergie, délai et aléas. | Audit technique, autorisations et devis signés. |
| Détention | IMI, AIMI éventuel, copropriété, assurance, entretien, vacance, gestion et fonds de réserve. | Caderneta predial, taux communal, comptes de copropriété et contrats. |
| Location | Loyers bruts, vacance, impôt, charges admises, gestion, travaux, incidents et trésorerie du prêt. | Bail, enregistrement, factures et simulation fiscale locale. |
| Scénario défavorable | Taux variable plus élevé, baisse de revenu, travaux imprévus, assurance plus chère et revente anticipée. | FINE stressée, diagnostic et budget de sécurité. |
| Sortie | Frais de vente, dette remboursée, plus-value, travaux justifiés, réinvestissement éventuel et délai de vente. | Simulation avant mandat, dossier de factures et décompte bancaire. |
Cette séparation a une conséquence simple. Une TAEG faible ne rend pas le bien peu coûteux si l’IMT, les travaux ou les charges sont élevés. À l’inverse, un achat comptant ne supprime ni les taxes d’acquisition, ni les coûts de détention, ni le risque de revente.
IMT : le prix et le VPT se comparent avant le taux
L’IMT, l’impôt portugais sur la transmission immobilière, est calculé sur la valeur la plus élevée entre le prix déclaré et le valor patrimonial tributário, ou VPT. Le VPT est une valeur fiscale ; il ne faut ni le confondre avec l’évaluation bancaire, ni le traiter comme le prix de marché.
La première fiche à demander est donc la caderneta predial. Elle permet d’identifier le bien, son VPT et plusieurs données utiles. L’acte, l’usage réel, le continent ou la région autonome, la qualité de résidence principale et les éventuelles exceptions déterminent ensuite la table pertinente.
Le code portugais de l’IMT, article 12 fixe la base. Les tables et le dispositif récent figurent à l’ article 17 du CIMT. La liquidation émise par l’Autoridade Tributária pour l’opération fait foi, non une capture ancienne d’un simulateur.
Ce que change la règle du 25 mai 2026
Dans son champ, le taux de 7,5 % vise l’acquisition par un non-résident d’un immeuble urbain ou d’une fraction autonome destiné exclusivement à l’habitation. Il ne faut pas l’étendre à tout terrain, local commercial, actif rural ou opération sociétaire. L’usage, la nature du bien, le statut de l’acquéreur et les exceptions doivent être lus dans le texte applicable à la date de l’acte.
Le Decreto-Lei n.º 97/2026 du 20 mai 2026 est entré en vigueur le 25 mai 2026 selon l’analyse juridique officielle consultée le 24 juillet 2026. La Declaração de Retificação n.º 26/2026/1 du 13 juillet 2026 n’a pas modifié le cœur de l’article insérant la mesure, mais le texte officiel en vigueur doit être vérifié de nouveau avant de bâtir votre budget, puis avant la signature de l’acte.
Le texte prévoit aussi des voies conditionnelles lorsque l’acquéreur devient résident fiscal portugais dans les deux années suivant l’achat ou met le logement en location dans le cadre éligible. Dans ces situations, l’annulation de la différence se demande dans un délai de six mois à compter de la réalisation de la condition pertinente. Il faut prouver celle-ci. Le virement suppose donc la réalisation de la condition, une demande dans le délai et son acceptation : le simple écoulement des deux ans ou la signature d’un bail ne le déclenche pas.
| Question avant l’acte | Pourquoi elle change le calcul | Preuve ou protection à obtenir |
|---|---|---|
| L’acquéreur est-il résident fiscal à la date de l’acte ? | Le régime du non-résident peut modifier l’IMT initial. | Situation AT, faits de résidence et analyse de la date, sans confondre NIF et résidence. |
| Le bien entre-t-il dans le champ habitation ? | Le taux récent ne vise pas indistinctement tout immobilier. | Titre, affectation, caderneta predial et note de l’intervenant juridique. |
| Une exception est-elle réellement applicable ? | Chaque exception a ses conditions, délais et preuves. | Version en vigueur du texte et confirmation écrite avant de budgéter l’écart. |
| Le prix ou le VPT est-il le plus élevé ? | La base IMT et le droit de timbre peuvent dépasser le prix affiché retenu par l’acquéreur. | Caderneta predial, contrat et liquidation AT. |
| La trésorerie couvre-t-elle le scénario sans restitution ? | La demande peut échouer, être tardive ou être instruite après le paiement. | Budget défavorable financé sans compter un remboursement. |
Pour votre budget : conservez la trésorerie nécessaire au scénario sans restitution. La résidence future ou le bail éligible pourront ensuite ouvrir une demande, mais ils ne financent pas l’acte aujourd’hui.
Deux calculs, une seule leçon : financer l’écart initial
L’exemple suivant ne compare ni deux stratégies ni deux personnes identiques. Il montre l’effet de trésorerie du statut retenu dans des hypothèses fermées. Les frais de banque, d’acte, de registre, de conseil et de travaux restent exclus.
Achat à 400 000 € — acquéreur déjà résident, habitation propre et permanente
IMT 18 236,69 € + droit de timbre 3 200 € = 21 436,69 €
- Date et lieu :24 juillet 2026, Portugal continental
- Base :prix ou VPT le plus élevé : 400 000 €
- Profil :résident portugais à l’acte, habitation propre et permanente, aucune exonération jeune
- Exclus :crédit, acte, registre, conseil, assurance, travaux et coûts de détention
Le montant d’IMT reprend les hypothèses affichées dans l’exemple. La liquidation de l’AT et le barème en vigueur à la date de l’acte restent déterminants.
Cet exemple exclut le financement, l’acte, le registre, le conseil, l’assurance, les travaux et toute restitution future. L’AT doit encore retenir la qualification de résidence principale.
Même prix — non-résident dans le champ de la règle postérieure au 25 mai 2026
IMT 30 000 € + droit de timbre 3 200 € = 33 200 €
- Profil :non-résident à l’acte, immeuble urbain exclusivement destiné à l’habitation
- Taux IMT :7,5 % sous réserve du texte et de l’absence d’exception
- Scénario défavorable :aucune annulation ultérieure de la différence n’est retenue dans le budget
- Exclus :les mêmes coûts inconnus que dans le premier calcul
L’écart de trésorerie initial entre les deux illustrations est de 11 763,31 €. Il ne constitue pas une créance acquise.
L’écart de 11 763,31 € illustre une trésorerie à financer, pas une économie future ni une restitution certaine. Il sert à vérifier que l’achat reste finançable si la demande n’aboutit pas.
FINE : lire un crédit comme un contrat, pas comme une mensualité
La fiche d’information normalisée européenne, ou FINE, est le document central du crédit immobilier. La banque en remet une lors de la simulation, puis une nouvelle avec les conditions réellement approuvées. C’est la seconde qui permet de vérifier le montant, l’échéance, le taux, les commissions, l’assurance et les produits associés.
La TAN est le taux nominal. La TAEG sert à comparer le coût annuel des crédits en intégrant les éléments réglementaires. Le MTIC estime le montant total imputé au crédit selon les hypothèses contractuelles. Ni la TAEG ni le MTIC n’intègrent à eux seuls tout le coût du bien : l’IMT, certains travaux, l’entretien, la copropriété, l’IMI, la vacance et la sortie restent hors de leur objet.
Selon les règles consultées le 24 juillet 2026, la proposition approuvée remise dans la FINE lie l’établissement pendant au moins trente jours. L’emprunteur et la caution bénéficient d’au moins sept jours de réflexion pendant lesquels le crédit ne peut être conclu. La présentation officielle de la FINE par le Banco de Portugal détaille les deux moments de remise. Son parcours de conclusion du crédit rappelle validité et réflexion.
| Rubrique de la FINE | Question à poser | Erreur évitée |
|---|---|---|
| Montant et LTV | Sur quelle valeur la banque calcule-t-elle le ratio et quelle part du budget reste hors prêt ? | Prendre un plafond prudentiel pour un accord ou un apport universel. |
| TAN et type de taux | Fixe, variable ou mixte ? Quel index, quel spread et à quelle date de révision ? | Comparer une mensualité fixe à une mensualité variable sans stress. |
| TAEG | Quelles commissions, assurances et dépenses sont incluses ou exclues ? | La confondre avec le coût total de propriété. |
| MTIC | Sur quelle durée et avec quelles hypothèses le total est-il calculé ? | Oublier qu’une revente anticipée change intérêts et remboursement. |
| Produits liés | Le compte, la carte ou l’assurance réduit-il le spread, et que se passe-t-il si le produit est résilié ? | Considérer une bonification comme gratuite et permanente. |
| Assurance | Quel risque est couvert, quelle quotité, quelles exclusions et quel coût futur ? | Comparer seulement la première prime ou supposer l’assureur imposé sans alternative équivalente. |
| Remboursement anticipé | Quels frais, délais et effets sur les produits associés ? | Sous-estimer le coût d’une revente ou d’un retour en France. |
Les ratios LTV et DSTI publiés dans la recommandation macroprudentielle consolidée du Banco de Portugal sont des bornes de risque pour les prêteurs. Ils ne créent aucun droit au prêt. Le texte retient notamment un LTV maximal de référence de 90 % pour une habitation propre et permanente et 80 % pour d’autres finalités, ainsi qu’un DSTI de référence de 50 % avec des quotas d’exception. La banque reste libre d’être plus stricte après l’analyse de solvabilité.
Aucune preuve officielle contrôlée n’établit un apport standard, une décote de non-résident ou un taux universel. Demandez au moins deux FINE approuvées et comparez-les à même montant, durée, assurance et scénario de taux. Si un intermédiaire intervient, vérifiez-le dans le registre des intermédiaires autorisés du Banco de Portugal.
Pont de coût d’une détention financée
Prix + taxes + acte/registre + frais/garantie + primes + intérêts + produits liés + détention − capital résiduel − prix net de revente
- Sources :FINE approuvée, tableau d’amortissement, liquidation AT, devis et scénario de sortie
- Scénarios :comptant, taux fixe, taux variable ou mixte stressé, revenu en baisse et revente anticipée
- Coûts inconnus :inconnus — devis requis, jamais ramenés à zéro
Cet exemple de financement rapproche crédit et propriété. Le rendement ne peut être calculé qu’avec les documents du dossier.
Cette formule sert uniquement à inventorier les postes à réunir. Elle ne constitue ni un accord de crédit, ni un calcul de rentabilité, ni une estimation de prix de revente.
IMI et AIMI : le VPT revient chaque année
L’IMI est l’impôt municipal annuel sur la propriété. Pour les immeubles urbains, le taux communal se situait, dans les textes consultés le 24 juillet 2026, entre 0,3 % et 0,45 % du VPT. Des majorations ou réductions peuvent dépendre de la commune, de l’usage ou de l’état du bien. La bonne pièce n’est donc pas une moyenne nationale : demandez le VPT, la commune et le taux de l’année.
L’AIMI est un impôt additionnel visant certains immeubles résidentiels et terrains à bâtir portugais. Pour une personne physique, la table contrôlée au 24 juillet 2026 retient une déduction individuelle de 600 000 €, puis des tranches de 0,7 %, 1 % et 1,5 %. Une option du couple, la nature du propriétaire, l’affectation du bien et les exclusions modifient l’analyse. Ces paramètres sont annuels et doivent être revérifiés pour le millésime concerné.
AIMI illustratif — personne seule, VPT brut de 1 500 000 €
400 000 € × 0,7 % + 500 000 € × 1 % = 7 800 €
- Date :barème contrôlé au 24 juillet 2026
- Profil :personne seule, déduction de 600 000 €, actifs intégralement dans le champ
- Exclus :option du couple, actifs exclus, propriété sociétaire, juridiction privilégiée et évolution du millésime
- Scénario défavorable :aucune exclusion supplémentaire n’est retenue dans le calcul
Le montant de l’illustration applique les tranches après la déduction individuelle. Pour un patrimoine dont le VPT ou le champ diffère, le résultat doit être recalculé.
Ce montant illustre seulement les tranches et la déduction retenues. L’Autoridade Tributária doit confirmer l’assiette, les exclusions et le millésime. Le prix de marché et le VPT ne sont pas interchangeables.
L’ article 112 du CIMI détaille les taux IMI et plusieurs modulations. Le guide fiscal 2026 de l’Autoridade Tributária présente l’IMT, le droit de timbre, l’IMI et l’AIMI. Les codes et la liquidation de l’année priment sur le guide de synthèse.
Location : le flux fiscal ne suit pas le remboursement du prêt
Le revenu locatif portugais relève de la catégorie F. Selon les textes consultés le 24 juillet 2026, la location résidentielle ordinaire relève en principe d’un taux autonome de 25 %, avec des réductions conditionnelles pour certains baux de résidence permanente de longue durée. Une rupture anticipée imputable au bailleur peut entraîner une reprise de l’avantage. Vérifiez le bail, sa durée, son enregistrement et le régime de l’année avant de retenir un taux.
L’article 41 du CIRS permet certaines dépenses effectivement supportées et payées pour obtenir ou garantir le revenu. Il exclut notamment les dépenses financières, les amortissements, le mobilier, l’électroménager, la décoration et l’AIMI. Les intérêts du crédit ne diminuent donc pas automatiquement la base de catégorie F, même s’ils réduisent fortement la trésorerie du propriétaire.
| Poste de trésorerie | Traitement à instruire | Pièce indispensable |
|---|---|---|
| Loyer brut | Revenu à déclarer selon le bail, les dates et les sommes dues ou reçues suivant la règle applicable. | Bail enregistré, quittances et relevés. |
| IMI et droit de timbre du bien loué | Peuvent entrer dans les charges admises sous conditions et pour l’année concernée. | Liquidations et preuve de paiement. |
| Copropriété, entretien et conservation | Admissibilité liée à la nature, à la période, au bien et au justificatif. | Factures nominatives, procès-verbaux et preuve de paiement. |
| Intérêts du prêt | Dépenses financières exclues de la déduction de catégorie F selon l’article 41 contrôlé. | Tableau bancaire pour le budget, sans le déduire fiscalement par analogie. |
| Mobilier et décoration | Exclus dans la règle générale contrôlée, même s’ils sont nécessaires commercialement. | Factures conservées pour le coût économique et la qualification éventuelle d’une autre activité. |
| Travaux antérieurs | Certains travaux de conservation et entretien des 24 mois antérieurs peuvent être admis si le bien n’a pas eu un autre usage. | Factures, dates, usage et preuve d’affectation. |
| Vacance et gestion | Coûts économiques à conserver même lorsqu’ils ne réduisent pas la base fiscale. | Contrat de gestion, calendrier d’occupation et factures. |
Le CIRS, article 41 encadre les charges de catégorie F. Les taux et les baux longs figurent à l’ article 72. Une activité d’hébergement, une structure sociétaire ou un usage professionnel peut conduire à une autre analyse : la catégorie dépend de l’activité réelle, pas seulement du mot « location ».
Travaux, titre et copropriété : les risques qui ne sont pas un impôt
Le dossier patrimonial ne commence pas avec la déclaration fiscale. Il faut confirmer le propriétaire, les charges, les servitudes, l’autorisation d’usage, la conformité des surfaces et l’état de la copropriété. Un prix attractif peut cacher des travaux non votés, une fraction mal décrite ou une utilisation incompatible avec le projet.
Faites rapprocher le registre, la caderneta predial, les plans, le certificat énergétique, les autorisations et le contrat. Demandez les procès-verbaux, le budget et les dettes de copropriété. L’évaluation de la banque protège son risque de crédit ; elle ne remplace ni l’audit du titre, ni le diagnostic technique, ni la vérification urbanistique.
Les travaux ont aussi un futur effet de preuve. Pour une plus-value, certaines dépenses nécessaires à l’acquisition et à la cession ainsi que des travaux d’amélioration des douze années antérieures peuvent être pris en compte s’ils sont justifiés. Une facture manquante peut donc coûter deux fois : au moment du chantier, puis lors de la vente.
Revente : simuler avant de signer le mandat
Pour un résident portugais, le solde des plus-values immobilières est en principe retenu à 50 % puis agrégé au barème. Le prix d’acquisition, certains frais et les travaux admissibles doivent être reconstruits avec leurs preuves. La dette remboursée au moment de la vente réduit la trésorerie reçue ; elle ne réduit pas nécessairement la plus-value fiscale.
L’ article 43 du CIRS organise notamment la prise en compte de 50 % du solde immobilier. Les dépenses et charges admises sont détaillées à l’article 51. La qualification, les justificatifs et le millésime restent à contrôler avant la cession.
Un mécanisme de réinvestissement peut concerner la résidence principale lorsque ses conditions de logement, de calendrier, d’affectation, de déclaration et de destination sont remplies. Le produit de cession après remboursement du prêt d’acquisition, le réinvestissement entre 24 mois avant et 36 mois après la vente et l’affectation du nouveau bien font partie des points à instruire. Un réinvestissement partiel ne se traite pas comme un réinvestissement total.
Le CIRS, article 10 contient ces règles et un dispositif temporaire récent concernant certains logements locatifs abordables. Avant toute décision, vérifiez sa version en vigueur : plafonds, loyers, délais et reprises doivent être documentés.
Avant toute promesse
Dossier d’achat portugais avant promesse irrévocable
- chronologie résidence, compromis, acte, installation, location et sortie envisagée ;
- identité des acquéreurs, nationalités, régime du couple et origine des fonds ;
- registre, caderneta predial, VPT, plans, licences, certificat énergétique et affectation ;
- prix, liquidation IMT, droit de timbre, acte, registre, avocat ou solicitador et traductions ;
- deux FINE approuvées, tableaux d’amortissement, assurances, garanties et produits liés ;
- procès-verbaux, budget, dettes et travaux de copropriété ;
- audit technique, devis, autorisations, délai et marge d’imprévu ;
- scénarios occupation, location, vacance, taux, revenu en baisse et revente anticipée ;
- IMI communal, AIMI, impôt locatif et dossier de factures pour la future plus-value ;
- conditions suspensives validées par le professionnel de l’acte et décision écrite avant signature.
Qui doit confirmer chaque point ?
| Décision | Intervenant | Document attendu |
|---|---|---|
| Titre, propriété, urbanisme et acte | Avocat, notaire, solicitador et registre selon leurs compétences. | Audit de titre, note sur les risques et acte signé. |
| IMT, timbre, IMI et AIMI | Autoridade Tributária et professionnel fiscal portugais. | Liquidations, simulation datée et liste des hypothèses. |
| Crédit | Banque ou intermédiaire autorisé par le Banco de Portugal. | FINE approuvée, décision de crédit et tableau d’amortissement. |
| Assurance | Assureur ou intermédiaire autorisé dans son périmètre. | Police, exclusions, coût, quotité et conformité aux exigences du prêt. |
| Travaux | Technicien, architecte ou ingénieur compétent et autorité locale selon le projet. | Diagnostic, plans, autorisations, devis et calendrier. |
| Location et déclaration | Contabilista certificado ou conseil fiscal compétent. | Bail enregistré, calendrier déclaratif et rapprochement des charges. |
| Cadrage patrimonial | Hagnéré Patrimoine dans le périmètre effectivement autorisé. | Inventaire, budget de scénarios, calendrier et registre des validations. |
La prochaine question arrive naturellement : que se passe-t-il si vous n’achetez rien au Portugal mais conservez un appartement, une SCI ou des SCPI en France ? Le changement d’adresse ne fait pas disparaître le bien français. Il ajoute une seconde lecture.
Bien, SCI ou SCPI en France : deux calculs et parfois deux calendriers
Votre appartement lyonnais continue de produire un loyer après votre installation à Lisbonne. La banque française prélève toujours l’échéance, la copropriété envoie ses appels et le locataire ne voit aucune différence. Fiscalement, pourtant, une seconde déclaration apparaît : la France conserve un droit d’imposer l’immobilier situé sur son territoire, tandis que le Portugal, État de résidence, recalcule le revenu mondial selon ses règles et applique un crédit plafonné.
La même logique vaut pour une plus-value, mais pas avec les mêmes assiettes. Elle devient beaucoup plus incertaine avec une SCI ou une SCPI, car le Portugal n’est pas obligé de reprendre la transparence, la catégorie et le calendrier français. Une quote-part taxée en France sans distribution peut ne pas rencontrer le même fait générateur portugais.
Deux points restent à confirmer. Au 24 juillet 2026, les droits français sur l’immeuble et le principe du calcul portugais sont établis. En revanche, les sources consultées ne permettent pas de confirmer le crédit portugais du prélèvement français de solidarité, ni une qualification portugaise commune à toutes les SCI et SCPI. Il manque donc des éléments pour calculer un résultat unique.
France d’abord ne signifie pas France seulement
La convention attribue à la France un droit d’imposer le revenu et le gain d’un immeuble français. Le résident portugais les inscrit aussi dans son dossier portugais. Le Portugal applique sa base, son taux et le crédit admis dans ses limites. Une imposition française supérieure au plafond portugais correspondant n’est pas automatiquement remboursée.
Le compte de résultat doit donc rapprocher revenu brut, charges, assiette française, assiette portugaise, impôt français conventionnellement admis et crédit effectivement utilisé.
Si un impôt étranger est admis au crédit mais que la collecte portugaise est insuffisante, l’article 81, paragraphe 3, prévoit, sous ses conditions et plafonds, un report du reliquat sur les cinq périodes fiscales suivantes. Cette règle ne confirme ni le crédit du prélèvement français de solidarité, qui reste à établir, ni une restitution automatique de l’impôt français.
La carte de chaque flux immobilier français
| Flux ou actif | Lecture française | Lecture portugaise à construire |
|---|---|---|
| Location nue directe | Revenus fonciers du non-résident, barème et prélèvements sociaux selon l’affiliation. | Catégorie F, base portugaise, déclaration du revenu brut et crédit plafonné. |
| Location meublée | BIC et obligations propres à l’activité. | Qualification portugaise de l’activité, des charges et du fait générateur. |
| Vente de l’immeuble | Plus-value française, prélèvement de 19 %, abattements de durée et prélèvements sociaux. | Plus-value recalculée selon le CIRS, 50 % du solde en principe agrégé, puis crédit limité. |
| SCI à l’IR | Quote-part imposée chez l’associé selon la transparence française, parfois sans trésorerie distribuée. | Reconnaissance de la transparence, catégorie, date du revenu et crédit encore à confirmer. |
| SCI à l’IS | IS dans la société, puis dividende ou cession selon l’opération. | Qualification du flux, source, convention et base sans présumer qu’il s’agit d’un loyer. |
| SCPI française | Revenus et gains immobiliers selon le régime français. | Fonds étranger, revenu immobilier ou capitaux, distribution et cession à qualifier. |
| SCPI européenne | Plusieurs États de source et documents de la société de gestion. | Ventilation pays par pays, retenues, crédit et catégorie portugaise. |
| IFI | Actifs immobiliers français directs et indirects dans le champ du non-résident. | Aucun crédit AIMI–IFI général prouvé ; l’IFI ne se liquide pas dans l’annexe J comme un impôt sur le revenu. |
Loyers français : impôt sur le revenu et affiliation sociale
La France applique l’impôt sur le revenu du non-résident. La page officielle contrôlée en 2026 affiche, pour les revenus 2025, un taux minimum de 20 %, puis 30 % au-delà du seuil annuel indiqué, avec la possibilité de demander le taux moyen mondial lorsqu’il est plus favorable. Le seuil et l’année doivent être actualisés : un chiffre des revenus 2025 ne devient pas un paramètre permanent.
La DGFiP décrit l’imposition des revenus immobiliers du non-résident et sa page sur le calcul de l’impôt précise le millésime des seuils. Conservez le revenu mondial et les justificatifs si vous demandez le taux moyen.
Pour les prélèvements sociaux, le critère décisif est l’affiliation, pas l’adresse portugaise. La personne affiliée à un régime obligatoire d’un autre État de l’EEE ou de Suisse peut être exonérée de CSG et de CRDS sur les revenus et plus-values immobiliers français. Le prélèvement de solidarité de 7,5 % subsiste alors. Un pensionné restant à la charge d’un régime français ou une personne sans preuve d’affiliation peut relever d’une autre branche.
Demandez et conservez la preuve d’affiliation pour chaque année. Le certificat de résidence documente la fiscalité ; la décision sociale établit le régime obligatoire. La carte européenne d’assurance maladie répond encore à une autre question.
Le prélèvement de solidarité impose deux variantes portugaises
Les sources contrôlées établissent le prélèvement français de 7,5 %. Nous n’avons toutefois pas trouvé de position portugaise assez précise pour affirmer qu’il est toujours admis comme impôt sur le revenu étranger créditable. Le calcul garde donc deux variantes jusqu’à l’obtention d’une réponse portugaise écrite.
Loyer français — variante A, seul l’IR français est crédité
France 5 500 € + Portugal 1 000 € = charge illustrative 6 500 €
- Profil et date :résident portugais, base pédagogique contrôlée au 24 juillet 2026
- Assiette :20 000 € identiques en France et au Portugal, hypothèse volontairement simplifiée
- France :IR 20 % = 4 000 € ; solidarité 7,5 % = 1 500 €
- Portugal :impôt illustratif 25 % = 5 000 € ; crédit limité à l’IR de 4 000 €
- Inconnues :bases réelles, taux moyen, charges, change, autres revenus et crédit du prélèvement
La variante A conserve un solde portugais de 1 000 €. Elle ne préjuge pas de la position de l’AT.
Les variantes servent à tester le crédit conventionnel. Les taux sont illustratifs et les bases réelles diffèrent souvent : ce calcul n’est pas une estimation individuelle.
Même loyer — variante B, solidarité admise dans la limite portugaise
France 5 500 € + Portugal 0 € = charge illustrative 5 500 €
- Hypothèses communes :même profil, même assiette de 20 000 €, mêmes taux français et portugais
- Crédit portugais :5 000 € au maximum dans l’illustration, incluant une part de solidarité admise
- Excédent français :500 € au-delà de l’impôt portugais correspondant, non remboursé par le calcul
- Statut :variante à confirmer par une position portugaise écrite
Les variantes A et B sont présentées côte à côte parce que la recherche ne permet pas d’en choisir une universellement.
En pratique : tant que le crédit portugais du prélèvement de solidarité n’est pas confirmé, votre budget de sécurité doit retenir la variante la plus coûteuse. Demandez ensuite une qualification écrite et déposez les déclarations avec les justificatifs.
Les bases française et portugaise divergent souvent
L’exemple suppose deux bases de 20 000 € pour rendre le mécanisme lisible. Un dossier réel doit rapprocher chaque charge. France et Portugal peuvent admettre des dépenses différentes, à des dates différentes et dans des catégories différentes. Un amortissement français de location meublée, une charge de SCI ou des intérêts ne se transportent pas mécaniquement dans le calcul portugais.
| Rapprochement annuel | France | Portugal |
|---|---|---|
| Revenu brut | Déclaration foncière, BIC ou quote-part selon le mode de détention. | Revenu étranger à déclarer dans la catégorie et l’annexe applicables. |
| Charges | Règles françaises du régime réel ou micro selon le cas. | Règles portugaises propres à la catégorie ; aucune reprise automatique. |
| Impôt | Avis, acompte, prélèvement et régularisation. | Calcul portugais avant crédit, puis crédit limité. |
| Prélèvements sociaux | CSG/CRDS ou solidarité selon affiliation et faits. | Qualification de chaque prélèvement pour le crédit à documenter. |
| Devise | Montants en euros dans la déclaration française. | Montants en euros, mais dates et modalités de conversion à suivre selon la déclaration. |
| Preuve | 2044, liasse BIC, avis, attestation sociale et détail de l’actif. | Annexe J, justificatifs du brut, impôt étranger et calcul de crédit. |
Plus-value française : les abattements ne traversent pas la frontière
La France peut imposer la vente d’un immeuble situé en France. La documentation officielle indique un prélèvement de 19 %, l’exonération d’impôt sur le revenu après 22 ans de détention et celle des prélèvements sociaux après 30 ans, sous les règles et exceptions applicables. Une personne affiliée dans l’EEE ou en Suisse peut relever de l’exonération de CSG/CRDS, avec maintien du prélèvement de solidarité.
La page DGFiP sur la plus-value immobilière du non-résident doit être relue dans sa version en vigueur avant la vente. Elle décrit le calcul français ; le calcul portugais reste distinct.
Le Portugal recalcule le gain selon sa propre base. Pour son résident, il retient en principe 50 % du solde immobilier et l’agrège. Les abattements français de durée ne deviennent pas des abattements portugais. Le prix de revient, les travaux, les frais, les dates et le crédit d’impôt doivent donc être reconstruits une seconde fois.
Avant le mandat de vente, demandez deux simulations partageant le même dossier de preuve. La première liquide la France. La seconde recalcule le Portugal et applique le crédit dans ses limites. Ajoutez une note de trésorerie avec le remboursement du prêt, les frais d’intermédiaire et le délai entre les paiements.
IFI : l’actif français reste visible après le départ
Un non-résident peut rester imposable à l’IFI sur les actifs immobiliers français directs et indirects lorsque son patrimoine net taxable franchit 1,3 M€ au 1er janvier. Les immeubles, droits immobiliers, parts de sociétés et certains fonds ou contrats rachetables contenant de l’immobilier français peuvent entrer dans l’assiette, avec des exclusions et des seuils propres.
La DGFiP présente les personnes imposables à l’IFI et sa page sur les biens et détentions indirectes expose plusieurs exclusions. Une participation inférieure à 10 % dans certaines sociétés opérationnelles, certains organismes de placement collectif ou une faible participation dans une SIIC suivent des tests différents. On ne doit pas appliquer ces exceptions à une SCPI par analogie.
Les dettes se testent au 1er janvier, avec leurs limitations. Les ratios immobiliers des fonds, sociétés et contrats doivent être demandés aux établissements. Pour isoler l’immobilier français taxable, il faut le détail des actifs sous-jacents, au-delà de la valeur de compte ou du relevé de distribution.
L’AIMI portugais et l’IFI français ne s’annulent pas par un mécanisme général. La convention France–Portugal utilisée pour les revenus ne contient pas d’article sur la fortune. Le premier vise certains actifs portugais ; le second certains actifs français du non-résident. Sans base juridique spécifique, ne soustrayez jamais l’un de l’autre.
SCI : le décalage de trésorerie peut devenir un décalage fiscal
Dans une SCI à l’IR, la France peut imposer l’associé sur sa quote-part l’année où la société réalise le revenu, même si aucun euro n’est distribué. La recherche n’a pas établi une doctrine portugaise suffisamment spécifique confirmant la même transparence, la même catégorie et la même date.
Si le Portugal attend une distribution, quatre problèmes apparaissent potentiellement : l’impôt français et portugais ne surviennent pas la même année, le crédit peut manquer de revenu correspondant, une distribution ultérieure peut être requalifiée et le remboursement d’un compte courant peut être confondu avec un revenu. Ce sont des scénarios à analyser, non une conclusion sur toutes les SCI.
La SCI à l’IS suit une autre mécanique : impôt au niveau de la société, puis éventuelle distribution ou cession. Le Portugal doit encore qualifier le flux reçu par l’associé. L’article immobilier de la convention traite l’immeuble, mais la nature de chaque paiement dépend du flux réellement reçu.
SCPI : demander le sous-jacent, pas seulement l’IFU
Une SCPI française distribue un revenu lié à un portefeuille immobilier. Le Portugal doit encore déterminer s’il s’agit d’une détention directe ou d’un autre véhicule. Selon la structure et le flux, les questions peuvent porter sur un fonds étranger, un revenu de capitaux, un revenu immobilier, une cession de parts ou une société à prépondérance immobilière.
Pour une SCPI européenne, le mot « européenne » n’unifie aucune fiscalité. Chaque pays de situation des immeubles peut avoir prélevé ou imposé une somme. Le Portugal demande ensuite une ventilation et des justificatifs. Un montant net sur le compte ne permet ni d’identifier l’impôt payé par le porteur, ni de remplir correctement l’annexe.
| Document SCI/SCPI | Question qu’il doit résoudre | Risque sans réponse |
|---|---|---|
| Statuts et forme juridique | Qui possède quoi, quelle transparence française et quel pouvoir de distribution ? | Qualifier le véhicule par son nom commercial. |
| Liasses et rapport annuel | Quel revenu a été réalisé, payé, retenu ou seulement comptabilisé ? | Mauvais fait générateur et crédit décalé. |
| Ventilation par pays | Où sont les immeubles, revenus, plus-values et impôts ? | Crédit demandé dans le mauvais pays ou sans preuve. |
| Distribution brute et nette | Quelle part est revenu, remboursement de capital, retenue ou frais ? | Déclarer le net bancaire comme base fiscale. |
| Compte courant d’associé | S’agit-il d’un apport, d’un remboursement, d’un intérêt ou d’une distribution ? | Confondre retour de fonds et revenu. |
| Valeur IFI | Quelle fraction immobilière française entre dans l’assiette au 1er janvier ? | Omettre l’actif ou appliquer une exception erronée. |
| Note portugaise | Catégorie, transparence, date, base, convention et crédit pour le véhicule exact. | Retenir un taux global sans qualification portugaise. |
Votre prochaine étape : obtenez d’abord la ventilation par pays et par nature de revenu. Une note portugaise pourra alors fixer la catégorie, la date, la base et le crédit du véhicule que vous détenez réellement.
Lorsque l’enjeu est significatif, une note bilatérale doit précéder toute distribution, cession, restructuration ou nouvel investissement. Une demande d’information contraignante auprès de l’Autoridade Tributária peut être pertinente pour un cas réel et complet. Une réponse obtenue sur des faits incomplets ne sécurise pas une autre structure.
Déclaration annuelle
Le dossier annuel immobilier France–Portugal
- identité du propriétaire, résidence, régime matrimonial et mode de détention ;
- adresse, usage, valeur, dette, intérêts, travaux et loyers de chaque immeuble ;
- 2044 ou liasse BIC, avis français, prélèvements et preuve d’affiliation sociale ;
- revenu brut, charges françaises et rapprochement des charges admises au Portugal ;
- annexe J, calcul portugais, crédit demandé, crédit utilisé et éventuel reliquat ;
- statuts SCI, liasses 2072 ou IS, comptes courants et décisions de distribution ;
- IFU et rapport SCPI, ventilation pays, distributions, cessions et impôts au porteur ;
- valorisations, dettes et ratios immobiliers français pour l’IFI au 1er janvier ;
- simulation bilatérale avant vente, donation, refinancement ou restructuration ;
- position écrite sur le prélèvement de solidarité et sur toute SCI/SCPI significative.
Qui valide quoi ?
| Sujet | Qui doit confirmer ? | Document attendu |
|---|---|---|
| Revenu ou plus-value française | Professionnel fiscal français compétent. | Déclaration, calcul, preuve de paiement et réclamation éventuelle. |
| Recalcul portugais et crédit | Professionnel fiscal portugais ou AT selon l’enjeu. | Qualification, annexe, calcul de crédit et position sur la solidarité. |
| Affiliation sociale | Institution sociale compétente. | Décision ou attestation couvrant l’année concernée. |
| SCI | Conseils fiscaux bilatéraux et comptables de la structure. | Analyse du véhicule, du flux, du calendrier et du crédit avant l’opération. |
| SCPI | Société de gestion pour les données, conseil portugais pour la qualification. | Ventilation pays, impôts et note portugaise. |
| IFI | Professionnel fiscal français avec données des établissements. | Valeurs, dettes, ratios et déclaration au 1er janvier. |
Source conventionnelle. La convention France–Portugal consolidée attribue à la France un droit sur les revenus et gains immobiliers français et organise l’élimination de la double imposition. L’ article 81 du CIRS encadre le crédit international. La qualification portugaise d’une SCI ou d’une SCPI exige encore une analyse du véhicule et du flux réels.
L’immobilier révèle souvent une question plus profonde : qui possède réellement le bien si le couple se sépare, si l’un devient incapable ou si l’un décède ? Pour y répondre, il faut quitter la seule fiscalité et ouvrir le dossier familial.
Mariage, PACS ou union de fait : quel statut protège réellement ?
Vous vivez ensemble, achetez ensemble et vous appelez mutuellement « conjoint ». Le droit ne met pas forcément les mêmes personnes derrière ce mot. Un mariage, un PACS français, un partenariat enregistré et une união de facto portugaise peuvent produire des effets différents sur les biens, le logement, la succession, le séjour et l’impôt.
Le déménagement ne réécrit pas automatiquement votre régime matrimonial. Il ne transforme pas davantage un partenariat enregistré français en union matrimoniale portugaise. Avant un achat, une donation, un versement important ou un testament, il faut identifier le statut exact, la loi applicable et les preuves disponibles.
Imaginez un couple franco-portugais pacsé en France qui achète à Lisbonne avec des apports inégaux. Avant de parler testament, il doit savoir quelle loi gouverne ses biens, ce que dit l’acte d’achat, qui doit à la banque et quels droits le partenaire aura au décès. Le même mot « conjoint » ne répond pas à ces quatre questions.
Le résultat dépend de votre histoire familiale. Les règlements européens et les catégories portugaises ont été vérifiés au 24 juillet 2026 dans leur champ. Les dates, les nationalités, les résidences, les actes, le choix de loi, la propriété et les enfants déterminent ensuite la réponse. Ce guide ne fournit donc aucun modèle de clause personnalisé.
Une seule feuille, cinq colonnes
Pour chaque personne, inscrivez : statut de séjour, statut du couple, propriété, protection du vivant et droits au décès. Une réponse positive dans une colonne ne se transfère pas aux autres. Le droit de séjour d’un partenaire ne lui donne pas nécessairement une part du logement ni une vocation successorale.
La carte familiale avant toute solution
| Couche | Question concrète | Document ou validation |
|---|---|---|
| État civil et séjour | Qui est marié, pacsé, en union de fait, citoyen UE ou ressortissant d’un État tiers ? | Actes, passeports, CRUE ou carte AIMA, traductions et preuve du lien. |
| Régime patrimonial | Quels biens sont propres, communs, indivis ou détenus par une société ? | Contrat de mariage, convention de partenariat, acte d’achat et origine des fonds. |
| Logement | Qui est propriétaire, débiteur, occupant et bénéficiaire d’une assurance ? | Titre, prêt, quotités, police et droits d’occupation. |
| Enfants | Quelle filiation, quelle autorité parentale, quelle nationalité et quels besoins particuliers ? | Actes, décisions de garde, autorisations et mandat des représentants. |
| Incapacité | Qui peut payer, vendre, voter ou décider si l’un ne peut plus agir ? | Mandats, procurations, statuts et confirmation d’acceptation par les établissements. |
| Décès | Qui hérite, qui reçoit un contrat, qui garde le logement et qui dispose de liquidités ? | Testament, clause bénéficiaire, régime liquidé et simulations civiles et fiscales. |
En pratique : commencez par réunir les actes et les preuves de propriété. Demandez ensuite une réponse distincte sur le logement, l’incapacité et le décès avant de modifier une clause ou de signer un achat.
Mariage : commencer par la date et la loi applicable
Lorsque le droit portugais s’applique et qu’aucune convention prénuptiale n’en dispose autrement, le régime légal portugais est la comunhão de adquiridos, proche d’une communauté d’acquêts. Sont notamment susceptibles d’y entrer les revenus du travail et les biens acquis pendant le mariage. Plusieurs biens antérieurs ou reçus par donation et succession peuvent rester propres, sous réserve des clauses, du remploi et de la preuve.
Cette description ne signifie pas qu’un couple français devient automatiquement soumis à ce régime en déménageant. Le règlement européen 2016/1103 sur les régimes matrimoniaux organise notamment la loi applicable entre États participants, dont la France et le Portugal. Il exclut l’impôt et la succession.
Les époux peuvent, dans son champ, choisir la loi de la résidence habituelle ou de la nationalité de l’un d’eux au moment du choix. À défaut, le premier rattachement est en principe la première résidence habituelle commune après le mariage, puis la nationalité commune au moment du mariage, puis les liens les plus étroits.
La transition compte. Le règlement s’applique depuis le 29 janvier 2019, mais son chapitre sur la loi applicable vise les époux mariés ou ayant désigné la loi applicable après cette date. Pour un mariage antérieur sans choix récent, il faut reprendre les règles antérieures et les documents. Aucun tableau général ne peut trancher sans la chronologie.
La page officielle « faire une convention prénuptiale » sur gov.pt présente le régime portugais et les voies de convention. Un notaire ou avocat doit toutefois déterminer si, comment et avec quels effets un acte convient à un couple déjà marié ou binational.
PACS et partenariat enregistré : un règlement distinct
Le PACS français est un partenariat enregistré. Le règlement européen 2016/1104 traite les effets patrimoniaux des partenariats enregistrés dans les États participants. Il ne fusionne pas les statuts conjugaux et partenariaux avec l’união de facto. Il ne crée ni vocation successorale uniforme ni exonération fiscale commune.
Il faut donc poser cinq questions séparées : le partenariat est-il reconnu pour l’effet recherché ? Quelle loi gouverne ses effets patrimoniaux ? Qui possède le logement ? Le partenaire hérite-t-il sans testament ? Quelle fiscalité s’applique dans chaque État ? Une réponse sur la première ne décide pas les quatre autres.
União de facto : des protections, pas un mariage implicite
La loi portugaise n.º 7/2001 organise certains droits pour deux personnes vivant en union de fait depuis plus de deux ans, sous ses conditions. Elle touche notamment certains aspects du logement, du social, de la fiscalité et du décès. Elle ne crée pas un régime général de biens communs identique au mariage.
La liste officielle portugaise des héritiers légaux ne place pas le partenaire d’union de fait au même rang général que le conjoint. Le partenaire peut disposer de protections spécifiques, mais sa vocation successorale doit être construite dans les limites de la réserve, avec un testament ou d’autres actes appropriés.
La preuve de l’union compte. Adresse commune, durée, identité et documents demandés varient selon l’effet recherché. Une preuve suffisante pour une démarche administrative peut ne pas suffire à une banque, un assureur ou une succession.
Conjoint ou enfant non-UE : la famille a aussi un dossier de séjour
Le citoyen français et le membre de famille lui-même citoyen de l’UE relèvent du CRUE au-delà de trois mois. Le conjoint ou l’enfant ressortissant d’un État tiers demande en principe une carte de séjour de membre de famille UE auprès de l’AIMA, non le même CRUE municipal. Nationalité, visa, filiation, garde, dépendance, traduction et rendez-vous doivent être vérifiés personne par personne.
Le guide officiel « Résider au Portugal » et la Lei n.º 37/2006 donnent le cadre. Le droit européen ne garantit ni l’embarquement avec des actes incomplets, ni un rendez-vous immédiat. La date du départ doit rester réversible tant que les pièces d’entrée, la garde et les visas éventuels ne sont pas confirmés.
Logement : titre, dette et contribution ne racontent pas la même histoire
Un couple peut acheter à 50/50, rembourser le prêt à 70/30 et apporter des fonds propres dans une autre proportion. Le titre indique la propriété. Le prêt indique la dette envers la banque. Les paiements peuvent créer des créances ou des discussions entre partenaires. Le régime matrimonial ou la convention peut encore modifier la lecture.
Avant l’acte, mettez sur la même feuille : prix, apports, origine des fonds, quotités de propriété, débiteurs, assurance emprunteur, travaux, remboursements et scénario de séparation ou décès. Faites vérifier que l’acte et le financement traduisent le projet réel.
| Question sur le logement | Ce qui peut diverger | Action avant l’acte |
|---|---|---|
| Qui apporte ? | Fonds propres, donation familiale, remploi ou compte commun. | Tracer l’origine et faire qualifier les fonds. |
| Qui possède ? | Quotités de l’acte, régime du couple et éventuelle société. | Faire relire le titre et la loi applicable. |
| Qui doit à la banque ? | Emprunteur, coemprunteur, caution et garantie réelle. | Lire FINE, contrat et effets d’une séparation. |
| Qui rembourse ? | Compte utilisé, revenus propres ou communs et contributions inégales. | Conserver les preuves et formaliser lorsque nécessaire. |
| Qui reste dans le logement ? | Droit de propriété, occupation, protection du conjoint ou partenaire et droits des enfants. | Simuler séparation, incapacité et décès avec le professionnel civil. |
| Qui reçoit l’assurance ? | Créancier, assuré, bénéficiaire et quotité couverte. | Relire police, clause et capital restant dû. |
Enfants : filiation, représentation et liquidité
Une famille recomposée doit nommer chaque enfant et son lien de filiation. Un enfant du conjoint n’est pas automatiquement l’enfant de l’autre. Une adoption, une reconnaissance, une résidence dans un troisième pays ou une double nationalité peut modifier les démarches, sans que le guide puisse en déduire seul les droits.
Pour un mineur, la question n’est pas seulement « combien reçoit-il ? ». Il faut savoir qui le représente, qui administre, quelles autorisations sont nécessaires pour vendre ou investir, où les fonds sont versés et comment ses besoins sont financés avant sa majorité. Le testament, la clause bénéficiaire et la police doivent être relus ensemble.
Les actes de naissance, décisions de garde, autorisations de déplacement, nationalités et adresses doivent être accessibles. Une succession transfrontière se bloque souvent sur une pièce d’état civil ou une représentation non anticipée, bien avant le calcul fiscal.
Incapacité : le testament ne sert qu’après le décès
Une procuration bancaire, un mandat de protection, un pouvoir dans une société et une décision de soins ne répondent pas à la même question. Leur reconnaissance pratique peut changer d’un établissement et d’un pays à l’autre. Un acte français n’est pas forcément immédiatement exécutable auprès d’une banque portugaise.
Cartographiez les comptes, contrats, immeubles, sociétés et décisions personnelles. Demandez au professionnel civil de déterminer l’acte adapté et à chaque établissement de confirmer sa procédure. Pour une société, ajoutez les statuts, pouvoirs de signature, remplaçants et continuité de gouvernance.
Contrats et bénéficiaires : vérifier le payable, puis le civil
Le bénéficiaire d’une assurance-vie, d’un PPR, d’une prévoyance ou d’une pension n’est pas nécessairement l’héritier du testament. Le contrat peut payer directement une personne, sous réserve de sa qualification et de ses règles. Le régime du couple peut néanmoins soulever la propriété des primes. La réserve, les primes exagérées, le prédécès et la fiscalité forment encore d’autres couches.
Reprenez chaque clause mot pour mot : souscripteur, assuré, bénéficiaire, proportion, représentation, substitution, acceptation, renonciation et preuve d’identité. Demandez ensuite qui paie concrètement si le premier bénéficiaire décède, refuse ou ne peut pas être retrouvé.
Documents civils
Le dossier famille à conserver dans les deux pays
- passeports, nationalités, résidences et titres de séjour de chaque membre ;
- actes de naissance, mariage, PACS, partenariat, divorce, adoption et garde ;
- traductions, apostilles, légalisations et preuve d’union ou de dépendance ;
- contrat de mariage, choix de loi, conventions et dates de résidence commune ;
- actes immobiliers, apports, origines des fonds, prêts et remboursements ;
- inventaire des biens propres, communs, indivis et sociétaires ;
- testaments, mandats, procurations, statuts de société et pouvoirs ;
- contrats d’assurance, prévoyance, retraite et clauses bénéficiaires ;
- enfants, représentants, besoins, liquidités et scénario de logement du survivant ;
- note civile datée indiquant loi applicable, limites et prochaine revue.
Qui doit signer la conclusion ?
| Sujet | Intervenant compétent | Réponse attendue |
|---|---|---|
| Séjour d’un proche non-UE | Câmara, AIMA, consulat et avocat d’immigration si nécessaire. | Liste de pièces, accusé, carte, visa ou note. |
| Régime matrimonial | Notaire ou avocat compétent dans les droits concernés. | Note sur la loi, la date, les biens et l’acte approprié. |
| PACS ou union de fait | Professionnel civil France–Portugal. | Analyse des effets patrimoniaux, de la preuve et de la succession. |
| Achat en couple | Professionnel de l’acte et banque pour son contrat. | Titre, financement et origine des fonds cohérents. |
| Enfants et incapacité | Avocat, notaire ou autorité compétente selon l’acte. | Mandat, représentation, garde ou dispositif de protection. |
| Contrats bénéficiaires | Assureur pour le payable ; conseils civils et fiscaux pour le reste. | Confirmation de clause, schéma civil et analyse fiscale séparée. |
La famille est maintenant cartographiée. Il reste à traiter l’événement le plus sensible : une donation ou un décès peut activer une loi civile, deux fiscalités et un contrat d’assurance sans convention familiale générale pour tout réconcilier.
Donation et succession : une loi civile, deux fiscalités, plusieurs contrats
Un Français résidant au Portugal rédige un testament français, possède une maison portugaise et désigne ses enfants vivant en France sur une assurance-vie. Il n’existe pas une règle unique qui enveloppe le tout. Le régime matrimonial détermine d’abord ce qui appartenait au défunt. Le règlement européen désigne ensuite la loi successorale. La France et le Portugal appliquent enfin leurs fiscalités, tandis que l’assureur exécute son propre contrat.
Cette séparation protège contre deux erreurs opposées : croire qu’un choix de loi choisit aussi l’impôt, ou croire qu’un capital payé hors succession est nécessairement sans fiscalité. Le dossier successoral doit faire apparaître chaque couche et le professionnel qui la valide.
Le cadre général est établi au 24 juillet 2026. Le résultat individuel dépend toutefois de la résidence, des nationalités, du régime du couple, des actifs, des donations, des primes, des bénéficiaires et des textes en vigueur au décès ou à la donation.
Il n’existe pas de convention successorale familiale générale France–Portugal
L’accord franco-portugais de 1994 concerne certains dons et legs à des États, collectivités et organismes d’intérêt public. Il ne répartit pas de manière générale l’imposition d’une transmission familiale. Les droits internes des deux pays doivent donc être cartographiés, puis les mécanismes internes de crédit examinés sans promettre une neutralisation totale.
Les quatre couches à traiter dans le bon ordre
| Couche | Question | Ce qu’elle ne tranche pas |
|---|---|---|
| 1. Propriété et régime du couple | Quelle part appartenait au défunt, au conjoint, à la communauté, à l’indivision ou à une société ? | Les héritiers et l’impôt. |
| 2. Succession civile | Quelle loi gouverne les héritiers, les parts, la réserve et l’administration ? | La fiscalité de chaque État et l’exécution des contrats. |
| 3. Fiscalités | Quels actifs et bénéficiaires entrent dans les territorialités portugaise et française ? | La propriété des primes et le bénéficiaire payable. |
| 4. Contrats | Qui reçoit l’assurance-vie, le PPR, la pension ou la prévoyance selon la clause ? | La réserve, les recours, 990 I, 757 B et 750 ter. |
Pour orienter la décision :un testament agit d’abord sur la loi civile et les bénéficiaires de la succession ; une donation exige une simulation avant le transfert ; l’assurance-vie suit sa clause et ses propres articles fiscaux ; un immeuble ouvre en plus les règles du pays où il se situe. Commencez par l’outil que vous voulez modifier, puis faites vérifier les autres conséquences.
Règlement 650/2012 : choisir une loi civile, pas une fiscalité
Le règlement européen n.º 650/2012 s’applique aux successions ouvertes depuis le 17 août 2015 dans les États participants, dont la France et le Portugal. Il organise notamment la compétence, la loi applicable et la circulation des décisions. Il exclut l’impôt et les régimes matrimoniaux.
Par défaut, la loi de la résidence habituelle du défunt au décès gouverne l’ensemble de la succession. Une personne peut choisir dans une disposition à cause de mort la loi d’un État dont elle possède la nationalité au moment du choix ou du décès. Un Français habituellement résident au Portugal peut donc envisager un choix du droit français, à condition de le formaliser valablement.
Le règlement exclut également de son champ les droits et biens créés ou transférés autrement que par succession, notamment au moyen de contrats d’assurance. Cette exclusion explique pourquoi la clause et le payable sont instruits dans une couche contractuelle séparée. Elle ne fait pas disparaître la propriété des primes, la réserve, les recours ou les fiscalités qui entourent le contrat.
Ce choix peut modifier les héritiers, les pouvoirs et la réserve civile. Il ne choisit pas les articles fiscaux français, n’écarte pas le droit de timbre portugais et ne change pas la territorialité d’un actif. La liquidation du régime matrimonial demeure l’étape préalable.
Le certificat successoral européen peut faciliter la preuve de la qualité d’héritier, de légataire ou d’exécuteur dans les États participants. Il est un instrument de preuve ; il n’est ni obligatoire dans tous les dossiers, ni une liquidation fiscale.
Legítima portugaise : la réserve varie avec la famille
Lorsque le droit portugais gouverne la succession, le conjoint, les descendants et, à défaut, les ascendants sont des héritiers réservataires. La réserve globale ne se fixe pas à un pourcentage universel. Elle dépend de la composition familiale et peut atteindre deux tiers.
| Configuration familiale | Réserve globale portugaise courante | Ce qu’il faut encore calculer |
|---|---|---|
| Conjoint seul | 1/2 | Masse, régime matrimonial, dettes et donations antérieures. |
| Conjoint et enfants | 2/3 | Nombre d’enfants, filiation, masse et libéralités. |
| Un enfant sans conjoint | 1/2 | Masse de calcul et éventuelles donations. |
| Deux enfants ou plus sans conjoint | 2/3 | Part de chacun, collation et réduction. |
| Conjoint et ascendants | 2/3 | Qualité des ascendants et liquidation du couple. |
| Parents seuls | 1/2 | Survivants, dettes et donations. |
| Ascendants plus éloignés seuls | 1/3 | Ordre, degré et masse. |
La masse ne se limite pas au solde bancaire du décès. Elle peut intégrer les biens existants, certaines libéralités, la collation et les dettes. Une donation ancienne peut donc revenir dans le calcul civil même si l’actif a été consommé ou vendu.
Le Código Civil portugais, régime de la legítima fournit les règles. Le calcul doit être confié au professionnel civil sur l’inventaire complet. Une quotité disponible ne se déduit pas de la seule valeur actuelle d’un compte.
Testament : coordonner avant d’en ajouter un second
Un testament peut désigner des légataires, prévoir un choix de loi et organiser des pouvoirs dans la part disponible. Il ne peut pas supprimer une réserve lorsque la loi applicable la protège. Deux testaments rédigés isolément peuvent se révoquer, se contredire ou employer des qualifications incompatibles.
Faites établir une carte des dispositions existantes : testament public ou fermé, choix de loi, donations, pactes, clause bénéficiaire, société, compte courant, exécuteur et langue. Le professionnel doit indiquer ce qui est remplacé, maintenu ou limité.
La page gov.pt consacrée au testament présente les principales formes portugaises. Le service de la Justice permet aussi, selon sa procédure, de rechercher l’existence d’un testament après le décès. L’enregistrement confirme l’existence de l’acte ; sa cohérence avec les autres dispositions doit encore être vérifiée.
Portugal : droit de 10 %, exonérations familiales et 0,8 % immobilier
Le Portugal utilise l’Imposto do Selopour plusieurs transmissions gratuites. Le conjoint, le partenaire d’union de fait, les descendants et les ascendants peuvent être exonérés du droit de 10 % sur certaines transmissions gratuites d’actifs portugais. Cette exonération est bornée par le bénéficiaire, l’actif et la territorialité.
Une donation d’un droit de propriété ou d’un autre droit sur un immeuble portugais peut encore supporter le droit de 0,8 %, y compris lorsque le bénéficiaire est exonéré du droit de 10 %. Il faut aussi ajouter acte, registre, évaluation et conséquences civiles. L’expression « ligne directe exonérée » n’est donc pas un budget de donation.
Le CIS, article 6 présente les exonérations. Le tableau général de l’Imposto do Selo distingue notamment les items de 10 % et 0,8 %. La page de l’AT sur les donations rappelle la procédure et le délai du Modelo 1 dans les situations concernées. Vérifiez les formulaires en vigueur avant l’acte.
France : l’article 750 ter peut regarder le défunt ou le bénéficiaire
L’ article 750 ter du CGI organise la territorialité française des droits de mutation. La France peut notamment viser l’ensemble des biens lorsque le donateur ou le défunt est domicilié en France. Lorsque celui-ci ne l’est pas, les biens français restent dans le champ selon les règles propres.
Une autre branche peut viser les biens reçus par un bénéficiaire domicilié en France au jour de la transmission et qui l’a été pendant au moins six années au cours des dix années précédant celle au cours de laquelle il reçoit les biens. Il faut tester ce critère bénéficiaire par bénéficiaire. Le lieu de signature du testament ou du compte bancaire est sans effet sur ce test de domicile.
L’article 784 A peut permettre, sous conditions, l’imputation d’un impôt acquitté à l’étranger sur des biens situés hors de France, dans la limite de l’impôt français correspondant. Le mécanisme exige les bonnes personnes, les bons actifs et une preuve du paiement. Il n’est ni automatique, ni supérieur à l’impôt français attribuable.
Le BOFiP sur le crédit d’impôt de l’article 784 A doit être appliqué au dossier réel. Un droit de timbre portugais nul ou exonéré ne crée évidemment aucun crédit, tandis qu’une imposition portugaise peut ne pas correspondre au même actif ou au même bénéficiaire que l’impôt français.
Assurance-vie : l’exclusion portugaise ne décide pas la France
L’article 1 du Código do Imposto do Selo exclut du champ de la transmission gratuite visée les créances provenant d’assurances-vie ainsi que certaines valeurs appliquées à des produits de retraite. Cette règle est spécifique. Elle ne doit pas être remplacée par le barème ordinaire de 0 % ou 10 % des successions, et elle ne crée aucune exonération française.
La version courante de l’article 1 du CIS porte cette exclusion. Il faut encore qualifier le produit. Un PPR peut être un fonds de pension ou une assurance ; son nom ne suffit pas à importer les règles françaises de l’assurance-vie.
| Personne ou rôle | Question à documenter | Conséquence possible |
|---|---|---|
| Souscripteur | Qui a conclu, versé les primes et pouvait modifier le contrat ? | Propriété, régime matrimonial et origine des fonds. |
| Assuré | Sur quelle tête le décès déclenche-t-il la prestation et où est-elle domiciliée au décès ? | Ouverture potentielle du test français de l’article 990 I. |
| Bénéficiaire | Qui est payable, où vit-il et depuis combien de temps ? | 990 I, 750 ter, KYC, renonciation et représentation. |
| Héritier | Hérite-t-il aussi selon la loi successorale et reçoit-il d’autres actifs ? | Réserve, droits de mutation, liquidités et partage. |
| Assureur ou gestionnaire | Quelle est la nature du produit, la clause enregistrée et le circuit de paiement ? | Exécution du contrat et documents, sans conclure sur tout le civil ou l’impôt. |
Article 990 I : un test au décès, bénéficiaire par bénéficiaire
La branche française de l’article 990 I s’examine à la date du décès. Elle peut notamment entrer en jeu si l’assuré est domicilié en France au décès. Elle peut aussi viser un bénéficiaire domicilié en France au décès qui l’a été pendant au moins six années au cours des dix années précédentes. La résidence portugaise pendant une durée forfaitaire n’est pas le test.
L’analyse se refait pour chaque bénéficiaire. Elle doit aussi intégrer la date des primes, l’âge de l’assuré, le type d’organisme et le texte applicable au décès. La doctrine française vise également des organismes d’assurance établis hors de France, sous ses conditions.
Le BOFiP consacré à l’article 990 I détaille le champ, les bénéficiaires et les organismes étrangers. Une simulation faite aujourd’hui doit afficher qu’elle dépend de la loi et des domiciles au décès.
Article 757 B : reprendre toutes les primes après 70 ans
L’article 757 B suit un autre mécanisme. Pour les contrats entrant dans son champ, les primes versées après 70 ans et l’abattement global de 30 500 € doivent être reconstitués. L’historique ne se remplace ni par la valeur actuelle du contrat, ni par le dernier relevé.
Demandez date de souscription, versement par versement, âge, origine des fonds, rachats, bénéficiaires et modifications. La doctrine française sur l’assurance-vie et l’article 757 B doit être relue dans sa version applicable au décès.
Si aucun bénéficiaire n’est déterminé ou déterminable, la doctrine peut conduire les sommes dans la succession. Une clause incomplète n’est donc pas seulement un problème de rédaction : elle peut changer le circuit civil et fiscal.
Clause bénéficiaire : deux analyses au lieu d’une formule magique
La clause organise le bénéficiaire payable. Elle ne tranche pas l’origine des primes, le régime matrimonial, la réserve, les primes manifestement exagérées, la fiscalité, le prédécès ou la renonciation. Pour un contrat auquel le droit français de l’assurance-vie s’applique, l’article L. 132-13 du Code des assurances prévoit que le capital ou la rente payables au décès à un bénéficiaire déterminé ne sont soumis ni au rapport à succession ni à la réduction pour atteinte à la réserve. Ces règles de non-rapport et de non-réduction ne s’appliquent toutefois pas aux primes manifestement exagérées eu égard aux facultés du contractant. Ce texte ne permet pas, seul, de qualifier un PPR portugais.
Le Code des assurances, article L. 132-13 doit donc être traité dans l’analyse civile, sans l’étendre automatiquement à tout contrat étranger.
| Analyse | Questions | Réponse attendue |
|---|---|---|
| Exécution du contrat | Qui est payable, en quelle proportion, avec quelle représentation, substitution, renonciation et preuve d’identité ? | Clause annotée et confirmation écrite de l’assureur. |
| Civil et fiscal | À qui appartenaient les primes, quelle loi gouverne la succession, quels recours et quels articles fiscaux s’appliquent ? | Schéma civil, matrice 990 I / 757 B / droit commun et territorialités. |
Ce que cela change : faites d’abord confirmer la clause enregistrée par l’assureur. Le notaire ou l’avocat pourra ensuite tester cette clause contre le régime du couple, la réserve et les articles fiscaux applicables.
Donation : décider avant le virement ou l’acte
Une donation de liquidités, d’un immeuble, de titres ou d’un démembrement de propriété ne produit pas les mêmes conséquences. Avant le transfert, identifiez le donateur, le donataire, leur domicile fiscal, la durée de résidence du bénéficiaire en France, la localisation et la nature de l’actif, la réserve, les donations antérieures et le coût de liquidité.
Pour un immeuble portugais, ajoutez le droit de 0,8 % et l’acte. Pour un bénéficiaire en France, ouvrez l’article 750 ter. Pour une donation portant atteinte à la réserve, instruisez les remèdes civils. Pour des titres ou une entreprise, ajoutez gouvernance, valorisation, droits de vote et plus-values. Le même mot « donation » ne donne pas un barème commun.
L’étape réversible consiste à rédiger une note de scénario et à obtenir les réponses écrites avant le virement, la signature ou le changement de bénéficiaire. Une régularisation après coup peut être impossible, plus coûteuse ou civilement conflictuelle.
Avant donation ou testament
Le dossier décès ou donation à réunir avant l’urgence
- actes d’état civil, nationalités, résidences et chronologie des dix dernières années ;
- contrat de mariage, PACS, union, divorce et liquidation du régime patrimonial ;
- inventaire des actifs, propriétaires, pays, valeurs, dettes et liquidités ;
- testaments, choix de loi, donations, pactes et dispositions antérieures ;
- filiation, héritiers, personnes vulnérables, représentants et coordonnées ;
- contrats d’assurance, PPR, retraite et prévoyance, avec nature du produit ;
- clauses, acceptations, substitutions, renonciations et bénéficiaires enregistrés ;
- historique complet des primes, âge, origine des fonds, rachats et valeurs ;
- simulations distinctes Portugal, 750 ter, 990 I, 757 B et droit commun sans présumer le scénario ;
- preuve des impôts étrangers, formulaires, KYC et circuit de paiement ;
- coordonnées des professionnels mandatés, lettres de mission et date de prochaine revue ;
- copie accessible aux proches, sans dépendre d’un seul téléphone ou d’un seul mot de passe.
Qui valide quoi, avant quelle décision ?
| Décision | Qui doit confirmer ? | Document attendu |
|---|---|---|
| Loi successorale et réserve | Notaire ou avocat compétent dans les droits concernés. | Note civile, choix de loi et calcul de la quotité. |
| Testament | Professionnel habilité à établir ou recevoir l’acte. | Acte coordonné et note sur les dispositions remplacées. |
| Donation | Notaire ou avocat, puis fiscalistes des pays concernés. | Projet d’acte, valorisation, simulations et calendrier déclaratif. |
| Fiscalité portugaise | Autoridade Tributária et professionnel fiscal portugais. | Qualification de l’actif, liquidation et formulaires. |
| Fiscalité française | Notaire ou professionnel fiscal français, DGFiP si nécessaire. | Tests 750 ter, 990 I, 757 B, crédit et déclarations. |
| Clause bénéficiaire | Assureur pour l’exécution, professionnels civils et fiscaux pour les effets. | Clause annotée, payable confirmé et matrice des conséquences. |
| Coordination patrimoniale | Hagnéré Patrimoine dans son périmètre autorisé. | Cartographie des actifs, flux, dates, scénarios et questions à valider. |
Sources sur l’absence de convention familiale. L’ accord franco-portugais du 3 juin 1994 et son commentaire BOFiP montrent son champ limité aux entités d’intérêt public. Ils ne constituent pas une convention générale pour les familles.
Préparer la transmission sans promettre un raccourci universel
Régime matrimonial, donation, clause bénéficiaire et succession exigent une lecture civile et fiscale coordonnée. Hagnéré Patrimoine peut préparer la cartographie patrimoniale ; les notaires et avocats compétents valident et réalisent les actes qui relèvent de leur profession.
Contenu et échange initial d’information générale, sans avis juridique, fiscal, comptable ou notarial ni recommandation personnalisée de placement, d’assurance ou de crédit. Toute intervention dépend de votre résidence, du lieu de la prestation et des habilitations applicables.
Une transmission correctement préparée ne se termine pas au décès. Elle prévoit aussi la vie qui suit : rester au Portugal, revenir en France ou partir dans un troisième pays peut requalifier les comptes, les contrats et les déclarations. C’est l’objet du prochain chapitre.
Revenir en France ou repartir : fermer un cycle sans transporter ses angles morts
Vous avez peut-être déjà réservé le déménageur, négocié un poste en France et choisi la date de rentrée des enfants. Le réflexe naturel consiste alors à traiter le retour comme l’inverse du départ. Il ne l’est pas. Les contrats ont vieilli, des comptes portugais existent, un PPR a pu recevoir des versements, une société a pris de la substance et une ancienne exit tax française peut encore produire des obligations.
La réponse courte est donc bornée : fermez la période portugaise, ouvrez la période française et rapprochez-les revenu par revenu. Si la destination est un troisième pays, recommencez aussi l’audit d’immigration, de résidence, de protection sociale, de produits, de société et de droit civil. Aucune architecture France–Portugal ne devient portable par la seule modification d’une adresse.
Statut au 24 juillet 2026 : CONDITIONNEL pour le retour français et VOLATIL pour un départ vers un pays C. Les grandes étapes déclaratives sont établies. Les dates de résidence, les formulaires du millésime, la qualification des revenus, le traitement des contrats et l’entrée dans un régime favorable dépendent toutefois des faits et doivent être revérifiés sur les sources officielles applicables à la date de la décision.
Trois dossiers, même si le retour tient dans un seul camion
- Clôture Portugal :dernier jour de résidence, morada, éventuelle cessation d’activité, dernière Modelo 3, cotisations et preuves de paiement.
- Entrée France : date de reprise de résidence, revenus mondiaux, comptes et contrats étrangers, emploi, sécurité sociale, IFI et éventuel régime des impatriés.
- Obligations survivantes : exit tax, immeubles, Lda, PPR, assurance luxembourgeoise, pensions, testaments et événements décidés avant mais payés après la bascule.
Un accusé de changement d’adresse ne remplace aucun de ces trois dossiers. La résidence reste une qualification factuelle et conventionnelle, personne par personne.
Rester, revenir ou partir ailleurs : la même question, trois audits
| Scénario | Ce qui reste ouvert | Première preuve à obtenir | Acte à différer |
|---|---|---|---|
| Rester au Portugal | Résidence, Modelo 3, activité, social, contrats, société, famille et suivi des obligations françaises | Registre annuel des jours, revenus bruts, comptes, décisions et événements | Rachat, donation, cession ou restructuration dont la qualification bilatérale n’est pas arrêtée |
| Revenir en France | Dernière période portugaise, première période française, impatriés, IFI entrant, PPR, comptes étrangers et société conservée | Analyse écrite de la bascule pour chaque personne et inventaire des contrats étrangers | Retrait de PPR, distribution de Lda ou rachat d’assurance déclenché uniquement pour devancer la date |
| Partir dans un pays C | Immigration, résidence, social, employeur, produits, civil et obligations françaises résiduelles | Analyse des règles d’entrée du pays C et confirmation écrite de la sortie portugaise | Transfert de résidence sans examen du sursis d’exit tax et de la portabilité contractuelle |
La frise de retour commence avant la promesse d’embauche
Le régime français des impatriés dépend notamment de la façon dont la prise de fonctions a été organisée. La chronologie du recrutement ne se répare donc pas après l’installation. De même, un retour peut modifier la direction effective d’une Lda dès le premier jour où les décisions sont réellement prises depuis la France, bien avant une mise à jour de registre.
| Quand s’y prendre | Travail à mener | Document à obtenir | Point d’arrêt |
|---|---|---|---|
| T-12 à T-6 | Inventorier résidences, recrutements, revenus, PPR, assurances, comptes, sociétés, immeubles et dossier d’exit tax | Registre de sortie Portugal et d’entrée France, personne par personne | Aucune liquidation patrimoniale destinée à produire un résultat fiscal supposé |
| T-6 à T-3 | Faire qualifier la prise de fonctions, la couverture sociale, le PPR, la Lda conservée et les revenus différés | Avis fiscal, social, sociétaire et contractuel, chacun signé par le professionnel compétent | Ne pas figer salaire, prime ou mandat sur un régime d’impatriation non établi |
| T-90 à T-30 | Notifier les établissements, préparer morada et cessation éventuelle, obtenir valeurs et historiques | Réponses de maintien, documents fiscaux, calendrier de déclarations | Ne pas racheter un contrat parce que la réponse opérationnelle tarde |
| Jour de bascule | Conserver preuves de logement, présence, travail, famille, transport et disponibilité des habitations | Dossier factuel daté, sans conclusion tirée d’un document isolé | Ne pas confondre date administrative et résidence conventionnelle |
| Cent premiers jours | Ouvrir les droits français, actualiser paie et social, suivre comptes, Lda et obligations portugaises restantes | Accusés, décisions de caisse, avenants et responsables identifiés | Ne pas laisser la société portugaise être dirigée de fait depuis la France sans audit |
| N+1 | Déposer les liasses françaises et portugaises puis rapprocher brut, source, retenue, change et crédit | Modelo 3 et annexes, 2042-NR si requise, 2042, 2047, 3916–3916 bis et tableau de rapprochement | Ne pas valider les déclarations sur la seule concordance des montants préremplis |
Clôturer la période portugaise sans effacer les obligations
Le droit portugais peut reconnaître une période de résidence partielle. En principe, la résidence se perd au dernier jour de présence de la période qualifiante, sous réserve des règles anti-fragmentation de l’article 16 du CIRS. Il faut donc examiner les années précédente, courante et suivante. Un aller-retour rapide, des revenus portugais après le départ ou un logement conservé peuvent empêcher une lecture simpliste de la date.
Pour une personne étrangère qui ne passe pas par le circuit du Cartão de Cidadão, l’Autoridade Tributária e Aduaneira demande actuellement la mise à jour de l’adresse lorsqu’elle modifie le statut de résident. Le délai de soixante jours et les pièces doivent être revérifiés au départ. La preuve de la nouvelle adresse ne détermine pas, à elle seule, la résidence au sens de la convention.
La dernière Modelo 3 sépare la période résidente, pendant laquelle les revenus mondiaux entrent dans le champ portugais selon leur qualification, et la période non-résidente, limitée aux revenus de source portugaise concernés. La fenêtre du 1er avril au 30 juin de l’année suivante était celle publiée par l’AT et consultée le 24 juillet 2026. Annexes, codes, change, déclaration de substitution et représentation fiscale restent à contrôler pour la campagne réelle.
Si une activité indépendante cesse, la fermeture fiscale ne se confond ni avec la dernière facture, ni avec la clôture d’un compte, ni avec la dissolution d’une Lda. Dernières factures et reçus, TVA, annexe B ou C, déclaration sociale trimestrielle, cotisations, créances et archives ont chacun leur calendrier. Une société continue d’exister jusqu’aux actes et inscriptions qui la concernent.
Retour en France
Les pièces à réunir pour clôturer la période portugaise
- calendrier des présences, nuitées, logements et journées de travail de chaque membre du foyer ;
- preuve de la nouvelle adresse, demande de modification de morada et accusé de l’AT ;
- revenus portugais et étrangers bruts, retenues, cotisations, devises et justificatifs de source ;
- dernière Modelo 3, annexes, déclarations de substitution, avis et preuves de paiement ;
- cessation d’activité personnelle, dernières factures, TVA, sécurité sociale et archives ;
- statuts, comptes, pouvoirs, contrats et substance de toute Lda conservée ;
- contrats PPR, assurances, banques et réponses écrites sur la conservation par un résident français ;
- testaments, régime matrimonial, clauses bénéficiaires et actes portugais à relire après la mobilité.
Ouvrir la période française revenu par revenu
Selon les obligations antérieures, la Direction générale des finances publiques distingue une déclaration 2042-NR pour les revenus de source française imposables avant le retour, puis une déclaration 2042 pour les revenus mondiaux reçus après la reprise de résidence française. La déclaration 2047 sert aux revenus étrangers concernés. Cette architecture ne crée pas une table universelle de cases.
Un bonus attribué avant le retour et acquis après, un dividende décidé au Portugal puis payé en France, une pension, un loyer, une cession ou un rachat peuvent suivre des faits générateurs différents. Le journal annuel doit donc montrer, pour chaque flux, la date, la période de service, la source, le montant brut, l’impôt retenu, la devise, l’article conventionnel et le formulaire. Les deux liasses sont ensuite rapprochées.
Les comptes portugais conservés, comptes d’actifs numériques et contrats étrangers entrant dans le champ peuvent appeler la déclaration 3916–3916 bis. Le label du produit ne suffit jamais. Un PPR peut être un fonds de pension, une assurance liée à des unités ou une assurance non liée. Un contrat luxembourgeois doit être décrit par ses droits réels, son assureur et ses modalités, pas par son pays.
| Flux ou actif au retour | Question française | Question portugaise résiduelle | Pièce décisive |
|---|---|---|---|
| Salaire, prime, RSU ou option | Quelle période de travail et quel fait générateur après la reprise de résidence ? | Une fraction reste-t-elle de source portugaise ou liée à une période résidente ? | Plan par tranche, calendrier des jours, paie et valeurs |
| PPR | Fonds, assurance, retraite, capital ou autre qualification ; quelle déclaration ? | Quelles déductions ont été obtenues et quelle reprise peut suivre une sortie ? | Contrat, forme ASF, historique des versements et avis IRS |
| Assurance luxembourgeoise | Contrat étranger déclarable, traitement du rachat et du décès | Retenue ou obligations liées à une opération décidée avant le départ | Conditions, valeurs, primes, résidence et réponse de l’assureur |
| Compte bancaire ou d’actifs numériques | 3916–3916 bis, revenus, plus-values et prix de revient | Dernier revenu ou événement pendant la période portugaise | IBAN, pays, titulaire, historique et relevés de clôture |
| Lda | Direction effective, établissement stable, rémunération et dividendes | Substance, comptabilité, retenues et obligations sociales | Procès-verbaux, pouvoirs, contrats, personnes et comptes |
| Immeuble portugais | Revenu étranger, plus-value future et éventuel IFI après la période temporaire | Impôts locaux, retenues, location et obligations de non-résident | Acte, financement, VPT, loyers et liquidations |
Impatriés : une prise de fonctions, pas un bonus de retour
Le régime de l’article 155 B du CGI vise des salariés et certains dirigeants assimilés recrutés à l’étranger par une entreprise établie en France ou appelés par une entreprise étrangère auprès d’une entreprise française. Il faut notamment ne pas avoir été domicilié fiscalement en France pendant les cinq années civiles précédant la prise de fonctions. La chronologie, l’employeur, la fonction et la rémunération de référence sont donc des faits constitutifs.
Lorsque les conditions annuelles restent remplies, le régime peut courir au plus jusqu’au 31 décembre de la huitième année civile suivant celle de la prise de fonctions. Ses branches — prime d’impatriation, activité exercée à l’étranger dans l’intérêt de l’employeur, certains revenus passifs et plus-values étrangères — possèdent chacune leurs conditions et plafonds. Elles ne forment pas une exonération générale du revenu mondial.
Un indépendant revenant en nom propre ne dispose pas d’une option générale pour ce régime. La création d’une société ou la prise d’un mandat ne répare pas une chronologie de recrutement absente. Un mandat doit être réel, entrer dans les fonctions assimilées et comporter une gouvernance et une rémunération cohérentes. Lorsque la qualification est matérielle et incertaine, demandez une analyse écrite et signée par le professionnel compétent et, si utile, une prise de position de l’administration avant la prise de fonctions.
L’IFI entrant suit un test distinct
Une personne qui n’a pas été domiciliée fiscalement en France pendant les cinq années civiles précédant son installation peut, sous les conditions du régime, n’être imposable temporairement à l’IFI que sur ses actifs immobiliers français. Cette territorialité limitée peut courir jusqu’à la fin de la cinquième année suivant l’installation. Elle n’exige pas le même emploi que le régime des impatriés.
Ce mécanisme ne fait pas disparaître les actifs immobiliers français, le seuil général, les règles de dettes ni les composantes immobilières de certaines sociétés. Un contrat luxembourgeois, un PPR ou une Lda peuvent aussi détenir indirectement des actifs à qualifier. Le professionnel doit produire une cartographie au 1er janvier, pas une simple liste de comptes.
PPR au retour : le nom portugais ne voyage pas comme une catégorie fiscale
L’Autoridade de Supervisão de Seguros e Fundos de Pensões distingue plusieurs formes de PPR : fonds de pension ouvert, assurance liée à des fonds d’investissement ou assurance non liée. Garanties, risques, frais, transfert, remboursement et bénéficiaires diffèrent. La première tâche consiste donc à identifier le droit détenu et l’entité responsable.
Il faut ensuite reconstituer les déductions portugaises réellement demandées, les versements, le payeur, les dates et les droits de sortie. La France peut exiger une déclaration du contrat ou du compte selon sa qualification. Rente, capital, rachat, transfert, décès et simple détention ne se traitent pas nécessairement de la même façon.
Statut : NON PROUVÉ pour le résultat français d’un PPR donné. Les formes portugaises et les obligations déclaratives françaises possibles sont documentées. Le seul sigle PPR ne prouve ni la catégorie française, ni l’article de la convention, ni le régime d’une sortie. Avant un retrait matériel, demandez un avis bilatéral écrit et conservez l’option réversible de maintien sans opération.
PPR
Les réponses à obtenir sur votre PPR avant le retour
- forme juridique, règlement, assureur ou gestionnaire et contrôle ASF ;
- versements, transferts, frais, valeur, garantie et supports ;
- déductions IRS obtenues, refusées ou non demandées, année par année ;
- conditions de maintien pour un résident français et obligations de déclaration ;
- droits de transfert, rachat, rente, capital et décès ;
- scénarios maintenir sans retrait, sortir avant le retour et sortir après le retour ;
- traitement français et portugais de chacun des trois scénarios, avec coûts inconnus marqués « inconnu — devis requis ».
Exit tax française : vérifier ce qui a réellement disparu
Un départ vers le Portugal ouvre en principe un sursis automatique dans le champ européen. Ce sursis n’efface ni le dossier initial, ni les événements survenus pendant la mobilité. Pour les plus-values latentes visées, un dégrèvement peut intervenir en principe après deux ans, ou cinq ans lorsque la valeur globale dépasse le seuil publié de 2,57 millions d’euros, sous conservation et absence d’événement. Les reports, créances de complément de prix et autres composantes suivent leurs règles propres.
Au retour, rapprochez les formulaires initiaux, les déclarations annuelles, les cessions, donations, rachats, annulations et changements de pays. Demandez une situation écrite au service compétent. Un tableur indiquant « délai écoulé » ne prouve pas le dégrèvement de toutes les composantes.
En cas de transfert successif vers un pays C, commencez par qualifier l’État de destination. Si ce pays relève du sursis sur option, la demande, accompagnée d’une proposition de garantie, doit selon la DGFiP être déposée au moins 90 jours avant ce second transfert. Indépendamment, tout nouveau changement de domicile fiscal doit être signalé au SIPNR dans les deux mois qui suivent. Vérifiez la destination et le dossier avant de déménager.
Conserver une Lda depuis la France change la carte de l’entreprise
Une Lda peut conserver des clients, des salariés et des locaux au Portugal après le retour de son associé. Cela ne suffit pas à maintenir toutes ses qualifications. Il faut identifier qui fixe les prix, engage les dépenses, négocie, signe, embauche, finance et peut refuser une instruction. Une direction effective ou un établissement stable français dépend de ces faits.
Faites analyser séparément la société et votre situation personnelle. L’analyse de la société traite gouvernance, substance, pouvoirs, paie du dirigeant, sécurité sociale, prix de transfert, retenues et bénéficiaire effectif. La bonne option réversible peut être une délégation réelle, un report de signature ou un temps d’observation documenté. Elle n’est pas la création immédiate d’une nouvelle holding.
Vos interlocuteurs
À qui demander les réponses et les documents du retour
- Fiscalité personnelle :fiscalistes des deux États ; analyse de résidence, liasses et rapprochement revenu-par-revenu.
- Impatriés et IFI :professionnel français compétent et DGFiP si nécessaire ; chronologie, fonction, rémunération de référence et cartographie immobilière.
- PPR et contrats :gestionnaire, ASF, fiscalistes et établissement concerné ; historique, qualification et réponse de maintien.
- Société : avocats fiscal et sociétés, contabilista certificadoet conseil français ; analyse de la direction effective et calendrier de conformité.
- Social et santé :institutions compétentes ; décision de législation, droits et formulaires.
- Famille :notaires et avocats des droits concernés ; relecture du régime, des testaments et des clauses.
Sources officielles consultées au 24 juillet 2026. La DGFiP décrit les déclarations lors du retour en France, le formulaire 3916–3916 bis, le régime des impatriés et les obligations d’exit tax. L’AT publie la procédure Modelo 3 et l’ article 16 du CIRS. Les formes de PPR sont présentées par la plateforme officielle de l’ASF. Ces pages doivent être rouvertes pour le millésime et l’opération réels.
Sept profils, sept parcours : décider quand votre situation ne tient pas dans une seule règle
Claire voudrait ne rien toucher à son épargne avant son départ, mais une vente de RSU prévue en novembre et son premier loyer à déclarer au Portugal l’obligent à choisir. Thomas et Inês ont trouvé un appartement, tandis que l’employeur de Thomas n’a pas encore tranché la paie et la sécurité sociale. C’est dans ces moments concrets que la chronologie devient plus utile qu’une règle prise isolément.
Les sept cas ci-dessous sont fictifs ou composites. Les noms, âges, dates, montants et circonstances ne décrivent aucun client réel. Ils ne témoignent d’aucune mission passée et ne promettent aucun résultat. Leur fonction est plus modeste : montrer l’ordre des questions, les documents qui changent une conclusion et l’étape réversible à placer avant une décision difficile à défaire.
Chaque cas sépare quatre cartes : fiscalité personnelle, sécurité sociale, travail ou société, puis droit civil et administratif. Les statuts CONFIRMÉ, CONDITIONNEL, VOLATIL et NON PROUVÉ. Ces quatre statuts sont conservés dans chaque cas. Lorsqu’un calcul apparaît, il s’agit uniquement d’une illustration bornée ; il ne liquide pas l’impôt du profil.
Accès direct aux sept profils
| Cas fictif ou composite | Décision qui ne doit pas être isolée | Document qui peut changer la réponse |
|---|---|---|
| 1. Claire — cadre à Lisbonne | Conserver PEA, RSU et appartement lyonnais sans traiter ces trois actifs comme une seule épargne française | Plans RSU par tranche, historique PEA et décompte français du loyer |
| 2. Thomas et Inês — télétravail, activité indépendante et achat | Commencer à travailler et signer une acquisition avant d’avoir séparé employeur, social, activité et crédit | A1 ou décision sociale, dossier AIMA, contrats clients et FINE |
| 3. Karim — recherche et IFICI | Fixer son budget sur le taux annoncé avant d’avoir identifié la branche, l’entité et l’organisme compétent | Fiche de fonction, reconnaissance de l’entité, diplômes et décision |
| 4. Martine et Alain — pensions, assurance-vie et vente | Additionner pensions et rachat dans un taux unique, puis vendre avant de connaître les deux bases de plus-value | Attestations de payeurs, nationalités, historique des primes et acte immobilier |
| 5. Hugo — SAS, exit tax, Lda et holding | Créer une structure portugaise avant d’avoir cartographié la gouvernance et le dossier d’exit tax | Cap table, valorisation, reports, pouvoirs et lieu réel des décisions |
| 6. Sophie et Miguel — couple binational à patrimoine élevé | Modifier la transmission en supposant qu’un choix de loi choisira aussi la fiscalité | État civil, nationalités, titres, donations, testaments et clauses |
| 7. Camille et Julien — retour, PPR, Luxembourg et comptes | Racheter ou transférer avant d’avoir qualifié les produits et les obligations déclaratives françaises | Contrats complets, déductions PPR, valeurs, IBAN et réponses des établissements |
Mode d’emploi des cas
- repérez l’événement qui vous ressemble, pas seulement le prénom ou le produit ;
- reprenez la liste de pièces et marquez « présent », « manquant », « périmé » ou « à revérifier à la date de la décision » ;
- identifiez l’acte irréversible et placez devant lui une demande écrite, une simulation ou une condition suspensive ;
- demandez une réponse écrite et signée pour chaque matière : un coordinateur ne transforme pas plusieurs compétences en une compétence unique.
Profil 1 — Claire : trois actifs français, trois chronologies
Cas fictif ou composite · cadre, PEA, RSU et appartement lyonnais
Cas fictif ou composite — les noms, montants et circonstances ne décrivent pas un client réel — Claire, 41 ans, prend un poste de cadre à Lisbonne
Claire vit seule et prévoit de commencer son emploi lisboète à l’automne. Elle conserve un PEA ouvert depuis plusieurs années, des RSU attribuées par son groupe pendant une période de travail en France et un appartement loué à Lyon. Elle voudrait « ne rien changer », mais une vente de RSU prévue en novembre et le premier loyer à déclarer au Portugal rendent l’attente impossible. Conserver le PEA, vendre des titres salariaux et percevoir un loyer français sont trois décisions différentes.
Cette semaine, Claire exporte les historiques du PEA et des RSU, puis suspend tout retrait et toute vente non nécessaire. Son appartement continue d’être géré, sans cession ni restructuration avant le rapprochement des bases française et portugaise. Elle conserve ainsi ses options sans oublier les déclarations portugaises.
Les six dates qui commandent ses choix
| Moment | Action | Preuve attendue |
|---|---|---|
| T-180 | Reconstituer logements, foyer, présence, emploi et date de début au Portugal | Calendrier personnel et analyse de résidence |
| T-120 | Demander l’historique complet du PEA et de chaque tranche de RSU | Relevés, plans, grant, service, vesting, livraison, restrictions et valeurs |
| T-90 | Faire qualifier la paie, les jours de travail et l’appartement lyonnais | Avenant, calendrier de jours, bail, charges et impôts français |
| Jour de prise de fonctions | Ouvrir un journal réel des jours et des événements du plan | Agenda, voyages, attestations employeur et avis d’opération |
| Avant retrait, vente ou nouvelle attribution | Obtenir une note bilatérale par actif ou tranche | Qualification, source, fait générateur, déclaration et scénario défavorable |
| N+1 | Rapprocher France et Portugal | 2042-NR si requise, Modelo 3, annexe J, retenues et crédits documentés |
Les quatre droits restent séparés
| Carte | Lecture du cas Claire | Statut |
|---|---|---|
| Fiscalité personnelle | Salaire ventilé par lieux physiques de travail ; RSU reconstituées par tranche ; loyers français imposables en France et recalculés au Portugal | CONDITIONNEL selon jours, plan, source, bases et crédit |
| Sécurité sociale | La législation dépend de l’emploi réel, des États de travail et de la décision compétente ; l’A1 éventuel reste dans le dossier social | CONDITIONNEL |
| Travail et employeur | Contrat, paie, retenue, accidents, santé-sécurité et risque d’établissement stable doivent être traités avant le travail régulier | CONDITIONNEL ; paie universelle NON PROUVÉE |
| Civil et administratif | Bail lyonnais, procurations, morada, déclarations de comptes et protection en cas d’incapacité restent à organiser | CONFIRMÉ pour l’inventaire ; résultat personnel CONDITIONNEL |
Actifs et flux à ne pas fusionner
- PEA : son maintien est confirmé côté français, sous les règles applicables au non-résident. Le traitement portugais des dividendes, cessions, opérations internes et retrait reste NON PROUVÉ.
- RSU : attribution, période de services, vesting, livraison et vente sont reconstitués tranche par tranche. Le nom du plan ne fixe ni le fait générateur ni la ventilation. Le point reste VOLATIL au regard des doctrines et des faits du plan.
- Appartement lyonnais : la France peut imposer les loyers et la future plus-value. Le Portugal recalcule selon ses règles et limite le crédit. Le crédit du prélèvement de solidarité français est NON PROUVÉ.
Documents présents, documents manquants
| Présent dans le cas | Manquant avant décision |
|---|---|
| Dernier relevé PEA, avis d’attribution RSU, bail lyonnais et offre d’emploi | Historique PEA complet, plans et annexes de toutes les tranches, jours de service par pays |
| Avis français de taxe et décompte du gestionnaire locatif | Base portugaise du loyer, position sur le crédit de solidarité et calendrier des paiements |
| Projet de date d’arrivée | Preuves de logements disponibles, dates de présence et analyse conventionnelle en cas de conflit |
| Package de rémunération | Avenant, traitement de paie, régime social et responsabilités de l’employeur |
Exemple de loyer, avec deux traitements possibles
- Date et profil :règles vérifiées le 24 juillet 2026 ; Claire est supposée résidente conventionnelle du Portugal et affiliée dans l’EEE de manière à satisfaire l’hypothèse sociale française publiée.
- Revenu et fait générateur :loyer français annuel, bases volontairement identiques de 20 000 €, sans écart de change ni différence de déduction.
- Taux illustratifs :IR français 20 %, prélèvement de solidarité 7,5 %, impôt portugais 25 %.
- Statut : calcul arithmétique conditionnel ; choix entre variantes NON PROUVÉ.
- Éléments exclus ou inconnus : charges, intérêts, tranche réelle, CSG/CRDS si la condition sociale manque, change, déficits, agrégation, frais et coût d’une restitution.
- Scénario défavorable : tant qu’aucune position portugaise n’admet le prélèvement de solidarité, budgéter la variante qui ne crédite que l’IR français.
Cette comparaison illustre un écart possible : elle ne calcule pas l’impôt personnel de Claire.
Deux variantes, assiette commune volontaire
France : 20 000 € × 20 % = 4 000 € d’IR Solidarité : 20 000 € × 7,5 % = 1 500 € Portugal illustratif : 20 000 € × 25 % = 5 000 € Variante A — seul l’IR français est crédité : France 5 500 € + Portugal (5 000 € − 4 000 €) = 6 500 € Variante B — IR et solidarité sont admis dans la limite portugaise : France 5 500 € + Portugal 0 € = 5 500 €
Le calcul ne prouve pas que la variante B est disponible. Les bases réelles peuvent diverger et chaque taux doit être revérifié pour l’année du revenu.
Les réponses à obtenir et les trois options de Claire
La paie et le fiscaliste bilatéral produisent une frise RSU par tranche. Le professionnel fiscal portugais rédige la note PEA et la liquidation du loyer. L’institution sociale rend la décision applicable. Le gestionnaire et la banque fournissent les historiques, sans qualifier seuls le droit portugais.
- Rester : tenir le journal des jours, déclarer les flux et conserver l’option de ne pas retirer du PEA.
- Revenir : requalifier RSU, PEA et revenus immobiliers à la date de retour, puis déclarer les comptes étrangers conservés.
- Pays C : demander au nouveau pays sa propre qualification du PEA et du plan, sans transporter la note portugaise comme verdict.
Ce que ce cas ne permet pas de conclure : Claire ne prouve ni une exonération portugaise du PEA, ni un pays unique d’imposition des RSU, ni le crédit portugais du prélèvement de solidarité.
Profil 2 — Thomas et Inês : quatre dossiers avant le travail ou l’achat
Cas fictif ou composite · télétravail, indépendant et achat
Cas fictif ou composite — les noms, montants et circonstances ne décrivent pas un client réel — Thomas, 39 ans, et Inês, 36 ans, préparent leur installation
Thomas et Inês ont trouvé un appartement qui leur plaît, et le vendeur attend une réponse. Pourtant, l’employeur français de Thomas n’a pas encore tranché la paie et la sécurité sociale pour ses deux jours de télétravail sur cinq. Inês, ressortissante brésilienne et graphiste indépendante pour plusieurs clients, attend encore des pièces de séjour. Leur vrai choix n’est donc pas encore le bien : c’est le risque qu’ils accepteraient de financer.
Ils choisissent de louer d’abord et conditionnent tout achat à l’examen du titre et à une offre de financement. Thomas ne maintient qu’un rythme provisoire, après confirmation écrite de l’employeur. Inês prépare son propre dossier AIMA et l’ouverture de son activité, car le CRUE de Thomas ne lui confère pas automatiquement les mêmes droits.
Le calendrier du couple avant de s’engager
| Moment | Thomas | Inês | Projet d’achat |
|---|---|---|---|
| T-180 | Employeur saisit séparément les responsables fiscal, social, paie et société | Vérifie titre, lien familial, visa éventuel et pièces AIMA | Budget de trésorerie sans hypothèse de prêt acquise |
| T-120 | Projette jours sur douze mois et prépare la demande sociale | Documente clients, autonomie, activité, TVA et protection | Sélectionne les critères du bien, sans promesse irrévocable |
| T-60 | Avenant, accidents, santé-sécurité et paie documentés | NIF, activité, contrat et couverture en cours | Demande plusieurs FINE ou simulations comparables |
| Arrivée | Journal réel des jours et contrôle A1 | Démarche de séjour distincte et début d’activité conforme | Location d’observation et audit du quartier |
| Avant promesse | Capacité du foyer après impôts et protection validée | Revenus indépendants prouvés et stressés | Audit de titre, FINE, taxes, assurance, conditions suspensives |
| N+1 | Rapproche paie, jours, France et Portugal | Modelo 3, activité, TVA et social | Coûts détenus et risques réels réintégrés au budget |
Les quatre droits du couple
| Carte | Thomas | Inês | Borne |
|---|---|---|---|
| Fiscalité | Salaire ventilé selon les lieux physiques de travail ; exception conventionnelle à conditions cumulatives | Catégorie B, régime réel ou simplifié, TVA, retenues et clients à qualifier | La résidence et les dates se testent personne par personne |
| Sécurité sociale | Règle ordinaire ou accord-cadre sur demande, avec A1 | L’accord-cadre salarié ne couvre pas son activité indépendante | L’institution compétente décide ; aucune convention privée ne remplace la décision |
| Travail, paie et activité | Contrat, inscription employeur éventuelle, paie, accidents, ACT et risque société | Ouverture, factures, vraie indépendance, assurance et obligations professionnelles | Le statut fiscal ne régularise pas le travail ni une relation subordonnée |
| Séjour, civil et immobilier | CRUE de citoyen UE selon ses conditions | Carte AIMA de membre de famille UE, pièces et rendez-vous propres | Titre, financement et propriété du couple se traitent avant la promesse |
Le pourcentage social ne décide ni l’impôt ni la paie
- Date et profil :règles vérifiées le 24 juillet 2026 ; Thomas est supposé résident du Portugal et salarié d’un seul employeur établi en France.
- Fait analysé : deux jours travaillés au domicile portugais et trois jours physiquement en France sur une semaine de cinq jours.
- Statut : arithmétique confirmée ; application de l’accord-cadre conditionnelle à toutes les autres exigences, à une demande et à un A1.
- Éléments exclus ou inconnus : congés, voyages, pays tiers, autre employeur, activité indépendante, impôt, paie, droit du travail et établissement stable.
- Scénario défavorable : si une condition manque ou si la demande échoue, l’institution de résidence applique les règles ordinaires à la configuration réelle.
Les 40 % décrivent seulement le rythme de travail ; l’institution doit encore accepter la demande.
Part de télétravail au domicile portugais
2 jours ÷ 5 jours = 40 %
Le résultat de 40 % ouvre seulement l’analyse de l’accord-cadre. Il ne maintient pas une législation sociale par lui-même et ne tranche aucune imposition.
L’achat vient après le budget complet
Le couple compare les FINE par taux nominal, TAEG, coût imputé au crédit, échéances, commissions, assurances et produits liés. Il ajoute IMT, droit de timbre, acte, registre, garantie, travaux, copropriété, entretien et coût de sortie. Les ratios prudentiels ne sont pas un droit au prêt. Apport, taux, assurance et acceptation viennent uniquement de l’offre et du dossier.
La décision d’achat reste conditionnée à la vérification du titre, de l’usage, du statut de résidence à la date de l’acte et du champ IMT alors applicable. Tout poste sans offre ou devis est marqué « inconnu — devis requis ». Le couple ne finance pas le bien sur le seul revenu brut de Thomas et le chiffre d’affaires facturé par Inês.
Pièces et statuts
- Présents : projet d’avenant, acte de mariage, premiers contrats clients et épargne d’apport.
- Manquants : A1 ou décision sociale, note de paie, dossier AIMA complet, historique de revenus indépendants, FINE, audit du titre et devis d’assurance.
- CONFIRMÉ :l’A1 atteste seulement la législation sociale ; le proche non-UE suit une démarche distincte du CRUE ; la FINE documente le crédit.
- CONDITIONNEL : accord-cadre, obligations de l’employeur, cotisations d’Inês, financement et fiscalité de l’achat.
- VOLATIL : procédure sociale européenne, formalités ACT, formulaires, IMT et pratiques de crédit.
- NON PROUVÉ : paie universelle, net comparatif et prêt disponible.
Qui doit répondre avant le travail régulier ou l’achat ?
L’institution sociale délivre la décision et l’A1. L’employeur, la paie et les conseils travail/fiscal rendent chacun leur analyse écrite. AIMA traite le séjour d’Inês. Le contabilista certificadoqualifie son déclaratif. La banque ou l’intermédiaire enregistré remet la FINE ; l’avocat ou le notaire compétent traite titre et acte.
- Rester : rapprocher chaque trimestre jours, paie, A1 et revenus indépendants, puis tester le coût détenu du logement.
- Revenir : clôturer l’activité si nécessaire, traiter le logement portugais et réouvrir le social et les déclarations en France.
- Pays C :recommencer immigration, social, activité et portabilité du financement ; l’accord-cadre France–Portugal ne donne aucune réponse générale au pays suivant.
Ce que ce cas ne permet pas de conclure :le rythme de 40 % ne maintient rien automatiquement, l’activité indépendante d’Inês n’entre pas dans l’accord salarié et aucune FINE ne prouve à elle seule que l’achat est soutenable.
Profil 3 — Karim : le dossier IFICI commence avant le taux
Cas fictif ou composite · recherche et IFICI
Cas fictif ou composite — les noms, montants et circonstances ne décrivent pas un client réel — Karim, 37 ans, envisage un poste de recherche à Lisbonne
Karim, chercheur en photonique, doit répondre au laboratoire avant la fin du mois. La structure portugaise évoque l’IFICI, mais son loyer restera identique si le régime est refusé. Il vit en couple, sans enfant, et son partenaire conserve une activité sans lien avec la recherche. Entre un contrat à durée déterminée à Lisbonne et un projet maintenu en France, son budget ne peut donc pas partir du seul taux annoncé.
Karim négocie d’abord une rémunération viable sous le droit commun. Il diffère tout engagement patrimonial long tant que l’activité, la fonction, l’entité, sa qualification, l’organisme compétent et le délai de dépôt ne sont pas documentés. L’IFICI devient alors un avantage éventuel, jamais la condition de son installation.
Du contrat proposé à la décision IFICI
| Moment | Question | Ce que Karim doit obtenir |
|---|---|---|
| T-180 | Karim a-t-il été non-résident du Portugal pendant les cinq années antérieures requises ? | Chronologie, certificats, déclarations et avis d’impôt |
| T-150 | Quelle branche de l’article 58-A pourrait viser l’activité réelle ? | Note citant texte, fonction, activité et conditions cumulatives |
| T-120 | L’entité et le poste remplissent-ils leurs propres critères ? | Fiche de poste, organigramme, CAE, reconnaissance et pièces de l’entité |
| T-90 | Quel organisme reçoit le dossier, selon quel formulaire et quel délai ? | Procédure officielle applicable, dossier, accusé de réception et responsable identifié |
| Avant signature irréversible | Le package reste-t-il soutenable si le régime est refusé ou perdu ? | Deux budgets à hypothèses identiques et coûts inconnus visibles |
| Chaque année | Fonction, entité et activité sont-elles restées dans la branche admise ? | Revue annuelle et signalement documenté des changements |
Les quatre droits du cas Karim
| Carte | Question du cas | Statut |
|---|---|---|
| Fiscalité | Le revenu net portugais de catégorie A ou B provient-il réellement de l’activité qualifiante ? Quels autres revenus suivent le droit commun ? | IFICI CONDITIONNEL ; formulaires et listes VOLATILS |
| Sécurité sociale | Contrat salarié, détachement, pluriactivité ou autre configuration ; quelle institution décide ? | CONDITIONNEL, indépendant du régime fiscal |
| Travail et employeur | Fonction réelle, employeur, paie, contrat, accidents, santé-sécurité et éventuels travaux en France | CONDITIONNEL |
| Civil et administratif | Résidence, séjour du partenaire, logement, comptes et effets d’un contrat temporaire | Personne par personne ; aucun avantage transmis au partenaire |
Pièces présentes et manquantes
| Présent | Manquant ou à faire confirmer |
|---|---|
| Diplôme, publications, offre de poste et projet scientifique | Branche légale exacte, reconnaissance de l’entité, fonction effective et organisme compétent |
| Avis d’impôt français récents | Preuve complète des cinq années antérieures et absence de résidence portugaise |
| Description générale du laboratoire | CAE, statut, financement, certification ou autre critère exigé par la branche |
| Simulation RH | Budget de droit commun, cotisations, logement, frais, date de paiement et coût d’un retour |
Aucun gain IFICI n’est chiffré dans ce cas
Faute de revenu, d’assiette, d’activité admise, d’autres revenus, de cotisations et de foyer documentés, aucun impôt personnel n’est chiffré. Karim compare donc deux budgets de structure identique — IFICI admis et IFICI refusé — sans transformer un coût inconnu en zéro.
La catégorie H des pensions ne figure pas dans l’exonération étrangère IFICI. Le partenaire de Karim ne reçoit pas le régime par contagion. Ces deux limites restent vraies même si Karim obtient une décision positive pour son activité.
Qui confirme le régime et comment garder un plan B ?
L’organisme compétent pour la branche instruit ou confirme le dossier selon la procédure. L’AT traite le régime fiscal. L’employeur documente la fonction et l’entité. Le professionnel fiscal portugais produit une note d’éligibilité avec un scénario de refus, tandis que le spécialiste social et la paie valident leurs colonnes. Karim demande un accusé et une conclusion écrite ; une promesse orale du recruteur ne remplace pas cette réponse.
- Rester : contrôler annuellement poste, activité, entité, délai et catégorie de chaque revenu.
- Revenir : tester recrutement français, impatriés, déclaration des comptes et devenir des revenus différés sans supposer une continuité IFICI.
- Pays C : fermer le régime portugais selon ses règles et reprendre entièrement l’audit du pays d’arrivée.
Ce que ce cas ne permet pas de conclure :le diplôme et le mot « recherche » ne prouvent ni la branche, ni l’entité, ni l’inscription, ni le maintien. Aucun net IFICI ne peut être extrapolé.
Profil 4 — Martine et Alain : une qualification par pension, un circuit par opération
Cas fictif ou composite · pensions, assurance-vie et vente
Cas fictif ou composite — les noms, montants et circonstances ne décrivent pas un client réel — Martine, 69 ans, et Alain, 71 ans, préparent retraite et cession
Martine et Alain veulent enfin simplifier leur patrimoine, mais hésitent à vendre l’appartement français et à racheter l’assurance-vie la même année. Martine, française, perçoit une pension liée à un ancien emploi public. Alain, également français, reçoit une pension privée et une pension de sécurité sociale. Le couple vit au Portugal, n’a pas de société et découvre que ces revenus ne se réunissent pas dans un taux unique.
La simplification ne consiste pas à exécuter toutes les opérations la même année. Le couple commence par demander à chaque payeur la nature juridique de la prestation et le service qui l’a générée. Il fait ensuite reconstituer les bases de la vente dans les deux pays, puis l’historique complet des primes de l’assurance-vie. L’option réversible est de maintenir le contrat sans rachat et de différer la vente jusqu’à réception des deux simulations.
Trois flux, trois calendriers
| Moment | Pensions | Assurance-vie | Appartement |
|---|---|---|---|
| T-180 | Demander payeur, ancien emploi, nature publique/privée et décisions | Obtenir contrat, primes, rachats, gain et valeurs | Rassembler acte, travaux, loyers, impôts et valeur |
| T-120 | Qualifier article conventionnel et nationalités | Faire analyser PFL, Portugal, article 12/23 et crédit | Calculer séparément bases française et portugaise |
| T-90 | Vérifier retenues, santé et déclarations | Obtenir procédure écrite de l’assureur | Tester mandat de vente, prix net, change et calendrier |
| Avant tout ordre | Rapprocher les trois pensions séparément | Comparer maintien et rachat sans crédit présumé | Valider fait générateur, représentant éventuel et trésorerie |
| N+1 | Contrôler attestations et déclarations | Rapprocher prélèvement, base portugaise et éventuelle restitution | Rapprocher plus-value, retenues et crédit limité |
Les quatre droits du couple
| Carte | Lecture du cas | Statut |
|---|---|---|
| Fiscalité | Pension publique, pension privée, sécurité sociale, rachat et plus-value immobilière sont qualifiés séparément | CONDITIONNEL ; article AV et crédit NON PROUVÉS |
| Sécurité sociale et santé | L’État compétent dépend des pensions, de la résidence et de la coordination ; le S1 éventuel ne décide pas l’impôt | CONDITIONNEL, décision des institutions |
| Contrats et établissements | Assureur, payeurs de pensions, banque et intermédiaire immobilier fournissent documents et procédures, sans rendre seuls l’avis bilatéral | CONFIRMÉ pour les données ; qualification CONDITIONNELLE |
| Civil et famille | Propriété de l’appartement, régime du couple, clause bénéficiaire et héritiers doivent rester cohérents avec la vente et le contrat | CONDITIONNEL ; acte par professionnel compétent |
Identifier chaque pension avant de la déclarer
| Flux | Question conventionnelle | Borne du cas | Pièce |
|---|---|---|---|
| Pension publique de Martine | Relève-t-elle réellement de l’article 20 §2 et quel État impose au regard de la résidence et de la nationalité ? | La France impose en principe dans ce cas fictif, sous qualification du service et du payeur | Décision, payeur, ancien emploi, nationalités et texte actuel |
| Pension privée d’Alain | Est-elle une pension versée au titre d’un emploi antérieur entrant dans l’article 19 ? | État de résidence en principe si la qualification est établie | Contrat de retraite, ancien employeur et forme du paiement |
| Pension de sécurité sociale d’Alain | La doctrine française la classe-t-elle parmi les pensions privées dans la convention actuelle ? | Ne pas l’assimiler à une pension publique par le seul nom de la caisse | Attestation du régime et nature de la prestation |
| Rachat d’assurance-vie | Article 12 ou article 23, réduction française et crédit portugais ? | Qualification conventionnelle NON PROUVÉE | Contrat, primes, gain, procédure assureur et note bilatérale |
Deux calculs séparés, sans total bilatéral certain
- Date et profil :règles vérifiées le 24 juillet 2026 ; Martine et Alain sont supposés résidents conventionnels du Portugal, au droit commun, sans ancien RNH et sans application IFICI au revenu.
- Actif et fait générateur :rachat d’un contrat français reconnu en catégorie E au Portugal, âgé de neuf ans, valeur 200 000 €, primes 150 000 €, gain 50 000 €.
- Assiette et taux portugais illustratifs :au moins 35 % des primes versées dans la première moitié du contrat, base ramenée à 40 % du gain et hypothèse de 28 %, sans agrégation.
- Couche française :gain fiscal français supposé identique et PFL interne de 7,5 % après huit ans, sous les conditions DGFiP.
- Statuts :calculs CONDITIONNELS ; article conventionnel et crédit portugais NON PROUVÉS.
- Éléments exclus ou inconnus : frais, change, agrégation, ancien RNH, restitution, article conventionnel, crédit, autres revenus et procédure.
- Scénario défavorable : prévoir le décaissement des deux couches jusqu’à validation de la réduction, de la restitution ou du crédit, sans les additionner comme impôt final.
Ces montants isolent les deux calculs : ils ne donnent pas le coût fiscal définitif du rachat.
Calcul portugais illustratif
Gain : 200 000 € − 150 000 € = 50 000 € Base illustrative : 50 000 € × 40 % = 20 000 € Impôt portugais illustratif : 20 000 € × 28 % = 5 600 €
Le résultat de 5 600 € ne prouve ni la qualification du contrat ni la charge bilatérale.
Prélèvement français interne séparé
Gain fiscal français supposé : 50 000 € PFL interne après huit ans : 50 000 € × 7,5 % = 3 750 €
Les 3 750 € ne sont pas automatiquement crédités au Portugal. L’article conventionnel, la procédure et le montant finalement dû restent à valider.
Vente française : deux bases, pas un seul relevé de notaire
La France peut imposer la plus-value de l’immeuble. Le Portugal recalcule également selon sa base, retient en principe 50 % du solde immobilier du résident et l’agrège, puis limite le crédit. Abattements français, frais admis, change et prix de revient portugais ne se transposent pas automatiquement. Le notaire traite l’acte français ; il ne liquide pas seul l’impôt portugais.
Les documents à obtenir avant de simplifier
- Présents : titres de pension, dernier relevé d’assurance-vie et acte d’achat.
- Manquants : attestations de nature, textes actuels, historique des primes, gain fiscal, coûts de vente, simulation portugaise et position conventionnelle.
- Intervenants à saisir :caisses et institutions sociales pour pensions et santé ; fiscalistes des deux États pour convention et liquidations ; assureur pour données et procédure ; notaire et professionnel fiscal pour la vente.
- Documents à obtenir : analyse pension par pension, simulation AV en quatre couches et double calcul immobilier.
- Rester : maintenir les pensions séparées, différer le rachat et décider de la vente après les deux simulations.
- Revenir : rouvrir le pays d’imposition de chaque pension, déclarer les comptes étrangers et requalifier le contrat conservé.
- Pays C : faire qualifier pensions, assurance-vie et produit de vente dans le nouveau pays avant l’arrivée.
Ce que ce cas ne permet pas de conclure : il n’existe ni taux unique des retraites, ni article conventionnel acquis pour le rachat, ni base de plus-value commune aux deux États.
Profil 5 — Hugo : cartographier la SAS et l’exit tax avant d’ajouter une Lda
Cas fictif ou composite · SAS, exit tax, Lda et holding
Cas fictif ou composite — les noms, montants et circonstances ne décrivent pas un client réel — Hugo, 46 ans, dirige une SAS française depuis son projet lisboète
Sur le papier, le projet d’Hugo tient en trois cases : sa SAS française, une future Lda à Lisbonne et peut-être une holding commune. Dans la vie, il est marié, père de deux adolescents, dirige réellement la SAS et pourrait céder une partie de ses titres dans les prochaines années. Or il ne dispose encore ni d’une valorisation défendable, ni d’un inventaire complet de ses reports d’imposition.
Sa première décision n’est donc pas de créer une société. Il diffère toute interposition ou tout apport, conserve provisoirement les structures existantes et documente qui décide réellement en France. Il limite aussi les nouveaux pouvoirs exercés depuis le Portugal. La structure viendra après l’analyse de sa situation personnelle, de la SAS, de l’exit tax et du besoin économique portugais.
Le projet, douze mois avant le départ
| Moment | Personne | SAS | Projet Portugal |
|---|---|---|---|
| T-12 mois | Résidence, famille, fonctions, rémunérations et titres | Cap table, droits, reports, compléments de prix et valorisation | Activité, clients, personnes, locaux et besoin économique |
| T-9 mois | Audit exit tax et calendrier de cession | Pouvoirs, signatures, budgets, négociations et direction effective | Comparer activité personnelle, Lda et conventions réelles |
| T-6 mois | Contrat ou mandat, social, paie et jours | Analyse écrite de l’établissement stable et de la gouvernance | Comptabilité, TVA, social, substance et financement |
| Avant départ | Déclarations, valeurs et preuves | Délégations réelles et calendrier des décisions | Aucun apport, holding ou contrat intragroupe non validé |
| Après arrivée | Journal de fonctions et rémunérations | Procès-verbaux, lieux, décideurs et pouvoirs réels | Activité facturée, personnes, coûts et obligations locales |
| Avant cession ou pays C | Événements d’exit tax et résidence | Retenues, prix, complément de prix et bénéficiaire effectif | Conséquences de distribution, transfert et fermeture |
Les quatre droits d’Hugo
| Carte | Question | Statut |
|---|---|---|
| Fiscalité personnelle | Champ de l’exit tax, salaire ou mandat, dividendes, plus-values, reports et crédits | CONDITIONNEL ; paramètres et formulaires VOLATILS |
| Sécurité sociale | Salarié, dirigeant, pluriactivité, détachement ou régime portugais ; quelle institution décide ? | CONDITIONNEL, indépendant de l’exit tax |
| Société et employeur | Direction effective, établissement stable, paie, pouvoirs, substance et prix de transfert de chaque entité | CONDITIONNEL ; aucune réponse universelle |
| Civil et famille | Propriété des titres, régime matrimonial, pacte, garanties, décès, mandat de protection et transmission | CONDITIONNEL ; actes par professionnels habilités |
Trois architectures à tester avec les mêmes fonctions
| Architecture | Question économique | Risque à documenter | Document à obtenir |
|---|---|---|---|
| SAS française seule | L’activité portugaise peut-elle être exercée sans présence taxable ou non conforme ? | Direction depuis Lisbonne, établissement stable, paie et droit du travail | Analyse propre à la SAS |
| SAS + Lda opérationnelle | Quelles fonctions, personnes, actifs et clients justifient la Lda ? | Prix de transfert, double coût, social, TVA et distribution | Business plan et conventions exécutables |
| Holding + SAS + Lda | Quelle fonction propre justifie la holding au-delà de la détention ? | Participation exemption conditionnelle, bénéficiaire effectif, substance et anti-abus | Analyse de la holding et organigramme des flux |
Aucun impôt personnel d’Hugo n’est chiffré
Nous ne chiffrons pas ici l’impôt personnel d’Hugo : il manque la valeur et le prix de revient de ses titres, ses droits, ses reports d’imposition, ses coûts, ses rémunérations et le calendrier de ses décisions. Donner un montant malgré ces inconnues créerait une fausse précision. Les seuils de l’exit tax servent seulement à vérifier s’il entre dans son champ.
Le taux général d’IRC 2026 et la tranche de certaines PME ne donnent ni l’impôt total de la Lda, ni le montant distribuable, ni le revenu disponible d’Hugo. Derramas, taxations autonomes, rémunération, social, coûts et distribution restent séparés.
Pièces et statuts visibles
- Présents : statuts de la SAS, pacte, derniers comptes, organigramme simplifié et projet d’activité portugaise.
- Manquants : cap table économique et de vote, valorisation, prix de revient, reports, compléments de prix, calendrier de cession, pouvoirs effectifs et budget Lda.
- CONFIRMÉ : le Portugal ouvre en principe le sursis UE et une SGPS n’est pas un avantage fiscal en soi.
- CONDITIONNEL : champ et dégrèvement d’exit tax, participation exemption, direction effective et établissement stable.
- VOLATIL : formulaires exit tax, taux IRC, derramas et paramètres annuels.
- NON PROUVÉ : structure procurant le meilleur revenu disponible, paie miroir universelle ou intérêt d’une holding.
Les confirmations à obtenir avant toute nouvelle structure
Les fiscalistes France–Portugal rendent deux avis distincts : l’un sur l’exit tax, l’autre sur la situation personnelle. Les avocats fiscal et sociétés rédigent une analyse séparée pour chaque entité. Les contabilistas certificados et experts-comptables traitent comptes, déclarations et prix de transfert. Les institutions sociales qualifient l’affiliation. Les actes appartiennent aux professionnels habilités sous leurs lettres de mission.
- Rester : documenter la direction réelle, suivre le sursis et n’ajouter une entité que si ses fonctions sont prouvées.
- Revenir : rouvrir direction de la Lda, paie, social, impatriés éventuels et devenir du dossier d’exit tax.
- Pays C :qualifier le pays avant le transfert ; si le sursis devient un sursis sur option, déposer la demande et la proposition de garantie au moins 90 jours avant le changement, puis informer le SIPNR dans les deux mois qui suivent le nouveau domicile fiscal. Recommencer aussi l’analyse de chaque société dans le pays C.
Ce que ce cas ne permet pas de conclure : une adresse lisboète ne déplace pas mécaniquement la SAS, une Lda ne résout pas seule le risque et une holding n’efface ni l’exit tax ni l’impôt personnel.
Profil 6 — Sophie et Miguel : choisir une loi n’est pas choisir un impôt
Cas fictif ou composite · couple binational, patrimoine élevé et transmission
Cas fictif ou composite — les noms, montants et circonstances ne décrivent pas un client réel — Sophie, 56 ans, et Miguel, 59 ans, organisent une transmission
Sophie et Miguel veulent protéger le survivant sans désavantager l’un de leurs deux enfants. Sophie est française et portugaise, Miguel portugais ; un enfant vit en France, l’autre au Portugal. Mariés depuis longtemps, ils détiennent un patrimoine financier, immobilier et entrepreneurial élevé dans les deux pays, plusieurs contrats et des donations anciennes.
Leur priorité humaine est claire, mais elle ne choisit ni la loi ni l’impôt. Ils reportent donc toute donation nouvelle et tout versement important sur un contrat jusqu’à l’analyse du régime matrimonial, de la propriété des actifs, des règles civiles et des territorialités fiscales.
L’ordre des décisions familiales
| Moment | Travail | Document à obtenir |
|---|---|---|
| T-12 mois | Reconstituer mariage, résidences, nationalités, enfants, propriété et donations | Chronologie civile et inventaire sourcé |
| T-9 mois | Déterminer le régime matrimonial et la propriété avant succession | Note de liquidation du régime, actif par actif |
| T-6 mois | Tester résidence habituelle, choix de loi possible, legítima et héritiers | Schéma civil avec quotité et branches conditionnelles |
| T-4 mois | Cartographier territorialités fiscales France et Portugal | Double simulation sans convention familiale supposée |
| T-2 mois | Relire clauses bénéficiaires, pactes, testaments et liquidités | Actes annotés, ordre d’exécution et responsabilités |
| Avant chaque acte | Revérifier la résidence, le bénéficiaire, les actifs, les primes et les textes applicables | Validation signée du professionnel responsable |
Les quatre droits de Sophie et Miguel
| Carte | Question | Borne |
|---|---|---|
| Fiscalité | Quels actifs, donateurs, défunts ou bénéficiaires entrent dans chaque territorialité ? Quels mécanismes internes limitent une double charge ? | Pas de convention successorale familiale générale |
| Sécurité sociale | Les pensions, soins ou droits sociaux futurs modifient-ils le besoin de protection et de liquidité ? | La couverture ne choisit ni la loi successorale ni l’impôt |
| Société et contrats | Pactes, clauses de sociétés, pouvoirs, assurances et bénéficiaires transmettent-ils réellement les droits voulus ? | Chaque contrat a sa propre exécution et ses propres risques |
| Civil et famille | Quel régime matrimonial, quelle loi successorale, quelle legítima, quels héritiers et quel choix de loi valable ? | Le règlement 650/2012 coordonne le civil, pas la fiscalité |
Quatre couches de transmission
| Couche | Question | Pièce | Qui doit répondre |
|---|---|---|---|
| Propriété avant décès | À qui appartient chaque bien après liquidation du régime matrimonial ? | Contrat de mariage, actes, remploi, comptes et financements | Notaire ou avocat compétent |
| Succession civile | Quelle loi gouverne, quel choix est valable et quelle réserve protège les proches ? | Testaments, nationalités, résidence habituelle et famille | Professionnels civils des droits concernés |
| Fiscalité Portugal | Actif portugais, bénéficiaire, exonération familiale du droit de 10 % et éventuel 0,8 % immobilier ? | Nature, lieu, valeur, bénéficiaire et déclaration | AT et professionnel fiscal portugais |
| Fiscalité France | Domicile du défunt ou donateur, biens français, résidence du bénéficiaire, 750 ter, 990 I ou 757 B ? | Résidences, primes, bénéficiaires, actif et historique | Notaire et professionnel fiscal français |
Aucun gain successoral synthétique
Le règlement européen sur les successions ne répartit pas l’impôt. L’accord franco-portugais de 1994 ne constitue pas une convention familiale générale. Le couple doit donc calculer les territorialités internes séparément et documenter les éventuels mécanismes internes d’allègement.
La legítima portugaise protège conjoint, descendants et, à défaut, ascendants selon la famille. Une fraction courante ne devient pas une réserve universelle. Le choix d’une loi nationale dans un testament ne choisit ni l’État taxant, ni le régime d’un contrat d’assurance.
Pièces et statuts visibles
- Présents : actes d’état civil, titres immobiliers, organigrammes de sociétés, testaments anciens et contrats d’assurance.
- Manquants : choix de loi formalisé, preuve des résidences habituelles, historique complet des donations et primes, clauses annotées, résidence fiscale des enfants et valorisations.
- CONFIRMÉ : séparation civil/fiscal, absence de convention familiale générale et exclusion des créances d’assurance-vie du champ portugais visé de l’Imposto do Selo.
- CONDITIONNEL : legítima, exonération familiale portugaise, 750 ter, 990 I, 757 B, régime matrimonial et clause bénéficiaire.
- NON PROUVÉ : résultat global, crédit interne dans une configuration donnée et effet d’une clause sans qualification complète.
Qui intervient avant une donation ou un nouveau testament ?
Les notaires et avocats déterminent propriété, loi, réserve et actes. Les fiscalistes de chaque État calculent leurs territorialités et rapprochent les résultats. Les assureurs décrivent le contrat, l’assuré, le souscripteur, les bénéficiaires et l’historique. Le coordinateur patrimonial tient l’inventaire et le calendrier, sans rédiger l’acte ni rendre la consultation réservée.
- Rester : mettre à jour actes et clauses, conserver une liquidité suffisante et faire revérifier les conséquences civiles et fiscales avant toute donation.
- Revenir : revoir résidence habituelle, territorialité française du foyer et des enfants, IFI et contrats étrangers.
- Pays C : ajouter le droit civil et fiscal du nouveau pays, sans supposer que le choix de loi ou les exonérations portugaises y produiront le même résultat.
Ce que ce cas ne permet pas de conclure : le niveau de patrimoine, la binationalité et un testament ne garantissent ni liberté totale, ni neutralité fiscale, ni capacité d’un intervenant à agir dans tous les pays.
Profil 7 — Camille et Julien : le retour est une nouvelle entrée fiscale
Cas fictif ou composite · retour, PPR, contrat luxembourgeois et comptes
Cas fictif ou composite — les noms, montants et circonstances ne décrivent pas un client réel — Camille, 49 ans, et Julien, 51 ans, reviennent en France
Camille et Julien rentrent en France à la fin de l’été et veulent réduire au plus vite le nombre de formulaires à remplir. Camille détient un PPR alimenté au Portugal, Julien un contrat d’assurance luxembourgeois. S’ajoutent deux comptes portugais, un compte-titres étranger et un compte d’actifs numériques, tandis qu’une offre d’emploi française reste en discussion pour Camille.
Leur premier réflexe est de tout fermer et de racheter le PPR avant le retour. Ils font l’inverse : demander le maintien sans retrait, exporter les historiques et faire qualifier chaque droit. Ils choisiront ensuite les dates à partir de simulations bilatérales, pas pour gagner quelques lignes sur un formulaire français.
Préparer le retour sans fermer trop tôt
| Moment | Action | Document attendu |
|---|---|---|
| T-12 mois | Inventorier PPR, contrat luxembourgeois, comptes, prix de revient, revenus et résidences | Passeport par actif et registre des opérations projetées |
| T-9 mois | Reconstituer déductions PPR, primes, frais, garanties, rachats et bénéficiaires | Historique fiscal et contractuel complet |
| T-6 mois | Faire qualifier maintien, déclaration et sortie en France | Analyses écrites du PPR, de l’assurance, des comptes et des actifs numériques |
| T-4 mois | Tester offre d’emploi, chronologie des impatriés et IFI entrant | Note française distincte et cartographie immobilière |
| T-60 jours | Mettre à jour morada, préparer dernière Modelo 3 et réponses des établissements | Accusés, valeurs, documents fiscaux et calendrier |
| N+1 | Déposer France et Portugal, puis rapprocher revenus et comptes | 2042-NR si requise, 2042, 2047, 3916–3916 bis, Modelo 3 et annexes |
Les quatre droits du retour
| Carte | Question | Statut |
|---|---|---|
| Fiscalité | Dates des deux périodes, impatriés, IFI entrant, PPR, contrat luxembourgeois, comptes et revenus différés | CONDITIONNEL ; PPR NON PROUVÉ |
| Sécurité sociale | Quelle législation s’applique au nouvel emploi et que deviennent soins, carrière et formulaires européens ? | CONDITIONNEL, décision des institutions |
| Employeur et contrats | Recrutement avant retour, paie, fonction, produit maintenu, distributeur et établissement responsables | CONDITIONNEL ; habilitation Portugal à vérifier service par service |
| Civil et administratif | Morada, comptes, bénéficiaires, testaments, propriété et déclarations d’avoirs étrangers | CONFIRMÉ pour l’inventaire ; effet individuel CONDITIONNEL |
Un passeport par droit étranger
| Droit détenu | Ce qui est établi | Ce qui reste ouvert | Action réversible |
|---|---|---|---|
| PPR de Camille | Il peut prendre plusieurs formes réglementaires portugaises et avoir produit des déductions | Qualification française, 3916–3916 bis, rente, capital, rachat et convention | Maintien sans retrait avec réponse du gestionnaire |
| Contrat luxembourgeois de Julien | Le cadre prudentiel attribue les actifs représentatifs à l’entreprise d’assurance ; le droit de Julien reste une créance contractuelle assortie d’un rang | Déclaration française, fiscalité, coûts, disponibilité, distributeur et service transfrontière | Obtenir valeurs, conditions et acceptation de la résidence française |
| Comptes portugais | Leur maintien peut être opérationnellement possible selon l’établissement | Revenus, frais, 3916, prix de revient et obligations portugaises de non-résident | Conserver jusqu’au rapprochement et demander les attestations |
| Compte d’actifs numériques | Le compte, les opérations et les actifs doivent être inventoriés | Qualification, prix de revient, FIFO, événement de sortie du Portugal et déclaration française | Exporter l’historique avant toute clôture |
Aucun résultat PPR ou Luxembourg n’est chiffré
La forme du PPR, les déductions, la qualification française, le fait générateur et l’article conventionnel ne sont pas établis par son nom. Le contrat luxembourgeois ne reçoit pas davantage un traitement fiscal ou une garantie de valeur par son pays. Les données du cas ne permettent de chiffrer ni le PPR ni le contrat luxembourgeois.
Le privilège luxembourgeois est un rang de créance sur les actifs représentatifs en liquidation. Il ne supprime ni risque d’investissement, ni valorisation, ni liquidité, ni frais, ni conditions contractuelles.
Pièces présentes et manquantes
- Présents : derniers relevés, projet de contrat de travail, avis IRS récents et liste des comptes.
- Manquants : règlement PPR, forme ASF, historique des déductions, primes du contrat luxembourgeois, valeurs de rachat, prix de revient des titres et crypto, IBAN/BIC, attestations fiscales et réponses de maintien.
- CONFIRMÉ : déclaration des comptes bancaires et comptes d’actifs numériques étrangers entrant dans le champ, propriété des actifs représentatifs par l’assureur et séparation des deux périodes déclaratives.
- CONDITIONNEL :qualification du PPR, déclaration 3916–3916 bis du PPR selon sa forme, régime des impatriés, territorialité IFI temporaire et traitement des revenus.
- VOLATIL : formulaires, campagne Modelo 3, paramètres annuels et procédures d’établissement.
- NON PROUVÉ : qualification française du PPR et capacité propre d’un distributeur à fournir un service précis au Portugal sans preuve documentaire de son habilitation transfrontière.
Qui doit répondre avant une clôture ou un rachat ?
Le gestionnaire PPR et l’ASF documentent forme et droits. Les professionnels fiscaux France–Portugal produisent la qualification et les liasses. L’assureur luxembourgeois fournit contrat, valeur, risques et procédure. Le prestataire autorisé pour le pays, le service et le produit assume toute recommandation réglementée. Les institutions sociales traitent affiliation et santé.
- Rester : maintenir les produits après contrôle, suivre les comptes et ne déclencher une sortie qu’après un avis bilatéral écrit.
- Revenir : séparer les périodes, déclarer les avoirs étrangers, tester l’emploi et l’IFI, puis choisir le sort des produits.
- Pays C : obtenir l’acceptation de chaque établissement et la qualification propre au pays C avant tout transfert.
Ce que ce cas ne permet pas de conclure : fermer un compte ne supprime pas son historique, le PPR n’est pas assimilé par son nom et le Luxembourg ne garantit ni capital, ni fiscalité, ni accessibilité universelle.
Règle commune aux sept cas
La fiche à conserver pour chaque décision, même si vous changez de pays
- scène de vie, décision, date cible et raison économique ;
- chronologie par personne, emploi, actif, contrat et société ;
- quatre droits séparés, avec administration ou professionnel responsable ;
- documents présents, manquants, expirés et à revérifier à la date de la décision ;
- statuts de vérité visibles au point de décision ;
- calcul uniquement si toutes ses hypothèses sont affichées, avec un scénario défavorable ;
- option réversible, acte irréversible et condition suspensive ;
- réponse écrite et signée, professionnel responsable, date de validité et prochaine revue ;
- trois scénarios : rester, revenir et partir dans un pays C.
Sources officielles mobilisées dans les sept cas. La matrice fiscale part de la convention France–Portugal consolidée. Les règles portugaises se lisent dans le CIRS, article 15, publié par l’AT, dont les pages relatives à la résidence, aux catégories de revenu et à l’IFICI doivent être rouvertes avant usage. La coordination sociale relève du règlement 883/2004 et des institutions compétentes. Les cas de transmission mobilisent le règlement 650/2012, qui n’organise pas l’impôt. Chaque lien soutient une règle générale, jamais la conclusion individuelle du cas fictif.
Éviter les erreurs et obtenir les bonnes réponses : vos check-lists avant de décider
Vous êtes peut-être à la veille de signer une promesse, de demander un rachat ou de préparer votre première déclaration. C’est souvent à ce moment qu’une bonne règle répond à la mauvaise question, qu’un contrat est résumé par son nom ou qu’un coût inconnu disparaît du budget. Les quatre check-lists ci-dessous permettent de reprendre le dossier au moment qui correspond à votre vie.
Votre dossier doit être utilisable par le foyer, l’employeur, les administrations et les professionnels. Pour chaque question, notez les faits, la pièce disponible, le niveau de preuve, la personne qui doit répondre, le document attendu et la prochaine date de revue. Une case cochée sans document ne vaut pas validation. Une inscription à un registre ne prouve ni spécialisation bilatérale, ni mandat, ni compétence pour tous les services.
Point de vérification au 24 juillet 2026 :ce guide reste un contenu d’information générale. Les paramètres volatils doivent être rouverts à la date de la décision et toute intervention réglementée au Portugal suppose de vérifier le service, le territoire, l’habilitation et le contrat du professionnel. Un avis juridique, fiscal, comptable ou réglementaire qui n’a pas été rendu par un professionnel mandaté reste manquant : il n’est jamais présumé.
La limite doit apparaître avant l’ordre, pas seulement en bas de page
Avant une vente, un rachat, une donation, une souscription, une création de société, un début de télétravail ou une promesse immobilière, vérifiez que la qualification décisive possède un responsable identifié et une réponse écrite. Sinon, conservez une option réversible : inventaire, demande, simulation, avis ou condition suspensive.
Une réserve doit accompagner la décision concernée : un avertissement placé seulement en fin de page ne corrige pas une hypothèse insuffisamment qualifiée plus haut.
Choisissez votre check-list
Dix-huit erreurs qui changent le résultat
| Erreur de raisonnement | Pourquoi elle échoue | Réflexe vérifiable |
|---|---|---|
| Réduire la résidence au décompte annuel des jours | Le logement habituel peut suffire au Portugal et la France doit être testée avant la convention | Chronologie par personne, deux droits internes puis tie-breaker |
| Utiliser le NIF, le CRUE ou un certificat comme verdict fiscal | Chaque document répond à une procédure différente et aucun ne remplace le faisceau de faits | Classer le document dans sa colonne et conserver les preuves de foyer, logement et présence |
| Faire produire une conclusion fiscale à l’A1 | L’A1 atteste la législation sociale applicable | Réponses distinctes des responsables fiscal, social, paie/travail et société |
| Autoriser le télétravail avant le dossier employeur | Contrat, paie, accidents, ACT, social et établissement stable peuvent subsister | Avenant et responsables nommés avant le premier jour régulier |
| Assimiler un recibo verde à un statut simplifié complet | C’est un document de facturation ; régime fiscal, TVA, social et vraie indépendance restent distincts | Contrat réel, activité ouverte, protection et coûts à budget constant |
| Fixer un budget sur l’IFICI annoncé | L’activité, la fonction, l’entité, les qualifications, l’organisme et le délai sont cumulatifs | Budget droit commun et décision documentée avant engagement long |
| Reporter une exonération française sur un produit au Portugal | Le PEA, les livrets, le PER, les SCI et les SCPI ne conservent pas une qualification par leur nom | Passeport actif par actif et note portugaise spécifique |
| Traiter l’assurance-vie avec un taux bilatéral unique | PFL interne, convention, calcul portugais et crédit sont quatre couches | Procédure assureur, article qualifié et simulation à quatre colonnes |
| Présumer le crédit de tout prélèvement français | Le crédit portugais est plafonné et le prélèvement de solidarité reste non prouvé dans le contrôle | Deux variantes ou position écrite de l’autorité compétente |
| Transposer les abattements d’une plus-value immobilière | France et Portugal peuvent retenir des bases, dates et frais différents | Deux calculs complets avant la cession |
| Lire le taux d’IRC comme le revenu du dirigeant | Derramas, charges, rémunération, social, frais, trésorerie et distribution restent séparés | Pont à budget économique constant avec coûts inconnus visibles |
| Créer une holding avant de décrire ses fonctions | La participation exemption est conditionnelle et une SGPS ne constitue pas un régime privilégié en soi | Analyse économique, substance, bénéficiaire effectif et gouvernance |
| Confondre sursis d’exit tax et disparition de l’obligation | Déclarations, événements, reports, créances et transferts successifs peuvent survivre | Dossier 2074, suivi des événements et situation écrite avant pays C |
| Appliquer le régime des impatriés à tout retour | Il vise une chronologie et des fonctions salariées ou assimilées précises | Recrutement, cinq années civiles, fonction et rémunération de référence |
| Traiter un PPR comme la traduction d’un produit français | Fonds de pension et formes d’assurance ont des droits, déductions et sorties différents | Contrat, forme ASF, historique fiscal et qualification française |
| Faire choisir l’impôt par le testament | Le règlement successions coordonne le civil et laisse les fiscalités hors de son champ | Carte de propriété, loi successorale et deux territorialités fiscales |
| Transformer la coordination en validation de toutes les matières | Droit, fiscalité, comptabilité, notariat, crédit, assurance et investissement ont des responsables distincts | Liste des responsables, réponses attendues, échéances et lettres de mission |
| Présumer une capacité Portugal depuis des statuts français | La portée territoriale se vérifie pour le service, le professionnel ou l’établissement, le produit et son mode de distribution | Registre officiel, notification, contrat, RC et preuve d’habilitation avant toute prestation réglementée |
Check-list chronologique avant le départ de France
T-12 à T-6
Commencer par ce qui existe déjà
- écrire une chronologie distincte pour chaque personne : logements, foyer, école, emplois, présence et nationalités ;
- lister revenus, comptes, contrats, titres, immobilier, dettes, pensions, crypto-actifs, sociétés et droits différés ;
- obtenir prix de revient, valeurs, plans de rémunération, primes, reports d’imposition et compléments de prix ;
- auditer l’exit tax, sans conclure depuis le seul montant des titres ;
- demander à chaque banque, assureur, gestionnaire et employeur ce qui peut être maintenu, déclaré, exécuté ou suspendu ;
- ouvrir les dossiers séjour du citoyen UE et du proche non-UE séparément ;
- comparer trois sorties dès le départ : rester, revenir, pays C ;
- marquer chaque coût inconnu « inconnu — devis requis », sans lui attribuer implicitement une valeur nulle.
T-6 à T-3
Faire qualifier le travail, le social et les actifs sensibles
- tester résidence française, résidence portugaise et conflit conventionnel ;
- projeter les journées de travail puis traiter salaire, paie, A1, contrat, accidents, ACT et risque société séparément ;
- instruire l’IFICI par branche, activité, fonction, entité, qualification, organisme et délai ;
- préparer un scénario de refus de tout régime favorable ;
- demander la qualification portugaise des opérations projetées sur PEA, PER, PPR, SCI, SCPI et assurance-vie ;
- reconstituer chaque tranche de bonus, RSU, action gratuite, option ou BSPCE ;
- vérifier couple, régime matrimonial, testaments, enfants et clauses bénéficiaires ;
- obtenir une analyse distincte de la société lorsque pouvoirs, clients, locaux ou direction traversent la frontière.
T-90 au départ
Garder les décisions irréversibles sous contrôle
- finaliser logement, preuves de présence, NIF, calendrier CRUE ou AIMA, morada et couverture santé ;
- déposer ou préparer les demandes sociales et employer l’A1 uniquement dans sa fonction ;
- obtenir avenants, paie, assurance accidents et responsables mensuels ;
- ne vendre, racheter, donner, apporter ou restructurer qu’après la note et la simulation correspondantes ;
- inclure conditions suspensives, délai de réflexion et droit de renoncer dans les engagements immobiliers ou financiers pertinents ;
- signaler le changement d’adresse français et préparer les déclarations de l’année de départ ;
- exporter relevés, historiques et documents avant toute fermeture de compte ou changement d’accès ;
- dater la version des textes, formulaires, listes et réponses utilisés.
Check-list des cent premiers jours
| Période | Action | Preuve | Responsable |
|---|---|---|---|
| J0 à J30 | Enregistrer les dates réelles, demander les identifiants utiles, traiter séjour et social selon chaque personne | Accusés, calendrier, demande et décision | Foyer, Câmara/AIMA, AT et institutions sociales |
| J0 à J30 | Mettre en œuvre paie, contrat, accidents, santé-sécurité et obligations employeur | Avenant, paie, police, communication et avis écrit | Employeur et professionnels travail/paie |
| J30 à J60 | Mettre à jour la morada lorsque le critère est réalisé et conserver la preuve | Registre AT et justificatifs | Contribuable et AT |
| J30 à J90 | Ouvrir ou confirmer activité, TVA, social et comptabilité ; revoir les contrats clients | Déclarations, factures, mandat comptable et analyse de subordination | Indépendant et contabilista certificado |
| Chaque mois | Rapprocher jours physiques, paie, retenues, A1 et événements des plans | Journal signé et écarts expliqués | Salarié, employeur et paie |
| Chaque trimestre | Revoir activité indépendante, cotisations, trésorerie, facturation et dépendance client | Déclaration, comptes et budget actualisé | Indépendant et professionnel local |
| Avant toute opération | Rouvrir la fiche de l’actif et les points volatils | Question écrite, réponse, scénario défavorable | Propriétaire et professionnel compétent |
Check-list de la première déclaration
| Période | Action | Preuve | Responsable |
|---|---|---|---|
| N+1 avant dépôt | Rapprocher revenus bruts, source, retenues, devises, périodes et comptes dans les deux États | Modelo 3, annexe J, liasses françaises et tableau de rapprochement | Préparateurs de chaque État |
| Après les avis | Comparer déclaration, avis, paiements et éventuelles restitutions | Note d’écart et déclaration corrective si nécessaire | Contribuable et professionnels fiscaux |
Check-list avant retour en France ou pays C
T-12 à T-3
Fermer le Portugal, ouvrir le pays suivant
- fixer la dernière période portugaise et la première période du pays d’arrivée, personne par personne ;
- reconstituer la prise de fonctions française avant de compter sur le régime des impatriés ;
- tester la territorialité temporaire de l’IFI séparément ;
- faire qualifier PPR, contrat luxembourgeois, comptes, actifs numériques et prix de revient dans le pays d’arrivée ;
- demander le maintien ou la clôture à chaque établissement, avec conséquences, frais et documents fiscaux ;
- clôturer ou maintenir l’activité personnelle et la Lda selon des processus distincts ;
- rouvrir direction effective, établissement stable, paie et social de toute société conservée ;
- vérifier le dossier d’exit tax et les transferts successifs avant le changement de pays ;
- actualiser régime matrimonial, testaments, clauses et bénéficiaires ;
- préparer dernière Modelo 3, changement de morada, déclarations du pays d’arrivée et rapprochement final.
Comment obtenir une réponse vraiment exploitable
Une question bien préparée décrit la personne, la période, l’actif, le fait générateur et le document disponible. « Que devient mon épargne ? » produit une réponse générale. « Comment le Portugal qualifie-t-il cette cession interne de titres détenus dans ce PEA pendant ma période résidente ? » permet d’identifier la doctrine manquante et le professionnel compétent.
Questions au foyer
| Sujet | Questions à écrire | Preuve |
|---|---|---|
| Dates | Quand chacun quitte-t-il son logement, commence-t-il à travailler, arrive-t-il, repart-il et devient-il disponible pour sa famille ? | Calendriers, transports, baux, école et attestations |
| Foyer | Où sont conjoint, enfants, logements permanents, activités, comptes courants et décisions de vie ? | Faisceau de faits, pas certificat unique |
| Objectifs | Quel résultat humain vise-t-on : revenu, liquidité, protection, logement, entreprise, retraite ou transmission ? | Note de décision et priorités |
| Retour | Quel événement ferait revenir ou partir ailleurs, et à quel horizon ? | Scénarios rester/revenir/pays C |
| Irréversible | Quelle vente, donation, souscription, création ou promesse serait difficile à défaire ? | Registre d’actes et conditions suspensives |
Questions à l’employeur, aux clients et à la société
| Interlocuteur | Questions à poser | Réponse ou document à obtenir |
|---|---|---|
| Employeur | Où le travail sera-t-il physiquement exécuté ? Qui supporte le coût ? Quelle paie, quel contrat, quelle assurance et quelle demande sociale ? | Avenant, analyse de paie, décision sociale et procédure employeur |
| Responsable RSU/bonus | Quelles dates de grant, service, vesting, exercice, livraison, restrictions et vente pour chaque tranche ? | Historique certifié et méthode de valorisation |
| Client de l’indépendant | Qui fixe horaires, méthode, prix, congés, matériel et remplacement ? Quel risque commercial réel ? | Contrat et description de la pratique |
| Direction de société | Qui décide budget, prix, embauche, financement et contrats ? Où et avec quels pouvoirs ? | Matrice de gouvernance et procès-verbaux |
| Comptables des entités | Quels flux, retenues, TVA, paie, prix de transfert, coûts et distributions dans chaque pays ? | Comptes, déclarations et rapprochement intragroupe |
Questions aux banques, assureurs et financeurs
| Sujet | Questions à poser | Réponse à conserver |
|---|---|---|
| Compte ou plan français | La nouvelle résidence est-elle acceptée ? Quelles opérations, versements, retraits, documents et restrictions ? | Réponse écrite de l’établissement, sans conclusion fiscale portugaise présumée |
| Assurance-vie | Quel gain fiscal, quelles primes, quelle retenue, quelle procédure conventionnelle et quel distributeur autorisé ? | Décompte, procédure, contrat, coûts et chaîne d’habilitation |
| PPR | Fonds ou assurance ? Quelles garanties, déductions, sorties, frais et conditions de maintien ? | Règlement, forme ASF, historique fiscal et valeurs |
| Crédit portugais | Quelle FINE, quel TAEG, quel MTIC, quelles commissions, assurances, garanties et conditions ? | FINE et décision, remises par banque ou intermédiaire autorisé |
| Contrat luxembourgeois | Qui est l’assureur, qui distribue, où sont les actifs, quels risques, coûts, droits et limites de liquidité ? | Documents contractuels et preuve des habilitations applicables |
Questions aux fiscalistes, notaires, avocats et autorités
| Décision | Question complète | Réponse à obtenir |
|---|---|---|
| Résidence | Quels droits internes s’appliquent à chaque période et comment l’ordre conventionnel tranche-t-il un éventuel conflit ? | Analyse factuelle datée et, si nécessaire, position administrative |
| Revenu | Quelle nature, quelle source, quel fait générateur, quelle retenue, quelle déclaration et quel crédit dans chaque État ? | Matrice revenu par revenu |
| Actif | Le droit détenu est-il reconnu, quel événement déclenche l’impôt et quelle donnée manque ? | Note de qualification actif par actif |
| Couple et transmission | Qui possède, quelle loi civile, quelle réserve, quelles territorialités fiscales et quel acte ? | Schéma civil, double simulation et acte du professionnel compétent |
| Social | Quelle législation s’applique à la configuration projetée et quel document l’atteste ? | Décision de l’institution et A1/S1 si pertinents |
| Service réglementé | L’entité est-elle autorisée pour ce pays, ce service, ce produit et ce canal ? | Registre, notification, convention, RC, lettre de mission et responsabilité |
À qui poser chaque question, et quoi demander ?
| Sujet | Intervenant ou autorité | Réponse ou document | Quand |
|---|---|---|---|
| Séjour et famille | Câmara, AIMA, consulat ; avocat en cas de difficulté | Certificat, carte, visa ou note | Avant départ et avant l’échéance |
| NIF et morada | Autoridade Tributária e Aduaneira | Certificat et accusé | Dès que le critère est réalisé |
| Résidence et convention | Fiscalistes bilatéraux ; administrations si nécessaire | Analyse factuelle, certificat ou position | Avant une bascule irréversible |
| A1, S1 et social | Institutions sociales compétentes | Décision ou document portable | Avant travail ou soins |
| Contrat, travail et ACT | Employeur, avocat travail et ACT | Avenant, communication et note | Avant travail régulier |
| Paie et IRS | Prestataire paie et professionnel fiscal local | Calendrier, paie et rapprochement | Avant la première paie puis à chaque cycle |
| Lda et comptabilité | Contabilista certificado | Lettre de mission, comptes et déclarations | Avant création puis en continu |
| Société et établissement stable | Avocats fiscal et sociétés | Analyse propre à la société | Avant local, pouvoir ou contrat |
| Immobilier | Avocat, notaire, registre et AT pour les taxes | Audit de titre, acte et liquidations | Avant promesse et acte |
| Crédit | Banque ou intermédiaire enregistré au Banco de Portugal | FINE et décision | Avant engagement |
| Assurance et PPR | Assureur, gestionnaire ou distributeur autorisé | Fiche, contrat, adéquation et valeurs | Avant souscription, transfert ou rachat |
| Investissement | Prestataire autorisé pour le pays et le service | Information et recommandation écrite | Avant l’ordre |
| Couple et transmission | Notaires et avocats des droits concernés | Acte, clause annotée et schéma civil | Avant versement, donation ou testament |
| Déclarations | Professionnels compétents de chaque État | Liasses et rapprochement | Avant les échéances |
| Cadrage patrimonial | Hagnéré Patrimoine dans le périmètre réellement autorisé | Inventaire, scénarios et registre de questions | Avant les validations réservées |
Réponse attendue
Ce qu’une réponse professionnelle doit contenir
- faits et hypothèses reçus ;
- règle, source et date de validité ;
- conclusion dans le périmètre du signataire ;
- réserves, inconnues et scénario défavorable ;
- nom, qualité, inscription et responsabilité du signataire ;
- action, propriétaire et échéance ;
- preuve d’exécution ;
- date de prochaine revue.
Les points à laisser ouverts tant qu’ils ne sont pas prouvés
| Point ouvert | Statut au 24 juillet 2026 | Ce qui manque | Action avant décision |
|---|---|---|---|
| Article conventionnel du rachat d’assurance-vie | NON PROUVÉ | Position officielle spécifique ou avis bilatéral sur articles 12 et 23 | Qualifier le contrat et obtenir procédure écrite avant rachat |
| Crédit portugais du prélèvement français sur assurance-vie | NON PROUVÉ | Impôt conventionnellement dû et traitement portugais | Simulation à quatre couches et scénario de trésorerie défavorable |
| Traitement portugais du PEA | NON PROUVÉ | Doctrine spécifique sur opérations internes, dividendes, cessions et retrait | Avis écrit ou informação vinculativa si l’enjeu le justifie |
| PER, PPR, SCI et SCPI | NON PROUVÉ selon produit ou véhicule | Qualification bilatérale du droit, du flux et du fait générateur | Analyse actif par actif avant sortie, distribution ou restructuration |
| Crédit du prélèvement de solidarité sur loyers français | NON PROUVÉ | Position portugaise spécifique | Comparer les deux variantes et n’en retenir aucune sans position portugaise documentée |
| Renvoi territorial des crypto-actifs après mai 2026 | VOLATIL | Texte authentique corrigé ou position de l’AT | Vérifier le texte authentique et, si nécessaire, obtenir une position de l’AT avant toute cession ou sortie de résidence |
| Formulaires, codes et calendrier Modelo 3 | VOLATIL | Campagne et guides du millésime | Rouvrir AT avant dépôt et conserver la version |
| Branches, organismes et délais IFICI | VOLATIL et CONDITIONNEL | Branche individuelle, fonction, entité, preuve et décision | Scénario de refus et accusé de procédure |
| Ancien RNH | CONFIRMÉ fermé à l’arrivant ordinaire ; cohorte CONDITIONNELLE | Décision, transition, date, option et millésime | Écarter tout taux historique tant que la cohorte et la période individuelles ne sont pas prouvées |
| Réforme européenne de coordination sociale | VOLATIL | Acte final, JOUE, entrée en vigueur et transition | Appliquer les textes en vigueur, puis vérifier la procédure et l’A1 auprès de l’institution compétente avant la demande |
| IMT, AIMI et financement | VOLATIL | Millésime, actif, VPT, résidence, exceptions et offre | Rouvrir textes et FINE avant promesse |
| Exit tax, impatriés et IFI au retour | CONDITIONNEL avec paramètres VOLATILS | Chronologie, valeurs, formulaires, fonction et cinq années | Avis français écrit avant départ, transfert successif ou prise de fonctions |
| Résultat du régime matrimonial, PACS, union et succession | CONDITIONNEL | Actes, dates, nationalités, résidences, famille et propriété | Avis civil des droits concernés avant acte |
| Capacité propre de conseil en investissement au Portugal | NON PROUVÉ | Chaîne PSI/CMVM, service, passeport, contrat et responsabilité | Information générale seulement tant que l’habilitation n’est pas établie |
| Distribution d’assurance au Portugal | NON PROUVÉ | Notification, registre ASF, assureur, produit, convention, marché cible et RC | Aucune recommandation ou souscription avant vérification complète de l’habilitation |
| Crédit portugais | NON PROUVÉ pour le cabinet | Notification ou autorisation Banco de Portugal, prêteur et mandat | Expliquer la FINE et orienter vers un intermédiaire enregistré |
| Professionnels présentés comme partenaires | NON PROUVÉ sans dossier | Identité, registre, convention, consentement, assurance, périmètre et conflits | Parler de professionnels indépendants à identifier et mandater |
| Paramètres et preuves du cabinet | VOLATIL | RNE/Kbis, Sirene, TVA, ORIAS, RC et titulaire exact | Revérifier les registres juste avant toute présentation ou intervention transfrontière |
Où vérifier les règles officielles
Sources officielles consultées le 24 juillet 2026. Avant toute décision ou opération, vérifiez leur version, leur date, leur champ et les formulaires applicables. Une source française ne qualifie pas le Portugal ; une source portugaise ne liquide pas le droit français.
Convention, résidence et déclarations
- Convention fiscale France–Portugal consolidée — résidence conventionnelle, répartition par revenu et méthode d’élimination.
- CIRS, article 16 — résidence portugaise, période partielle et règles à relire autour de la sortie.
- AT — Modelo 3 — campagne, dépôt et accès aux documents du millésime.
- DGFiP — départ de France et DGFiP — retour en France — architecture générale 2042, 2042-NR et 2047 selon la situation.
- DGFiP — formulaire 3916–3916 bis — comptes, contrats et avoirs étrangers entrant dans son champ.
Travail, social, entreprise et retour
- Règlement (CE) n° 883/2004 et règlement (CE) n° 987/2009 — coordination sociale tant que la réforme n’est pas entrée en vigueur dans son champ.
- CLEISS — télétravail transfrontalier — accord-cadre, conditions, procédure de demande et A1 à revérifier auprès de l’institution compétente.
- EBF, article 58-A et les FAQ de l’AT — fondement de l’IFICI, à appliquer branche par branche.
- CIRC, article 87 — taux d’IRC du millésime, sans préjuger des derramas ni du revenu du dirigeant.
- DGFiP — exit tax, régime des impatriés et BOFiP sur la territorialité temporaire de l’IFI.
Produits, immobilier, famille et transmission
- ASF — plateforme PPR et Decreto-Lei n.º 158/2002 — formes, droits, remboursement et transfert des PPR.
- Banco de Portugal — FINE — information du crédit, à compléter par l’offre, l’assurance et les coûts du bien.
- Règlement (UE) n° 650/2012 — compétence et loi successorale, hors fiscalité.
- Code civil portugais — réserve successorale, CIS, article 6 et CGI, article 750 ter — civil et fiscal à traiter séparément.
Registres et habilitations
| Registre officiel | Ce qu’il permet de vérifier | Limite |
|---|---|---|
| ORIAS | Immatriculations françaises de l’intermédiaire | Ne prouve pas un passeport universel ni chaque service au Portugal |
| CMVM ou portail portugais des intermédiaires financiers | Entité et services d’investissement autorisés | Vérifier aussi rôle exact, passeport, produit, canal et contrat |
| ASF | Entités d’assurance, médiation et fonds de pension autorisées | Vérifier assureur, distributeur, produit, marché cible et notification |
| Banco de Portugal | Intermédiaires de crédit autorisés et activité transfrontière | Immobilier et consommation peuvent relever de périmètres différents |
| Ordem dos Advogados / Ordem dos Notários / OCC | Inscription professionnelle au Portugal | Ne prouve ni spécialisation bilatérale, ni mandat, ni absence de conflit |
Les registres officiels peuvent être consultés directement : ORIAS, intermédiaires financiers au Portugal, entités autorisées par l’ASF, intermédiaires de crédit du Banco de Portugal et annuaire de l’Ordem dos Advogados. Une capture datée ne dispense pas de revérifier l’état actif au jour de la mission.
Passer à une feuille de route vérifiable
Obtenir votre feuille de route France–Portugal
Lors d’un premier échange, nous reprenons vos dates, votre foyer, vos revenus, vos actifs et les opérations envisagées. L’objectif est de faire ressortir les urgences, les documents manquants et les questions à confier aux professionnels compétents. Toute consultation ou tout acte réservé reste soumis au choix, au mandat et aux habilitations du professionnel concerné.
Ce que cet échange ne comprend pas. Contenu et échange initial d’information générale, sans avis juridique, fiscal, comptable ou notarial ni recommandation personnalisée de placement, d’assurance ou de crédit. Toute intervention dépend de votre résidence, du lieu de la prestation et des habilitations applicables.
Information générale, coordination et responsabilité de chacun
Hagnéré Patrimoine peut tenir le fil patrimonial : inventaire, calendrier, cartographie des actifs et des flux, scénarios après validation des hypothèses et coordination globale. Selon le besoin, les consultations, actes, déclarations, recommandations ou opérations réservés sont confiés à des professionnels indépendants habilités dans la juridiction et pour le service concernés. Chacun intervient sous sa responsabilité et sa propre lettre de mission ou son contrat.
Aucun professionnel, cabinet, banque, assureur ou intermédiaire précis n’est présenté ici comme partenaire, spécialisé ou reconnu sans dossier de preuve. Nous pouvons aider à identifier les professionnels indépendants à mandater selon la situation. Leur inscription, leur disponibilité, leur périmètre, leur assurance et leurs conflits éventuels doivent être vérifiés.
Les actifs et les sommes destinées à l’investissement ou à l’assurance restent détenus et, le cas échéant, gérés par les établissements habilités désignés dans les documents contractuels. Les placements peuvent entraîner une perte en capital. Aucun rendement, avantage fiscal, acceptation de dossier, résultat civil ou résultat financier n’est promis.
Portée et limites du guide.Ce guide, mis à jour le 24 juillet 2026, fournit une information générale et pédagogique. Il ne tient pas compte de l’ensemble des faits d’une situation individuelle et ne constitue ni une consultation juridique ou fiscale, ni une mission comptable ou notariale, ni une recommandation personnalisée portant sur un instrument financier, un contrat d’assurance ou un crédit. Les textes, doctrines, formulaires, pratiques administratives, produits et conditions d’acceptation peuvent évoluer.
Hagnéré Patrimoine est une personne morale établie en France et immatriculée à l’ORIAS sous le n° 23002291 en qualité de conseiller en investissements financiers, courtier d’assurance ou de réassurance et courtier en opérations de banque et en services de paiement, selon la fiche ORIAS du cabinet consultée le 24 juillet 2026. Ces informations réglementaires doivent être revérifiées à la date de l’intervention. Le conseil en investissement est fourni à titre non indépendant au sens de MIF II lorsque le cabinet perçoit des rémunérations de tiers, conformément aux informations remises au client. Ces statuts français ne prouvent pas, à eux seuls, le droit de fournir chaque service au Portugal.
Avant toute intervention transfrontière, il faut vérifier le pays de résidence, le lieu et la nature du service, les notifications ou autorisations du professionnel et de l’établissement concerné, la disponibilité du produit, son marché cible et l’acceptation du dossier. Les éventuels avocats, notaires, contabilistas certificados, courtiers, assureurs, banques, dépositaires ou gestionnaires sont des professionnels distincts. Ils interviennent dans leur périmètre, sous leur responsabilité et, lorsqu’il y a lieu, selon une lettre de mission ou un contrat séparé.
Les décisions irréversibles doivent être validées dans chaque État par l’autorité ou le professionnel compétent. La prise de rendez-vous ne confirme ni l’habilitation pour le service demandé, ni l’éligibilité à un produit, ni l’acceptation du dossier. La prochaine bonne action est celle qui conserve les options, identifie la personne qui doit répondre et produit une preuve vérifiable.

