Aller au contenu principal
Aller au contenu principal
Guide expert 202630 minMis à jour 15 août 2026Art. 223 B + 150-0 B ter + 787 B CGI

OBO (Owner Buy-Out) 2026 : racheter sa propre entreprise pour monétiser sans vendre

LBO patrimonial via holding, effet de levier, amendement Charasse 9 exercices, cumul avec apport-cession (art. 150-0 B ter, 70 % / 36 mois LF 2026) et Pacte Dutreil (8 ans LF 2026), 3 cas pratiques chiffrés et 7 pièges à éviter. PFU 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % PS) sur la PV mobilière de cession ; 17,2 % maintenu sur AV, foncier et PV immo (LFSS 2026). 17 sections.

BILAN OBO 360°

Préparer votre OBO et éviter les 7 pièges

Avant de signer la term sheet bancaire, faites analyser le volet patrimonial et fiscal du projet : valorisation, amendement Charasse, cumul Dutreil/apport-cession et fiscalité du cash-out (CEHR/CDHR), la structure juridique étant choisie avec votre avocat ou votre expert-comptable.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

  • Valorisation préparée avec un expert indépendant

Sur lettre de mission signée

  • Audit Charasse + intégration fiscale
  • Combo apport-cession + Dutreil chiffré
  • Stratégie post-OBO (capi PM, FCPR, immobilier)

CASH-OUT

50-70 %

CHARASSE

9 ans

PFU PV

31,4 %

MÈRE-FILLE

IS 1,25 %

SECTIONS

17

Équipe Hagnéré Patrimoine·Cabinet de conseil en gestion de patrimoine non détenu par une banque ni par un assureur

CIF · COA · COBSP · ORIAS 23002291 · adhérent CNCEF Patrimoine

Guide à jour au 15 août 2026 — intègre la LF 2026 (Dutreil 8 ans, apport-cession 70 %/36 mois), la LFSS 2026 (PFU 31,4 %), la jurisprudence CE 27 janv. 2011 n° 320313 et CE 12 fév. 2020 n° 421444 sur l'abus de droit OBO, et le BOFiP BOI-IS-GPE-20-20-80-20 (amendement Charasse).

OBO en 2026 : vous êtes dirigeant d'une PME (Petite ou Moyenne Entreprise) valorisée 3 millions d'euros. Vous voulez sécuriser 1,5 à 2 millions en liquidités (cash-out) sans perdre le contrôle de votre entreprise et sans la vendre à un tiers.

La solution : créer une holding patrimoniale, emprunter pour racheter vos propres titres, encaisser le prix de cession et continuer à diriger. La dette est remboursée par les dividendes de l'entreprise (régime mère-fille, IS — Impôt sur les Sociétés — à taux effectif 1,25 %). C'est l'OBO (Owner Buy-Out, rachat par le propriétaire) — le LBO (Leveraged Buy-Out, rachat avec effet de levier) patrimonial du dirigeant. Chez Hagnéré Patrimoine, nous en analysons le volet patrimonial et fiscal, la structure juridique étant choisie avec l'avocat ou l'expert-comptable du dirigeant.

Références légales mobilisées dans ce guide

Ce guide s'appuie sur :

  • CGI : art. 223 B (amendement Charasse), 223 A (intégration fiscale), 145/216 (mère-fille), 150-0 B ter (apport-cession), 787 B (Dutreil), 966/975 (holding animatrice IFI), 167 bis (exit tax)
  • BOFiP : BOI-IS-GPE-20-20-80-20 (Charasse, portée du dispositif)
  • Jurisprudence : CE 27 janv. 2011 n° 320313 (abus de droit écarté si un intérêt d'ordre financier et patrimonial durable est justifié), CE 12 fév. 2020 n° 421444 (abus de droit si absence de substance)
  • LF/LFSS 2026 : PFU 31,4 %, Dutreil 8 ans, apport-cession 70 %/36 mois/5 ans

En 60 secondes — ce que ce guide vous apporte

  • Pour qui ? Dirigeants 45-65 ans, entreprise valorisée 1 à 20 M€, EBE (Excédent Brut d'Exploitation) ≥ 300-400 k€, qui veulent monétiser sans vendre.
  • Cash-out : 50 à 70 % de la valorisation dans les dossiers courants (1,5 à 2 M€ pour une entreprise à 3 M€). Ce n'est pas un pourcentage cible : c'est ce que le flux permet d'emprunter, diminué de ce que vous réinjectez au capital et de la part laissée en crédit-vendeur. Un flux faible le ramène très en dessous.
  • Mécanique : holding à l'IS endettée rachète vos titres ; régime mère-fille (IS effectif 1,25 %) finance le remboursement de la dette via dividendes remontés.
  • Fiscalité cession : PFU 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % PS) sur la plus-value + CEHR/CDHR éventuels.
  • Le piège n° 1 : amendement Charasse — si intégration fiscale, réintégration au résultat d'ensemble d'une fraction des charges financières du groupe pendant 9 exercices, donnée par le rapport prix d'acquisition des titres / endettement moyen du groupe, plafonné à 1. Jamais la totalité, sauf lorsque ce rapport atteint son plafond (art. 223 B CGI).
  • Triple combo : OBO + apport-cession 150-0 B ter (70 %/36 mois) + Pacte Dutreil (75 %, engagement 8 ans LF 2026) pour monétiser ET transmettre.
  • Temps de lecture : 30 min pour structurer un OBO et éviter les 7 pièges.

Vous avez passé 15 ans à construire votre entreprise. Elle vaut aujourd'hui 3, 5, peut-être 10 millions d'euros. Mais 99 % de votre patrimoine est bloqué dans ces titres. Vous dormez sur une mine d'or — mais vous ne pouvez pas en profiter sans vendre. Vos proches vous disent : « Vends et prends ta retraite. » Mais vous n'avez pas envie de vendre. Vous aimez votre entreprise. Vous voulez juste sécuriser une partie de votre patrimoine — mettre 1 ou 2 millions de côté, diversifier, préparer la transmission — sans perdre les commandes.

C'est exactement le problème que résout l'OBO. Chez Hagnéré Patrimoine, c'est l'une des opérations dont nous analysons le plus souvent le volet patrimonial et fiscal pour nos clients dirigeants, la structure juridique étant choisie avec leur avocat ou leur expert-comptable. Et c'est aussi l'une des plus mal comprises : l'amendement Charasse, l'abus de droit, le ratio dette/EBE, la combinaison avec l'apport-cession — autant de sujets techniques que ce guide va vous rendre limpides, avec des chiffres concrets.

Hagnéré Patrimoine

OBO familial : comment cadrer le cash-out sans fragiliser l'entreprise ?

Nous analysons le volet patrimonial et fiscal : amendement Charasse, combinaisons apport-cession + Dutreil. Pour le financement, le cabinet ne recherche pas le crédit : avec votre accord, il transmet vos coordonnées à BankKeys (FBS Consulting, ORIAS 19 003 084), courtier en crédit, qui consulte ses banques partenaires ; le cabinet perçoit une part de la rémunération de BankKeys. Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 01DÉFINITION·2 MIN

Qu'est-ce qu'un OBO (Owner Buy-Out) ?

Mis à jour le 22 août 2026 — Références légales mobilisées : art. 145, 150-0 B ter (LF 2026 : 70 %/36 mois), 163 bis H (LF 2025 art. 93), 167 bis, 216, 223 A, 223 B (amendement Charasse), 223 sexies (CEHR), 224 (CDHR, LF 2025 art. 10, reconduite et durcie par la LF 2026 art. 2), 787 B (Dutreil 2+6 ans post-LF 2026), 966 & 975 (IFI biens pro) du CGI ; BOI-IS-GPE-20-20-80-20 ; jurisprudences CE 27/01/2011 n° 320313, CE 12/02/2020 n° 421444, CE 23/01/2020 n° 435562, Cass. com. 14/10/2020 n° 18-17.955 (Financière de Rosario) ; LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19/02/2026), LF 2025 (loi n° 2025-127 du 14/02/2025), LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025, PFU 31,4 %).

Vous avez 55 ans, votre entreprise vaut 3 M€, et 95 % de votre patrimoine dort dans ces titres. L'OBO, c'est votre levier pour en sortir sans vendre.

L'OBO est un rachat à effet de levier appliqué à sa propre entreprise : une société de reprise acquiert vos titres, la dette d'acquisition est portée par elle, et vous encaissez des liquidités (le « cash-out »). Mais le mot recouvre sur le marché deux opérations distinctes, qui n'ont ni le même prix ni les mêmes conséquences sur le pouvoir.

Usage patrimonial — vous êtes des deux côtés de la table

Vous vendez tout ou partie de votre entreprise à une holding que vous détenez et contrôlez : le vendeur et l'acheteur sont la même personne. C'est vous qui fixez le prix — ce qui vous expose sur deux terrains, la valorisation retenue et la substance économique de l'opération. Vous conservez le contrôle.

Usage sponsor-backed — il y a un vrai tiers

Un investisseur professionnel rachète une partie de vos titres. Le prix n'est plus fixé, il est négocié. Vous réinvestissez une fraction dans la société de reprise et restez actionnaire — parfois majoritaire, souvent minoritaire. Vous cessez d'être propriétaire pour devenir l'associé d'un investisseur qui, lui, sortira.

La mécanique financière est identique dans les deux cas: la société de reprise porte la dette, jamais l'entreprise. Ce n'est pas un choix de montage, c'est le droit — l'article L. 225-216 du code de commerce interdit à une société d'avancer des fonds, de prêter ou de consentir une sûreté en vue de l'achat de ses propres actions par un tiers. Il ne figure pas parmi les exclusions de l'article L. 227-1 et s'applique donc aussi à la SAS. En revanche, rien n'interdit à la cible de distribuer un dividende: toute l'architecture tient dans cet interstice.

Ce qui change entre les deux usages n'est donc pas la dette, c'est le pouvoir après. Ce guide traite principalement de l'usage patrimonial. L'entrée d'un investisseur au capital — le prix négocié, le réinvestissement du dirigeant, le pacte, la sortie du fonds — est traitée dans OBO avec un fonds : vendre une partie, rester dirigeant.

Ce que l'OBO change pour votre patrimoine

Sans OBO (patrimoine bloqué)

100 % de votre patrimoine est concentré dans les titres de votre entreprise. Pas de diversification, pas de liquidités, pas de filet de sécurité. Au décès ou en cas de coup dur, vos héritiers héritent d'une entreprise à gérer — pas de cash.

Avec OBO (cash-out + contrôle)

Vous extrayez une part de la valorisation en liquidités — 50 à 70 % dans les dossiers courants, selon ce que le flux permet d'emprunter. Vous diversifiez (immobilier, financier, AV) et conservez le contrôle opérationnel via la holding. En contrepartie, la dette est remboursée par les flux futurs de l'entreprise : c'est un pari sur sa performance, et vous vous engagez personnellement par la caution.

Concrètement : pour une entreprise valorisée 3 M€ avec un EBE (Excédent Brut d'Exploitation) de 600 000 €, vous pouvez extraire environ 1,5 à 2 M€ en cash-out, placer ces liquidités dans un portefeuille diversifié (AV — assurance-vie, SCPI — Société Civile de Placement Immobilier, PE — Private Equity), et continuer à diriger votre entreprise. La holding rembourse la dette bancaire sur 5-7 ans grâce aux dividendes remontés via le régime mère-fille (IS effectif 1,25 %). C'est le cœur du moteur OBO — et la première chose que Hagnéré Patrimoine vérifie dans un dossier dirigeant.

Ce guide porte sur l'OBO réalisé sur les titres de la société. La même mécanique se transpose aux murs professionnels: vendre l'immeuble d'exploitation à une structure que l'on contrôle, pour transformer un actif immobilisé en liquidités sans déplacer l'activité. Les arbitrages n'y sont pourtant pas les mêmes — c'est le loyer que l'exploitation peut supporter qui borne le prix, et les frais d'acquisition amputent l'opération dès le premier euro. Nous les détaillons dans le guide OBO immobilier : vendre ses murs à sa propre structure.

L'OBO n'est jamais une opération isolée : il s'inscrit dans une stratégie patrimoniale d'ensemble (diversification, transmission, retraite). Consultez notre guide pilier Structuration du patrimoine dirigeant SAS 2026 pour l'arbitrage (rémunération, prévoyance, transmission).

§ 02POURQUOI·3 MIN

Pourquoi faire un OBO ?

Un dirigeant ne fait pas un OBO « parce que c'est à la mode ». Dans les dossiers que nous traitons, l'opération répond presque toujours à l'un de ces cinq objectifs patrimoniaux — et souvent à plusieurs à la fois.

  1. Monétiser sans vendre. Transformer un patrimoine illiquide (titres) en liquidités diversifiables, sans céder à un tiers.
  2. Diversifier le patrimoine. Réduire la concentration du risque (100 % dans l'entreprise → 30-50 % dans l'entreprise + 50-70 % diversifié).
  3. Préparer la transmission. La holding facilite la donation progressive des titres (abattement 100 000 € + Dutreil 75 %). Le FBO (Family Buy-Out) est une variante de l'OBO avec transmission intrafamiliale.
  4. Sécuriser en cas de coup dur. Si l'entreprise fait faillite, le cash-out déjà extrait est à l'abri dans le patrimoine personnel ou la holding.
  5. Associer des managers clés. L'OBO peut inclure un management package pour fidéliser les cadres dirigeants (intéressement au capital via la holding).

Reste que l'OBO n'est pas la seule façon de faire sortir de la liquidité d'une société : la distribution de dividendes, la réduction de capital par rachat de titres et la cession partielle à un tiers répondent au même besoin, avec des conséquences très différentes sur le contrôle, l'endettement, la fiscalité et la réversibilité de la décision. Nous confrontons ces quatre voies critère par critère dans OBO ou dividendes : quelle voie de cash-out choisir — la lecture utile avant de conclure que l'OBO est la bonne réponse à votre besoin de liquidités.

2.1 Trois positions du cédant sous un même montage

Un mot de vocabulaire avant le tableau, parce qu'il évite une confusion tenace. LBO n'est pas l'alternative de l'OBO : c'est son genre. Le sigle désigne à la fois le montage — une holding porte la dette d'acquisition et se rembourse sur les dividendes de la cible — et la famille entière des buy-out, dont MBO, MBI, OBO, FBO et LBU sont les espèces. Elles se distinguent par qui rachète et qui dirige ensuite, jamais par la mécanique financière. Opposer OBO et LBO reviendrait à opposer une espèce à son genre. Le panorama complet figure dans tous les types de buy-out. Ce qui suit compare donc trois positions du cédant à l'intérieur de cette même famille.

Tableau comparatif : Critère — OBO — usage patrimonial — OBO — usage sponsor-backed — FBO — Premier cas : Qui rachète
CritèreOBO — usage patrimonialOBO — usage sponsor-backedFBO
Qui rachèteUne holding que vous détenez et contrôlezUne société de reprise contrôlée par un investisseur professionnelUne holding portée par le repreneur familial
Qui encaisseVous-mêmeVous-même, sur la fraction cédéeLa fratrie non repreneuse, par la soulte — dans un FBO canonique, le donateur ne touche rien
Comment se fixe le prixVous le fixez : il doit être documenté par un expert indépendant, à la valeur de marchéIl se négocie avec le tiersValeur retenue pour la donation-partage
Ce que vous encaissezCe que le flux permet d'emprunter, net du réinvestissement au capital et du crédit-vendeurIdem, mais borné par la négociation et par le réinvestissement exigéRien pour le donateur : le levier ne sert pas à acheter, il sert à partager
Fiscalité du cédantPFU 31,4 % + CEHR/CDHR éventuelsPFU 31,4 % + CEHR/CDHR sur la fraction cédéeAbattement Dutreil 75 % (art. 787 B), dont le f neutralise la remise en cause en cas d'apport à une holding avec soulte
Contrôle après l'opérationConservéPartagé : la répartition du capital ne dit plus qui décide, c'est le pacteLe repreneur familial contrôle la holding
Engagements prisAucun engagement de conservationPacte d'associés, promesses croisées, horizon de sortie de l'investisseurDutreil : 2 ans collectif + 6 ans individuel = 8 ans
Risque principalSubstance économique et valorisation (abus de droit) ; amendement Charasse si intégration fiscalePerte de la maîtrise au moment où l'investisseur sort, et sort du réinvestissementRupture de l'engagement Dutreil = perte de l'abattement

Concrètement : un dirigeant qui veut rester aux commandes et n'a besoin de personne d'autre reste dans l'usage patrimonial. Celui dont le flux ne porte pas le montant visé, ou qui cherche un partenaire pour une étape de croissance, bascule dans l'usage sponsor-backed — et change de statut au passage. Une famille qui prépare la succession avec un enfant repreneur relève du FBO, dont le pivot est la donation-partage, pas le rachat.

La configuration sponsor-backed mérite qu'on s'y arrête : un investisseur financier entre au capital de la holding, le dirigeant lui cède une partie de ses titres, réinvestit l'autre partie dans le nouveau tour de table et reste aux commandes. Le prix n'est plus fixé par une expertise mais négocié ; le réinvestissement du dirigeant (le rollover), le pacte d'associés et le partage de la gouvernance deviennent le vrai sujet de la discussion. Ce qui se joue à chacun de ces postes est détaillé dans OBO avec un fonds : vendre une partie, rester dirigeant.

2.2 Qui décide après ? La question que le capital ne tranche plus

Dans l'usage patrimonial, le seul véritable contre-pouvoir est la banque. Vous détenez la holding, vous présidez la cible, et personne au capital ne peut vous contredire. Ce qui vous contraint, ce sont les engagements pris dans la documentation de crédit : les ratios à respecter, ce qu'ils déclenchent quand ils ne le sont plus, l'autorisation préalable pour distribuer, s'endetter à nouveau ou céder un actif. La gouvernance de l'opération est en réalité écrite dans le contrat de prêt.

Dans l'usage sponsor-backed, la répartition du capital ne dit plus qui décide. On peut détenir 55 % et ne rien arbitrer seul ; on peut détenir 35 % et conserver une prise réelle sur les décisions. Ce qui tranche, c'est le pacte d'associés: la liste des décisions soumises à accord préalable de l'investisseur, la composition des organes et les sièges, les promesses croisées d'achat et de vente, les clauses de sortie conjointe et forcée, et surtout ce qu'il advient de votre réinvestissement le jour où l'investisseur sort — car il sortira. Ces mécanismes sont détaillés dans notre guide du pacte d'associés et de la gouvernance et, côté dirigeant, dans OBO avec un fonds.

2.3 Arbre de décision : faut-il en faire un, et lequel ?

Quatre questions, dans cet ordre. La première élimine la moitié des dossiers, et c'est très bien ainsi.

  1. Votre besoin est-il ponctuel ou structurel ? Ponctuel — un projet identifié, un montant borné, une échéance : une distribution de dividendes ou une réduction de capital y répond souvent mieux, sans dette et sans irréversibilité. Structurel — la quasi-totalité de votre patrimoine est immobilisée dans des titres que rien ne cote : l'examen se poursuit.
  2. Le flux porte-t-il la dette et l'investissement de maintien ? La question n'est pas « quel multiple d'EBE » mais « que reste-t-il une fois payés le besoin en fonds de roulement, les investissements nécessaires à la continuité de l'exploitation, l'impôt et l'échéance ? ». Si le solde est nul ou négatif dans un scénario simplement dégradé, arrêtez ici: le montage ne tient qu'en affamant l'entreprise.
  3. Voulez-vous rester propriétaire, ou accepter de devenir associé ? Rester propriétaire, c'est l'usage patrimonial : vous fixez le prix, vous encaissez ce que le flux permet, vous gardez la main — et vous portez seul le risque et la charge de la preuve. Accepter un tiers, c'est l'usage sponsor-backed : un prix négocié, souvent supérieur, en échange d'un pacte qui décide à votre place sur une liste de sujets, et d'une sortie programmée.
  4. Cherchez-vous de la liquidité ou de la transmission ? De la liquidité : l'OBO se suffit, éventuellement combiné à l'apport-cession (section 6). De la transmission : le pivot n'est pas le rachat mais la donation-partage, et l'outil s'appelle FBO (section 7). Les deux à la fois : c'est un cas mixte, à assumer comme tel, avec une assiette scindée entre ce qui est donné et ce qui est vendu.

Une réponse négative à la question 2 clôt le sujet, quelles que soient les réponses aux autres. C'est la seule des quatre qui ne se négocie pas.

§ 03MÉCANISME·3 MIN

Comment fonctionne le mécanisme OBO ?

Le jour du closing, une partie du prix arrive sur votre compte — pas la totalité : ni votre réapport au capital de la holding, ni la part laissée en crédit-vendeur n'en font partie. Et vous êtes toujours aux commandes. Voici les 4 étapes pour y arriver.

Tableau comparatif : Étape — Action — Qui fait quoi — Premier cas : 1. Création holding
ÉtapeActionQui fait quoi
1. Création holdingLe dirigeant crée une SAS holding à l'IS, dont il détient 100 % (ou majorité)Dirigeant + avocat/notaire
2. FinancementLa holding obtient un prêt bancaire (dette senior 5-7 ans) + apport en capital du dirigeant (10-20 %)Holding + banque
3. Rachat des titresLa holding rachète les titres de l'entreprise au dirigeant. Le dirigeant encaisse le prix (cash-out)Holding → Dirigeant
4. RemboursementL'entreprise verse des dividendes à la holding (régime mère-fille, IS 1,25 %). La holding rembourse la detteEntreprise → Holding → Banque

Concrètement : après l'OBO, vous possédez les titres de la holding (qui possède l'entreprise) et vous détenez les liquidités du cash-out dans votre patrimoine personnel. Vous restez président de la SAS (Société par Actions Simplifiée) opérationnelle et gérant de la holding. Rien ne change au quotidien dans l'entreprise — sauf que vous avez sécurisé une partie significative de votre patrimoine. Notre rôle chez Hagnéré Patrimoine: le volet patrimonial et fiscal, en lien avec votre avocat et l'expert-évaluateur ; le financement est recherché par la banque ou par un courtier en crédit, jamais par le cabinet.

§ 04FINANCEMENT·4 MIN

Quel financement et quel effet de levier ?

La structure type du financement OBO

Vous ne sortez jamais 100 % en dette. Votre banquier compose le financement en trois couches.

Tableau comparatif : Source — Part du financement — Durée / Conditions — Taux indicatif 2026 — Premier cas : Dette senior (prêt bancaire)
SourcePart du financementDurée / ConditionsTaux indicatif 2026
Dette senior (prêt bancaire)70-80 %5-7 ans, amortissable, nantissement titresEuribor + une marge de l'ordre de 2 à 3 points dans les dossiers observés en 2026 — la marge se négocie et dépend du risque
Dette mezzanine / prêt vendeur10-20 %In fine ou grâce 2-3 ans, subordonné à la dette senior8 à 12 % dans les dossiers observés en 2026 : la subordination se paie, et le prêt vendeur n'est pas du cash immédiat pour le cédant
Fonds propres dirigeant10-20 %Apport en capital à la holdingN/A

Résultat: 70 à 80 % de l'enveloppe vient de la banque, 10 à 20 % d'une dette subordonnée négociée avec le cédant ou un fonds mezzanine, et seuls 10 à 20 % sortent de votre poche.

Le levier joue dans les deux sens, et dans la même proportion. Dire que vous injectez 300 à 600 k€ pour en encaisser 2 M€ ne décrit qu'une moitié de l'opération. L'autre moitié tient en une phrase : 80 à 90 % du prix repose sur un flux futur que personne ne garantit. Un choc d'activité n'est pas absorbé par la marge, il est absorbé par le solde qui reste une fois l'échéance payée — et ce solde est, par construction, la plus petite grandeur du montage. À impôt, besoin en fonds de roulement et investissements de maintien figés, la variation relative de la couverture de la dette vaut celle de l'EBE multipliée par le rapport EBE / flux disponible : le rapport est mécaniquement supérieur à 1, donc la baisse est amplifiée. S'y ajoute votre exposition personnelle au-delà de l'apport, par la caution (section 11). Et le scénario du plan manqué a une fin connue : la cession des titres pour désintéresser la banque — l'entreprise qu'on n'avait pas voulu vendre est vendue, à un prix qu'on ne choisit plus.

Une part du prix laissée en crédit-vendeur ou conditionnée par un earn-out n'est jamais du cash immédiat : c'est une créance, subordonnée à la dette bancaire pour la première, suspendue à des résultats futurs pour le second. Nous détaillons leur mécanique et leur risque dans crédit-vendeur et earn-out : le prix qu'on n'encaisse pas tout de suite.

Les indicateurs que regarde un prêteur — et pourquoi aucun n'est un seuil

Une banque ne part jamais d'un multiple. Elle part d'un flux annuel qu'elle estime récurrent et disponible — après besoin en fonds de roulement, investissements de maintien, impôt et service de la dette déjà en place — et elle en déduit le capital que ce flux peut amortir sur une durée donnée à un taux donné. Les ratios se déduisent de ce calcul ; ils n'en sont jamais le point de départ.

Les niveaux qui suivent sont des ordres de grandeur observés dans les dossiers de PME que nous rencontrons, pas des règles. Aucun texte français ne fixe de niveau d'endettement maximal ni de plancher de couverture pour une holding de reprise. Le seul chiffre européen publié — 4,0 fois l'EBITDA après financement, syndication « exceptionnelle » au-delà de 6,0 fois — figure dans la Guidance on leveraged transactions de la Banque centrale européenne de mai 2017: c'est un critère de classement prudentiel adressé aux prêteurs, et il exclut de son périmètre les prêts aux PME non détenues par un investisseur financier— c'est-à-dire la cible même d'un OBO patrimonial. Le seul dispositif macroprudentiel français chiffré, la décision du Haut Conseil de stabilité financière du 28 juillet 2023, a été abrogée le 17 juin 2025, avec effet au 21 juin 2025.

  • Dette nette / EBE : autour de 3 à 3,5x dans les dossiers courants, souvent 2,5 à 3x pour la seule dette senior. Ces valeurs montent ou descendent selon le secteur, la taille, la régularité de conversion du résultat en cash et la politique de risque du prêteur.
  • DSCR (taux de couverture du service de la dette) : un prêteur exige un écart entre le flux disponible et l'échéance annuelle — de l'ordre de 20 % dans les dossiers que nous voyons. Ce n'est pas un plancher réglementaire, et sa valeur dépend entièrement de la définition contractuelle de ses deux termes, qui varie d'un contrat de crédit à l'autre (C. civ. art. 1103 et 1192).
  • Ancienneté : 5 ans minimum d'activité, en pratique
  • Rentabilité : 3 exercices stables ou croissants
  • Garanties : nantissement des titres + caution personnelle plafonnée (souvent 20-30 % du prêt)

Un dossier peut être refusé bien en dessous de ces valeurs et accepté bien au-dessus. Ce que recouvrent exactement ces ratios, leurs variantes de définition et ce qu'ils déclenchent sont détaillés dans ratios, DSCR et covenants : ce que la banque mesure vraiment.

Ces indicateurs ne disent rien, en revanche, de la manière dont la décision se prend. Un comité de crédit instruit un OBO autrement qu'une acquisition ordinaire, pour une raison simple : le vendeur et l'acheteur sont la même personne. Il examine alors la capacité de l'entreprise à servir la dette, la valorisation retenue et l'architecture des garanties demandées au dirigeant. Le déroulé complet — ce qu'une banque regarde, ce qu'elle exige et ce qui se négocie — est traité dans financement d'un OBO : capacité de dette et garanties bancaires.

Toutes les valeurs ci-dessous sont fictives et arrondies, choisies pour rendre l'arithmétique lisible. Ce n'est ni un barème, ni une moyenne de marché, ni une promesse.

  • Entreprise valorisée : 3 000 000 €
  • EBE : 600 000 €
  • Hypothèse de levier retenue pour l'exemple : dette senior à 3,5 fois l'EBE — chiffre arbitraire, choisi pour la lisibilité de l'arithmétique et non imposé par une règle. Il se situe au-dessus des ordres de grandeur cités plus haut pour la seule dette senior (2,5 à 3 fois) : un tel niveau ne serait pas nécessairement financé
  • Dette senior : 2 100 000 €
  • Prêt vendeur consenti par le dirigeant (10 %) : 300 000 €
  • Dette totale de l'exemple : 2 400 000 €, soit 4 fois l'EBE, prêt vendeur compris — au-dessus, là encore, des 3 à 3,5 fois évoqués pour l'endettement total
  • Apport du dirigeant réinjecté au capital de la holding (20 %) : 600 000 €
  • Prix de cession des titres : 3 000 000 €
  • − apport réinjecté au capital : − 600 000 €
  • − crédit-vendeur : − 300 000 € — ce n'est pas du cash le jour de la signature. C'est une créance sur votre propre holding, remboursée après la banque et seulement si le plan tient.
  • Encaissé au closing : 2 100 000 €, soit 70 % de la valorisation
  • PV imposable au PFU 31,4 % : si PV = 2 200 000 € → 690 800 €
  • Net disponible après impôt : ~1 409 200 €
  • + 300 000 € de crédit-vendeur, différés et conditionnels

En pratique : vous encaissez 2,1 M€ au closing sur 3 M€ de valeur, vous en conservez environ 1,4 M€ après flat tax, et vous restez président. Notez le décalage : l'impôt porte sur la plus-value entière, crédit-vendeur compris, avant que la trésorerie correspondante existe. Le prélèvement est dû au titre de l'année de la cession, quelles que soient les modalités retenues pour en acquitter le prix.

Ce calcul reste un ordre de grandeur. Entre le prix affiché et le cash réellement encaissé s'intercalent les frais de l'opération, le prélèvement forfaitaire sur la plus-value, la CEHR lorsque le revenu fiscal de référence franchit les seuils, et la part du prix laissée en crédit-vendeur, qui n'arrive que des années plus tard. Nous déroulons chacune de ces lignes, du prix affiché au net disponible, dans cash-out d'un OBO : l'exemple chiffré du net réellement encaissé.

L'effet de levier du régime mère-fille

La dette est remboursée par les dividendes de l'entreprise. Grâce au régime mère-fille (art. 145 et 216 CGI), les dividendes remontés à la holding sont exonérés à 95 % — seule une quote-part de 5 % est réintégrée au résultat IS. IS effectif : 5 % × 25 % = 1,25 %. Pour 200 000 € de dividendes remontés, l'IS n'est que de 2 500 €. Le reste (197 500 €) sert à rembourser la dette. C'est le moteur fiscal de tout OBO.

§ 05CHARASSE·4 MIN

L'amendement Charasse : le piège fiscal n°1

Vous optez pour l'intégration fiscale pour économiser de l'impôt. Neuf ans plus tard, vous découvrez que vous en avez perdu 150 000 €. Voici le piège.

L'amendement Charasse est le piège le plus mal compris de l'OBO. Il s'applique uniquement si la holding et l'entreprise cible forment un groupe d'intégration fiscale (seuil de détention 95 %). Fondements : art. 223 B et 223 A CGI.

Le mécanisme Charasse en 30 secondes

Si la holding rachète les titres de l'entreprise auprès du dirigeant (qui contrôle le groupe), une fraction des charges financières du groupe est réintégrée dans le résultat d'ensemble pendant 9 exercices (l'exercice d'acquisition + les 8 suivants).

Deux précisions qui changent tout. L'assiette n'est pas votre emprunt d'acquisition: ce sont toutes les charges financières déduites du résultat d'ensemble par les sociétés du groupe, y compris celles qui n'ont aucun lien avec l'opération. Et le législateur a assumé une méthode forfaitaire : elle ne neutralise pas votre déduction, elle la forfaitise. La réintégration peut donc rester en deçà des intérêts que vous payez réellement sur la dette d'OBO, comme elle peut les dépasser.

Hypothèse fictive construite pour l'exemple : un groupe dont l'endettement moyen resterait inférieur au prix d'acquisition. Ce n'est pas le cas général.

  • Formule : montant réintégré = charges financières déduites par toutes les sociétés du groupe × (prix d'acquisition des titres / montant moyen des dettes du groupe)
  • Assiette : les charges financières du groupe, pas les seuls intérêts de la dette d'acquisition
  • Numérateur : le prix d'acquisition des titres — diminué, le cas échéant, des fonds apportés à la holding lors d'une augmentation de capital réalisée simultanément à l'acquisition, sous les conditions d'origine des fonds détaillées dans notre guide dédié
  • Dénominateur : l'endettement moyen du groupe — qui agrège aussi les dettes d'exploitation (fournisseurs, fiscales, sociales), et non la seule dette d'acquisition
  • Plafond : le rapport est limité à 1
  • Durée : exercice d'acquisition + 8 suivants = 9 exercices
  • Dans notre hypothèse : OBO de 2 000 000 €, charges financières du groupe 64 000 €, endettement moyen du groupe inférieur au prix → le rapport atteint son plafond de 1 et la totalité des charges financières du groupe est réintégrée
  • Surcoût IS dans ce cas : 64 000 € × 25 % = 16 000 €/an
  • Sur 9 exercices : 144 000 € de surcoût IS
  • Dans un groupe déjà endetté par ailleurs, le dénominateur est plus élevé, le rapport tombe très en dessous de 1, et la réintégration se réduit à proportion.

La réintégration est proportionnelle, pas totale

L'exemple ci-dessus atteint le plafond parce que le prix d'acquisition dépasse l'endettement moyen du groupe. Dans un groupe déjà endetté par ailleurs, le rapport est très inférieur à 1 et seule une fraction des charges financières est réintégrée. Écrire que « les intérêts ne sont pas déductibles » serait donc inexact dans le cas général. Le mécanisme exact, ses conditions de contrôle et son calcul sont détaillés dans notre guide dédié : fiscalité de l'OBO et amendement Charasse.

Traduit en chiffres: 16 000 € d'IS en plus chaque année pendant 9 ans. Sur un OBO moyen, Charasse coûte l'équivalent d'une année de dividendes. D'où l'importance de choisir la bonne structure dès le montage.

Les 3 stratégies pour éviter Charasse

Tableau comparatif : Stratégie — Principe — Avantage — Inconvénient — Premier cas : 1. Pas d'intégration fiscale
StratégiePrincipeAvantageInconvénient
1. Pas d'intégration fiscaleHolding et cible ne forment pas de groupe intégré. Chacune déclare séparément. Mère-fille seulement (IS 1,25 %)Charasse inopérant — charges financières 100 % déductibles au niveau holdingPas de compensation des déficits entre holding et cible
2. Attendre 9 exercicesIntégrer après l'expiration du délai Charasse (9 ans post-acquisition)Charasse éteint, intégration possibleAttendre 9 ans limite la flexibilité
3. Financement sans emprunt bancaireApport en capital + prêt associé remboursableRéduit l'assiette au niveau de la holding, mais ne l'annule pas : la réintégration porte sur les charges financières de TOUTES les sociétés du groupe, et un prêt d'associé rémunéré en produit lui aussiCash-out réduit (besoin de fonds propres importants)

Pour vous: dans la plupart des configurations, la stratégie 1 (pas d'intégration) gagne. La compensation de déficits ne sert qu'aux groupes déficitaires — or un OBO ne se monte que sur une société rentable.

Position du cabinet

Chez Hagnéré Patrimoine, nous recommandons la stratégie 1 (pas d'intégration fiscale) dans la plupart des OBO. La perte de la compensation des déficits est rarement un problème pour une entreprise rentable (qui est la condition même de l'OBO). Le régime mère-fille à 1,25 % suffit largement à remonter les dividendes pour rembourser la dette.

§ 06APPORT-CESSION·3 MIN

Comment combiner OBO + apport-cession (art. 150-0 B ter) ?

Combiner l'OBO et l'apport-cession (art. 150-0 B ter), c'est jouer sur deux canaux fiscaux en parallèle. Le principe :

  1. Le dirigeant apporte une partie de ses titres (ex : 40 %) à la holding → PV en report (pas de flat tax).
  2. La holding rachète à crédit le solde (ex : 60 %) au dirigeant → cash-out imposé au PFU 31,4 %.
  3. Si la holding cède ensuite les titres apportés (dans les 3 ans), elle réinvestit 70 % en activités éligibles (36 mois, LF 2026).

Résultat : 40 % de la valeur passe en report d'imposition — sans imposition immédiate, mais sans liquidité non plus: ce sont des titres de holding, pas du cash, et l'impôt n'est pas effacé, il est différé (jusqu'à purge éventuelle par donation ou au décès). Les 60 % restants deviennent, eux, réellement liquides — après flat tax, et avec effet de levier. Les deux canaux ne produisent donc pas la même chose : c'est précisément l'arbitrage.

Attention timing

L'apport et le rachat doivent être espacés de 6 à 12 mois minimum. Si les deux opérations sont simultanées, l'administration peut requalifier en abus de droit (schéma artificiel). Notre séquençage recommandé : création holding (mois 1) → apport titres (mois 3) → négociation bancaire (mois 4-6) → OBO (mois 8-10). Guide détaillé : Apport-cession 150-0 B ter.

§ 07DUTREIL FBO·3 MIN

OBO + Dutreil : comment préparer la transmission (FBO) ?

Votre fils dirige depuis 5 ans, vous avez trois enfants et un seul repreneur. Comment lui donner l'entreprise sans déshériter les deux autres, ni les obliger à rester associés d'une société qu'ils ne dirigeront jamais ? C'est le problème que résout le FBO — et ce n'est pas un problème de cash-out.

Le FBO ne repose pas sur un rachat, il repose sur une donation-partage. Le donateur transmet ses titres au repreneur familial, à charge pour celui-ci de verser une soulte à ses frères et sœurs, et une holding porte la dette qui finance cette soulte. Le levier n'y sert pas à acheter, il sert à partager. Une conséquence immédiate, et souvent mal comprise : dans un FBO canonique, le donateur ne touche rien. Ceux qui encaissent sont les enfants non repreneurs.

C'est le seul montage de la famille des buy-out dont le code général des impôts vise expressément le mécanisme : l'article 787 B, f neutralise la remise en cause de l'exonération partielle de 75 % lorsque les titres sont apportés à une holding, y compris quand cet apport est « partiellement rémunéré par la prise en charge d'une soulte consécutive à un partage » (rédaction en vigueur depuis le 21 février 2026), le régime restant soumis à des conditions strictes d'engagement de conservation.

Le mécanisme FBO en 3 étapes

  1. Une donation-partage attribue les titres au repreneur, à charge de soulte au profit des autres enfants. Les titres sont apportés à une holding animatrice (condition Dutreil).
  2. La holding emprunte pour financer la soulte. Ce sont les enfants non repreneurs qui reçoivent les liquidités, pas le donateur.
  3. La valeur transmise bénéficie de l'abattement Dutreil 75 %. L'engagement de conservation est de 8 ans (2 ans collectif + 6 ans individuel post-LF 2026).

Le cas mixte est autre chose. Rien n'interdit au parent de donner une fraction de ses titres et de céder l'autre à la holding — c'est le cas 3 de la section 8. Mais c'est alors une combinaison de deux opérations distinctes, portant sur des titres distincts, et non la définition du FBO. Chaque euro est soit donné, soit vendu : jamais les deux.

Attention : l'amendement Charasse s'applique aussi au FBO si intégration fiscale. Recommandation : pas d'intégration (stratégie 1 de la section 5). Pour aller plus loin : FBO : transmettre l'entreprise familiale avec du levier et Pacte Dutreil 2026.

§ 08CAS PRATIQUES·6 MIN

Comment l'OBO fonctionne-t-il en pratique ? 3 cas chiffrés (personas fictifs)

Cas 1 — PME industrielle, valorisation 3 M€, EBE 600 k€

Pierre, 58 ans, dirige une PME de 40 salariés. Valorisation 3 M€ (multiple 5x EBE). Objectif : extraire 2 M€ en cash-out, rester dirigeant 5 ans, puis transmettre aux enfants.

  • Création holding SAS (capital 1 €)
  • Apport 30 % des titres (PV en report 150-0 B ter) : 900 000 €
  • OBO sur 70 % (2 100 000 €) : dette senior 1 500 000 € + prêt vendeur 300 000 € + apport dirigeant 300 000 €
  • Prix de cession : 2 100 000 € − apport réinjecté 300 000 € − crédit-vendeur 300 000 €
  • Encaissé au closing : 1 500 000 €
  • PFU 31,4 % sur la PV entière (≈ 1 600 000 €, crédit-vendeur compris) : 502 400 €
  • Net disponible après impôt : ~997 600 €
  • + 300 000 € de crédit-vendeur, différés — remboursés après la banque et seulement si le plan tient
  • + 900 000 € en report d'imposition (jamais imposés si donation/décès), en titres, pas en cash
  • Total, toutes lignes confondues : ~2 197 600 € — dont 997 600 € réellement disponibles au closing
  • Remboursement dette : ~300 000 €/an de dividendes (IS 1,25 % = 3 750 €) sur 6 ans

Voici ce que ça donne: environ 1 M€ réellement disponible au closing — et non 1,3 M€, parce que le prêt vendeur n'est pas du cash le jour de la signature —, 300 k€ différés et conditionnels, 900 k€ en report jusqu'à la transmission, et une entreprise qui rembourse la dette en 6 ans via 300 k€ de dividendes annuels quasi-défiscalisés. À noter : l'impôt de 502 400 € porte sur la plus-value entière, crédit-vendeur inclus, et se paie avant que celui-ci soit encaissé.

Cas 2 — SaaS en croissance, valorisation 8 M€, EBE 1,2 M€

Claire, 45 ans, cofondatrice d'un SaaS B2B (60 % actionnariat). Valorisation 8 M€ (sa part : 4,8 M€). Objectif : extraire 3 M€ pour diversifier, garder le contrôle et préparer un second exit dans 5 ans.

  • Apport 40 % des titres à la holding (PV en report) : 1 920 000 €
  • OBO sur 60 % (2 880 000 €) : dette senior 2 000 000 € + mezzanine 400 000 € + apport de Claire réinjecté au capital de la holding 480 000 € — le montage n'est pas financé à 100 % par la dette
  • Prix de cession : 2 880 000 € − apport réinjecté 480 000 €
  • Encaissé au closing : 2 400 000 €
  • PFU 31,4 % sur la PV entière (≈ 2 700 000 €) : 847 800 €
  • Net disponible après impôt : ~1 552 200 €
  • + 1 920 000 € en report d'imposition, en titres de holding, pas en cash
  • Total, toutes lignes confondues : ~3 472 200 € — dont 1 552 200 € réellement disponibles au closing
  • Post-OBO : si second exit dans 5 ans (la holding vend, PV taxée au niveau de la holding), donation des titres de holding aux enfants → purge de la PV en report

Dans les faits: Claire dispose d'environ 1,55 M€ à diversifier dès le closing — et non des 3 M€ visés au départ : son propre réapport au capital (480 k€) ne quitte jamais le montage, et l'impôt de 847 800 € se paie l'année de la cession. Elle place par ailleurs 1,92 M€ en report d'imposition, en titres et non en cash, et garde le contrôle opérationnel pour préparer un second exit à 5 ans. Profil type traité par Hagnéré Patrimoine.

Cas 3 — Entreprise familiale 15 M€ : un cas mixte, OBO + Dutreil

Jean-Luc, 65 ans, et Martine, 63 ans, propriétaires d'un groupe familial (2 filiales, 120 salariés). Valorisation 15 M€. Fils Lucas (35 ans) est directeur général depuis 5 ans.

Attention : ce cas n'est pas un FBO canonique

Dans un FBO au sens strict, le donateur ne touche rien : il transmet ses titres par donation-partage, à charge pour le repreneur de verser une soulte à ses frères et sœurs, et la holding porte la dette qui finance cette soulte. Le levier n'y sert pas à acheter, il sert à partager. Le cas ci-dessous est un cas mixte : les parents donnent une fraction de leurs titres et cèdent l'autre à la holding. Chaque euro ne peut donc être compté qu'une fois — il est soit donné, soit vendu. C'est précisément l'erreur que produisent les présentations qui affichent une base Dutreil sur la totalité de la valorisation et un cash-out en plus.

Personas et montants entièrement fictifs, construits pour rendre l'arithmétique lisible. Ce ne sont ni des moyennes de marché, ni des promesses.

  • Lucas crée une holding animatrice SAS
  • Pacte Dutreil signé (engagement 2 ans collectif + 6 ans individuel = 8 ans total post-LF 2026)
  • L'assiette de 15 000 000 € est scindée : 7 000 000 € transmis par donation-partage, 8 000 000 € cédés à la holding
  • — Jambe transmission (7 000 000 €) —
  • Donation-partage des titres en nue-propriété démembrée aux 3 enfants, par parts égales — Lucas repreneur, ses deux frères et sœurs recevant eux aussi des titres, et non une soulte : le calcul ci-dessous divise l'assiette par trois, il serait faux de les compter à la fois en titres et en soulte (voir notre guide de la donation-partage). Parents 63-65 ans → art. 669 CGI : NP = 60 %
  • Dutreil 75 % → base résiduelle : 1 750 000 €
  • Démembrement NP (60 %) : 1 750 000 × 60 % = 1 050 000 €
  • Par enfant : 350 000 € − abattement de 200 000 € (l'abattement de 100 000 € de l'art. 779 s'apprécie par parent et par enfant : deux donateurs, donc deux abattements) = 150 000 € taxables
  • Droits progressifs par enfant (barème art. 777 CGI) : ≈ 28 200 €
  • Droits totaux 3 enfants : ≈ 84 600 €
  • Sans Dutreil ni démembrement, sur la même assiette de 7 M€ : ≈ 722 400 € par enfant, soit ≈ 2 167 200 €
  • Économie sur la jambe transmission : ≈ 2 082 600 €
  • — Jambe cession (8 000 000 €) —
  • La holding réunit 8 000 000 € : 7 000 000 € empruntés (dette senior 5 M€ + mezzanine 2 M€) + 1 000 000 € d'apport de Lucas — un apport n'est pas un emprunt
  • Cash-out parents : 8 000 000 € encaissés, à diminuer du prélèvement forfaitaire de 31,4 % sur la plus-value et, à ce niveau de revenu, de la CEHR et de la CDHR

Autrement dit : une jambe transmission qui fait économiser ≈ 2,08 M€ de droits sur les 7 M€ donnés, grâce à la combinaison Dutreil 75 % + démembrement NP 60 % (art. 669 CGI) + abattement de 100 000 € par parent et par enfant ; et une jambe cession qui procure aux parents 8 M€ de cash brut, dont il faut retrancher la fiscalité de la plus-value avant de raisonner en net. Les deux jambes portent sur des titres distincts. La donation-partage en nue-propriété démembrée exige par ailleurs que Lucas soit repreneur opérationnel actif pour que le Pacte Dutreil s'applique, et que la holding soit réellement animatrice.

Rappel : Pierre, Claire, Jean-Luc, Martine et Lucas sont des personas entièrement fictifs. Les montants sont construits pour l'illustration et ne correspondent à aucun dossier réel.

Hagnéré Patrimoine

OBO pur, OBO + Dutreil ou apport-cession : quelle voie pour vous ?

Le bon montage dépend de votre EBE, du repreneur familial et de votre horizon. Nous comparons les trois scénarios sur votre situation réelle, dans le cadre d'une lettre de mission.

Premier échangeSans engagementCadre documenté

Ces trois scénarios montrent le potentiel de l'OBO — mais aussi sa fragilité. Un paramètre mal calibré (ratio dette/EBE, timing apport-cession, absence de valorisation) et l'économie fiscale se transforme en redressement. Passons en revue les sept pièges qui font dérailler un OBO.

§ 09PIÈGES·3 MIN

Quels sont les 7 pièges à éviter dans un OBO ?

  1. L'amendement Charasse mal anticipé. Si vous optez pour l'intégration fiscale sans connaître Charasse, vous perdez 100 000 à 200 000 € d'IS en 9 ans. Solution : pas d'intégration (stratégie 1).
  2. L'abus de droit par précipitation. Holding créée la veille, rachat immédiat, pas de business plan, pas d'évaluation indépendante : le montage devient attaquable. Le fondement direct est CE 27 janv. 2011 n° 320313, lu a contrario — l'abus est écarté quand un intérêt d'ordre financier et patrimonial durable est justifié, et la charge de la preuve du but exclusivement fiscal pèse sur l'administration. CE 12 fév. 2020 n° 421444, rendu sur un schéma voisin d'apport-rachat en sursis 150-0 B, ne vaut ici que par analogie. Créez la holding 3 à 6 mois avant le rachat (l'intervalle entre un apport 150-0 B ter et le rachat, lui, se compte plutôt en 6 à 12 mois : voir section 6).
  3. Un levier calibré sur le prix, pas sur le flux. Le danger n'est pas de franchir un chiffre : c'est de fixer la dette à partir du prix qu'on souhaite encaisser, puis de vérifier ensuite si l'entreprise peut la porter. L'amplification est mécanique — à impôt, BFR et investissements de maintien figés, la variation relative de la couverture de la dette vaut celle de l'EBE multipliée par le rapport EBE / flux disponible. Les niveaux qui circulent (3 à 3,5 fois l'EBE, un écart d'environ 20 % entre flux et échéance) sont des ordres de grandeur observés, jamais des règles opposables : aucun texte ne les fixe, et la définition contractuelle des termes prime. Voir ratios, DSCR et covenants.
  4. Une valorisation non documentée. La cession à une holding que vous contrôlez exige une évaluation à la valeur de marché. Sans expert indépendant, l'administration conteste le prix (sous-évaluation = donation déguisée, surévaluation = abus de droit).
  5. La soulte OBO + apport-cession. Si vous combinez OBO et apport-cession, attention à la soulte : le report ne joue que si elle n'excède pas 10 % de la valeur nominale des titres reçus — et non de leur valeur réelle, ni de celle des titres apportés. Au-delà de ce seuil, ce n'est pas la seule fraction correspondante qui est taxée : l'intégralité de la plus-value d'apport devient immédiatement imposable, parce qu'une condition légale du report n'est pas remplie (art. 150-0 B ter, I). En deçà du seuil, depuis le 1er janvier 2017, la plus-value reste imposée à concurrence de la soulte. À ne pas confondre avec le terrain de l'abus de droit, que vise CE 29 sept. 2023 n° 471003 : une soulte inférieure à 10 % mais dépourvue de justification économique.
  6. L'absence d'assurance homme-clé. Si vous décédez ou devenez invalide pendant le remboursement, la holding ne peut plus rembourser la dette. Solution : assurance homme-clé à hauteur du capital restant dû.
  7. Oublier l'IFI. Si la holding n'est pas animatrice (direction effective + convention d'animation), ses titres sont taxables à l'IFI à hauteur de la fraction immobilière. Solution : qualifier la holding en animatrice dès sa création — et maintenir cette qualification dans la durée, la Cour de cassation appréciant l'animation au jour du décès (Cass. com. 17/12/2025, n° 24-17.415). Les critères et le dossier-preuve sont détaillés dans notre guide de la holding animatrice. Fondement : art. 966 CGI.

Règle Hagnéré Patrimoine: aucun OBO signé sans ces 7 points validés par écrit. Éviter ces pièges, c'est sécuriser la structure. Reste à calibrer le coût fiscal du cash-out — c'est souvent là que se joue 30 à 40 % du net en poche.

9.1 Quand l'OBO n'est pas une bonne idée

Il faut le dire aussi nettement que le reste : dans un certain nombre de situations, l'OBO est la mauvaise réponse — et le conseil honnête consiste à ne pas le monter. Cinq configurations reviennent.

  1. Un flux irrégulier, ou un client dominant. La dette est un engagement fixe adossé à un flux variable. Un chiffre d'affaires cyclique, saisonnier, ou concentré sur un donneur d'ordre transforme l'opération en pari sur le renouvellement d'un contrat.
  2. Un départ à moins de cinq ans. La dette s'amortit sur 5 à 7 ans. Si vous partez avant, vous cédez une société encore endettée, à un acquéreur qui le sait. Une cession directe est souvent plus simple et plus rentable.
  3. Une valorisation qui repose sur votre personne. Si la valeur tient à vos relations, votre savoir-faire ou votre présence quotidienne, la banque le verra, l'acquéreur futur aussi — et l'assurance homme-clé ne couvre que le décès et l'invalidité, pas la lassitude.
  4. Un besoin de liquidité inférieur à environ 1 M€. Les frais de montage représentent couramment 1,5 à 3,5 % de l'opération — et cette proportion s'alourdit à mesure que le montant baisse, les honoraires ne diminuant pas au même rythme. En dessous de ce seuil, ils absorbent une part disproportionnée de l'avantage attendu.
  5. Un refus assumé de la caution personnelle. C'est une position parfaitement défendable. Mais elle est le plus souvent incompatible avec un financement bancaire d'acquisition : autant le savoir avant d'engager six mois de travail.

Dans ces cas, une distribution de dividendes, une réduction de capital par rachat de titres ou une cession partielle à un tiers répondent souvent mieux au même besoin, avec moins d'irréversibilité. Nous les confrontons critère par critère dans OBO ou dividendes : quelle voie de cash-out choisir. Sur le terrain du contrôle fiscal, les frontières de l'acceptable sont posées dans notre guide de l'abus de droit fiscal en gestion de patrimoine.

§ 10FISCALITÉ PV·6 MIN

Quelle fiscalité sur la plus-value du dirigeant ?

Le cash-out, c'est de la plus-value mobilière (PV) imposable. Le choix de la fiscalité dépend d'un seul paramètre : votre TMI (Tranche Marginale d'Imposition). Deux options s'ouvrent au dirigeant.

Tableau comparatif : Option — Taux — Quand choisir — Premier cas : PFU (flat tax)
OptionTauxQuand choisir
PFU (flat tax)31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % PS — LFSS 2026). Aucune CSG déductible : la fraction déductible ne joue que sur les revenus soumis au barèmeTMI ≥ 30 % (cas le plus fréquent)
Option barèmeTMI (0-45 %) + PS 18,6 %, dont 6,8 points de CSG déductibles du revenu global de l'année suivante (art. 154 quinquies). La CSG est passée à 10,6 % en 2026 mais la fraction déductible reste plafonnée à 6,8 points : les 3,8 points restants ne sont pas déductiblesTMI ≤ 11-14 % (rarement intéressant pour un OBO)
Abattement de droit commun (art. 150-0 D, 1 ter)50 % après 2 ans de détention, 65 % après 8 ansTitres acquis ou souscrits AVANT le 1er janvier 2018, et option barème
Abattement renforcé (art. 150-0 D, 1 quater)50 % après 1 an, 65 % après 4 ans, 85 % après 8 ans — réservé aux titres de PME de moins de dix ans au moment de la souscriptionMêmes conditions cumulatives : titres antérieurs au 1er janvier 2018 ET option barème

Attention à ne pas confondre les deux derniers régimes : le libellé « renforcé » va souvent avec les taux du droit commun dans les présentations rapides. Ce sont deux dispositifs distincts, avec des durées et des taux différents. Et l'abattement de 40 % que l'on croise fréquemment ne concerne que les dividendes (art. 158, 3, 2°) : il n'a pas sa place dans un calcul de plus-value de cession.

Concrètement : pour la plupart des bénéficiaires d'OBO (TMI 30-41 %, titres récents), le PFU à 31,4 % est le choix par défaut. Pour les fondateurs détenant des titres depuis plus de 8 ans (acquis avant 2018), l'option barème avec abattement pour durée de détention peut être avantageuse — 65 % au titre du droit commun, jusqu'à 85 % pour les seuls titres de PME éligibles au régime renforcé — à simuler au cas par cas avec notre guide Flat tax ou barème 2026.

Attention à l'empilement CEHR / CDHR sur le cash-out OBO

Si votre cash-out porte le RFR (Revenu Fiscal de Référence) au-dessus des seuils, la plus-value subit plusieurs étages :

  • PFU 31,4 % (IR + PS) au titre de la flat tax.
  • CEHR (Contribution Exceptionnelle sur les Hauts Revenus) : 3 % entre 250 k€ et 500 k€ de RFR (célibataire) ou 500 k€-1 M€ (couple), 4 % au-delà.
  • CDHR (Contribution Différentielle sur les Hauts Revenus) instaurée par la LF 2025 (art. 10, loi n° 2025-127 du 14/02/2025), reconduite et durcie par la LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19/02/2026, art. 2) : imposition minimale de 20 % du revenu de référence retraité pour les foyers à RFR supérieur à 250 000 € (célibataire) ou 500 000 € (couple). Caractère temporaire (rattaché au retour du déficit public < 3 % du PIB).

Deux règles de sens contraire, et il faut les deux : les revenus exceptionnels, plus-values de cession comprises, ne sont retenus que pour le quart de leur montant dans le revenu de référence retraité — c'est l'atténuation. Mais à compter de l'imposition des revenus de l'année 2026, la CEHR afférente à ces mêmes revenus, qui se retranche au numérateur, n'est elle aussi retenue que pour le quart, alors qu'elle s'imputait pour son montant total jusqu'aux revenus 2025 (BOI-IR-CDHR-20, § 200 ; BOI-IR-CDHR-10, § 330) — c'est l'aggravation, et c'est elle qu'on oublie.

Conséquence pratique : une simulation qui affiche une CDHR nulle sur une cession réalisée en 2026 applique une règle qui ne s'applique plus. Jusqu'aux revenus 2025, la CEHR imputée en totalité écrasait le plus souvent la contribution jusqu'à zéro. Ce bouclier est tombé. Notre exemple chiffré du cash-out déroule le calcul complet sur un cas fil rouge fictif.

Dans une configuration défavorable, le frottement total peut approcher 35 à 37 % sur la tranche excédentaire. Le résultat dépend du revenu de référence, de la composition du foyer et des années antérieures, et il est très sensible à la qualification de revenu exceptionnel, qui conditionne la retenue au quart : aucun montant générique n'est transposable. En pratique, Hagnéré Patrimoine étale le cash-out sur deux années fiscales dès que le RFR dépasse 500 k€ — en vérifiant que l'étalement ne fait pas perdre le caractère exceptionnel — ou le combine avec l'apport-cession 150-0 B ter pour neutraliser la partie en report. Le détail du calcul, seuils et décote compris, figure dans notre guide CEHR et CDHR après la loi de finances 2026. Fondements : art. 223 sexies et 224 CGI ; l'art. 224 est issu de la LF 2025 (art. 10), reconduit et modifié par la LF 2026 (art. 2), qui a inséré au IV, B un 3° retenant pour le quart la CEHR afférente aux revenus exceptionnels, applicable à compter de l'imposition des revenus de l'année 2026.

10.1 Check-list documentaire bancaire pour financer un OBO

Avant même de présenter votre dossier à une banque, rassemblez les pièces suivantes. Banques de financement, réseaux régionaux et opérateurs publics de place exigent tous peu ou prou la même documentation. Un dossier préparé proprement réduit la négociation de 3-4 mois à 6-8 semaines. La chronologie complète de la négociation bancaire est traitée dans financement d'un OBO.

Tableau comparatif : Catégorie — Documents à fournir — Délai de préparation — Premier cas : Comptes entreprise
CatégorieDocuments à fournirDélai de préparation
Comptes entrepriseLiasses fiscales 3 derniers exercices + situation intermédiaire datée de moins de 3 mois1-2 semaines (via expert-comptable)
PrévisionnelBusiness plan 5 ans : CA, EBE, CAPEX, BFR, flux de trésorerie ; hypothèses justifiées3-4 semaines (co-construit avec CGP/expert)
ÉvaluationRapport d'expert indépendant (commissaire aux apports ou CCEF) justifiant la valorisation3-6 semaines
JuridiqueStatuts à jour, registre des mouvements de titres, pactes d'associés, contentieux en cours (attestation avocat)1 semaine
HoldingProjet de statuts SAS holding, pacte d'associés (si co-investisseurs), convention d'animation si Dutreil2-3 semaines (avocat)
FiscalAttestations fiscales et sociales (DGFiP, URSSAF) à jour, historique des redressements éventuels1 semaine
GarantiesÉtat du patrimoine personnel du dirigeant (pour caution), attestation notariée résidence principale1-2 semaines
Assurance homme-cléQuestionnaire médical du dirigeant, devis assurance, bénéficiaire désigné (banque)2-3 semaines

Ce qu'un comité de crédit regarde, dans l'ordre

Faute de barème, un dossier se lit toujours dans le même ordre.D'abord le flux: que dégagera réellement cette entreprise, une fois payés le besoin en fonds de roulement, les investissements de maintien et l'impôt ? Puis ce qui en est déjà pris, par la dette en cours et les engagements hors bilan. Reste à savoir si le solde peut devenir un dividende, exercice après exercice, juridiquement et fiscalement. Viennent alors la durée et le taux, donc le capital que ce flux amortit en conservant un écart avec l'échéance. Et pour finir la question que personne n'aime poser : que reste-t-il de tout cela le jour où le plan est manqué ?

S'y ajoutent des éléments d'instruction classiques : ancienneté d'au moins cinq ans, rentabilité stable sur trois exercices, carnet de commandes diversifié (aucun client au-delà d'environ un quart du chiffre d'affaires), assurance homme-clé au profit du prêteur.

Le prix que le dirigeant s'est fixé n'apparaît nulle part dans cette chaîne— il en est le résultat. Le prêteur ne discute pas votre valorisation : il finance ce que le flux soutient, et vous laisse constater l'écart. Quand cet écart est trop grand, une dette subordonnée ou un crédit-vendeur peut le combler — au prix d'un cash-out différé.

10.2 Cinq scénarios de sortie post-OBO

L'OBO n'est pas une fin en soi : une fois la dette remboursée (généralement 5-7 ans), la holding devient le véhicule central du patrimoine professionnel. Cinq sorties sont possibles, selon les objectifs du dirigeant.

Tableau comparatif : Scénario de sortie — Mécanisme — Fiscalité — Premier cas : 1. Cession à un tiers (M&A classique)
Scénario de sortieMécanismeFiscalité
1. Cession à un tiers (M&A classique)La holding revend les titres de la cible à un acquéreur externe (fonds, concurrent, industriel)PV au niveau de la holding taxée à l'IS 25 % (ou régime des titres de participation : 12 % de QPFC, IS effectif 3 %)
2. LBO secondaireUn fonds d'investissement rachète les titres de la holding elle-même, refinance la dette résiduellePV sur titres holding pour le dirigeant (PFU 31,4 % ou titres de participation selon détention)
3. Donation-cession Dutreil (FBO 2.0)Donation des titres holding aux enfants avec engagement Dutreil (abattement 75 %), puis cession par les enfantsPurge de la PV par la donation si apport-cession antérieur (art. 150-0 B ter), puis régime Dutreil
4. IPO (introduction en Bourse)La holding ou la cible est introduite en Bourse : une partie des titres devient liquide progressivementPV lors de la cession des titres cotés (PFU 31,4 %), possibilité d'optimiser via PEA ou assurance-vie
5. Transmission familiale classique (succession)Les titres de la holding restent aux héritiers à la successionAbattement succession 100 000 €/enfant + Dutreil 75 % si éligible ; purge des PV en report à la succession (150-0 B ter)

Concrètement : dans les dossiers que suit le cabinet, la majorité des dirigeants prépare une donation-cession Dutreil (scénario 3) à 5-10 ans, une minorité substantielle vise une cession M&A classique (scénario 1) à 7-10 ans, et une petite part garde la holding à vie comme véhicule de gestion patrimoniale (scénario 5 par défaut). Ce sont des observations de cabinet, pas des statistiques de marché. Le choix se fait avec le CGP et l'avocat fiscaliste en amont, dès la structuration de l'OBO, pour aligner les statuts holding et le pacte d'associés sur la sortie visée.

La vie du patrimoine après l'encaissement — allocation du produit, arbitrages, réinvestissement — a son propre cocon, à commencer par notre guide de l'après-cession.

Maîtriser la fiscalité du cash-out ne suffit pas : la banque qui finance l'opération impose ses propres contraintes, bien plus larges que ce que la plupart des dirigeants imaginent.

§ 11GARANTIES·3 MIN

Les garanties bancaires protègent-elles vraiment votre patrimoine ?

Un malentendu fréquent : « avec une holding, je protège mon patrimoine personnel ». C'est vrai juridiquement, faux en pratique. La banque qui finance un OBO exige systématiquement un empilement de garanties qui vous expose bien plus loin que vos apports en holding.

Tableau comparatif : Garantie — Ce qu'elle couvre — Impact pour vous — Premier cas : Nantissement des titres de la cible
GarantieCe qu'elle couvreImpact pour vous
Nantissement des titres de la cibleGarantie principale : les actions de l'entreprise sont gagées au profit de la banqueEn cas de défaut, la banque peut faire vendre l'entreprise — perte du contrôle
Nantissement des titres de la holdingGarantie subsidiaire : les actions de la holding elle-même sont gagéesLe dirigeant peut perdre à la fois la cible ET la holding
Caution personnelle plafonnée du dirigeantEngagement personnel de 20 à 30 % de la dette seniorLe patrimoine personnel du dirigeant est saisissable dans cette limite
Hypothèque résidence secondaireParfois exigée pour les gros tickets (> 5 M€)Risque de perte d'un bien immobilier personnel
Assurance homme-clé au profit de la banqueRemboursement anticipé en cas de décès/invalidité du dirigeantCoût de l'ordre de 0,5 à 1 % par an de la somme assurée dans les devis observés en 2026 — la tarification dépend de l'âge et de l'état de santé, et se chiffre au cas par cas

Concrètement : sur un OBO de 3 millions d'euros financé à 80 % par dette (2,4 millions), la caution personnelle plafonnée à 25 % représente 600 000 € d'exposition personnelle du dirigeant. Ce n'est pas marginal. Le fondement de votre protection est textuel, et stable : le créancier professionnel doit mettre en garde la caution personne physique lorsque l'engagement du débiteur est inadapté à ses capacités (C. civ. art. 2299, issu de l'ordonnance n° 2021-1192), et le cautionnement manifestement disproportionné aux biens et revenus de la caution est réduit (art. 2300).

Règle Hagnéré Patrimoine

Négociez systématiquement le plafonnement de la caution et prévoyez un mécanisme de libération progressive au fur et à mesure du remboursement. C'est le premier point à régler avec la banque avant signature, avec votre avocat.

Une fois ces garanties négociées et la dette en cours de remboursement, un nouveau chantier s'ouvre : la holding va progressivement accumuler une trésorerie importante. La question de son emploi se pose alors — et elle ne se règle pas sur un compte courant non rémunéré.

§ 12TRÉSORERIE·3 MIN

Comment optimiser la trésorerie de votre holding post-OBO ?

Dette soldée. Il vous reste 1,5 M€ qui dorment sur le compte courant de la holding, sans rémunération — et sans que l'inflation, elle, s'arrête.

Une fois la dette remboursée, la holding continue de percevoir des dividendes quasi-exonérés (IS effectif 1,25 % via le régime mère-fille). Trois outils peuvent être mobilisés pour faire travailler cette trésorerie.

Tableau comparatif : Outil — Fiscalité IS — Liquidité — Pour qui ? — Premier cas : Compte à terme (CAT)
OutilFiscalité ISLiquiditéPour qui ?
Compte à terme (CAT)Intérêts taxés à 25 % IS l'année de versementImmobilisé sur 1 à 5 ansExcédents de trésorerie court terme
Contrat de capitalisation (personne morale)Imposition forfaitaire annuelle : base retenue (majorée chaque année des produits déjà rattachés) × 105 % du TME (≈ 3,8 % au printemps 2026) × 25 % IS, soit environ 1 % du capital la 1re annéeRachats possibles, fonds euros + UCExcédents long terme (5 à 15 ans), préparation transmission
SCI à l'IS (détenue par la holding)Revenus fonciers à l'IS 15/25 %, amortissement déductibleFaible (immobilier physique)Diversification patrimoine professionnel en immobilier
FCPR / FPCI fiscal art. 163 quinquies BExonération IR sur PV après 5 ans pour les porteurs personnes physiques. En PM : IS 25 % sur PV de cessionImmobilisation longue : 8 à 12 ans de blocage dans les véhicules courants — à ne pas confondre avec la durée de vie légale maximale, portée à QUINZE ans par la loi 2024-537 du 13 juin 2024 (CMF art. L. 214-28, VII ; dix ans pour les fonds antérieurs)Diversification long terme post-OBO

En pratique, le contrat de capitalisation personne morale est l'outil le plus efficace pour une holding OBO mature. Trois avantages clés :

  • Fiscalité annuelle modique : base retenue (valeur de souscription la 1re année, puis majorée des produits déjà rattachés) × 105 % du TME (Taux Moyen des Emprunts d'État, environ 3,8 % au printemps 2026 — source Banque de France, TME de mai 2026 à 3,79 % ; publié chaque mois, c'est celui du mois de souscription qui est retenu) × 25 % IS, soit un impôt effectif d'environ 1 % du capital la première année. Les annuités suivantes sont progressives : la base est majorée des produits déjà rattachés, elle n'est jamais figée sur le capital initial (art. 238 septies E).
  • Régularisation sur PV réelle à la sortie au moment du rachat.
  • Transmission facilitée si la holding elle-même est transmise aux héritiers (purge PV au décès dans un combo OBO + donation-cession).

Il n'existe pas de répartition type entre ces trois poches. Le dosage dépend de l'horizon de la holding, du besoin de liquidité à court terme et de la tolérance au risque du dirigeant : une allocation chiffrée sortie de son contexte n'est transposable à aucun autre dossier.

Ce n'est qu'un survol : la mécanique du contrat de capitalisation souscrit par une personne morale — assiette forfaitaire, annuités progressives, régularisation à la sortie — est déroulée dans notre guide du contrat de capitalisation souscrit par une personne morale et, plus largement, dans notre guide du contrat de capitalisation; la question amont — comment faire remonter la trésorerie de l'exploitation vers la holding, et à quel coût — dans faire remonter la trésorerie vers la holding.

§ 13MGMT PACKAGE·5 MIN

Comment la réforme LF 2025 (art. 163 bis H) change le management package post-OBO ?

Vous voulez associer vos managers-clés au capital de la sous-holding après l'OBO ? C'est souvent indispensable pour fidéliser un directeur général ou un CFO (Chief Financial Officer, directeur financier) qui a porté la croissance. Mais depuis la LF 2025, les règles du jeu ont changé.

Depuis 2025, les gains issus des actions de préférence, BSA (Bons de Souscription d'Actions), BSPCE (Bons de Souscription de Parts de Créateur d'Entreprise), ratchets et autres instruments attribués aux dirigeants et salariés en lien avec l'exercice de leurs fonctions sont présumés être du salaire.

Conséquence : imposition au barème de l'impôt sur le revenu, TMI jusqu'à 45 %, au lieu du PFU de 30 % alors en vigueur (porté à 31,4 % depuis la LFSS 2026). Sur le plan social, la formule « + cotisations sociales » est inexacte et mérite d'être dépliée : lorsque les titres remplissent les conditions de risque et de durée, la fraction excédentaire supporte une contribution salariale libératoire de 10 % (CSS art. L. 137-42) — ni cotisation, ni prélèvement social, et recouvrée par l'administration fiscale, pas par l'employeur ; à défaut, le gain retombe dans le droit commun social du salaire, cotisations patronales comprises. Le détail, texte en main, figure dans notre guide de la fiscalité de l'article 163 bis H. Fondement : art. 163 bis H CGI (LF 2025, loi n° 2025-127 du 14 février 2025, art. 93, ajusté par la LF 2026).

La présomption est renversable si vous (ou votre manager) démontrez :

  • Un risque capitalistique réel : versement en numéraire à la souscription, risque de perte en capital, absence de garantie de revente
  • Un lien prépondérant avec le capital et non avec la fonction salariale
  • Un plafond de rendement défini : multiple du prix d'acquisition × performance financière de la société (formule précisée par décret)

Concrètement, un dirigeant qui attribue à son DG (Directeur Général) des actions de préférence à 1 € avec un ratchet à 5x en cas de sortie voit désormais le gain requalifié en salaire par défaut. Quatre solutions possibles :

  • Structurer un vrai co-investissement en numéraire
  • Documenter le risque capitalistique réel
  • Respecter le plafond réglementaire défini par décret
  • Basculer vers des outils alternatifs (actions ordinaires + pacte de sortie)

Consulter un avocat fiscaliste est indispensable avant toute mise en place. Chez Hagnéré Patrimoine, ce type de dispositif est structuré par un avocat spécialisé en management package post-OBO ; nous en analysons avec lui le volet patrimonial. Le sujet a son cocon dédié — nature des instruments, conditions de renversement de la présomption, routage fiscal du gain — à commencer par notre guide du management package.

Jurisprudence et doctrine récentes applicables à l'OBO

Au-delà des arrêts OBO classiques (CE 27/01/2011 n° 320313 et CE 12/02/2020 n° 421444 précités), quatre décisions et une réforme doivent guider la structuration :

  • CE Plén. fisc. 13 juin 2018, n° 395495 (Cofices) — la décision socle, dont tout le reste découle : est animatrice la holding qui participe activement à la conduite de la politique du groupe et au contrôle de ses filiales, la fourniture de services n'étant qu'accessoire. C'est la définition de référence pour l'exonération IFI des biens professionnels (art. 975 CGI) et l'éligibilité au Pacte Dutreil.
  • Cass. com. 14 octobre 2020, n° 18-17.955 (Financière de Rosario) — transposition de Cofices au Pacte Dutreil (art. 787 B). Ce n'est pas une définition concurrente : la Cour de cassation aligne son standard sur celui du Conseil d'État, appréciation in concreto à l'appui (participation aux décisions stratégiques, convention d'animation écrite, prestations effectivement rendues aux filiales).
  • CE, 8ᵉ-3ᵉ ch. réunies, 23 janvier 2020, n° 435562 — attention à ne pas la confondre avec les deux précédentes : elle ne porte pas sur la définition de la holding animatrice. La décision annule le critère des 50 % d'actif brut immobilisé que posait la doctrine BOFiP (BOI-ENR-DMTG-10-20-40-10, § 20) pour apprécier la prépondérance de l'activité opérationnelle d'une société à activité mixte au regard de l'article 787 B, et lui substitue un faisceau d'indices tenant à la nature de l'activité et aux conditions de son exercice : aucun ratio ne fait règle. Dans un montage FBO, cela signifie que la prépondérance de l'activité éligible s'établit par un ensemble d'éléments concrets, et non par le franchissement d'un seuil comptable.
  • Cass. com. 17 décembre 2025, n° 24-17.415 — pivot récent, décisif pour qui monte un OBO en vue de transmettre : le caractère animateur de la holding s'apprécie au jour du décès. Une animation qui s'essouffle après le montage fragilise donc la transmission elle-même, et non seulement l'exercice en cours. Le détail figure dans notre guide de la holding animatrice 2026.
  • Réforme LF 2025, art. 163 bis H CGI — présomption de salaire sur les gains de management package, renversable si risque capitalistique réel documenté.

Impact pratique : conservez systématiquement la convention d'animation, les PV de comité stratégique, les contrats de services entre holding et filiales, plus toute documentation justifiant du risque capitalistique des managers co-investisseurs.

Entre Charasse, apport-cession, Dutreil, contrat de capitalisation et réforme 163 bis H, l'OBO mobilise cinq chantiers parallèles. Voici la checklist de démarrage et les trois actions à enclencher dans les 30 jours.

§ 14CHECKLIST 30 J·2 MIN

Quelles actions lancer dans les 30 jours pour structurer votre OBO ?

Vous avez parcouru les sections techniques. Reste à transformer la théorie en plan d'action. Bien structuré (holding SAS, pas d'intégration fiscale, ratio dette/EBE raisonnable, combinaison apport-cession + Dutreil si pertinent), l'OBO répond à un besoin précis — et à lui seul. Mal anticipé (Charasse, valorisation non documentée, abus de droit), c'est un cauchemar fiscal qui se paie 9 ans plus tard. Voici par où commencer dès cette semaine.

Les 3 actions à engager dans les 30 jours

  1. Faites évaluer votre entreprise (valorisation indicative par un expert ou votre CGP). C'est le préalable : sans valorisation, pas d'OBO.
  2. Simulez le cash-out et le service de la dette : quel EBE, quel ratio, quel montant extrait, quelle PV, quel net en poche ? Le premier rendez-vous, gratuit et sans recommandation, permet de poser ces questions ; les chiffres propres à votre situation relèvent d'une mission encadrée par une lettre de mission signée.
  3. Identifiez la combinaison optimale : OBO pur, OBO + apport-cession, OBO + Dutreil (FBO), ou simplement apport-cession si l'EBE est trop faible pour un OBO.
Méthode documentée

Préparer votre OBO avec un cabinet non détenu par une banque ni par un assureur

Le cabinet analyse le volet patrimonial et fiscal du projet (holding, amendement Charasse, transmission Dutreil), la structure juridique étant choisie avec votre avocat ou votre expert-comptable.

Premier rendez-vous gratuitCabinet CIF, COA, COBSPConseil en architecture ouverte
§ 15JURISPRUDENCE·3 MIN

Les décisions clés à connaître pour sécuriser votre OBO

L'OBO est l'un des montages les plus contrôlés par l'administration. La jurisprudence du Conseil d'État et de la Cour de cassation a précisé les conditions de licéité, l'abus de droit et la qualification de holding animatrice. Voici les décisions structurantes à connaître. Les frontières générales de l'abus de droit en gestion de patrimoine sont traitées dans notre guide de l'abus de droit fiscal.

Jurisprudence OBO et montages voisins — décisions clés à 2026
DécisionDateApport
CE, 9ᵉ-10ᵉ sous-sect. réunies, n° 32031327 janvier 2011Décision pivot OBO. L'abus de droit est écarté dès lors que les associés justifient d'un intérêt d'ordre financier et patrimonial DURABLE — la holding dégageant notamment une capacité d'emprunt supérieure à la leur. Deux précisions déterminantes : l'intérêt à démontrer n'est pas seulement économique mais patrimonial, et la charge de la preuve du but exclusivement fiscal pèse sur l'administration, non sur le contribuable.
CE, 8ᵉ-3ᵉ ch. réunies, n° 42144412 février 2020Abus de droit sur schéma apport-rachat de titres avec sursis 150-0 B CGI : un montage sans substance (holding créée la veille, rachat immédiatement suivi d'une distribution, absence de remboursement réel de la dette) est requalifié. Fermement transposable aux OBO sans substance.
CE, 8ᵉ-3ᵉ ch. réunies, n° 47100329 septembre 2023Soulte versée dans une opération d'apport-cession (art. 150-0 B ter) : caractérise l'abus de droit lorsqu'une soulte inférieure au plafond légal est dépourvue de justification économique. À distinguer du dépassement du plafond lui-même, qui n'est pas un abus de droit mais une condition légale non remplie : dès lors que la soulte excède 10 % de la valeur NOMINALE des titres reçus, c'est l'intégralité de la plus-value d'apport qui devient immédiatement imposable.
CE Plén. fisc., n° 395495 (Cofices)13 juin 2018LA décision socle sur la holding animatrice, dont découlent toutes les suivantes : est animatrice celle qui participe activement à la conduite de la politique du groupe et au contrôle de ses filiales, la fourniture de services n'étant qu'accessoire. Référence commune à l'exonération IFI des biens professionnels et au Pacte Dutreil.
Cass. com., n° 18-17.955 (Financière de Rosario)14 octobre 2020Transposition de la jurisprudence Cofices au Pacte Dutreil (art. 787 B) — et non une définition concurrente. Appréciation in concreto : participation aux décisions stratégiques, convention d'animation écrite, prestations effectivement rendues aux filiales.
CE, 8ᵉ-3ᵉ ch. réunies, n° 43556223 janvier 2020Ne porte pas sur la holding animatrice, contrairement à une confusion répandue : la décision annule le critère des 50 % d'actif brut immobilisé que posait la doctrine BOFiP (BOI-ENR-DMTG-10-20-40-10, § 20) pour apprécier la prépondérance de l'activité opérationnelle d'une société à activité mixte au regard de l'art. 787 B, et lui substitue un faisceau d'indices tenant à la nature de l'activité et aux conditions de son exercice. Aucun ratio ne fait règle.
Cass. com., n° 24-17.41517 décembre 2025Pivot récent : le caractère animateur de la holding s'apprécie AU JOUR DU DÉCÈS. Une animation qui s'essouffle après le montage fragilise la transmission elle-même. Point d'attention majeur pour un OBO présenté comme un outil de transmission.

Comment sécuriser un OBO en pratique

Trois bonnes pratiques imposées par la jurisprudence : (1) créer la holding 3 à 6 mois avant l'opération de rachat, (2) documenter l'intérêt économique réel (diversification, préparation transmission, intégration de managers, ouverture du capital), (3) faire évaluer l'entreprise par un expert indépendant et conserver le business plan de remboursement de la dette. Pour les cas atypiques (FBO complexe, combo apport-cession + Dutreil), un rescrit fiscal (art. L. 80 B LPF) est recommandé.

§ 16GLOSSAIRE·2 MIN

Glossaire — 12 notions clés de l'OBO

Le vocabulaire de l'OBO mêle droit fiscal interne, ingénierie financière et doctrine BOFiP. Voici les 12 termes à maîtriser avant un rendez-vous avocat fiscaliste ou banque structureur.

OBO (Owner Buy-Out)

Rachat par le dirigeant de sa propre entreprise via une holding qu'il contrôle (usage patrimonial), ou cession partielle à un investisseur professionnel avec réinvestissement (usage sponsor-backed). Dette senior 5-7 ans. Cash-out de 50 à 70 % de la valorisation dans les dossiers courants — conséquence de la capacité d'emprunt, pas un objectif.

FBO (Family Buy-Out)

Rachat par les enfants des titres des parents-fondateurs, souvent combiné avec le Pacte Dutreil (abattement 75 %, art. 787 B CGI). Outil-clé de la transmission familiale.

Amendement Charasse (art. 223 B)

Réintégration d'une fraction des charges financières dans le résultat d'ensemble pendant 9 exercices, lorsque la holding et la cible forment un groupe d'intégration fiscale. Surcoût IS structurant.

Régime mère-fille (art. 145 et 216)

Exonération à 95 % des dividendes remontés à la holding (quote-part de 5 % réintégrée). IS effectif sur dividendes : 1,25 %. Mécanisme de remboursement de la dette OBO.

Apport-cession (art. 150-0 B ter)

Report d'imposition de la PV lors de l'apport à une holding contrôlée, sous condition de réinvestissement de 70 % du prix de cession dans les 36 mois (LF 2026), pendant 5 ans.

Pacte Dutreil (art. 787 B)

Abattement de 75 % sur les droits de transmission (donation/succession) sous engagement de conservation de 8 ans (2 collectif + 6 individuel post-LF 2026). Pivot du FBO.

Holding animatrice (art. 966 et 975)

Holding qui dirige effectivement et de manière prépondérante les filiales (convention d'animation, prestations rendues). Ouvre droit à l'exonération IFI biens professionnels et au Pacte Dutreil.

EBE / EBITDA

Excédent brut d'exploitation. Indicateur central pour le calibrage de la dette OBO. Les niveaux observés dans les dossiers courants tournent autour de 3 à 3,5x de dette nette / EBE (2,5 à 3x pour la seule dette senior) : ce sont des ordres de grandeur de praticien, aucun texte ne les fixe et c'est la définition contractuelle des deux termes qui prime.

DSCR (Debt Service Coverage Ratio)

Taux de couverture du service de la dette = EBE / (intérêts + amortissement). Un prêteur exige un écart entre le flux disponible et l'échéance — de l'ordre de 20 % dans les dossiers courants — mais il n'existe aucun plancher réglementaire : le niveau relève de sa politique de risque et de la définition écrite au contrat.

PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique)

Imposition de la PV mobilière de cession : 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % PS depuis la LFSS 2026). Le taux de 17,2 % reste maintenu sur AV, foncier, PV immobilières et PEL/CEL ouverts avant 2018.

CEHR / CDHR (art. 223 sexies / 224)

CEHR : 3 % entre 250 et 500 k€ RFR, 4 % au-delà. CDHR (art. 224, LF 2025 art. 10, reconduite et durcie par la LF 2026 art. 2) : imposition minimale de 20 % du revenu de référence retraité pour les foyers dont le RFR dépasse 250 k€. Les revenus exceptionnels, plus-values de cession comprises, n'y sont retenus que pour le quart de leur montant — mais, à compter des revenus 2026, la CEHR afférente qui se retranche au numérateur l'est elle aussi, contre son montant total jusqu'aux revenus 2025 (BOI-IR-CDHR-20 § 200 ; BOI-IR-CDHR-10 § 330). Le bouclier qui rendait la CDHR quasi nulle l'année d'une cession est tombé. Frottement total possible : 35-37 % sur la tranche excédentaire. Les prélèvements sociaux sont exclus du numérateur.

Management package (art. 163 bis H)

Article créé par la LF 2025 : présomption de salaire sur les gains issus d'actions de préférence, BSA, BSPCE, ratchets attribués aux dirigeants. Renversable si risque capitalistique réel et plafond de rendement défini.

§ 17SOURCES·1 MIN

Sources et textes de référence

CGI

Tableau comparatif : Article — Objet — Premier cas : 223 B
ArticleObjet
223 BAmendement Charasse (réintégration charges financières, 9 exercices)
223 AIntégration fiscale (seuil 95 %)
145 et 216Régime mère-fille (exonération 95 % dividendes, quote-part 5 %)
150-0 B terApport-cession, report d'imposition (70 % / 36 mois LF 2026)
787 BPacte Dutreil (abattement 75 %, engagement 8 ans post-LF 2026)
966 et 975Holding animatrice, exonération IFI biens professionnels
167 bisExit tax
163 bis HManagement package (présomption de salaire, LF 2025)

BOFiP

  • BOI-IS-GPE-20-20-80-20 — amendement Charasse, portée du dispositif
  • BOI-IS-GPE-20-20-80-10 — amendement Charasse, champ d'application

Jurisprudence

  • CE, 9ᵉ-10ᵉ sous-sect. réunies, 27 janvier 2011, n° 320313 — l'abus de droit est écarté dès lors qu'est justifié un intérêt d'ordre financier et patrimonial durable ; la charge de la preuve du but exclusivement fiscal pèse sur l'administration
  • CE Plén. fisc. 13 juin 2018 n° 395495 (Cofices) — décision socle sur la holding animatrice
  • CE, 8ᵉ-3ᵉ ch. réunies, 23 janvier 2020, n° 435562 — annulation du critère des 50 % d'actif brut immobilisé posé par la doctrine BOFiP pour apprécier la prépondérance de l'activité opérationnelle (art. 787 B) ; substitution d'un faisceau d'indices. Ne porte pas sur la définition de la holding animatrice.
  • Cass. com. 14 octobre 2020 n° 18-17.955 (Financière de Rosario) — transposition de Cofices au Pacte Dutreil
  • Cass. com. 17 décembre 2025 n° 24-17.415 — l'animation s'apprécie au jour du décès
  • CE 12 février 2020 n° 421444 — abus de droit sur un schéma d'apport-rachat de titres en sursis 150-0 B ; invoqué ici par analogie, non comme une décision rendue en matière d'OBO
  • CE 29 septembre 2023 n° 471003 — soulte apport-cession = abus de droit si ratio artificiel

Lois de finances

  • LF 2026 — Dutreil 8 ans (2+6), apport-cession 70 %/36 mois/5 ans, exclusion NAF L
  • LFSS 2026 — PS portés à 18,6 % sur les revenus du capital (dividendes, intérêts, PV mobilières de cession, PEA, PER) ; 17,2 % maintenu sur AV, foncier, PV immo et PEL/CEL ouverts avant 2018 (art. L. 136-7 CSS)

Ce guide est informatif et ne constitue pas un conseil personnalisé. L'OBO est un montage complexe qui nécessite l'accompagnement d'un CGP, d'un avocat fiscaliste et d'un expert en évaluation.

§ 18INDEX·1 MIN

Index complet du dossier OBO (6 guides)

Chaque guide publié dans le dossier OBO est listé ici. Cet index est généré automatiquement depuis l'arborescence du site : toute nouvelle publication y figure sans mise à jour manuelle.

ACCOMPAGNEMENT

Préparer son OBO : le volet patrimonial avec le cabinet, la structure juridique avec votre avocat

Dans les dossiers qu'on rencontre, l'OBO extrait 50 à 70 % de la valorisation en cash — non parce que ce serait une règle, mais parce que c'est ce que le flux permet d'emprunter, net du réinvestissement et du crédit-vendeur. Et il reste l'un des montages les plus contrôlés par l'administration. Cabinet CIF · COA · COBSP : analyse patrimoniale et fiscale du projet, la structure juridique étant choisie avec votre avocat ou votre expert-comptable.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

  • Premier rendez-vous gratuit
  • Cabinet CIF · COA · COBSP
  • Sans engagement
4,6/5sur Trustpilot (33 avis au 30/09/2026)

Optimiser votre OBO avec un cabinet non détenu par une banque ni par un assureur

Pas de produit-maison. Analyse de la valorisation, audit Charasse, combo apport-cession + Dutreil, stratégie post-OBO. Premier rendez-vous gratuit et sans recommandation ; le conseil commence avec la lettre de mission signée, dont le prix est fixé avant tout engagement. Le choix d'une forme de société ou d'un régime fiscal et la rédaction des actes reviennent à votre avocat, votre notaire ou votre expert-comptable.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.Les prestations décrites ci-dessus relèvent d'une mission sur lettre de mission signée.

Premier rendez-vous gratuitCabinet CIF · COA · COBSPSans engagement

Sources et références légales

  • Code général des impôts

    Art. 223 B (amendement Charasse, réintégration sur 9 exercices), 223 A (intégration fiscale 95 %), 145 et 216 (mère-fille IS effectif 1,25 %), 150-0 B ter (apport-cession, 70 %/36 mois LF 2026), 787 B (Pacte Dutreil 8 ans), 966 et 975 (holding animatrice IFI), 167 bis (exit tax), 163 bis H (management package, LF 2025 art. 93), 223 sexies (CEHR), 224 (CDHR LF 2025).

  • Code de la sécurité sociale

    Art. L. 136-7 et L. 136-8 (PS sur revenus du capital). PS portés à 18,6 % en 2026 sur les revenus du capital (dividendes, intérêts, PV mobilières de cession, PEA, PER) ; 17,2 % maintenu sur AV, foncier et PV immo (LFSS 2026).

  • BOFiP

    BOI-IS-GPE-20-20-80-20 (amendement Charasse, portée du dispositif), BOI-IS-GPE-20-20-80-10 (champ d'application), BOI-RPPM-PVBMI-30-10-60 (apport-cession 150-0 B ter, BOFiP du 24/04/2024), BOI-ENR-DMTG-10-20-40 (Pacte Dutreil, MAJ 30/05/2024).

  • Jurisprudence

    CE, 9ᵉ-10ᵉ sous-sect. réunies, 27/01/2011, n° 320313 (l'abus de droit est écarté dès lors qu'est justifié un intérêt d'ordre financier et patrimonial durable ; la charge de la preuve du but exclusivement fiscal pèse sur l'administration) ; CE, 12/02/2020, n° 421444 (abus de droit si schéma sans substance, transposable OBO par analogie) ; CE, 29/09/2023, n° 471003 (soulte d'apport-cession sans justification économique) ; CE Plén. fisc., 13/06/2018, n° 395495 Cofices (définition de la holding animatrice) ; Cass. com., 14/10/2020, n° 18-17.955 Financière de Rosario (transposition de Cofices au Pacte Dutreil) ; CE, 8ᵉ-3ᵉ ch. réunies, 23/01/2020, n° 435562 (annulation du critère des 50 % d'actif brut immobilisé posé par la doctrine pour apprécier la prépondérance de l'activité opérationnelle, art. 787 B).

  • Lois de finances

    LF 2026 (loi 2026-103 du 19/02/2026) : Pacte Dutreil 8 ans (2 ans collectif + 6 ans individuel), apport-cession 70 % / 36 mois / 5 ans, exclusion NAF L (locations) ; LF 2025 (loi 2025-127 du 14/02/2025) : art. 93 management package (art. 163 bis H CGI), CDHR (art. 224 CGI) ; LFSS 2026 : PS portés à 18,6 % sur RCM/dividendes/intérêts/CTO/PV mobilières/PEA/PER ; AV, foncier, PEL/CEL ouverts avant 2018 et PV immo maintiennent 17,2 %.

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

L'OBO est un montage juridique et fiscal complexe qui nécessite l'accompagnement d'un CGP, d'un avocat fiscaliste et d'un expert en évaluation. Les chiffres et cas pratiques (Pierre, Claire, Jean-Luc, Martine et Lucas) sont entièrement fictifs et toute ressemblance avec des personnes réelles serait fortuite. La fiscalité internationale et la doctrine peuvent évoluer. Pour votre situation, consultez un conseiller en gestion de patrimoine. Hagnéré Patrimoine — Conseil en Gestion de Patrimoine immatriculé à l'ORIAS sous le n° 23002291 au titre de Conseiller en Investissements Financiers (CIF, adhérent CNCEF Patrimoine), Courtier en Assurance (COA) et Courtier en Opérations de Banque et Services de Paiement (COBSP).

Foire aux questions

Tout sur l'OBO 2026 Owner Buy-Out — sans détour.

Fondamentaux & mécanique, fiscalité & frottements, combinaisons stratégiques, structuration & banque, risques & contrôle. Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous, classées par thème.

Catégories

Pas trouvé votre réponse ?

Un CGP vous rappelle sous 24 h.

Poser ma question
  • L'OBO est l'opération par laquelle un dirigeant rachète sa propre entreprise via une holding qu'il contrôle. Il vend ses titres à la holding (cash-out de 50 à 70 % de la valorisation), la holding finance l'acquisition par emprunt bancaire (dette senior 5-7 ans), et la dette est remboursée par les flux de trésorerie de l'entreprise (remontée de dividendes via le régime mère-fille à 1,25 % d'IS effectif). Le dirigeant empoche les liquidités, conserve le contrôle opérationnel et peut préparer sa transmission. C'est un LBO patrimonial : monétiser sans vendre à un tiers.