Structurez votre patrimoine de dirigeant avec un expert indépendant
Rémunération, holding, prévoyance, PER, protection du foyer et transmission : nous mettons à plat votre situation de dirigeant avant toute décision.
Avant de signer : ce que cette page sert à vérifier
Guide rédigé le 13 août 2026 — par Quentin Hagnéré, conseiller en gestion de patrimoine (CIF, COA, COBSP — adhérent CNCEF Patrimoine). Droit en vigueur au 13 août 2026 (Légifrance, BOFiP). Analyse générique : aucun fonds, aucune société de gestion, aucune banque, aucun cabinet, aucune entreprise, aucune opération réelle n'est citée.
Un rendez-vous en fin de journée : l'entreprise change d'actionnaire, vous restez aux commandes, et l'on vous propose d'entrer au capital aux côtés du nouvel investisseur. On vous cite un montant, et une date de signature souvent plus proche que vous ne l'auriez voulu. Cette page s'adresse au salarié ou au cadre dirigeant à qui l'on propose d'entrer au capital de l'entreprise qu'il dirige, et à celui qui détient déjà un package sans en avoir jamais relu les clauses. Elle ne s'adresse ni au fonds, ni au dirigeant cédant qui vend son entreprise, ni à l'investisseur qui place de l'argent : leurs questions ne sont pas les vôtres.
La liasse, elle, arrivera plus tard : des statuts refondus, un bulletin de souscription, un pacte livré la veille au soir, une annexe technique encore annoncée comme « à finaliser », et une phrase prononcée sans y insister — « c'est le standard du marché ». Votre question tient alors en une ligne : qu'est-ce que je dois vérifier, et sur quoi je peux discuter, avant de signer ? Ce qu'il vous faut à ce stade, ce n'est pas un cours sur les instruments : c'est de savoir quoi lire en premier, et où la discussion s'arrête. C'est l'objet des vingt points qui suivent.
La réponse en bref
Avant de signer un management package, vingt points se vérifient, en cinq familles : économie, départ, liquidité, gouvernance, fiscalité. L'architecture du montage — instrument, enveloppe, prix payé au cédant, dette — est en général déjà arrêtée. Ce qui se négocie encore relève de la rédaction : les définitions de départ, la base de prix de rachat des titres, l'accélération du calendrier, l'information reçue, et le montant souscrit. Et l'on peut souscrire moins.
Disons tout de suite où est la limite : vous engageriez votre épargne dans l'entreprise dont dépend déjà votre salaire. Aucune clause ne corrige cette concentration, et un package peut être ramené à zéro.
Situons d'abord le mécanisme, en quelques lignes. Un fonds rachète l'entreprise en combinant ses fonds propres et de la dette portée par une holding. On vous propose d'investir votre propre argent à côté de lui, dans cette holding, avec des instruments dont les droits pécuniaires peuvent vous donner à la sortie une part supérieure à votre pourcentage de détention si des objectifs sont atteints — et rien du tout s'ils ne le sont pas. Tout cela est traité en détail, avec le régime fiscal et des cas chiffrés, par le guide du régime fiscal du management package, qui est le pilier de ce dossier. Le montage lui-même, la dette, les ratios et la valorisation de la cible relèvent, eux, de l'opération à effet de levier vue du côté de l'entreprise. Cette page-ci ne refait ni l'un ni l'autre.
Pourquoi cette page ne vous donnera aucun barème
Vous ne trouverez ici aucune part de capital « typiquement » réservée aux managers, aucun seuil de déclenchement « standard », aucune durée d'acquisition des droits « habituelle » — ni aucune des autres moyennes qui circulent : progressivité « usuelle », multiple moyen, décote d'illiquidité, taux de départ fautif.
La raison est simple : aucune source institutionnelle française ne publie ces grandeurs, parce qu'elles sont négociées au cas par cas et varient selon la taille de l'entreprise, le secteur, l'investisseur et le moment du cycle. Les chiffres qui circulent sont des observations privées non vérifiables. Publiés comme des normes, ils seraient faux pour la moitié des lecteurs dès le premier jour — et vous serviraient d'argument contre vous. Les seules valeurs chiffrées de cette page sont des seuils légaux, datés et sourcés, plus une illustration explicitement fictive.
Ici, on ne vous explique pas votre package : on le passe au crible, avant que vous ne signiez. Si vous découvrez le sujet et cherchez d'abord à comprendre ce qu'un package change pour vous, commencez par ce qu'un management package change pour le salarié en LBO ; si votre package est déjà signé et que la sortie approche, la page utile est préparer le débouclage, qui organise le calendrier des mois qui précèdent la cession. Ici, on est avant la signature. Et parce que chaque point ci-dessous mériterait un article, aucun n'est redéfini en détail : le calendrier d'acquisition des droits est traité par la page vesting, le prix de rachat au départ par good leaver / bad leaver, le seuil et la progressivité par actions de préférence, hurdle et ratchet : la mécanique, le prix d'entrée et son point mort par la valorisation du prix d'entrée, et la gouvernance de la société par le pacte d'actionnaires en LBO. Ce que vous ne trouverez que sur cette page, c'est la liste ordonnée, la distinction entre ce qui est figé et ce qui se discute, et les documents à réclamer avant de vous engager.
Sommaire — 10 sections
- 1. Avant de signer : ce que cette page sert à vérifier
- 2. Tout ne se négocie pas — la table de vérité
- 3. Famille 1 — l'économie du package : sept points
- 4. Famille 2 — le départ : cinq points
- 5. Famille 3 — la liquidité : trois points
- 6. Famille 4 — la gouvernance : deux points
- 7. Famille 5 — la fiscalité : trois points et un arbitrage
- 8. Les documents se demandent avant de signer
- 9. Quand souscrire moins, ou ne pas souscrire
- 10. La checklist des 20 points et la préparation
Tout ne se négocie pas — et prétendre le contraire vous dessert
On mélange systématiquement deux choses, et les distinguer vous fera gagner du temps. Une partie de ce que vous lisez dans la liasse est imposée par la loi : aucune discussion ne la changera, et perdre du temps à la contester vous coûtera le crédit dont vous aurez besoin ailleurs. Une autre partie, souvent la plus lourde de conséquences pour vous, est de la pure rédaction : la loi ne dit rien, tout vient du pacte ou des statuts, et donc tout se discute. Cette frontière ne se discute pas au cas par cas : elle est écrite dans le code de commerce et dans le code général des impôts.
| Élément | Ce qui le fixe | Votre marge |
|---|---|---|
| Imposition en salaire du gain, par défaut | CGI art. 163 bis H, I — impératif | Aucune |
| Conditions d'accès à la fraction imposée en plus-value | CGI art. 163 bis H, II — impératif | Aucune sur la règle elle-même |
| Contribution salariale de 10 % sur la fraction excédentaire | CSS art. L. 137-42 | Aucune |
| Exclusion du PEA | CMF art. L. 221-31 | Aucune — c'est la loi : ne la présumez pas négociable |
| Inaliénabilité statutaire au-delà de dix ans | C. com. art. L. 227-13 — plafond légal | Aucune au-delà ; négociable en dessous |
| Définition de chaque cas de départ, cas intermédiaire | Pacte / statuts | Négociable — c'est là que la marge est la plus grande |
| Base de prix de rachat de vos titres | Statuts / pacte, appliqués par l'expert (C. civ. 1843-4) | Négociable, et une seule fois : avant |
| Agrément, obligation de céder | C. com. L. 227-14 / L. 227-16 | Négociable — mais modifiable ensuite à la majorité statutaire (L. 227-19) |
| Tag along, engagement de conservation, fenêtres, égalité de traitement | Pacte — aucun fondement légal | Entièrement négociable — et inexistant si non écrit |
| Accélération du calendrier à la sortie | Pacte | Négociable |
| Information et sa périodicité | Pacte / statuts (C. com. L. 227-9) | Négociable — hors approbation annuelle des comptes, inexistante si non écrite |
| Droit de suivre une augmentation de capital (ADP à droits limités) | C. com. L. 228-11, dernier alinéa — supplétif | Négociable, et presque jamais demandé |
| Prix payé au cédant, structure de dette, enveloppe globale | Négociés entre le cédant et l'investisseur | Nulle en pratique — autant le savoir |
À cette frontière juridique s'ajoute une frontière opérationnelle, plus banale mais tout aussi contraignante. Certaines choses sont arrêtées avant même que l'on vous parle : l'existence de l'opération, le prix payé au cédant, l'architecture de financement, l'enveloppe globale réservée aux managers, le calendrier de réalisation. D'autres restent discutables précisément parce qu'elles n'affectent pas l'équilibre économique du vendeur : la définition de votre départ, la base de prix de vos titres, le traitement de votre calendrier, l'information que vous recevrez, et le montant qu'on vous demande de souscrire.
Votre pouvoir décroît à chaque étape
| Étape | Ce que vous pouvez encore obtenir |
|---|---|
| 1. Approche, avant tout document | Le principe de votre participation, l'ordre de grandeur du montant, votre exigence d'être assisté |
| 2. Diligences (vous produisez souvent le plan d'affaires) | Le scénario de référence sur lequel votre seuil sera calé — c'est le moment décisif |
| 3. Arrêt des termes du plan de management | L'essentiel de ce qui vous concerne : instruments, seuil, définitions de départ, calendrier |
| 4. Rédaction de la documentation | Les définitions, la base de prix, les délais, l'information, l'accélération |
| 5. Signature | Presque rien : des corrections de cohérence, et la faculté de ne pas signer |
| 6. Réalisation de l'opération | Rien sur le passé ; la question devient celle du montant réellement versé et de sa date |
| 7. Après | Rien sans l'accord des autres — et certaines clauses peuvent alors être modifiées sans vous |
Ce qui compte ici, c'est la date à laquelle vous entrez dans la discussion : votre pouvoir de négociation est maximal avant l'arrêt des termes du plan, il décroît ensuite, et il est quasi nul après la signature. Un manager qui découvre le pacte quelques jours avant la réalisation ne négocie plus : il signe, ou il refuse. Si vous lisez cette page à ce stade, la seule variable qui vous reste est le montant — et elle est plus importante qu'on ne le croit.
Le conflit de l'étape des diligences
Pendant les diligences, c'est souvent vous qui produisez le plan d'affaires — celui-là même qui servira ensuite à calibrer le seuil au-delà duquel votre package se déclenche. Vous avez donc intérêt à un plan ambitieux quand on discute le prix de l'entreprise, et exactement l'intérêt inverse quand on cale votre seuil.
Personne ne vous piège : le conflit tient à la position que vous occupez. L'ignorer conduit en revanche à accepter un seuil calé sur le scénario le plus optimiste que vous ayez jamais présenté. Les deux questions à poser : sur quel scénario le seuil est-il calé, le cas de base ou le cas haut ? Et qui a écrit ce scénario ? Le chiffrage relève de la valorisation du prix d'entrée, la mécanique du seuil de la page actions de préférence et ratchet.
Famille 1 — l'économie du package : sept points, dont un que vous seul pouvez calculer
Tous ces points reviennent à la même question : combien cela vous coûte, et à partir de quel prix de sortie cela vous rapporte. Ils se lisent dans les documents, à condition de les avoir — sauf votre point mort, qui ne figure nulle part et que personne ne calculera à votre place. C'est pourtant lui qui commande la décision.
| Point | Ce qu'il faut vérifier | Ce qui se négocie réellement | La page qui l'explique |
|---|---|---|---|
| 1. Le montant demandé | La somme exacte, la date à laquelle elle doit être disponible, et sa part dans votre patrimoine net hors résidence principale | Le montant, et la possibilité de souscrire moins | Quel montant souscrire, et comment le financer |
| 2. Le prix d'entrée | Quelle valeur a été retenue, qui l'a établie, sur quelle base, et s'il existe un rapport de commissaire aux comptes sur les avantages particuliers | Le prix, et surtout la documentation du prix | Le prix d'entrée est-il juste |
| 3. La nature des instruments | Le nom exact de chaque instrument, son rang, ses droits pécuniaires et politiques, et si les termes définitifs vous ont été remis | Peu de choses — mais la remise du document, toujours | Le BSA |
| 4. Le seuil de déclenchement | Où la formule est écrite, quels termes elle emploie, et sur quelle grandeur elle se calcule | Rarement le principe, parfois la base de calcul | Hurdle et ratchet : la mécanique |
| 5. La progressivité et ses paliers | Combien de paliers, quelle base, et surtout qui arrête le constat | La mesurabilité, et l'auteur du constat | Hurdle et ratchet : la mécanique |
| 6. Votre point mort | À partir de quel prix de sortie votre mise est récupérée, frais et impôt compris | Rien : c'est un calcul, pas une clause — mais il commande la décision | Le point mort, calculé |
| 7. La dilution future et le droit de suivre | Si vos titres sont privés de droit préférentiel de souscription, et si les statuts vous le rétablissent | Oui : le rétablissement statutaire du droit de suivre | Actions de préférence, hurdle et ratchet |
Le montant demandé, et qui ne peut pas le financer
Vérifiez, dans cet ordre : la somme exacte, la date à laquelle elle doit être disponible — à la réalisation de l'opération, pas « dans les semaines qui suivent » — et ce qu'elle représente dans votre patrimoine net hors résidence principale. Ce calcul-là, vous êtes le seul à avoir intérêt à le faire. Faites-le.
Un texte du code de commerce explique au passage pourquoi le montage prend cette forme : la société ne peut pas, en principe, financer votre souscription. L'article L. 225-216 du code de commerce interdit à une société d'avancer des fonds, d'accorder des prêts ou de consentir une sûreté en vue de la souscription ou de l'achat de ses propres actions par un tiers ; le texte réserve une exception au bénéfice des acquisitions par les salariés, dont la portée exacte est discutée et que la doctrine lit étroitement. Votre souscription se finance donc sur vos ressources — le dimensionnement et les modalités relèvent de quel montant souscrire, et comment le financer, et un crédit personnel adossé à des actifs existants est un sujet à part entière, traité par le comparatif du rachat de crédits et du crédit lombard. Emprunter pour souscrire, c'est ajouter un risque à un risque déjà concentré.
Le prix d'entrée : un avantage qui se paie ailleurs, et parfois plus tôt
Quelle valeur a été retenue pour vos titres, qui l'a établie, sur quelle base, et à quelle date ? Demandez aussi s'il existe un rapport de commissaire aux comptes sur les avantages particuliers : la procédure de l'article L. 228-15 du code de commerce s'applique lorsque des actions de préférence sont émises au profit de personnes nommément désignées, avec l'intervention d'un commissaire aux comptes n'ayant pas réalisé depuis trois ans et ne réalisant pas de mission au sein de la société (C. com. art. L. 228-15, version en vigueur depuis le 1er octobre 2025, ordonnance n° 2025-229 du 12 mars 2025). Ce document, quand il existe, dit sur quoi le prix repose.
Deux raccourcis très répandus orientent la négociation dans le mauvais sens. Le projet de commentaires administratifs BOI-RSA-ES-20-60, dans sa version du 23 juillet 2025 — un projet soumis à consultation publique, antérieur à la réécriture du texte par la loi de finances pour 2026 — indique d'une part qu'un prix inférieur à la valeur réelle des titres génère un avantage traité à part, hors du régime propre aux gains de management package (§ 210) : autrement dit, négocier un prix d'entrée très bas n'est pas gratuit. Et d'autre part que cette décote ne suffit pas, à elle seule, à établir que le gain ultérieur a été acquis en contrepartie de vos fonctions (§ 180). La conséquence pratique dépend de l'instrument, et on ne vous la dira pas spontanément. Lorsque les titres acquis en dessous de leur valeur réelle ne relèvent ni des options, ni des actions gratuites, ni des BSPCE, l'avantage correspondant est en principe imposé en traitements et salaires au titre de l'année de l'acquisition : un impôt peut donc être dû alors que vous n'avez encaissé aucune somme. Lorsque les titres relèvent de l'un de ces trois régimes, l'avantage suit ce régime propre, dont l'imposition est en principe reportée à la cession. Ce point se fait confirmer instrument par instrument. La règle est exposée par le régime de l'article 163 bis H, en détail ; le chiffrage du prix, par la page consacrée au prix d'entrée.
Les instruments : le document technique qui arrive toujours en dernier
Notez le nom exact de chaque instrument souscrit, son rang, ses droits pécuniaires et politiques, et vérifiez que les termes et conditions définitifs vous ont été remis : c'est l'annexe technique qui arrive en dernier, et c'est celle qui contient la formule. La mécanique juridique des actions de préférence, du seuil de déclenchement et de la progressivité est traitée par actions de préférence, hurdle et ratchet, le bon de souscription par la page consacrée au BSA, et la raison économique pour laquelle une petite mise peut beaucoup donner — ou ne rien donner — par la page sweet equity. La comparaison entre BSPCE, actions gratuites et stock-options ne se fait pas ici : elle appartient au comparatif des trois dispositifs.
Un mot de montage, et on n'y revient plus. L'interdiction de l'article L. 225-216 explique surtout que la société rachetée ne puisse ni avancer les fonds ni consentir de sûreté pour l'acquisition de ses propres actions — c'est l'une des raisons pour lesquelles la dette d'acquisition est portée par une holding. Vous souscrivez le plus souvent au capital de cette holding, et la valeur de vos titres dépend donc de l'entreprise après service de la dette — le financement de l'opération l'explique.
Votre point mort se calcule : personne n'est tenu de vous le donner
Le point mort est le prix de sortie à partir duquel vous récupérez votre mise, frais et impôt compris. Ce n'est pas une clause, c'est un calcul — et il vous incombe, pour une raison juridique développée plus bas : l'alinéa 2 de l'article 1112-1 du code civil exclut l'estimation de la valeur du devoir d'information précontractuel.
Ce que doit couvrir votre point mort (le calcul appartient à la page prix d'entrée)
Coût d'entrée = prix réellement décaissé
+ impôt éventuellement dû à l'entrée
+ droits d'enregistrement si vous achetez des titres existants
Point mort = coût d'entrée + frais de la cession future / (1 - t)
le tout ramené au rang de vos titres dans la file de remboursement- Prix payé :la somme réellement décaissée, pas la valeur affichée de vos titres
- Impôt à l'entrée :l'avantage éventuellement imposé lorsque le prix payé est inférieur à la valeur réelle des titres (voir plus haut) : c'est un coût d'entrée, pas un coût de sortie
- Droits d'enregistrement :supportés par l'acquéreur sauf stipulation contraire (CGI art. 1712) : ils pèsent sur vous à l'entrée si vous achetez des titres existants, et non à la sortie où vous êtes vendeur ; une souscription à une augmentation de capital n'en supporte pas. Taux : CGI art. 726, I, version en vigueur depuis le 1er janvier 2024 — 0,1 % pour des actions de société par actions ; 3 % pour des parts sociales, après un abattement égal, pour chaque part, au rapport entre 23 000 € et le nombre total de parts ; 5 % en cas de prépondérance immobilière
- t :le taux d'imposition du gain, qui dépend de sa qualification (salaire ou plus-value) : voir la famille fiscalité, plus bas
- Rang :ce qui doit être servi avant vous, et qui peut croître avec le temps
Formule de structure, volontairement non chiffrée : les montants dépendent de votre situation. Un point est presque toujours mal posé : au point mort, par définition, il n'y a aucun gain, donc aucun impôt sur le gain : l'impôt ne déplace pas votre point mort, il ne fait qu'amplifier le poids des frais de cession, d'où la division par (1 - t). Sans frais, le point mort est exactement égal à votre coût d'entrée. Le calcul complet, avec une table de capitalisation entièrement diluée, relève de la page consacrée au prix d'entrée.
Le droit de suivre une augmentation de capital future
Si vos titres relèvent d'une catégorie privée de droit préférentiel de souscription, vous ne pourrez pas suivre une augmentation de capital ultérieure, et vous serez dilué — sauf si les statuts vous rétablissent ce droit, ce que la loi autorise expressément (C. com. art. L. 228-11, dernier alinéa, version en vigueur depuis le 15 juin 2024). C'est typiquement ce que la loi laisse ouvert : demandez-le, et faites-le écrire.
La mécanique de ces actions de préférence appartient à la page actions de préférence, hurdle et ratchet ; le régime propre des actions gratuites, au cocon consacré aux actions gratuites. Le scénario de dilution jusqu'à zéro n'est pas une clause de style : son chemin concret est décrit par la page sur les restructurations.
Ce que vous coûte le rang de vos titres
À la sortie, le produit de cession ne se partage pas au prorata du capital : il se répartit par rang, et c'est la documentation, elle seule, qui dit à quelle place elle vous met dans la file. Deuxième point, moins connu : certains instruments détenus par un investisseur portent une rémunération qui n'est pas payée en numéraire mais qui s'ajoute au montant à rembourser. Quand c'est le cas, la somme à servir avant vous augmente avec le temps — à valeur d'entreprise identique, un retard de sortie réduit votre part.
Aucune source institutionnelle ne permet d'affirmer que cette configuration est majoritaire : ce n'est donc pas une norme, ce sont trois questions à poser. Quelle est la liste complète des instruments émis et leur ordre de remboursement ? La rémunération des instruments de l'investisseur est-elle payée périodiquement, ou capitalisée ? Mon seuil de déclenchement en tient-il compte ? Le calcul de la répartition entre les rangs relève de la page qui calcule le net du manager.
Famille 2 — le départ : ce qu'on vous rachètera, et à quel prix
C'est la famille où la loi dit le moins, donc celle où la rédaction fait le plus de différence. Tout ce qui suit vient du pacte ou des statuts : tout se discute — mais une seule fois, avant la signature.
| Point | Ce qu'il faut vérifier | Ce qui se négocie réellement | La page qui l'explique |
|---|---|---|---|
| 8. Les définitions de chaque cas de départ | La liste exacte des cas, les termes employés, qui prononce la qualification et selon quelle procédure | Presque toujours : c'est le premier gisement | Good leaver, bad leaver |
| 9. L'existence d'un cas intermédiaire | Y a-t-il autre chose que « bon » et « mauvais » : départ non fautif, invalidité, décès, désaccord stratégique | Oui — s'il n'y a que deux cases, c'est que quelqu'un a décidé de n'en écrire que deux | Les catégories de départ |
| 10. La base de prix de rachat | La formule, l'exercice de référence, la date d'arrêté, l'existence d'une décote, et si le prix est déterminé ou déterminable | Oui — avant la signature, et pas après | Le prix de votre départ |
| 11. Le délai, la procédure et l'intérêt de retard | Sous quel délai le prix est payé, en une fois ou échelonné, et si un intérêt est dû en cas de retard | Oui, et c'est peu demandé | Délai et procédure de rachat |
| 12. Le calendrier, le cliff, les conditions de performance, l'accélération | À quelles dates les droits deviennent les vôtres, si les conditions sont définies, auditables et opposables, qui les arrête, et s'il existe une accélération à la sortie | La mesurabilité, l'auteur du constat, et l'accélération | Le calendrier d'acquisition de vos droits |
La base de prix : la formule que vous acceptez liera l'expert
Ce point tient à un seul texte, et il commande le prix que vous toucherez en partant. L'article L. 227-18 du code de commerce vise un cas précis : lorsque les statuts ne précisent pas les modalités du prix de cession et que la société met en œuvre une clause d'agrément, d'obligation de céder ou de changement de contrôle (art. L. 227-14, L. 227-16 et L. 227-17), le prix est fixé par accord entre les parties ou, à défaut, déterminé dans les conditions prévues à l'article 1843-4 du code civil. Or, depuis l'ordonnance n° 2014-863 du 31 juillet 2014, cet article dispose que l'expert « est tenu d'appliquer, lorsqu'elles existent, les règles et modalités de détermination de la valeur prévues par les statuts de la société ou par toute convention liant les parties » (version en vigueur depuis le 1er janvier 2020). Avant 2014, l'expert était libre de sa méthode.
La conséquence est sévère : dans les cas où cet article s'applique, la formule que vous acceptez aujourd'hui est celle qui vous sera appliquée le jour de votre départ. Ne comptez pas sur un tiers indépendant pour rétablir un prix « juste » le jour venu : il appliquera celle que vous aurez signée. Ce qui se vérifie ici, c'est que la formule existe, qu'elle est lisible et qu'elle est cohérente avec le calendrier ; la formule elle-même, ses variantes et ses décotes appartiennent à good leaver, bad leaver : le prix de votre départ.
Il faut connaître la frontière : lorsque votre rachat repose sur une promesse de vente stipulée dans le seul pacte, sans clause statutaire, l'article 1843-4 n'a pas vocation à s'appliquer — c'est le contrat, et lui seul, qui fixe le prix. Raison de plus pour lire la formule avant de la signer.
Le délai de paiement : demandez un intérêt de retard
Le meilleur prix du monde ne vaut rien si rien ne dit quand il sera payé. D'abord, lorsque la société rachète elle-même les actions dans ce cadre, elle est tenue de les céder dans un délai de six mois ou de les annuler (C. com. art. L. 227-18, alinéa 2). Ensuite, si le document est muet sur l'intérêt, le taux de l'intérêt légal existe : pour le second semestre 2026, il s'établit à 6,84 % lorsque le créancier est une personne physique n'agissant pas pour des besoins professionnels, et à 2,75 % dans les autres cas (arrêté du 26 juin 2026, JORF n° 0151 du 30 juin 2026, applicable du 1er juillet au 31 décembre 2026). Ce taux est révisé chaque semestre par arrêté : ne le traitez jamais comme figé, et vérifiez la valeur en vigueur au moment de la discussion.
Encore faut-il une mise en demeure : les intérêts au taux légal ne courent en principe qu'à compter de celle-ci (C. civ. art. 1231-6 et 1344-1). D'où la demande à formuler noir sur blanc : un délai de paiement chiffré, et un intérêt qui court de plein droit à son expiration.
Le calendrier a un effet fiscal — et c'est ici qu'il se vérifie
Le calendrier d'acquisition de vos droits, le délai qui précède la première échéance, la nature des conditions de performance et leur mesurabilité relèvent de la page consacrée au calendrier, qui en est la propriétaire exclusive. En revanche, restent deux conséquences qui ne relèvent ni du calendrier ni du prix.
La première est fiscale. Pour les titres autres que les actions gratuites, les options et les BSPCE, l'accès à la fraction imposée en plus-value suppose une détention d'au moins deux ans (CGI art. 163 bis H, II). Il faut donc vérifier que le calendrier négocié, et l'horizon de sortie annoncé, ne conduisent pas à céder avant ce délai : un calendrier avantageux peut coûter cher en qualification. Reste le silence des documents sur la restructuration : que devient ce calendrier si l'entreprise manque son plan et que la structure financière est renégociée ? Voir ce qui se passe quand un montage décroche.
L'accélération : la clause qui se règle avant la signature, ou jamais
Le jour où l'investisseur vend, une partie de vos droits peut n'être pas encore acquise. Trois rédactions sont possibles, et une seule est mauvaise : tout s'accélère, rien ne s'accélère, ou le document se tait. Le silence est le pire des trois, parce qu'il laisse la question ouverte au moment précis où elle se tranchera sans vous. Les questions à poser sont donc les suivantes : une accélération est-elle prévue ? Couvre-t-elle aussi la sortie forcée et une introduction en Bourse ? Et qui la déclenche ?
Il faut être honnête sur un point : l'accélération n'est pas de la rédaction gratuite, contrairement à une définition ou à un délai — ce qui vous revient plus tôt ne revient pas à d'autres, elle se discute donc sans garantie d'être obtenue. Et elle se lit avec la condition de détention rappelée juste au-dessus : accélérer pour céder plus tôt peut vous faire sortir des deux ans, et donc de la fraction imposée en plus-value. Le calendrier lui-même appartient à la page vesting, la règle fiscale à la page du régime de l'article 163 bis H.
Deux repères, enfin, pour ne pas chercher au mauvais endroit : le calendrier d'acquisition appartient à la page vesting, le prix de votre départ à la page good leaver / bad leaver ; ici, on vérifie que les deux existent, qu'ils sont cohérents entre eux, et on demande les documents qui les portent. Et si vos seules actions gratuites sont en cause, leur régime propre de départ est traité par le départ de l'entreprise avec des actions gratuites : cette page-ci traite le package d'une opération à effet de levier dans son ensemble.
Famille 3 — la liquidité : trois points, et un calendrier qui n'est pas le vôtre
Ces trois points ne portent pas sur ce que vous gagnez, mais sur le moment où vous pourrez le toucher — un moment que vous ne choisissez pas. Sauf clause contraire, vous sortez quand l'investisseur sort, au prix auquel il sort : vérifiez si votre documentation prévoit autre chose. Les trois questions ci-dessous servent à vérifier que ce statut de passager est au moins écrit, et qu'il ne se retourne pas contre vous quand le calendrier glisse.
| Point | Ce qu'il faut vérifier | Ce qui se négocie réellement | La page qui l'explique |
|---|---|---|---|
| 13. Drag, tag, promesses, engagement de conservation, égalité de traitement | La présence de chaque clause, et surtout où elle est écrite : statuts ou pacte | Entièrement — la loi ne les encadre pas | Drag, tag et lock-up |
| 14. Les fenêtres de sortie et la cession à un véhicule affilié | Qui décide du moment, ce qui se passe si la sortie glisse, et si une cession à un véhicule géré par la même société de gestion déclenche les mêmes clauses | Le traitement du glissement, et le choix entre sortir et réinvestir | Réinvestir plutôt que sortir |
| 15. Le sort en cas d'introduction en Bourse | Ce que devient votre engagement de conservation, et les contraintes que la cotation ajoute | L'engagement de conservation, et son échéancier | Cotation et sortie de cote |
Le support détermine la force de la clause
Le fonctionnement de ces clauses est décrit par drag, tag et lock-up : ce qui vous arrive quand le fonds vend. Ce qui manque presque toujours, c'est la question de lecture : où la clause est-elle écrite ? Deux clauses au libellé identique n'ont pas la même force selon leur support. Une cession faite en violation d'une clause statutaire est nulle (C. com. art. L. 227-15) : l'opération ne se fait pas. La violation d'une clause figurant dans le seul pacte se résout en principe en dommages-intérêts : la cession tient, et il vous reste un procès. La première question à poser devant chaque clause de liquidité n'est donc pas ce qu'elle dit, mais dans quel document elle figure.
Les conséquences ne jouent pas toutes dans le même sens. L'obligation de céder peut être statutaire (art. L. 227-16) : la sortie forcée dispose alors d'une force que le droit de sortie conjointe, presque toujours contractuel, n'a pas — ce qui vous contraint est mieux armé que ce qui vous protège. La promesse, en revanche, est solide depuis la réforme de 2016 : « la révocation de la promesse pendant le temps laissé au bénéficiaire pour opter n'empêche pas la formation du contrat promis » (C. civ. art. 1124). Enfin, un seul repère dur existe dans toute la famille : l'inaliénabilité statutaire ne peut excéder dix ans (C. com. art. L. 227-13) — c'est un plafond légal, jamais une durée « habituelle », et rien n'interdit d'en demander une plus courte. L'architecture d'ensemble du pacte, elle, est traitée par le pacte d'actionnaires en LBO.
L'égalité de traitement avec l'investisseur ne se déduit de rien. Cherchez-la dans le pacte : si elle n'y est pas, vous ne l'avez pas. Un argument que vous pouvez vérifier avant de l'utiliser : le code de déontologie de France Invest, association professionnelle, dans sa version mise à jour au 17 juin 2020, engage ses membres à la transparence, à l'égalité de traitement et à une information optimale de leurs partenaires ; plusieurs institutions publiques publient par ailleurs une politique d'engagement actionnarial. Demandez si votre investisseur adhère à un code de déontologie professionnel et s'il publie une telle politique. Ces textes sont opposables sur le plan professionnel, pas judiciairement — c'est une différence qu'il faut connaître avant de s'en prévaloir.
L'horizon annoncé n'est pas un engagement
On vous annoncera un horizon de sortie. C'est une intention de gestion, et rien n'oblige personne à la tenir : trois constats publics, concordants, le montrent.
- La Banque de France relève que la hausse des taux entamée en 2022 a incité les gestionnaires à « repousser les liquidations de fonds de capital-investissement » (Bulletin n° 260/4, septembre-octobre 2025).
- L'AMF a modifié son règlement général et sa doctrine sur la fin de vie des fonds de capital-investissement (actualité du 31 janvier 2025 ; modifications homologuées par arrêté du 12 novembre 2024), créant notamment un avertissement dans les communications promotionnelles lorsque, sur les dix dernières années précédant l'agrément du fonds, la société de gestion n'a pas respecté la durée de vie d'au moins 50 % des fonds concernés, et sous deux conditions de matérialité (art. 422-120-14-1 du règlement général), et citant le fonds de continuation parmi les options ouvertes. Ces règles visent des fonds de capital-investissement agréés : elles ne s'appliquent pas à tout investisseur d'une opération à effet de levier. Ce qui est utilisable sans réserve, c'est le fait que le dépassement d'échéance est assez répandu pour avoir été réglementé.
- France Invest (association professionnelle du capital-investissement français, étude d'activité publiée le 25 mars 2026 avec un cabinet d'audit) relève 14,0 Md€ de cessions au coût historique, en hausse de 9 %, pour 1 232 opérations, avec un nombre d'entreprises cédées en baisse et un rôle majeur des fonds de continuation. Ce que traduisent ces chiffres : une part de la liquidité du marché est une liquidité entre véhicules gérés par les mêmes gestionnaires, et non une vente à un tiers.
L'AMF indique par ailleurs porter une attention particulière aux transferts de participations entre portefeuilles, soumis à des contrôles « notamment sur la valorisation utilisée » (Priorités d'action et de supervision 2026, janvier 2026). Vos questions : qui établit la valeur, cette valeur m'est-elle opposable, une valorisation indépendante est-elle prévue, et puis-je choisir entre sortir et réinvestir ? Voir les opérations secondaires et les voies de sortie et de refinancement. Et la supervision de l'AMF protège les porteurs de parts du fonds, pas les cadres bénéficiaires d'un package.
Et si l'entreprise est introduite en Bourse
La cotation change de cadre plus qu'elle ne libère : votre engagement contractuel de conservation subsiste selon ses propres termes, puis s'y ajoutent les obligations propres aux dirigeants d'un émetteur coté. Un seuil est à connaître, parce qu'au-delà rester actionnaire cesse d'être votre choix : la faculté d'offre publique de retrait suppose la détention d'au moins 90 % du capital ou des droits de vote, et le retrait obligatoire est ouvert lorsque les titres non présentés ne représentent pas plus de 10 % du capital et des droits de vote, dans un délai de trois mois après la clôture de l'offre (CMF art. L. 433-4, I, 1° et II, dans sa rédaction issue de la loi PACTE du 22 mai 2019, qui a abaissé le seuil de 95 % à 90 %). Un dernier repère de marché : sur la moyenne européenne 2013-2023, d'après les données PitchBook reprises par la Banque de France (Bulletin 260/4), l'introduction en Bourse représente 14 % des sorties, contre 42 % pour un rachat par une entreprise et 43 % par un autre fonds (chiffres arrondis, part des seules sorties recensées). C'est pourtant la sortie dont on vous parlera le plus en rendez-vous.
Famille 4 — la gouvernance : ce que vous saurez, et quand
| Point | Ce qu'il faut vérifier | Ce qui se négocie réellement | La page qui l'explique |
|---|---|---|---|
| 16. L'information, sa périodicité, et ce qui se décide sans vous | Ce que vous recevrez, à quelle fréquence, sous quel délai — et la majorité requise pour modifier les clauses qui vous concernent | Tout, car rien n'est légal : l'information et la majorité de modification s'écrivent | Le pacte d'actionnaires : qui décide quoi |
| 17. La détention via une société interposée (ManCo) | Qui décide au niveau du véhicule, comment on en sort, qui supporte les frais, et qui atteint le seuil de 5 % | Les règles internes du véhicule | La détention via une ManCo |
Un seul fait de droit commande ces deux points, et il n'est presque jamais énoncé en rendez-vous : en société par actions simplifiée, l'information de l'associé n'a pas de catalogue légal. L'article L. 227-1 du code de commerce écarte pour la SAS les articles L. 225-103 à L. 225-126, qui contiennent le catalogue légal d'information des actionnaires de société anonyme. Le seul socle légal est étroit : les comptes annuels sont approuvés collectivement par les associés (C. com. art. L. 227-9), ce qui vous garantit une reddition annuelle — et rien de plus. Tout ce que vous recevrez au-delà viendra du pacte ou des statuts, et se négocie donc avant, jamais après. Un autre outil légal subsiste, avec un seuil : l'expertise de gestion suppose de représenter au moins 5 % du capital (C. com. art. L. 225-231, applicable à la SAS par le renvoi de l'article L. 227-1). En dessous, il faut contractualiser.
Et une conséquence qu'on oublie de vous dire : certaines clauses peuvent être modifiées après votre signature, sans vous. L'unanimité n'est réservée qu'à l'adoption ou à la modification des clauses d'inaliénabilité (L. 227-13) et de changement de contrôle (L. 227-17) ; les clauses d'agrément (L. 227-14) et d'obligation de céder (L. 227-16) relèvent d'une décision collective prise dans les conditions et formes prévues par les statuts (C. com. art. L. 227-19, version en vigueur depuis le 21 juillet 2019). Demandez donc aussi la majorité requise pour modifier la clause : c'est elle qui dit ce que votre protection vaut réellement. Le mécanisme et ses conséquences sont développés par ce qu'un management package change pour le salarié en LBO.
Et si vous détenez des actions de préférence, notez qu'en SAS l'assemblée spéciale des porteurs prévue pour la société anonyme (C. com. art. L. 225-99) est écartée par l'article L. 227-1. La conséquence n'est pas que vous seriez sans protection : c'est l'inverse. Lorsque les statuts ne prévoient pas les modalités de modification des droits attachés aux actions de préférence, cette modification exige le consentement individuel de chaque porteur (Cass. com., 10 juillet 2024, n° 22-15.836, sur le fondement des articles 1103 et 1193 du code civil). Le point à vérifier est donc précis : vos statuts organisent-ils une procédure de modification ou de conversion de votre catégorie d'actions ? S'ils le font, vous perdez ce droit de veto individuel.
La matrice des décisions réservées, l'organe de surveillance, la révocation du dirigeant et la sanction réelle des clauses sont traités par le pacte d'actionnaires en LBO, qui est la page de référence sur la gouvernance de la société. Sur la ManCo, deux points à examiner avec votre conseil : si le package est détenu par une société, la fiscalité change de nature — ce n'est plus celle d'un particulier mais celle d'une société soumise à l'impôt sur les sociétés, au taux de 25 %, avec un taux réduit de 15 % jusqu'à 42 500 € sous conditions de chiffre d'affaires et de détention (CGI art. 219, I et I b, version en vigueur depuis le 21 février 2026), ce qui appellerait un examen dédié ; et l'interposition ne déplace pas la base de calcul du plafond fiscal : lorsque la société émettrice a pour objet principal la détention des participations des salariés ou dirigeants concernés dans une autre société, la valeur réelle retenue est celle de cette autre société (CGI art. 163 bis H, II). Détail dans la page consacrée à la ManCo. Si votre situation est celle d'un dirigeant qui rachète lui-même son entreprise, la négociation prend en outre une dimension de conflit d'intérêts traitée par le rachat par l'équipe dirigeante.
Ce package a-t-il sa place dans votre patrimoine, et à quel montant ?
Le cabinet n'intervient pas comme avocat et ne négocie pas votre package. Ce que nous examinons, c'est ce que cet engagement représente dans votre patrimoine : quelle proportion vous pouvez y consacrer, ce que vous pouvez y perdre, et comment le reste de votre situation absorbe ce risque.
Famille 5 — la fiscalité : ce qui ne se négocie pas, et ce qui la déclenche
C'est la famille où l'on négocie le moins, et où l'on se trompe le plus. La règle fiscale, elle, ne se négocie pas : elle s'applique ou elle ne s'applique pas. Ce qui se négocie, ce sont les clauses qui décident de son application — et cette nuance se chiffre, comme l'illustration plus bas le montre.
| Point | Ce qu'il faut vérifier | Ce qui se négocie réellement | La page qui l'explique |
|---|---|---|---|
| 18. La scission de votre gain et la condition de risque de perte | Si votre configuration remplit les conditions d'accès à la fraction imposée en plus-value, et si une prise de position de l'administration a été demandée | Pas la règle — mais les clauses qui décident de son application, oui | Le régime de l'article 163 bis H |
| 19. Le PEA : ne rien présumer | Si on vous a laissé entendre que ces titres iraient dans un plan d'épargne en actions | Rien : c'est la loi | Package et PEA : l'éligibilité |
| 20. L'anticipation d'une mobilité | Si un départ à l'étranger est envisageable avant la sortie, et à quel moment il interviendrait | Rien dans le package — mais le calendrier personnel se prépare | L'exit tax, en détail |
Ce qu'il faut savoir de la règle pour négocier, et rien de plus
Le régime de faveur n'est pas le principe. L'article 163 bis H du CGI — créé par la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 (loi de finances pour 2025), article 93, et réécrit par la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 (loi de finances pour 2026), article 24, version en vigueur depuis le 21 février 2026 — impose par défaut le gain « suivant les règles de droit commun des traitements et salaires » (I). La fraction relevant des plus-values mobilières est une exception plafonnée (II). Cette page ne reproduit pas la formule du plafond : il suffit de savoir qu'il dépend de la valeur des titres à l'entrée et d'un multiple de performance, et le calcul appartient à la page consacrée à ce régime et au guide pilier.
Ce qui est utile en négociation, c'est ceci. L'accès au II suppose deux conditions : les titres doivent présenter un risque de perte (de leur valeur pour les titres gratuits, les options et les BSPCE ; du prix payé pour tous les autres) et, pour ces autres titres, avoir été détenus au moins deux ans. Ce qui réduit le plafond disponible compte tout autant : les revenus distribués et les sommes reçues à la suite d'une réduction ou d'un amortissement de capital encaissés entre l'acquisition et la cession (III). Une distribution exceptionnelle en cours de route a donc un coût fiscal différé à la sortie — mécanisme décrit par la remontée exceptionnelle de dividendes.
Deux taux commandent l'arbitrage qui suit. La fraction relevant du régime des plus-values mobilières supporte 12,8 % (CGI art. 200 A) plus 18,6 % de prélèvements sociaux (CSG 10,6 % portée par la LFSS 2026, loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025, plus CRDS 0,5 % et prélèvement de solidarité 7,5 %), soit 31,4 % — et non 30 %. La fraction excédentaire relève du barème progressif et d'une contribution salariale libératoire de 10 % (CSS art. L. 137-42, version en vigueur depuis le 31 décembre 2025, assise sur la seule fraction excédant le plafond). Et une réserve : 31,4 % n'est pas un plafond garanti — la contribution exceptionnelle et la contribution différentielle sur les hauts revenus (CGI art. 223 sexies et 224, cette dernière pérennisée par la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 jusqu'à l'imposition des revenus de l'année au titre de laquelle le déficit du budget général repasse sous 3 % du produit intérieur brut) peuvent s'y ajouter, voir les contributions sur les hauts revenus, et le chiffrage complet du net appartient à la page qui calcule le net du manager.
Au 13 août 2026, les commentaires administratifs (BOI-RSA-ES-20-60) en sont encore à leur version du 23 juillet 2025, publiés sous forme de projet soumis à consultation publique (close le 22 octobre 2025), donc antérieurs à la réécriture du 19 février 2026, et opposables au seul profit du contribuable. Personne, en rendez-vous, n'est en position de vous garantir un traitement fiscal. Si on vous le garantit par écrit, demandez sur quel fondement. Une question de checklist, à poser sans agressivité : une prise de position formelle de l'administration a-t-elle été demandée (LPF art. L. 80 B, 1°) ? Si oui, puis-je en voir la réponse ? Si non, qui porte le risque ? Seule une réponse expresse engage l'administration : le silence ne vaut pas accord — voir le rescrit fiscal.
Un mot sur la requalification, parce qu'elle a une conséquence directe en négociation. La logique de l'imposition en salaire des gains qui trouvent essentiellement leur source dans les fonctions a été posée par le Conseil d'État le 13 juillet 2021 (n° 428506 et deux décisions du même jour), et le juge continue de l'appliquer — CE, 8e et 3e chambres réunies, 7 mai 2026, n° 493083 l'étend au gain tiré de l'apport des titres, sans que le sursis d'imposition y fasse obstacle. Conséquence : faire remonter ses titres dans une holding avant la sortie ne met pas le gain à l'abri d'une qualification en salaire — voir l'apport des titres à une holding et l'abus de droit fiscal. Aucun montage n'est « sécurisé ». Et le report prévu par le IV de l'article 163 bis H n'est pas le mécanisme de l'article 150-0 B ter, décrit par l'apport-cession, qui est différent et ne s'y substitue pas.
Le PEA : ne rien présumer
Si on vous a laissé entendre que ces titres logeraient dans un plan d'épargne en actions, vérifiez : l'article L. 221-31 du code monétaire et financier (version en vigueur depuis le 16 février 2025) écarte du plan, sur trois fondements indépendants, les actions de préférence (« actions, à l'exclusion de celles mentionnées à l'article L. 228-11 du code de commerce »), les titres reçus en exercice de droits ou de bons de souscription ou d'attribution et ceux offerts dans les conditions de l'article 80 bis du CGI, et — depuis la loi de finances pour 2025 — les « titres mentionnés à l'article 163 bis H du code général des impôts ». Il n'y a donc rien à négocier sur ce point : c'est la loi. L'arbre de décision complet appartient à la page consacrée à l'éligibilité au PEA, et le produit lui-même au cocon PEA.
Si une mobilité est possible avant la sortie
Un départ à l'étranger avant la cession ne se prépare pas la veille. Le dispositif de l'article 167 bis du CGI vise les personnes fiscalement domiciliées en France pendant au moins six des dix années précédant le transfert de domicile, détenant des titres d'une valeur globale supérieure à 800 000 € ou représentant au moins 50 % des bénéfices sociaux d'une société (article 167 bis dans sa rédaction en vigueur au 13 août 2026). Un sursis de paiement est de droit vers l'Union européenne et l'Espace économique européen, sur garanties ailleurs, et un dégrèvement intervient après une durée de conservation qui varie selon les cas. Le régime complet est traité par la page consacrée à l'exit tax, qui en est la page canonique. Ce qui appartient à cette page-ci se résume à un réflexe de calendrier : si une mobilité est seulement envisageable, elle se pose avant la signature, et non l'année du départ — parce que la date du transfert de domicile, celle de la cession et celle de l'éventuelle accélération de vos droits interagissent, et que cette combinaison relève d'un avocat fiscaliste.
Le prix de sortie garanti : ce qu'il protège, ce qu'il coûte
Un conseil circule partout : faites-vous garantir un prix de sortie minimum pour protéger votre mise. Presque personne ne relie ce conseil à sa conséquence fiscale. Or le projet de commentaires BOI-RSA-ES-20-60 (§ 110, version du 23 juillet 2025) écarte la condition de risque de perte lorsqu'un mécanisme garantit un prix de cession minimum au moins égal au coût d'acquisition — et sans cette condition, la fenêtre de la fraction imposée en plus-value se ferme.
Il n'existe pas de package à la fois protégé et fiscalement avantageux : ce que vous négociez d'un côté, vous le payez de l'autre. Sur ce terrain, le conditionnel s'impose. La prohibition des clauses léonines (C. civ. art. 1844-1, alinéa 2, qui répute non écrite la stipulation exonérant un associé de la totalité des pertes) n'est pas un filet de sécurité : les promesses d'achat à prix garanti sont, en pratique, validées, et la question est technique. Et l'articulation exacte entre une garantie de prix et la condition légale n'est commentée par aucune doctrine définitive : le point serait donc à faire valider par un avocat fiscaliste sur votre configuration précise.
Ce que coûterait un prix plancher — illustration entièrement fictive
Hypothèses posées avant tout calcul
Les chiffres qui suivent sont entièrement fictifs et choisis pour la démonstration. Ils ne constituent ni un barème, ni une moyenne de marché, ni une promesse, et aucun n'est représentatif de quoi que ce soit. Souscription : 40 000 €. Produit de cession : 240 000 €. Gain net : 200 000 €.
Quatre hypothèses, et elles comptent. (1) Le prix payé est égal à la valeur réelle des titres à l'entrée, donc aucun avantage d'entrée à traiter à part. (2) Le gain reste entièrement sous le plafond du II de l'article 163 bis H, dont la règle de calcul n'est pas reproduite ici. Cette hypothèse n'est pas neutre : le plafond dépend de la progression de la valeur de la société, et non de celle de vos seuls titres — il faudrait ici que la société elle-même ait multiplié sa valeur par environ 1,67. Un gain de six fois la mise obtenu par effet de levier sur une société qui n'aurait que peu progressé sortirait partiellement du plafond, et l'écart calculé plus bas serait alors nettement plus faible. Les pourcentages affichés sont donc un maximum, pas un ordre de grandeur central. (3) L'imposition en salaire est calculée au seul taux marginal du barème de l'impôt sur le revenu (CGI art. 197, I, 1 — barème des revenus 2025 ; un gain encaissé plus tard relèvera d'un barème indexé par une loi de finances ultérieure), sans aucun abattement ni déduction. (4) Le scénario B est calculé au seul impôt sur le revenu, hors tout prélèvement social, alors que le scénario A en intègre 18,6 points : la comparaison est donc conservatrice — elle sous-estime le coût du plancher, elle ne l'exagère pas.
| Scénario | Qualification du gain | Taux appliqué | Impôt | Net du gain |
|---|---|---|---|---|
| A — sans prix plancher (conditions du II réunies) | Fraction plus-value | 12,8 % + 18,6 % = 31,4 % | 62 800 € | 137 200 € |
| B — avec un prix plancher garantissant le coût d'acquisition | Salaire (condition de risque de perte écartée) | Taux marginal 41 % | 82 000 € | 118 000 € |
| B′ — même clause, taux marginal supérieur | Salaire | Taux marginal 45 % | 90 000 € | 110 000 € |
Sous ces hypothèses, l'écart entre A et B est de 19 200 €, soit exactement les 9,6 points qui séparent 41 % de 31,4 %. Entre A et B′, il est de 27 200 €, soit les 13,6 points qui séparent 45 % de 31,4 %. Rapportée à la mise que le plancher protège, cette « prime » représente 48 % de la mise au taux marginal de 41 %, et 68 % à 45 % — ces deux pourcentages étant, on l'a dit, une borne haute.
Restent quatre précautions, et elles ne vont pas toutes dans le même sens. D'abord, il ne peut pas être affirmé que la contribution salariale de 10 % s'applique dans le scénario B, puisque l'article L. 137-42 du code de la sécurité sociale assied la contribution sur la fraction du gain mentionné au premier alinéa du II qui excède la limite. Si elle s'appliquait, l'écart serait plus élevé encore. Ensuite, et c'est plus lourd : depuis la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, l'exonération de CSG sur les revenus d'activité et de cotisations sociales est recentrée sur le seul gain net réalisé sur des titres remplissant les conditions du II de l'article 163 bis H. Dans le scénario B, ces conditions ne sont plus remplies : le gain sortirait de cette exonération et supporterait, en plus du barème, les prélèvements applicables aux revenus d'activité. L'écart réel serait donc supérieur aux 19 200 € affichés : l'illustration sous-estime le coût du plancher, elle ne l'exagère pas. À l'inverse, la contribution différentielle sur les hauts revenus (CGI art. 224) mord sur le scénario A, imposé à 12,8 %, et non sur le scénario B déjà taxé au barème. Celle-là comprime l'écart. Enfin, la déduction forfaitaire pour frais professionnels applicable aux traitements et salaires est plafonnée et, pour un manager salarié, généralement déjà saturée par son salaire : sa prise en compte ne change alors rien.
Le même raisonnement en scénario dégradé change la conclusion, et c'est pour cela qu'il est obligatoire. Si les titres ne valent rien à la sortie : sans plancher, la perte est de 40 000 € et le gain imposable est nul ; avec plancher, la mise de 40 000 € est récupérée — soit 100 % de la mise —, le gain est nul, l'impôt est nul. Et le plancher ne joue pas seulement dans ce cas extrême : c'est une assurance qui verse quelque chose dans tous les états intermédiaires (si les titres valent 10 000 €, elle verse 30 000 €). Rapprochés l'un de l'autre, ces deux chiffres donnent l'ordre de grandeur de l'arbitrage : la prime coûte 48 % de la mise dans le scénario favorable, l'assurance en verse jusqu'à 100 % dans le scénario défavorable, et l'arbitrage bascule, sous ces hypothèses, autour d'une probabilité de perte totale de l'ordre du tiers. Le plancher est une assurance dont la prime est fiscale : elle se paie dans le scénario où vous gagnez, alors que son utilité ne se matérialise que là où il n'y a aucun impôt à payer. L'arbitrage est réel et dépend de votre propre jugement sur les scénarios. Et il existe une troisième voie, qui mérite d'être posée sur la table : ne pas acheter cette assurance fiscale, et souscrire un montant plus faible — le dimensionnement de la souscription traite ce point.
Rappel : ces montants sont fictifs. Un calcul réel dépend de l'ensemble des revenus du foyer, du plafond du II, des éventuelles contributions sur les hauts revenus, des abattements applicables et de la qualification retenue. Une précision de méthode, enfin : un produit de cession n'est pas nécessairement encaissé en totalité à la réalisation — une part peut être différée ou conditionnelle, et cette part-là relève de le crédit-vendeur et le complément de prix. Le chiffrage complet relève de la page de calcul du net et d'un professionnel.
Les documents se demandent avant de signer — et un refus est une information
Il existe une raison juridique de réclamer les pièces plutôt que d'attendre qu'on vous les donne. Le devoir d'information précontractuel existe bien (C. civ. art. 1112-1), mais son alinéa 2 exclut expressément l'estimation de la valeur de la prestation. Personne n'est légalement tenu de vous dire si le prix qu'on vous demande est juste. C'est pour cela que le point mort se calcule soi-même, que les documents se réclament, et qu'un refus de communiquer est en soi une information.
| Document | Qui l'établit | Statut | Ce qu'il porte, et que rien d'autre ne porte |
|---|---|---|---|
| Statuts de la ou des holdings | Les fondateurs | Public — déposé au greffe | Catégories de titres, droits attachés, clauses opposables aux tiers |
| Pacte d'associés, complet | Les parties | Contractuel, non public | Gouvernance, liquidité, promesses, information, départ |
| Termes du plan de management | L'investisseur | Résumé non exhaustif | L'architecture — il ne remplace pas la documentation définitive |
| Termes et conditions des instruments | L'émetteur | Annexe technique, souvent remise en dernier | La formule exacte : seuil, progressivité, anti-dilution, conversion |
| Table de capitalisation entièrement diluée | L'investisseur | Établie pour l'opération | Le rang de chaque instrument et votre part réelle après dilution |
| Plan d'affaires et son scénario de référence | Management et investisseur | Interne | Le scénario sur lequel votre seuil est calé |
| Documentation de la dette | Prêteurs et acquéreur | Confidentielle, communicable en synthèse | Échéancier, engagements, affectation des excédents, nature du taux |
| Éventuelle prise de position de l'administration | L'entreprise ou l'investisseur | Confidentielle | Sur quoi elle porte, et à qui elle profite |
Un refus n'est pas toujours un mauvais signe. Certaines pièces ne sont pas communicables en l'état : une documentation de crédit contient des informations dont les prêteurs restreignent la diffusion. Le point n'est donc pas d'exiger tout, mais d'observer ce qui est refusé et comment : un refus motivé, assorti d'une synthèse écrite, est une réponse normale ; un refus non motivé portant sur un document qui décrit vos propres droits — les termes de vos instruments, le rang de vos titres, la base du prix de rachat en cas de départ — ne l'est pas. Ce qu'il faut en conclure est développé par la page d'entrée du salarié en LBO. Et un document public, comme les statuts déposés, n'a pas à être demandé : il s'obtient.
Pourquoi cette pièce, alors que vous ne la signez pas ? Parce qu'elle lie la holding, et souvent la société elle-même, envers le prêteur : l'accord de l'actionnaire ne vaut pas accord du prêteur. Une seule de ses stipulations appartient vraiment à cette page : le sort d'une rupture d'engagement financier, qui ouvre une renégociation dont une issue possible est un apport de fonds nouveaux sur une valeur basse — c'est le chemin concret de la dilution. Deux autres sont à repérer : l'affectation obligatoire des excédents de trésorerie et la nature du taux — la Banque de France relève que les prêts privés sont contractés à taux variable (Rapport sur la stabilité financière, juin 2026), et le taux de la facilité de dépôt de la BCE a été porté de 2,00 % à 2,25 % le 17 juin 2026, à la suite de la décision du 11 juin 2026. Le reste appartient à le financement de l'opération, les ratios et engagements financiers et les restructurations. Vous n'avez pas à comprendre le détail de ces engagements. Vous avez à savoir qu'ils existent, et à en demander la synthèse.
La preuve, c'est vous qui devrez la produire
Le projet de commentaires administratifs indique que le bénéficiaire doit être en mesure de justifier par tous moyens les valeurs retenues, l'attestation de la société étant citée en exemple. Or vous ne maîtrisez ni la valorisation, ni les comptes d'associés, ni l'historique des opérations de capital. D'où une demande précise, à formuler avant de signer : obtenir contractuellement l'attestation de valorisation et l'accès aux données de calcul. La règle est énoncée par la page du régime fiscal ; ce qui compte ici, c'est d'en faire une demande écrite.
Quand la bonne décision est de souscrire moins, ou de ne pas souscrire
Cette section est écrite depuis un angle patrimonial, et non contractuel : les cas où la documentation elle-même doit faire renoncer — prix non déterminable, absence de délai, sortie forcée au profit d'une entité affiliée — sont traités par le pacte d'actionnaires en LBO. Ici, la question est celle de votre patrimoine.
Le fait central, et il ne se met pas en note de bas de page : vous engagez votre capital et votre emploi sur la même entreprise. Si elle manque son plan, vous pouvez perdre l'intégralité de votre mise au moment même où votre poste devient incertain. C'est la concentration de risque la plus brutale qu'un salarié puisse prendre, et aucune clause ne la corrige.
Deux chiffres publics permettent de le dire sans forcer le trait. La Banque de France, sur données AnaCredit portant sur des entreprises européennes (Bulletin n° 260/4, septembre-octobre 2025), relève que les entreprises qui feront l'objet d'un rachat à effet de levier sont plus endettées que leur groupe de contrôle, mais avec une probabilité de défaut moyenne estimée par les banques plus faible avant l'opération. C'est le levier ajouté ensuite qui dégrade le profil de crédit : un an après l'opération, la probabilité de défaut est en moyenne 44 % plus élevée que celle d'entreprises comparables, et le taux de croissance de la dette bancaire 35 % plus élevé. L'entreprise que vous rejoignez n'a pas été choisie parce qu'elle était fragile — et vous n'avez pas négocié le levier qui la rend statistiquement plus fragile qu'avant.
L'effet de ciseaux : le temps ne travaille pas pour vous
Ce n'est pas une prévision, mais un raisonnement à trois branches. Les liquidations de fonds ont été repoussées et une part des sorties passe par des véhicules de continuation. Le taux directeur de la BCE a cessé de baisser en juin 2026, après une série de baisses, et une part de la dette du montage est à taux variable : celui-ci reste donc exposé à toute évolution ultérieure. Et si la rémunération des instruments prioritaires se capitalise, la somme à servir avant vous croît avec le temps.
La conséquence n'est pas automatique, et il faut dire à quelle condition elle joue : lorsque la capitalisation annuelle des instruments prioritaires dépasse l'amortissement annuel de la dette, alors, à valeur d'entreprise constante, un package peut valoir moins en année six qu'en année quatre. Dans le cas inverse — une dette qui s'amortit vite — le résidu revenant au manager progresse malgré la capitalisation. Ce qui reste vrai dans les deux cas, c'est que votre part en pourcentage baisse quand la sortie glisse. Un seuil qui n'est atteignable que dans le scénario haut et dans le calendrier initial n'est pas un seuil atteignable.
L'argument qui autorise à souscrire moins
Il tient à l'économie, pas à la morale, et il est documenté. Dans une étude de référence (Brian J. Hall et Kevin J. Murphy, « Stock options for undiversified executives », Journal of Accounting and Economics, vol. 33, n° 1, février 2002, p. 3-42), la valeur, pour son titulaire, d'un instrument non négociable détenu par un dirigeant non diversifié et averse au risque est inférieure à sa valeur théorique. Autrement dit : un instrument que vous ne pouvez ni vendre, ni couvrir, ni diversifier, et qui est adossé à l'entreprise dont dépend déjà votre salaire, vaut pour vous moins que sa valeur théorique. Le raisonnement ne dit rien de la qualité de l'entreprise : il découle de votre seule absence de diversification. La contrepartie légitime à demander n'est donc pas seulement « plus de potentiel » : c'est un montant demandé plus faible, un prix d'entrée moins cher, ou une part de la rémunération en numéraire. Le dimensionnement relève de combien souscrire, et le scénario où la mise est perdue de la page sweet equity.
Les quatre configurations où l'on peut dire non
- Quand la somme demandée n'est pas absorbable. Si sa perte totale changerait votre situation patrimoniale, c'est le montant qui est trop élevé — pas votre prudence qui est excessive.
- Quand le point mort n'est atteignable que dans le scénario haut. Un package dont le seuil suppose le meilleur plan et le calendrier initial ne mérite pas l'épargne d'une vie.
- Quand vous ne pouvez pas répondre à cinq des vingt points, faute de documents. Souscrire sans les termes de ses propres instruments, c'est signer un contrat qu'on n'a pas lu.
- Quand votre capital et votre emploi seraient adossés à la même entreprise, sans rien en dehors. À ce stade, aucune clause ne répare le problème : c'est la concentration qu'il faut réduire.
Un dernier point, et c'est le principal : le refus n'est pas une faute professionnelle. Souscrire moins est une position qui se défend. Le sponsor peut faire de la souscription une condition — et c'est alors, en soi, une information. Ce qu'il ne faut pas faire, c'est souscrire parce que la liasse est prête et la date de réalisation posée.
Le rapport de force, et pourquoi se faire assister
Vous négociez une fois ; en face, des professionnels qui le font en permanence, assistés de leurs conseils. Rien d'hostile là-dedans : une simple asymétrie d'expérience. La seule réponse proportionnée est de vous faire assister : un avocat en droit des sociétés pour la documentation, un avocat fiscaliste pour le traitement du gain, un expert-comptable pour les chiffres. Le coût de cette assistance s'apprécie en fraction de la somme engagée, jamais en valeur absolue.
Reste ce dont on ne parle jamais : qui supporte les honoraires de mon conseil, et si ce n'est pas moi, cette prise en charge a-t-elle une conséquence pour moi ? Et ce conseil est-il le mien, ou celui du groupe des managers ? Qui l'instruit ? Les bénéficiaires n'ont pas les mêmes intérêts selon leur niveau de responsabilité et le montant qui leur est demandé.
La checklist des 20 points, et la séquence pour préparer le rendez-vous
Voici les vingt points sous la forme de vingt questions à poser, dans l'ordre des familles. Cette liste est faite pour être imprimée ou recopiée avant votre rendez-vous : elle tient sur une page et n'exige ni inscription ni pièce jointe. Imprimez-la, ou recopiez-la. Un conseil d'usage, enfin : n'essayez pas de poser les vingt questions dans le même rendez-vous — la liste sert à savoir ce que vous ignorez, la négociation se concentre ensuite sur trois points.
- Économie — Quel est le montant exact demandé, à quelle date doit-il être disponible, et quelle part de mon patrimoine net hors résidence principale représente-t-il ?
- Économie — Quelle valeur a été retenue pour mes titres, qui l'a établie, sur quelle base, et existe-t-il un rapport de commissaire aux comptes sur les avantages particuliers ?
- Économie — Quel est le nom exact de chaque instrument que je souscris, et les termes et conditions définitifs m'ont-ils été remis ?
- Économie — Où est écrite la formule du seuil de déclenchement, et sur quelle grandeur se calcule-t-elle ?
- Économie — Combien de paliers de progressivité, sur quelle base, et qui arrête le constat ?
- Économie — À partir de quel prix de sortie ma mise est-elle récupérée, frais et impôt compris ? (calcul à faire moi-même)
- Économie — Mes titres sont-ils privés de droit préférentiel de souscription, et les statuts me rétablissent-ils le droit de suivre une augmentation de capital ?
- Départ — Quelle est la liste exacte des cas de départ, quels termes emploient-ils, et qui prononce la qualification ?
- Départ — Existe-t-il un cas intermédiaire — départ non fautif, invalidité, décès, désaccord stratégique ?
- Départ — Quelle est la base de prix de rachat de mes titres, avec quel exercice de référence, quelle date d'arrêté et quelle décote ?
- Départ — Sous quel délai le prix est-il payé, en une fois ou échelonné, et un intérêt est-il dû en cas de retard ?
- Départ — À quelles dates mes droits deviennent-ils les miens, les conditions de performance sont-elles auditables, qui les arrête, et existe-t-il une accélération en cas de cession ?
- Liquidité — Quelles clauses de liquidité existent, et où sont-elles écrites — statuts ou pacte ?
- Liquidité — Qui décide du moment de la sortie, que se passe-t-il si elle glisse, et une cession à un véhicule affilié déclenche-t-elle les mêmes clauses ?
- Liquidité — Que devient mon engagement de conservation en cas d'introduction en Bourse ?
- Gouvernance — Quelle information vais-je recevoir, à quelle périodicité, et quelle majorité suffit pour modifier les clauses qui me concernent ?
- Gouvernance — Si je détiens via une société interposée : qui y décide, comment en sort-on, qui supporte les frais, et qui atteint le seuil de 5 % ?
- Fiscalité — Ma configuration remplit-elle les conditions d'accès à la fraction imposée en plus-value, et une prise de position de l'administration a-t-elle été demandée ?
- Fiscalité — M'a-t-on laissé entendre que ces titres iraient dans un PEA ? (la loi les en écarte)
- Fiscalité — Une mobilité à l'étranger est-elle envisageable avant la sortie, et à quel moment interviendrait-elle ?
La séquence de préparation, en sept étapes
Cette séquence prépare une entrée au capital. La préparation de la sortie — le calendrier des mois qui précèdent la cession — appartient à préparer le débouclage de son package.
- Rassembler les documents. Le pacte complet, les termes et conditions de vos instruments, les statuts, la table de capitalisation entièrement diluée, le plan d'affaires et son scénario de référence, la documentation de la dette au moins en synthèse. Les statuts déposés au greffe sont publics : ils s'obtiennent sans autorisation, et sans avoir à prévenir qui que ce soit. Le reste se demande — et la manière dont on vous répond fait partie de ce que vous cherchez à savoir.
- Établir ce que vous détenez réellement. Le nom exact de l'instrument souscrit, son rang dans la file de remboursement, et votre part après dilution complète — une part exprimée sur le capital émis n'est pas une part après dilution, et l'écart entre les deux est parfois l'essentiel de la discussion. La méthode appartient à la page du prix d'entrée.
- Calculer votre point mort. Avec vos propres hypothèses, frais et impôt compris. Ce calcul vous incombe : le devoir d'information précontractuel ne porte pas sur l'estimation de la valeur, personne n'est donc tenu de vous le fournir. Refaites-le même si on vous le fournit : les hypothèses de frais et d'impôt retenues sont rarement les vôtres.
- Situer le montant dans votre patrimoine. Rapportez la somme demandée à votre patrimoine net hors résidence principale, puis posez la seule question qui compte : si cette somme disparaissait entièrement, qu'est-ce que cela changerait ? En gardant à l'esprit que votre emploi serait adossé à la même entreprise que votre mise.
- Choisir trois points prioritaires. On n'obtient pas vingt concessions, et demander les vingt revient à n'en obtenir aucune. Les gisements les plus rentables sont en général les définitions de départ, la base de prix de rachat, le cas intermédiaire, l'accélération et l'information : ils coûtent peu à l'équilibre économique de l'opération et beaucoup à vous.
- Faire relire la documentation par votre propre conseil, dans la répartition des rôles indiquée plus haut — et pas à la dernière minute : un conseil saisi quelques jours avant la signature ne peut plus que constater.
- Décider. Souscrire, souscrire un montant plus faible, ou ne pas souscrire. Les trois issues sont légitimes, et la deuxième est la plus souvent négligée.
Si vous ne deviez vérifier que cinq choses
- Le montant demandé, et ce que sa perte totale ferait à votre patrimoine.
- La base de prix de rachat de vos titres — parce qu'elle liera l'expert.
- Votre droit de suivre une augmentation de capital future (C. com. art. L. 228-11, dernier alinéa).
- Le rang de vos titres, et la nature de la rémunération des instruments placés devant vous.
- La majorité requise pour modifier les clauses qui vous concernent (C. com. art. L. 227-19).
À propos de l'auteur
Quentin Hagnéré
Conseiller en gestion de patrimoine · fondateur de Hagnéré Patrimoine
Quentin Hagnéré dirige Hagnéré Patrimoine, cabinet de gestion de patrimoine et de fortune établi à Chambéry. Sur les management packages, le cabinet intervient sur le seul volet patrimonial de la décision : le dimensionnement de la somme engagée, sa place dans le patrimoine global, et la manière dont le reste de la situation absorbe le risque d'une mise adossée à l'entreprise dont dépend déjà le revenu. Il ne négocie pas de package, ne rédige pas de pacte et n'intervient pas comme avocat. Les habilitations réglementaires affichées concernent le cabinet.
Sources
- CGI art. 163 bis H — version en vigueur depuis le 21 février 2026 ; créé par la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 (LF 2025), art. 93 ; réécrit par la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 (LF 2026), art. 24.
- CSS art. L. 137-42 — version en vigueur depuis le 31 décembre 2025 (LFSS 2026, loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025, art. 17) : contribution salariale libératoire de 10 %. CSS art. L. 136-8 (CSG 10,6 %), ordonnance n° 96-50 du 24 janvier 1996, art. 19 (CRDS 0,5 %), CGI art. 235 ter (prélèvement de solidarité 7,5 %, en vigueur depuis le 1er janvier 2019), CGI art. 200 A (12,8 %). CGI art. 197, I, 1 — barème progressif de l'impôt sur le revenu, barème des revenus 2025.
- CGI art. 726, I — droits d'enregistrement, version en vigueur depuis le 1er janvier 2024. CGI art. 223 sexies et 224 — contributions sur les hauts revenus. CGI art. 219, I et I b — impôt sur les sociétés, version en vigueur depuis le 21 février 2026. CGI art. 167 bis — exit tax, rédaction en vigueur au 13 août 2026. CGI art. 1712 — les droits d'enregistrement sont supportés par l'acquéreur sauf stipulation contraire. LPF art. L. 80 B, 1° — prise de position formelle.
- C. com. art. L. 227-1 (exclusions applicables à la SAS, dont les art. L. 225-99 et L. 225-103 à L. 225-126), L. 227-9 (approbation collective des comptes annuels), L. 227-13 à L. 227-19 (inaliénabilité de dix ans au maximum — version en vigueur depuis le 21 septembre 2000 —, agrément, nullité des cessions faites en violation des statuts, obligation de céder, prix et délai de six mois, majorités requises pour modifier les clauses — version en vigueur depuis le 21 juillet 2019), L. 228-11 (version en vigueur depuis le 15 juin 2024 : privation du droit préférentiel de souscription sous réserve de stipulations contraires des statuts), L. 228-15 (avantages particuliers, version en vigueur depuis le 1er octobre 2025, ordonnance n° 2025-229 du 12 mars 2025), L. 225-216 (interdiction de l'assistance financière), L. 225-231 (expertise de gestion, seuil de 5 %), L. 225-197-1 (plafonds d'attribution gratuite d'actions, version en vigueur depuis le 1er décembre 2023).
- C. civ. art. 1843-4 — version en vigueur depuis le 1er janvier 2020 (réforme de fond par l'ordonnance n° 2014-863 du 31 juillet 2014) : l'expert est tenu d'appliquer la formule prévue. C. civ. art. 1112-1 (l'alinéa 2 exclut l'estimation de la valeur), 1124 (promesse unilatérale), 1231-6 et 1344-1 (les intérêts au taux légal courent à compter de la mise en demeure), 1844-1, al. 2 (clauses léonines). Cass. com., 10 juillet 2024, n° 22-15.836 — à défaut de modalités statutaires, la modification des droits attachés aux actions de préférence exige le consentement individuel de chaque porteur (C. civ. art. 1103 et 1193).
- CMF art. L. 221-31 — version en vigueur depuis le 16 février 2025 : exclusions du PEA. CMF art. L. 433-4, I, 1° et II — offre publique de retrait et retrait obligatoire, dans la rédaction issue de la loi PACTE du 22 mai 2019 (seuil abaissé de 95 % à 90 %).
- BOFiP, BOI-RSA-ES-20-60, version du 23 juillet 2025 — projet soumis à consultation publique du 23 juillet au 22 octobre 2025 ; § 110 (prix minimum garanti et condition de risque de perte), § 180 (la décote d'entrée n'établit pas à elle seule la requalification), § 210 (l'avantage d'entrée est traité à part).
- Conseil d'État, 13 juillet 2021, n° 428506 ; et 8e et 3e chambres réunies, 7 mai 2026, n° 493083.
- Arrêté du 26 juin 2026 relatif à la fixation du taux de l'intérêt légal, JORF n° 0151 du 30 juin 2026 (second semestre 2026).
- Banque de France, Bulletin n° 260/4, septembre-octobre 2025 (données AnaCredit ; répartition des sorties européennes reprise de données PitchBook) ; Rapport sur la stabilité financière, juin 2026. Banque centrale européenne, décision de politique monétaire du 11 juin 2026 (+25 points de base), taux de la facilité de dépôt à 2,25 % le 17 juin 2026. AMF, fin de vie des fonds de capital-investissement, 31 janvier 2025 (art. 422-120-14-1 du règlement général) et Priorités d'action et de supervision 2026, janvier 2026. France Invest / Grant Thornton, activité 2025, publiée le 25 mars 2026 (cessions mesurées au coût historique) ; France Invest, code de déontologie, version mise à jour au 17 juin 2020.
- Brian J. Hall et Kevin J. Murphy, « Stock options for undiversified executives », Journal of Accounting and Economics, vol. 33, n° 1, février 2002, p. 3-42.
Précision d'honnêteté : la doctrine administrative applicable au régime de l'article 163 bis H est, à la date de cette page, un projet soumis à consultation publique, antérieur à la réécriture du texte par la loi de finances pour 2026. Les points qui en dépendent sont énoncés au conditionnel.
⚠️ Informations légales et réglementaires
- Cette page est informative : elle ne constitue ni un conseil juridique, ni un conseil fiscal, ni un conseil en investissement personnalisé.
- Toute situation individuelle relève d'un avocat en droit des sociétés, d'un avocat fiscaliste et d'un expert-comptable ; le cabinet renvoie au conseil juridique pour la documentation et sa rédaction.
- Droit arrêté au 13 août 2026. L'article 163 bis H du CGI a été réécrit le 19 février 2026 et la doctrine administrative définitive postérieure à cette réécriture n'est pas publiée.
- L'illustration chiffrée est explicitement fictive : ce n'est ni un barème, ni une moyenne de marché, ni une simulation personnalisée. Aucun niveau de package — part de capital, seuil, progressivité, durée, multiple, décote — n'est présenté comme une norme.
- Un montage à effet de levier amplifie les gains comme les pertes et peut conduire à la perte totale du capital investi ; le manager qui souscrit expose simultanément son capital et son emploi, et un package peut être ramené à zéro en cas de restructuration.
- Aucun fonds, société de gestion, banque, cabinet d'avocats, entreprise, opération ni package réel n'est cité ; aucun classement, aucun avis client, aucune note. Les seules entités nommées le sont comme sources documentaires : Banque de France, Banque centrale européenne, Autorité des marchés financiers, France Invest et Grant Thornton.
- Hagnéré Patrimoine : CIF, COA, COBSP, immatriculé à l'ORIAS sous le numéro 23002291, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet établi à Chambéry. Le cabinet ne négocie pas de management package, ne rédige pas de pacte, n'intervient pas comme avocat et accompagne le volet patrimonial de la décision.

