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Cas pratique 10 M€20 minMis à jour 10 juillet 2026UHNW / transmission

Céder 10 millions d'euros avec le 150-0 B ter : le cas où l'apport-cession n'est qu'une brique

À 5 M€, la CEHR rendait déjà le report décisif. À 10 M€, on change encore d'échelle : la vente sèche détruit ~3,53 M€ dès l'année de la vente (PFU 3,14 M€ + CEHR ~387 500 €), avant même la CDHR. Mais à ce niveau, l'impôt de cession n'est plus le nerf de la guerre : l'apport-cession (150-0 B ter) devient le socle fiscal d'une architecture qui articule remploi diversifié, transmission (Dutreil, donation, purge au décès) et international (exit tax). Cas chiffré 2026. Par Hagnéré Patrimoine (ORIAS 23002291).

CESSION 10 M€ · 150-0 B ter

Orchestrer votre cession de 10 M€ du report à la transmission

Audit UHNW : coût réel d'une vente sèche (PFU 31,4 % + CEHR), report d'imposition 150-0 B ter, neutralisation du pic de RFR, remploi 2026 (70 % / 36 mois / 5 ans), transmission (Dutreil, donation 6/11 ans, purge au décès), exit tax et gouvernance familiale. Cabinet non détenu par une banque ni par un assureur.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

  • Remploi 7 M€ et exclusions vérifiés
  • Transmission Dutreil et purge intégrées
  • Multi-partenaires, sans produit-maison

Sur lettre de mission signée

  • Coût vente sèche vs report chiffré

PV MOBILIÈRE (PFU) 2026

31,4 %

PRÉLÈVEMENTS VENTE SÈCHE

~3,53 M€

IMPÔT PFU DIFFÉRÉ

3,14 M€

REMPLOI < 3 ANS (2026)

70 % = 7 M€

PURGE AU DÉCÈS

100 %

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LE PRINCIPE·2 MIN

À 10 M€, l'apport-cession n'est qu'une brique (et le report n'est pas une exonération)

L'essentiel en 30 secondes

  • Vente sèche de 10 M€ de plus-value en 2026 = 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de PS) = 3 140 000 €, + CEHR ~387 500 € → près de 3,53 M€ la même année (CDHR en surcouche éventuelle).
  • L'apport-cession diffère cet impôt (art. 150-0 B ter) : la plus-value d'apport est figée et placée en report. Ce n'est pas une exonération.
  • À 10 M€, l'enjeu dépasse le fiscal : le report est la brique d'une architecture (remploi de 7 M€ diversifié + transmission + international + gouvernance familiale).
  • Conservés jusqu'au décès, les titres purgent l'impôt en report définitivement.

Le protocole de cession est sur la table, l'acquéreur valorise le groupe que vous avez bâti pendant vingt ans à 10 millions d'euros — puis votre expert-comptable vous glisse le vrai chiffre. En vente sèche, près de 3,53 millions partiraient au fisc la même année : 3,14 M€ de prélèvement forfaitaire unique (31,4 %) et ~387 500 € de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR), avant même une éventuelle CDHR. Passé ce montant, l'apport-cession ne se résume pas à « faire économiser un impôt » : il ouvre une stratégie patrimoniale complète — reporter, remployer, transmettre, gérer l'international, gouverner en famille. Ce guide la déroule poste par poste et à l'euro près, sur le cas d'un dirigeant qui cède 10 M€.

Le point qu'on nous fait répéter à chaque rendez-vous : l'apport-cession ne supprime pas l'impôt, il le décale. Vous n'encaissez pas les 10 M€ sur votre compte personnel ; vous logez vos titres dans une holding qui reçoit le produit de la vente et le fait travailler. La plus-value d'apport est figée et mise « en report ». Nous ne redéroulons pas ici tout le mécanisme : il est détaillé dans notre guide pilier du report d'imposition 150-0 B ter et dans notre explication de ce qu'est précisément un report d'imposition. Ce cas se concentre sur ce que change une cession à 10 M€.

À 5 M€, la CEHR rendait déjà le report décisif — c'est ce que nous montrons dans le cas à 5 M€, où la CEHR devient structurante. À 10 M€, le fiscal n'est plus que le premier des cinq volets : reporter l'impôt n'est plus que le point de départ ; c'est ce que vous faites ensuite du capital — le réinvestir, le transmettre, parfois l'expatrier — qui décide du résultat. C'est ce changement d'échelle qu'on reprend cas par cas ci-dessous.

Report (150-0 B ter) ≠ sursis (150-0 B) : la distinction qui change tout

Le report (art. 150-0 B ter) joue quand vous contrôlez la holding qui reçoit l'apport : la plus-value est calculée et figée à l'apport, déclarée immédiatement, puis purgée au décès. Le sursis (art. 150-0 B) joue quand vous ne contrôlez pas la société bénéficiaire : l'opération est neutre, aucune plus-value n'est calculée, mais il n'y a pas de purge au décès. La présomption de contrôle joue dès 33,33 % des droits sans associé supérieur (art. 150-0 B ter III-2°), pas 50 %. Le dirigeant maître de sa holding est presque toujours dans le report — et c'est lui qui ouvre l'effacement au décès.
§ 2LE VRAI COÛT·4 MIN

Le plafond fiscal à 3 étages : ce que coûte vraiment une vente sèche de 10 M€

Prenons Antoine, 57 ans, fondateur d'un groupe industriel, marié, 3 enfants, qui cède 10 millions d'euros. Pour rester lisibles, nous posons deux hypothèses de méthode : le prix d'acquisition de ses titres est négligeable (il a créé sa société), si bien que la plus-value ≈ le prix de cession ≈ 10 000 000 € ; et nous chiffrons d'abord la CEHR pour un célibataire (variante couple plus loin). À 10 M€, trois étages d'imposition se superposent — posons-les un par un.

Étage 1 — Impôt de plus-value en vente sèche (PFU 2026)

PFU = plus-value × 31,4 %
    = 10 000 000 € × 31,4 %
    = 3 140 000 €
  • PFU 31,4 % :12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux (LFSS 2026)
  • Assiette :plus-value de cession ≈ 10 000 000 €

18,6 % de prélèvements sociaux (et non 17,2 %) : la CSG du capital est portée à 10,6 % par la LFSS 2026. Le PFU total atteint donc 31,4 %.

31,4 %, pas 30 % ni 17,2 %

Beaucoup de cédants raisonnent encore à 30 % (l'ancien PFU) ou à 17,2 % de prélèvements sociaux : c'est daté. En 2026, une plus-value mobilière supporte 18,6 % de prélèvements sociaux, soit 31,4 % avec les 12,8 % d'IR. Le taux de 17,2 % vise les revenus fonciers et l'assurance-vie, pas la cession de titres. La dualité 17,2 % / 18,6 % est expliquée dans notre guide prélèvements sociaux 2026 : la dualité 17,2 % / 18,6 %.

Étage 2 — la CEHR. Même taxée au PFU, la plus-value entre dans le revenu fiscal de référence. À 10 M€, le RFR d'Antoine explose et fait jouer à plein la tranche haute de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (art. 223 sexies CGI).

Barème CEHR (art. 223 sexies CGI) — seuil d'entrée 250 000 € (célibataire) / 500 000 € (couple).
Fraction de RFRCélibataireCouple (imposition commune)
250 000 € → 500 000 €3 %—
500 000 € → 1 000 000 €4 %3 %
Au-delà de 1 000 000 €4 %4 %

Étage 2 — CEHR sur une plus-value de 10 M€ (célibataire)

CEHR ≈ 3 % × (500 000 − 250 000)
     + 4 % × (10 000 000 − 500 000)
     = 7 500 € + 380 000 €
     = 387 500 €
  • Célibataire :≈ 387 500 € (RFR ≈ 10 M€)
  • Couple :≈ 375 000 € (barème du foyer)

Ordre de grandeur, avant lissage. C'est un peu plus du double du cas 5 M€ — la marque du palier 10 M€. Le lissage (art. 223 sexies) peut atténuer sous conditions cumulatives, rarement acquises pour un dirigeant au RFR déjà élevé.

Étage 3 — La CDHR (plancher 20 %) : une mécanique, pas un montant type

La contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR, art. 224 CGI, reconduite par la LF 2026) assure une imposition minimale de 20 % du RFR ajusté. Point-clé : une plus-value réalisée « une fois » est un revenu exceptionnel, retenu à hauteur de 25 % seulement dans l'assiette de référence (BOI-IR-CDHR-20, mise à jour du 30/06/2026). Comme le PFU et la CEHR forment déjà un taux effectif élevé, la CDHR est souvent faible, voire nulle, sur une pure plus-value au PFU — mais à 10 M€, si le foyer a d'autres revenus, elle peut apparaître. Un acompte de 95 % est dû du 1er au 15/12/2026. Nous ne la chiffrons pas : elle se calcule au cas par cas. Détail dans notre guide CEHR et CDHR 2026 : le détail chiffré pour les hauts revenus.

Prélèvements immédiats d'une vente sèche de 10 M€ (célibataire)

PFU        = 3 140 000 €
+ CEHR     ≈   387 500 €
= Total    ≈ 3 527 500 €   (hors CDHR éventuelle)
Net        ≈ 6 472 500 €

~3,53 M€ détruits la même année, avant toute CDHR ; net ≈ 6,47 M€ disponibles. C'est ce pic de RFR — donc la CEHR et l'exposition CDHR — que l'apport-cession fait disparaître l'année de l'apport.

§ 3L'APPORT-CESSION·3 MIN

L'apport-cession : reporter 3,14 M€ et neutraliser le pic de RFR

Le montage se lit en trois temps. Chacun a un effet chiffrable sur les 10 M€ d'Antoine.

Le report ne crée aucun revenu imposable à l'apport : c'est ce qui neutralise le pic de RFR, donc la CEHR et l'exposition CDHR de l'année.
ÉtapeCe qui se passeEffet fiscal l'année de l'apport
1 · ApportAntoine apporte ses titres à une holding à l'IS qu'il contrôle (> 33,33 %)PV ≈ 10 M€ figée et placée en report : 0 € d'impôt, 0 CEHR, 0 CDHR
2 · Cession par la holdingLa holding vend à 10 M€ ; valeur d'apport ≈ valeur de cessionPas (ou quasi pas) de nouvelle PV : ~10 M€ disponibles DANS la holding
3 · Effet de levierLa holding fait travailler ~10 M€ là où la vente sèche n'en laissait ~6,47 M€~3,53 M€ de capital supplémentaire au travail (PFU différé, CEHR neutralisée)

Le mot central, c'est le contrôle. Le report suppose que la holding qui reçoit l'apport soit contrôlée par l'apporteur. La présomption joue dès que vous détenez au moins 33,33 % des droits sans qu'un autre associé n'en détienne davantage (art. 150-0 B ter III-2° CGI), et le groupe familial s'agrège — ce n'est pas un seuil de 50 %. Pour un fondateur seul maître de sa holding à 100 %, la question est réglée. Les détails figurent dans nos guides sur les conditions du report et sur la holding qui reçoit l'apport.

L'avantage propre à une cession de 10 M€

Éviter le pic de RFR vaut à lui seul ~387 500 € de CEHR — en plus des 3,14 M€ de PFU différés. C'est à 10 M€ que l'écart entre vente sèche et report se creuse le plus : près de 3,53 M€ dès la première année (impôt de plus-value + surtaxe des hauts revenus + exposition CDHR neutralisée), à condition d'avoir un projet de réinvestissement et de transmission derrière.

Capital réellement au travail : vente sèche vs apport-cession

Vente sèche    : 10 000 000 − 3 140 000 − 387 500 ≈ 6 472 500 €
Apport-cession : ≈ 10 000 000 € (dans la holding)
Différentiel   ≈ 3 527 500 €

Le différentiel n'est pas un gain définitif : c'est du capital différé qui travaille, avec la perspective d'une purge au décès. Le report reste un impôt différé.

§ 4REMPLOI 7 M€·4 MIN

Remployer 7 millions d'euros : une allocation, pas une contrainte

Tout se joue sur le calendrier de la holding. Si elle cède les titres apportés dans les 3 ans de l'apport, elle déclenche une obligation de remploi. Et depuis 2026, deux régimes coexistent — c'est la date de cession par la holding, pas la date d'apport, qui tranche.

La date de CESSION par la holding fixe le régime. Le taux de 70 % est le droit en vigueur, pas une erreur.
Cession par la holdingRemploi minimumDélaiConservation
< 3 ans, du 01/01/2019 au 20/02/2026 (LF 2019)60 % du produit24 mois12 mois (direct)
< 3 ans, à compter du 21/02/2026 (LF 2026)70 % du produit36 mois5 ans (direct et fonds)
> 3 ans après l'apportaucun——

Montant à remployer sur 10 M€ (cession à compter du 21/02/2026)

Remploi minimum = produit × 70 %
                = 10 000 000 € × 70 %
                = 7 000 000 € (dans 36 mois, conservés 5 ans)
Part libre       = 3 000 000 € (30 %)

Sous l'ancien régime (cession jusqu'au 20/02/2026) : 60 % = 6 000 000 € / 24 mois / conservation 12 mois, part libre 4 000 000 €.

Le remploi est une règle binaire : tout ou rien

Le remploi s'apprécie sur le produit de cession (pas sur la plus-value), et c'est une règle binaire : si le seuil (70 %) n'est pas atteint dans le délai, le report tombe sur la totalité de la plus-value — les 3,14 M€ deviennent immédiatement dus, majorés d'intérêts de retard. Ce qui fait tomber le report est détaillé dans notre guide sur la remise en cause du report 150-0 B ter.

Sur 10 M€, les 7 M€ de remploi ne sont pas une case à cocher : c'est un véritable plan d'allocation. Quatre familles d'actifs entrent dans le quota (art. 150-0 B ter, I, 2°), et le panachage s'impose vite quand le remploi se compte en millions.

Voies éligibles au remploi

(a) financer les moyens d'exploitation d'une activité opérationnelle ; (b) acquérir le contrôle d'une société opérationnelle à l'IS — par exemple une ETI, pertinent à 10 M€ ; (c) souscrire en numéraire au capital d'une société éligible ; (d) souscrire des parts de fonds FCPR / FPCI / SLP / SCR, conservées 5 ans, dans le respect des quotas d'investissement du fonds.

Panachage type sur 7 M€

4 000 000 € en prise de contrôle d'une ETI opérationnelle + 3 000 000 € en poche private equity diversifiée (FCPR / FPCI / SLP) = 7 M€, soit les 70 % requis. Le private equity reste illiquide et comporte un risque de perte en capital : l'avantage fiscal ne le transforme pas en placement garanti.

Pour approfondir chaque voie : remployer via le contrôle d'une ETI, les fonds FCPR / FPCI éligibles au remploi, tous les actifs éligibles au remploi, et plus largement notre panorama du private equity.

Immobilier de rendement et SCPI : EXCLUS du remploi

La LF 2026 a resserré les activités éligibles (cessions à compter du 21/02/2026) : sont désormais exclus l'immobilier de rendement et la location (nue ou meublée), la gestion de son propre patrimoine mobilier ou immobilier, les activités financières, la construction-vente et le marchand de biens, et les activités à tarif réglementé de rachat d'énergie. Résultat : une SCPI ou un immeuble locatif ne comptent pas dans le quota (l'hôtellerie opérationnelle, elle, reste éligible). Le durcissement est détaillé dans notre guide apport-cession 2026 : le remploi durci par la loi de finances ; les exclusions dans SCPI et 150-0 B ter et immobilier et remploi 150-0 B ter.

Apporter plus de 3 ans avant la cession : la voie royale

Au-delà de 3 ans après l'apport, il n'y a aucune obligation de remploi et le risque d'abus de droit est réduit : le produit se place librement dans la holding. La doctrine BOFiP (BOI-RPPM-PVBMI-30-10-60-20) affiche encore l'ancien seuil de 60 % : pour les cessions à compter du 21/02/2026, c'est la loi modifiée (art. 150-0 B ter) qui fait foi à 70 %.
Hagnéré Patrimoine

Structurer le remploi de vos 7 M€ avant de céder

Un conseiller en gestion de patrimoine vérifie votre calendrier (cession dans les 3 ans ou au-delà), calcule le seuil de remploi de 70 %, construit l'allocation éligible (ETI, private equity) et écarte les actifs exclus (SCPI, immobilier locatif).

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 5LE TABLEAU NET·2 MIN

Vente sèche vs apport-cession : le tableau net à 10 M€

Posons les deux colonnes l'une contre l'autre. Hypothèses : plus-value ≈ 10 000 000 €, célibataire, cession par la holding dans les 3 ans après l'apport (régime 70 %). Ordres de grandeur pédagogiques.

Hypothèses : PV ≈ 10 000 000 €, célibataire, cession par la holding < 3 ans après l'apport. Ordres de grandeur pédagogiques.
ÉlémentVente sècheApport-cession (150-0 B ter)
Impôt PFU sur la PV3 140 000 €0 € (report)
CEHR (RFR ≈ 10 M€)~387 500 € (célib.)0 € (pas de pic de RFR)
CDHR (art. 224)le cas échéant, mécanique 20 % / PV excep. à 25 %0 € cette année
Total prélèvements immédiats~3 527 500 €0 €
Capital disponible à réinvestir~6 472 500 €~10 000 000 € (dans la holding)
Contrainteaucune (fonds libres)remployer 7 000 000 € (70 %) en 36 mois, conservation 5 ans ; 3 000 000 € libres
Sort à termeimpôt déjà payé3 140 000 € dus à l'expiration (cession des titres de holding) OU 0 € (purge au décès)

À retenir en une phrase

À 10 M€, la vente sèche laisse ~6,47 M€ nets immédiatement disponibles ; l'apport-cession laisse ~10 M€ au travail dans la holding, mais sous contrainte de remploi et avec un impôt de 3,14 M€ qui « dort » jusqu'à son dénouement. Autrement dit, le comparatif ne se tranche pas sur l'impôt de l'année, mais sur votre projet : encaisser et dépenser, ou réinvestir et transmettre.
Hagnéré Patrimoine

Comparer vente sèche et apport-cession sur votre dossier

On chiffre à l'euro le net de chaque scénario, l'impact CEHR / CDHR de l'année, le coût d'un remploi raté et la valeur d'une purge au décès. Vous repartez avec le net des deux scénarios, chiffre à l'appui, avant de signer chez le notaire.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 6TRANSMISSION·4 MIN

De la cession à la transmission : effacer 3,14 M€ et transmettre le groupe

Le report est un impôt différé, jamais effacé d'avance : soit il redevient exigible le jour où Antoine revend ses titres de holding, soit il s'annule à son décès s'il les détient encore — rien n'est acquis tant que l'un de ces deux événements n'est pas survenu. À 10 M€ avec 3 enfants, ce qui se joue désormais, c'est la transmission, bien plus que l'économie fiscale de l'année. Pour Antoine, trois issues.

Le report se dénoue à la cession (impôt dû), au décès (purge) ou par donation qualifiée (transfert puis purge).
IssueEffet sur le reportMontant en jeu
Cession des titres de la holding (de son vivant)Expiration du report : la PV redevient imposable~3 140 000 € dus (PFU 31,4 %)
Décès de l'apporteur détenant les titresPurge définitive : PV jamais imposée0 € (les 3 140 000 € ne sont jamais payés)
Donation des titres de la holdingTransfert au donataire s'il contrôle, puis purge s'il conserve0 € si conditions remplies

La cession des titres de la holding fait expirer le report : les ~3,14 M€ redeviennent dus (voir notre guide sur la sortie du 150-0 B ter). À l'inverse, le décès de l'apporteur qui détient encore les titres purge définitivement la plus-value : les 3,14 M€ ne sont jamais payés, et les héritiers reçoivent les titres à leur valeur au jour du décès (voir le décès et la purge du report). Réserve technique : si les titres reviennent au conjoint survivant via un avantage matrimonial (clause de préciput), la purge peut ne pas jouer — un point à trancher avec votre notaire.

De son vivant, la donation des titres de la holding transfère le report aux donataires s'ils contrôlent la holding, puis le purge s'ils conservent les titres la durée requise. Cette durée suit le même régime dual daté que le remploi : 5 ans (10 ans si le report résulte d'un remploi via des fonds) pour les donations réalisées jusqu'au 20/02/2026 ; 6 et 11 ans pour les donations réalisées à compter du 21/02/2026 (LF 2026, art. 150-0 B ter II). Voyez notre guide sur la donation des titres de la holding.

Donation avant cession et démembrement : transmettre une base réévaluée

Donner les titres avant la cession peut « purger » la plus-value et transmettre aux enfants une base réévaluée ; l'abattement en ligne directe est de 100 000 € par parent, par enfant, tous les 15 ans (art. 779 CGI). On peut aussi démembrer : donner la nue-propriété des titres de holding (barème de l'art. 669 CGI) pour transmettre en conservant l'usufruit. Attention à l'abus de droit si la donation est fictive et le prix réapproprié par le donateur : rester prudent, étude sur mesure. Vision d'ensemble dans notre guide succession et transmission de patrimoine.

Cumuler avec un Pacte Dutreil (art. 787 B) : abattement de 75 %

Si la holding est animatrice (conduite active de la politique du groupe, reconnaissance législative en 2024 ; CE 13/06/2018 n° 395495, aff. Cofices), la transmission des titres peut bénéficier de l'abattement Dutreil de 75 % sur l'assiette des droits de mutation à titre gratuit, cumulable avec la purge du report 150-0 B ter au décès → transmission très optimisée. Sujet propre et exigeant (engagement collectif puis individuel, fonction de direction), que nous détaillons dans combiner apport-cession et Pacte Dutreil et structurer la holding française.

Le report reste un impôt différé, pas une exonération acquise

Le bénéfice net = faire travailler ~3,14 M€ de plus (+ CEHR évitée) et la perspective d'une purge (décès, ou donation conservée 6 / 11 ans). Ce n'est pas une exonération garantie : tant que la purge n'est pas déclenchée, l'impôt existe et redeviendra dû à la cession des titres de la holding.
§ 7INTERNATIONAL·2 MIN

La brique internationale : partir à l'étranger ne fait pas disparaître le report

À 10 M€, un projet d'expatriation est fréquent. Beaucoup croient qu'un déménagement à Dubaï ou à Lisbonne solde l'ardoise. C'est faux : le départ n'efface pas le report, il reste un impôt différé que l'exit tax (art. 167 bis CGI) rattache au jour du transfert. Nous le traitons ici en synthèse et par renvoi.

Le report reste un impôt différé : l'exit tax l'encadre, elle ne le supprime pas.
Exit tax (art. 167 bis)Ce qu'il faut retenir
Assietteplus-values latentes ET plus-values en report (dont 150-0 B ter) au transfert du domicile hors de France
Champdomicilié en France au moins 6 des 10 années précédant le départ ; participations ≥ 50 % des bénéfices OU valeur > 800 000 €
Sursis de paiementautomatique (sans garantie) vers l'UE / l'EEE ; sur garanties vers un État tiers
Dégrèvementaprès 2 ans (titres < 2,57 M€) ou 5 ans (≥ 2,57 M€) sans cession entre-temps

Monter l'apport-cession AVANT tout projet de départ

Si une expatriation est envisagée, structurez l'apport-cession d'abord et faites chiffrer l'exit tax avant le transfert. Voyez nos guides apport-cession et exit tax, apport-cession quand on s'expatrie et le cas dédié impatriation, holding et exit tax à 10 M€. Pour la dimension internationale de la structure, voyez la holding luxembourgeoise et le 150-0 B ter et le contrat de capitalisation luxembourgeois comme trésorerie de holding. Prudence : on s'en tient au texte en vigueur, toute réforme non promulguée de l'exit tax étant à écarter.
§ 8GOUVERNANCE·2 MIN

Gouvernance familiale : quand la holding devient un outil de family office

À 10 M€ et au-delà, l'apport-cession se pense dans une gouvernance : holding familiale, pacte d'associés, organisation des pouvoirs (usufruit de contrôle, actions de préférence), transmission progressive. C'est la dimension gestion de fortune / family office — propre à ce niveau de patrimoine, absente des cas à 2 M€ ou 5 M€. La holding ne sert plus seulement à loger la plus-value : elle porte le pacte d'associés, répartit usufruit et nue-propriété entre les enfants et cadence les donations sur quinze ans.

Ce qu'une gouvernance apporte à 10 M€

Orchestration des cinq briques (report + remploi + transmission + international), pacte d'associés familial, répartition usufruit / nue-propriété, pilotage pluriannuel du remploi et des donations, et coordination des conseils : notaire, avocat fiscaliste, expert-comptable et CGP autour d'une même feuille de route.

Le rôle du CGP / family office

Vision globale et chiffrée, arbitrages sans produit-maison, suivi dans la durée. C'est le rôle que nous exerçons en gestion de fortune : tenir la cohérence de l'ensemble, de l'analyse patrimoniale et fiscale de l'apport-cession (la structure juridique étant choisie avec votre avocat ou votre expert-comptable) jusqu'à la gouvernance familiale, sur dix ou vingt ans.

Pour approfondir : gestion de fortune, family office et gouvernance familiale, structurer un patrimoine familial de 10 M€, investir 20 à 50 millions d'euros : gouvernance familiale et Dutreil et la holding patrimoniale.

Méthode documentée

Orchestrer votre cession de 10 M€ avec un CGP

Du socle fiscal à la gouvernance familiale : on coordonne report, remploi, transmission et international sur une seule feuille de route, avec vos autres conseils. Cabinet non détenu par une banque ni par un assureur, multi-partenaires, sans produit-maison.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 9GARDE-FOUS·2 MIN

Soulte, abus de droit, ne pas confondre : les garde-fous à 10 M€

La soulte : tolérée jusqu'à 10 % de la valeur nominale

En contrepartie de l'apport, vous pouvez recevoir une soulte (versement complémentaire). Elle est tolérée tant qu'elle n'excède pas 10 % de la valeur nominale des titres reçus ; même dans cette limite, la plus-value est imposée au titre de l’année de l’apport à concurrence de la soulte ; au-delà, c’est la totalité de la plus-value d’apport qui est imposée immédiatement. Une soulte de façade, destinée à appréhender des liquidités sans logique économique, est un terrain d'abus de droit.

Mémo express

Abus de droit : les montages de façade sanctionnés

L'administration dispose de deux leviers, tous deux tirés du Livre des procédures fiscales : l'abus de droit (art. L. 64) et le mini-abus (art. L. 64 A, en vigueur depuis le 1er janvier 2020), assortis de majorations de 40 % ou 80 %. Le cas d'école qui fait tomber le report : signer le protocole de vente, puis apporter les titres à la holding la veille de la cession — l'administration y voit une opération déjà ficelée, sans substance ni projet économique, montée pour encaisser le prix à l'abri du report. D'autres signaux alertent l'administration : remploi fictif, appropriation des liquidités de la holding pour un usage personnel, coquille vide, donation-cession fictive.

Tout se joue sur le calendrier : constituer la holding tôt, apporter idéalement plus de trois ans avant la vente (ce qui supprime en prime toute contrainte de remploi) et exécuter un remploi économique réel. Le détail des cas de déchéance figure dans notre guide sur la remise en cause du report.

Ne pas confondre les régimes

Le 150-0 B ter est un report (holding contrôlée). À distinguer du sursis 150-0 B (société non contrôlée), et surtout des exonérations et abattements qui relèvent d'une tout autre logique : le 238 quindecies (exonération de PME, exercice à l'IR), le 150-0 D ter (abattement de 500 000 € pour le dirigeant partant à la retraite — hors sujet pour un dirigeant actif qui réinvestit) et le 787 B (Pacte Dutreil, transmission). Notre cas — un dirigeant qui réinvestit et transmet — relève bien du report.
§ 10CAS CHIFFRÉS·5 MIN

Trois cas chiffrés à l'euro : décès, remploi et transmission

On a posé les règles ; voyons ce qu'elles donnent sur trois profils cédant chacun 10 millions d'euros. Mise au point méthodologique : les cas supposent une plus-value ≈ le prix de cession (prix d'acquisition faible), un PFU de 31,4 %, et des ordres de grandeur pédagogiques, non une simulation personnalisée.

Cas 1 · Fondateur · groupe industriel · cession 10 000 000 € · PV ≈ 10 000 000 € · célibataire

Antoine — apport > 3 ans, détention jusqu'au décès : ~3,53 M€ effacés

Vente sèche : PFU = 10 000 000 € × 31,4 % = 3 140 000 € ; CEHR ≈ 387 500 € → ~3 527 500 € la même année ; net ≈ 6 472 500 €.

Apport-cession : Antoine apporte ses titres à une holding à l'IS qu'il contrôle à 100 %, plus de 3 ans avant la cession. La holding cède à 10 M€ → aucune obligation de remploi, report maintenu sans condition. Impôt l'année de la vente = 0 € ; 0 CEHR / 0 CDHR (pas de pic de RFR) ; ~10 M€ dans la holding.

Sort : Antoine conserve les titres jusqu'à son décès → la PV en report est purgée : 3 140 000 € jamais payés, + ~387 500 € de CEHR jamais déclenchée. Apport > 3 ans + détention jusqu'au décès = ~3,53 M€ transformés en zéro.

Cas 2 · Dirigeante · cession 10 000 000 € · holding revend à 20 mois (après 21/02/2026)

Clara — la holding revend vite : 7 M€ à remployer, ETI + private equity

Clara apporte ses titres à une holding à l'IS, qui revend à 20 mois (donc dans les 3 ans, cession postérieure au 21/02/2026) → remploi obligatoire de 70 %. Produit ≈ 10 M€.

Remploi minimum = 10 000 000 € × 70 % = 7 000 000 € dans 36 mois, conservés 5 ans ; 3 000 000 € (30 %) restent libres. Panachage : 4 000 000 € en prise de contrôle d'une ETI opérationnelle + 3 000 000 € en fonds éligibles (FCPR / FPCI / SLP) → 7 M€ atteints.

Si le remploi est respecté → report maintenu sur ~10 M€ de PV (3,14 M€ différés). S'il est raté (règle binaire) → déchéance : 10 000 000 € × 31,4 % = 3 140 000 € dus, majorés d'intérêts de retard. Vendre vite n'interdit pas le report, mais impose 7 M€ de remploi éligible — jamais en SCPI ni immeuble locatif, exclus.

Cas 3 · Couple marié · 3 enfants · cession 10 000 000 € · projet de transmission

Les époux Berthier — donner la holding aux 3 enfants, Dutreil + purge

Vente sèche (couple) : PFU 3 140 000 € + CEHR ≈ 375 000 € (barème du foyer) → ≈ 3,515 M€ la même année.

Apport-cession : report ; ~10 M€ logés dans la holding animatrice. Les Berthier donnent les titres de la holding à leurs 3 enfants (en pleine propriété ou en nue-propriété avec réserve d'usufruit), qui contrôlent la holding → report transféré. Purge définitive si les enfants conservent les titres la durée requise : 5 / 10 ans jusqu'au 20/02/2026 ; 6 / 11 ans à compter du 21/02/2026 (LF 2026, art. 150-0 B ter II).

Cumul possible avec un Pacte Dutreil (abattement de 75 % sur les droits de donation) si la holding est animatrice. La donation transmet le groupe ET peut purger 3,14 M€ d'impôt en report — à arbitrer avec notaire et avocat fiscaliste.

Ce que disent ces trois cas

À 10 M€, le report se juge sur l'architecture, pas sur l'impôt de l'année

  • Apport > 3 ans + décès (Antoine) : ~3,53 M€ (PFU + CEHR) différés, puis purgés. La combinaison gagnante quand on transmet.
  • Cession < 3 ans (Clara) : report possible, mais 7 M€ à placer en remploi éligible (pas de SCPI), sinon déchéance à 3,14 M€.
  • Transmission (Berthier) : donation des titres de la holding + Dutreil + démembrement → transfert puis purge, tout en transmettant le groupe.

Note de méthode : ces chiffres sont illustratifs

Les montants ci-dessus sont des ordres de grandeur pédagogiques, volontairement simplifiés (plus-value ≈ prix de cession, taux arrondis, CDHR non chiffrée) pour faire ressortir la logique. Ils ne valent pas une simulation personnalisée : le résultat réel dépend du prix d'acquisition exact des titres, de la CEHR et de la CDHR sur votre RFR, et de la disposition LF 2026 applicable à votre cession. Pour des montants inférieurs, voyez notre cas d'une cession à 5 M€ et notre cas d'entrée à 2 M€.
§ 11MÉTHODE & LIMITES·1 MIN

Méthode, limites et déontologie

Trois réserves avant de vous décider. Les chiffres cités valent au 10 juillet 2026 et bougent à chaque loi de finances (LF et LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Le 150-0 B ter reste un report — un impôt différé, pas une exonération : il n'est effacé qu'au décès ou par une donation qualifiée conservée (6 / 11 ans sous le régime nouveau). Et une remise en cause reste possible (montage de façade, remploi non éligible), tandis que le capital-investissement (FCPR, FPCI) est illiquide et comporte un risque de perte en capital : capital bloqué 8 à 10 ans, avantage fiscal ou pas.

Nous ne promettons aucun rendement ni sécurité absolue, et ne recommandons aucun fonds ni aucune SCPI nommément. La CDHR demande un calcul propre à votre situation ; les durées de conservation après donation suivent un régime daté (5 / 10 ans jusqu'au 20/02/2026 ; 6 / 11 ans à compter du 21/02/2026, art. 150-0 B ter II). À 10 M€, la vraie valeur ajoutée n'est pas la seule économie fiscale : c'est l'orchestration des cinq briques (fiscal, remploi, transmission, international, gouvernance), modélisée dossier par dossier — c'est ce que nous faisons en gestion de fortune.

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Sources et références légales

  • CGI — le report d'imposition

    Art. 150-0 B ter CGI (report d'imposition, contrôle III-2°, remploi I, donation II, déclaration VI ; parts de fonds FCPR/FPCI/SLP/SCR éligibles au remploi au I, 2°, d). Art. 150-0 B CGI (sursis applicable en l'absence de contrôle, sans purge au décès). Art. 150-0 A et 200 A CGI (plus-value mobilière des particuliers, PFU 12,8 % d'IR). Art. 167 bis CGI (exit tax).

  • CGI — CEHR, CDHR et transmission

    Art. 223 sexies CGI (contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, 3 % / 4 % du RFR, lissage). Art. 224 CGI (contribution différentielle sur les hauts revenus, imposition minimale 20 % du RFR ajusté, reconduite par la LF 2026). Art. 787 B CGI (Pacte Dutreil, abattement 75 % si holding animatrice). Art. 779 et 669 CGI (abattement de 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans, barème de l'usufruit). Art. 199 terdecies-0 A CGI (conditions d'éligibilité des fonds et des activités au remploi).

  • Doctrine BOFiP

    BOI-RPPM-PVBMI-30-10-60-10, -20, -30 et -40 (champ du report, contrôle, remploi assis sur le produit, déchéance totale, expiration, transmission à titre gratuit). BOI-IR-CHR (CEHR : assiette RFR, barème, lissage). BOI-IR-CDHR-10, -20 et -30 (publiées le 30/06/2026 : CDHR, revenus exceptionnels retenus à 25 % dans le revenu de référence ajusté). BOI-ENR-DMTG-10-20-40-10 (Pacte Dutreil, holding animatrice).

  • Fiscalité 2026 et abus de droit

    LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025 : CSG du capital portée à 10,6 %, prélèvements sociaux 18,6 %, PFU 31,4 % sur la plus-value mobilière). LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19/02/2026 : durcissement de l'apport-cession — remploi 70 %, délai 36 mois, conservation 5 ans, activités resserrées, donation 6/11 ans). LF 2019 (loi n° 2018-1317 : ancien régime 60 % / 24 mois / 12 mois). Art. L. 64 et L. 64 A LPF (abus de droit et mini-abus).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Tout apport-cession doit faire l'objet d'une étude individualisée (éligibilité du report, contrôle de la holding, remploi, abus de droit, purge au décès, transmission, exit tax). Les chiffres et taux cités sont à jour au 10 juillet 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Les durées de conservation après donation dépendent de la date de la donation (5 / 10 ans jusqu'au 20/02/2026 ; 6 / 11 ans à compter du 21/02/2026, art. 150-0 B ter II, LF 2026) ; le calcul individuel de la CDHR doit, lui, être confirmé au cas par cas. Les hypothèses des cas chiffrés (plus-value approchée par le prix de cession, célibataire ou couple selon les cas) sont signalées comme telles et constituent des ordres de grandeur pédagogiques, non une simulation personnalisée. Le capital-investissement (FCPR, FPCI) est illiquide et comporte un risque de perte en capital.

Foire aux questions

Tout sur la cession de 10 M€ avec le 150-0 B ter impôt, CEHR / CDHR, remploi 7 M€, transmission Dutreil, exit tax et gouvernance.

Les questions qu'on nous pose le plus quand une cession atteint 10 millions d'euros : coût réel de la vente sèche, CEHR sur la plus-value, CDHR et plancher de 20 %, régime dual 60/70 %, montant et diversification du remploi, articulation avec la transmission (donation, Dutreil, purge au décès), exit tax, cas où l'apport-cession n'est pas pertinent et vrais risques. Réponses sourcées et à jour 2026.